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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 20:29

 

 

 

Le nord-ouest de Seine et Marne va-t-il devenir 

«  un no man’s land » (1) ? 

 

 

 

Des décharges, des carrières remblayées par des déchets

« dits inertes », des sites Seveso à hauts risques, des routes saturées de camions,  les avions d’aéroport de Roissy  qui volent au dessus de nos têtes…..

 

Et la série continue…..

 

Projet de carrière de gypse à ciel ouvert

remblayée

par des déchets « dits inertes » 

sur la magnifique butte 

 de Montgé en-Goële

couverte de

 chênes, chataîgniers et hêtres

plus que centenaires

 

  Montgé en GoÊLE 10.2011.....

 

 

Ils exploitent en souterrain  

dans le Val d’Oise sous la forêt de Montmorency

  en Seine St Denis sous le bois de Bernouille

 pourquoi pas

 en Seine et Marne ?

 

 

 

 

 (1)  http://fr.wikipedia.org/wiki/No_man's_land 

 

 

   

Paru sur le site ADEV 77 :


PLAN DE PAYSAGE ET DE RESSOURCES  BUTTE DE MONTGE EN GOELE 

      

DERNIERE MINUTE :  Le comité de pilotage, auquel nous participons, s'est réuni le 22 octobre 2013 à la Sous-Préfecture de Meaux. 

 

     Préalablement à cette réunion, une observation commentée du site de la butte de Montgé nous a été proposée... 

 

     Nous avons à nouveau fait part de nos fortes réserves à l'égard de ce projet qui défigurerait d'une part la forêt de Montgé en Gopële durant de très nombreuses années et de plus mettrait fortement à mal le capital faunistique et floristique de ce site. Lors de cette réunion nous sommes intervenus pour évoquer le rapport d'enquête publique du SDRIF 2030 indiquant qu'il fallait prendre en compte le schéma départemental des carrières qui prescrit la limitation de l'ouverture de nouvelles carrières et la promotion de l'utilisation de matériaux bio-sourcés ou issus du recyclage. Nous avons ajouté que 50 000 tonnes de plâtre avaient été recyclés en 2012 mais que, contrairement à d'autres pays européens, les tonnages recyclés en France ne représentaient que 14 % du gisement issu des rebuts de plâtre !!! 

 

     La Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie d'Ile de France réalise un plan de paysage sur le site de la butte de Montgé en Goële. Voir le détail ICI.

 

     La butte de Montgé en Goële représente une importante réserve de gypse qui est un matériau rare et stratégique, d'interêt national notamment pour la production du plâtre utilisé dans la construction de logements. D'autre part, la butte représente un important intérêt paysager et, du fait de sa couverture forestière, constitue un espace naturel de respiration et de loisirs.

 

     La démarche de ce plan va s'étaler sur 2 ans et s'appuiera sur un comité de pilotage auquel on nous a demandé de participer et nous avons accepté.

 

     Ce comité de réunira aux étapes clés : le diagnostic , l'élaboration de plusieurs scénarios d'évolution du site sur le long terme et finalement sur le choix du scénario.

 

     La butte de Montgé présente dans le contexte de la Plaine de France et de par l'échelle des paysages franciliens, un important intérêt paysager. Elle est la plus grande et la moins urbanisée de ces buttes de gypse. Depuis les routes de la plaine, la butte de Montgé apparait comme une longue échine boisée, un trait brun sur l'horizon, qui devient dans le contexte de la plaine un repère symbolique et fondateur : il y a le pays du sud de la butte (la plaine de France) et le pays du nord (le multien).

 

     Une logique d'équilibre entre l'enjeu paysager de la butte, consolidée par son intérêt écologique, son importance culturelle et historique et son inscription depuis plusieurs décennies dans des documents d'orientations territoriaux cohabitait jusqu'à présent avec l'exploitation relativement limitée d'une carrière de gypse sur la partie est de la butte.

 

     La butte de Montgé est implantée sur le territoire de cinq communes : Montgé en Goële, Cuisy, Saint Soupplets, Juilly et Marchemoret. Montgé en Goële est la commune qui occupe la butte dans la plus grande surface. Viennent ensuite Cuisy et Saint Soupplets. Juilly et Marchemoret comprennent une très faible partie de la butte.

 

     La butte de Montgé est dans sa totalité recouverte d'une forêt. L'ensemble fait également partie de la ceinture verte autour de l'agglomération parisienne. Elle fait l'objet d'un PRIF (plan régional d'intervention foncière) depuis 1973, compte tenu de son caractère boisé (750 ha sur 5 communes) et a été classée en partie en espace naturel sensible (ENS) par le département en 1989, qui a délégué son droit de préemption à l'AEV, gestionnaire du PRIF.

 

    La butte de MONTGE est par ailleurs classée en ZNIEFF (Zone naturelle d'intéret écologique, faunistique et floristique) de type 1 depuis 2001.

 

MAIS... l'intégralité de la butte de Montgé est une réserve potentielle de gypse qui est un matériau rare et stratégique. L'Ile de France fournit 60 % des besoins de gypse national et l'exploitation du gypse du site de Montgé est prévu sur le long terme, compte tenu de l'épuisement programmé des autres sites d'extraction (Monthyon et Penchard).

 

     Le plan de paysage est un cadre contractuel négocié entre toutes les parties du territoire : collectivités publiques, exploitants (société KNAUF), gestionnaires, spécialistes et experts concernés, ainsi que celui des différents publics/usagers. Le comité de pilotage associera ces parties régulièrement.

 

     La réalisation du plan est prévue pour durer 18 mois, soit fin 2014-début 2015.

 

     Benjamin et moi avons assisté à la première réunion au cours de laquelle a été installé ce comité. D'ores et déjà nous avons manifesté notre totale opposition à ce projet qui défigurerait durablement (pour plusieurs dizaines d'années au minimum) le dernier massif forestier du Nord Seine et Marne.Vous pouvez consulter ICI le compte rendu de la première réunion du 5 septembre 2013 qui ne tient malheureusement pas compte de toutes nos interventions, loin s'en faut !!!

 

     La prochaine réunion est programmée le mardi 22 octobre 2013 : tout d'abord un transport sur le site pour une présentation du projet KNAUF puis une réunion avec tous les intervenants à la Sous Préfecture de Meaux.

 

                                                                                                                                                                       Didier

 

 

http://www.adev77.org/crbst_17.html

 

 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 09:27

 

 

Si on parlait

 des déchets « dits inertes »

 déversés  dans les trous de carrières. 

 

Un législation cousue mains pour les exploitants de carrières ?

 

A vous de juger 

 

 

 

                      Dans la circulaire du 22 août 2011 relative à la définition des déchets inertes  pour l’industrie                   des carrières au sens de l’arrêté du 22 septembre 1994 relatif aux exploitations de carrières                           et aux installations de premier traitement des matériaux de carrières :

http://www.ineris.fr/aida/consultation_document/6917

 

        On peut lire page 2 :

 

        « I. DECHETS POUVANT ETRE CONSIDERES D’OFFICE COMME INERTES

        La décision 2009/359/CE précitée prévoit que les Etats membres peuvent dresser des listes de

        déchets susceptibles d’être considérés comme inertes aux regards des critères qui y sont définis.

        Vous trouverez en annexe une liste, établie après discussion avec la profession des exploitants de carrières,          des matériaux pouvant être considérés comme des déchets inertes au sens de la directive 2006/21/CE du 15             mars 2006. »….

 

      Vous avez bien lu la liste a été établie après discussion  avec les industriels et eux seuls semble t-il ?

 

        On peut lire page 4

« EXPLOITATION DE CARRIERES POUR LA PRODUCTION DE PLATRE

Les déchets qui contiennent du gypse et de l’anhydrite, ne sauraient être considérés à priori comme des déchets inertes, compte tenu de leur forte teneur en sulfate, qui les rend incompatibles avec le critère a de la décision du 30 avril 2009 précitée. Leur stockage doit donc faire l’objet d’une autorisation au titre de la rubrique 2720 des installations classées. Pour les déchets contenant du gypse et de l’anhydrite remis en remblaiement des masses de gypse et d’anhydrite, des adaptations aux dispositions de l’arrêté de 19 avril 2010 pourront être envisagées compte tenu de l’impact limité de cette pratique.

II. EVALUATION DES DECHETS SELON LES CRITERES DEFINIS PAR LA REGLEMENTATION

Pour les matériaux ne figurant pas dans la liste annexée au présent document, une évaluation au cas par cas sera réalisée. Il appartiendra à l’exploitant de la carrière de démontrer qu’ils satisfont aux cinq critères définis dans l’arrêté du 22 septembre 1994, soit en fournissant des données existantes sur les matériaux en question, soit par la réalisation d’une caractérisation….

 

Des termes qui semblent quelque peu flous comme  « impact limité » ou « il appartiendra de démontrer »…. interpellent et inquiètent.

 

        On peut lire également  page 4

 

CRITERE B

« Les déchets présentent une teneur maximale en soufre sous forme de sulfure de 0,1 %, ou les déchets présentent une teneur maximale en soufre sous forme de sulfure de 1 % et le ratio de neutralisation, défini comme le rapport du potentiel de neutralisation au potentiel de génération d'acide et déterminé au moyen d'un essai statique prEN 15875, est supérieur à 3. » …..

 

On apprend  dans un document issu du ministère de l’Ecologie que «  Peu de laboratoires réalisent le test prEN 15875 » ?

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/20121204_2__DDIE.pdf (page 9) 

……

 

        On peut lire page 5

 

CRITERE D

« La teneur des déchets, y compris celle des particules fines isolées, en substances potentiellement  dangereuses pour l'environnement ou la santé humaine, et particulièrement en certains composés de As, Cd, Co, Cr, Cu, Hg, Mo, Ni, Pb, V et Zn, est suffisamment faible pour que le risque soit négligeable pour la santé humaine et pour l’environnement, tant à court terme qu'à long terme. Sont considérées à cet égard comme suffisamment faibles pour que le risque soit négligeable pour la santé humaine et pour l'environnement les teneurs ne dépassant pas les seuils fixés au niveau national pour les sites considérés comme non pollués, ou les niveaux de fond naturels nationaux pertinents. » …..

 

On apprend  que des déchets pollués « faiblement » avec de l’Arsenic, du Cadmium, du Cobalt, du Chrome, du Cuivre, du Mercure,  du Nickel, du Plomb, du Zinc… peuvent être déversés dans ces trous de carrières.

 

        On peut lire également  page 5

 

« CRITERE E

« Les déchets sont pratiquement exempts de produits, utilisés pour l'extraction ou pour le traitement, qui sont susceptibles de nuire à l'environnement ou à la santé humaine. »

Pour les exploitants qui utilisent des floculants afin d’accélérer la précipitation des fines, il reviendra d’examiner dans le cadre de l’instruction du dossier si ces matériaux présentent des caractéristiques permettant de considérer qu’ils ne sont pas dangereux pour l’environnement et la santé humaine.

Pour ce qui concerne les polyacrylamides, l’étude européenne sur l’évaluation des risques autour de l’acrylamide et ses composés de l’Institut pour la santé et la protection des consommateurs indique que les polyacrylamides ne se dégradent pas en acrylamide, substance cancérigène et mutagène.

Il pourra être considéré que des déchets produits à partir d’un floculant présentant un taux d’acrylamide suffisamment faible (dans les polyacrylamides de base) peuvent être considérés inertes. Un taux inférieur à 0,1% de monomère résiduel dans le polyacrylamide sera jugé acceptable. Il conviendra que les exploitants justifient des caractéristiques du floculant utilisé sur la base des fiches de sécurité des fabricants.

Pour les autres réactifs utilisés, les producteurs produiront une évaluation au cas par cas. »

 

Des termes qui semblent  quelque  peu flous comme « peuvent être considérés inertes ».

 

 

 

Une législation française qui  ne considère pas ces trous

 

 comme des décharges 

 

pourtant dans la langue française

 

 le mot décharge

 

est employé

 

pour l’endroit où l’on stocke des décombres (1) ? 

 

 

(1) définition Larousse 

du mot décharge : lieu où l'on dépose les décombres et les immondices 

du mot décombres : débris de matériaux, gravats provenant de démolition.

       

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 17:37

 

 

 

 

 

Pour permettre à la région Ile de France

de déverser ses déchets de chantier en Seine et Marne

  

une autorisation préfectorale a été donnée

de remblayer la carrière Placoplatre de Villeparisis

 avec des déchets "dits inertes"

 

 


  En 2010, la région Ile-de-France a produit 23,5 millions de tonnes de déchets du BTP dont 8,5 Mt ont été déversés dans les  carrières  d’Ile de France.

   


Arrêté préfectoral du 4/3/2005 page 16

Que veut dire :

«  la production totale de lixiviats (1) et la teneur des déchets en polluants ainsi que l’écotoxicité des lixiviats (1)devant être négligeable. » ?


 

 

Qui peut prouver

que déverser plus de 7 000 000 de m3 de déchets « dits inertes »

 n’a pas d’incidence

 sur la qualité de l’eau de notre rivière Basse Beuvronne dans laquelle à notre connaissance il n’y a pas de contrôles de métaux lourds ? 

 

 

 

 

 

Une législation floue

 qui doit être remise à plat ?

 

A vous de juger

 


 

 

 

Carrière Placoplatre de Villeparisis

remblayée par des déchets "dits inertes"

Extrait arrêté préfectoral

du 4/3/2005

placo villep 4.5.2005

 

 

page 15

 

placo-ap-05-dai-2m011.jpg

 

Page 16

 

placo vilepa ap 05DAI 2M011 2

 

 

 

 

 

 

Paru sur actu environnement :

Lixiviat : Lors de leur stockage et sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle, les déchets produisent une fraction liquide appelée « lixiviats ». Riches en matière organique et en éléments traces, ces lixiviats ne peuvent être rejetés directement dans le milieu naturel et doivent être soigneusement collectés et traités.  

http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/lixiviat.php4

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 18:05

 

 

Carrière Placoplatre de Villeparisis

remblayée par des déchets "dits inertes"

 

Pourquoi  un arrêté préfectoral autorise-t-il la Sté Placoplatre à rejeter ses eaux dans des étangs de Villeparisis avant passage dans un décanteur deshuileur ?

Qui est le gestionnaire de ces étangs et de la voirie ?

 

 

Pêche-t-on du poisson dans ces étangs ?

 

Le trop plein de ces étangs et de la lagune

se dirige-t-il

vers la rivière Beuvronne ?

 

 

Extrait arrêté préfectoral du 18/3/2008

placo villeparisis ap 08 daidd m 014 18.3.2008

page 25

AP 08 DAIDD M 01 3

 

page 25/26

 IV.3.2. 5 Eaux rejetées (eaux pluviales et eaux de nettoyage)

ap 08 DAI DD M 014 4

 

 

Pour tous renseignements complémentaires et consulter l'arrêté préfectoral complet contactez :

La préfecture de Seine et Marne ou  la mairie de Villeparisis.

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 15:35

 

En 2010, la région Ile-de-France a produit 23,5 millions de tonnes de déchets du BTP dont 8,5 Mt ont été «  valorisées » en remblaiement de carrières, 8 Mt ont été stockées, 6 Mt recyclées, et 1,5 Mt envoyées dans les régions limitrophes.

 

 

 

Que veut dire valoriser en remblaiement de carrières ?

 

C’est se servir des trous de carrières

comme d' une décharge (1)

 

 

 

Au regard des divers arrêtés préfectoraux  que nous avons consulté nous nous apercevons que les déchets"dits inertes" déversés dans ces trous de carrières  ne doivent être des matériaux ni contaminés, ni pollués mais la circulaire du  22/08/11 relative à la définition des déchets inertes pour l’industrie des carrières... (2) indique :

 

"Il convient de noter que l’évaluation du caractère inerte d’un déchet au regard des critères définissant les déchets inertes s’applique au matériau lui-même et non à son impact au regard de ses conditions de stockage (ex. : déchets non inertes confinés)"

 

 

 

Les déchets déversés dans ces carrières sont contrôlés à l’œil,  sans barrière de contrôle de la radioactivité dans la majorité des cas (à notre connaissance, à l'est parisien une seule carrière posséderait une telle barrière c'est Montmorency)

 

 

 

Une réglementation qui semble  très floue ? 

A vous de juger

(1) définition Larousse

du mot décharge : lieu où l'on dépose les décombres et les immondices

du mot décombres : débris de matériaux, gravats provenant de démolition.

 

(2) http://www.ineris.fr/aida/consultation_document/6917

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:54

 

 

 

 

Au sud Seine et Marne

on protège la Forêt 

 

 

 

Sites des services de l’ETAT (direction départementale des territoires de Seine et Marne) :

 

 

La forêt de protection du massif de Fontainebleau

La forêt de Fontainebleau, autrefois appelée forêt de Bière est célèbre dans le monde entier pour avoir inspiré les artistes du XIXe siècle. Cet important massif boisé de 25 000 ha, dont 21 600 ha administrés en forêt domaniale, est situé en Seine-et-Marne, à 60 km de Paris et à une altitude variant de 42 m à 144m. La forêt est traversée par l’autoroute A6, les nationales 6 et 7 ainsi que le chemin de fer de Paris à Lyon.

Cette forêt est dotée d’une notoriété fondée sur la grande diversité de sa flore, de sa faune, de son patrimoine géologique et de ses paysages. De ce fait, elle est un élément majeur du patrimoine forestier européen et est classée en réserve de Biosphère par l’Unesco depuis 1998.

Une grande partie de la forêt est également classée forêt de protection en application de l’article L. 411-1 du code forestier. Ce qui conduit à l’interdiction de tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol ou de toute nature à compromettre la conservation ou la protection des boisements selon l’article L. 412-2 du code forestier.

 

 http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/la-foret-de-protection-du-massif-r243.html

 

 

 

 

 

Au nord Seine et Marne 

on veut détruire nos bois 

 

dhuis villevaudé 2 15.10.2011

 

   DHUIS VILLEVAUD2ANNET 16.10.2011

                              Les bois  qui bordent la promenade de la Dhuis

 

 Le principe d’égalité inscrit

dans la constitution

non respecté ?

Pourquoi ? 

 

 

 

 


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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 09:58

Une écologie humaine

CEA - DHUIS : le conseil de municipal de Courtry approuve la destruction du fort de Vaujours.

Le 04 avril 2013, le conseil municipal de la ville de Courtry a voté à l'unanimité uneprescription de révision de son Plan Local d'Urbanisme permettant la mise en œuvre « du projet d’exploitation de la ressource en gypse par la société Placoplâtre sur le site du Fort de vaujours ainsi que que le projet de reconversion et de réhabilitation du solde des emprises par la Communauté d'Agglomération Marne et Chantereine ».

 

²

La communede Courtry désire donc céder aux sollicitations des carriers par anticipation. Ainsi, sans attendre le dépôt officiel d'unedemande officielle d'exploitation et le résultat de l'enquête publique qui doit en découler, le conseil municipal à l'unanimité a émis le souhait de déclasser le fort ainsi que des terres aux abords de la Dhuis situées en contrebas .

Voir le compte rendu du Conseil Municipal de Courtry en date du 4 avril 2013 : CR_Sommaire_CM_du_4_avril_2013.pdf

Le conseil municipal de Courtry précise qu'une « concertation associera pendant toute la durée de la révision du PLU les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées ».

Il précise également les modalités de celle-ci :

  • « voie d’informations (bulletins municipaux, site internet de la Ville…) »
  • « la mise à disposition d’un cahier d’expression à l’accueil principal de l’Hôtel de Ville »
Le collectif "Sauvons la Dhuis" en plus de condammer ce vote au conseil de municipal de Courtry considére cette concertation comme insuffisante au regard des risques encourus par les populations locales.

Lors d'un précédent communiqué, le collectif "Sauvons la Dhuis" avait pris le soin d'informer et de sensibiliser sur les risques sanitaires majeurs liés à l'exploitation du fort de Vaujours.

 

Pour rappel, depuis plus de 10ans, le fort de Vaujours d'une surface de 45 hectares est suspecté de contamination résiduelle en matières uranifères (Uranium 238 entre autres). Cette contamination a été confirmée en 2001 par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radioactivité) et par le CEA lui-même qui a reconnu que certains ouvrages contaminés avaient été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer.

Courant 2001/2002, à cause de coûts très élevés de dé-pollution, le site n'a été que très partiellement décontaminé. Ainsi sur un total de 45 hectares, seulement 1000m2 ont été traités suite aux explorations de la CRIIRAD.

Une mesure de radioactivité 33 fois supérieure au bruit de fond a été relevée dans l'enceinte du fort de Vaujours en Mai 2011 à l'aide d'un RADEX 1503. Cette mesure a été certifiée par la CRIIRAD en 2012. La CRIIRAD précise également qu'un bloc d'uranium de 100g sous 10cm de terre est difficilement détectable en surface à l'aide de compteur de ce type.

 

Pendant des années, le CEA a pratiqué sur le site des essais nucléaires dit sous-critique (ou tir “froid”) avec de l'uranium. Ces tirs froids ont été réalisés à l'air libre ainsi qu'en salles de tirs. Après les essais, les éclats d'uranium et autres déchets étaient évacués à grandes eaux dans des puits dit de "lavage" profonds d'une trentaine de mètres, au nombre de 14. Certains déchets étaient même incinérés dans une zone de brûlage à l'air libre ainsi que dans un incinérateur équipé de quatre fours.

A cette pollution exceptionnelle en proche banlieue, s’ajoutent des risques non moins importants liés à la présence d’explosifs en subsurface, des pollutions aux métaux lourds (Arsenic, Mercure, Amiante, Cuivre, Plomb, Tungstène, Zirconium, etc.) ainsi que des pollutions chimiques (Dioxine, PCB, etc...).

 

L'exploitation du fort de Vaujours est tout autant la destruction d'un patrimoine historique local majeur, qu'un projet à hauts risques pour les populations locales de même que pour les employés et sous traitants de Placoplâtre qui travailleront sur ce site.

Ce risque de mise en danger des salariés et sous-traitants est parfaitement assumé par Placoplâtre, qui, par un chargé de communication, a déclaré le 3 Mai 2012 : « Il ne faut pas se leurrer, le seul vrai risque, il va être pour les salariés de l'entreprise. C'est eux qui vont être au contact quand il faudra démolir et exploiter. Le seul véritable risque, c'est pour le personnel de l'entreprise. »

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" s'oppose donc avec la plus grande fermeté à cette volonté du conseil municipal de Courtry d'autoriser la destruction du Fort de Vaujours. Nous le considérons comme irresponsable.
Dans le cadre de la révision du Plan Local d'Urbanisme de Courtry, le collectif demande la mise en place d'une véritable concertation associée à une enquête publique approfondie.
Devant l'ampleur des risques, nous demandons qu'une réelle étude d'impact sur la santé des populations locales soit réalisée par des organismes indépendants tels que la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radioactivité).
Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr
  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • ADENCA
  • Les Amis de Carnetin
  • Association de Défense de l'Environnement du Bois Fleuri (ADEBF)
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

http://sauvons.dhuis.fr/post/2013/04/30/CEA-DHUIS-%3A-le-conseil-de-municipal-de-Courtry-approuve-la-destruction-du-fort-de-Vaujours.

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:16

 

Pour loger les autres 

délogeons les nord seine et marnais 


placoplatre 16.5.2009 010 

      Carrière à ciel ouvert Placoplatre Villeparisis

 

 

Le Grand Paris prévoit la construction de 70 000 logements

  afin de concentrer le maximum de populations en région parisienne.

 

Pour construire ces logements l’Etat a besoin de matières premières : gypse, sable, gravier…. le nord 77 en est bien pourvu.

 

Le problème pour les multinationales qui exploitent ces différents gisements  ce sont « les verrous ».

 

« Les verrous » selon l'expression de certains ce sont :

-         les populations qui vivent sur ces sites et ne veulent pas les quitter

-         les espaces protégés : Espaces Naturels Sensibles, ZNIEFF, sites Natura 2000.....

En  général tout ce qui gêne ces multinationales pour exploiter un territoire et laisser derrière elles un « no man’s land ».

 

Alors le Grand Paris c’est une occasion pour faire sauter ces verrous, pour évacuer ces populations qui se cramponnent à leur territoire, pour exemple tous ces  projets de carrières à ciel ouvert  que l’on remblaiera avec des déchets.

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 09:09

Seulement une départementale sépare
l’ancien site du CEA
de la décharge SITA FD classée SEVESO à hauts risques
dans laquelle un grave incendie s’est déclaré ce dimanche 
Dans ce secteur de l’est parisien situé dans ces deux départements du 93 et 77
où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France
ne serait-il pas plus judicieux de déplacer les habitants
et de laisser ce territoire aux multinationales
plutôt que d’obliger des populations à vivre
entre les ordures et les risques de radioactivité? 
      A vous de juger.

 


Paru sur le site du Parisien 77 :
Courtry : Placo veut creuser sous l’ancien site atomique

Pour alimenter son usine de Vaujours (93), Placo projette d’ouvrir une carrière de gypse à la place du fort de Vaujours, ex-site du CEA, à Courtry.

Marion Kremp | Publié le 21.02.2013, 04h15

Envoyer

 

BPB Placo envisage de stocker la terre de surface, réputée contaminée, du fort de Vaujours dans la fosse d’Eguisy. Le tout à proximité de la Dhuis, la rivière qui longe le site.
| (LPI.)

 

La route stratégique enlace, sinueuse, le fort de Vaujours, à Courtry. Derrière les hauts grillages barbelés, les stores rouges des baraquements délabrés battent au vent tandis que le château d’eau surplombe toujours la forteresse abandonnée. Bientôt, les vestiges du fort souterrain construit il y a cent trente ans et qui a servi de centre de recherche au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pourraient bien n’être plus qu’un gigantesque trou.

MON ACTIVITÉ

Vos amis peuvent maintenant voir cette activité Supprimer X

SUR LE MÊME SUJET

La société BPB Placo, ex-Placoplâtre, filiale du géant Saint-Gobain, a acheté 33 ha du terrain et projette d’y développer une carrière de gypse à ciel ouvert. Le collectif d’associations protectrices de l’environnement Sauvons la Dhuis — du nom de la rivière qui serpente le long du site — alerte sur son site Internet sur la suspicion de contamination radioactive résiduelle et chimique due aux activités du CEA.

La Criirad, laboratoire indépendant de mesure de la radioactivité, avait relevé en 2001-2002 des contaminations en uranium 238. Le CEA s’était engagé à décontaminer. « Tout n’a pas pu être analysé et l’uranium appauvri recouvert de quelques centimètres de terre n’est pas détectable », rappelle Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Criirad, qui va plus loin et souligne que « le CEA a reconnu que certains ouvrages n’ayant pu être décontaminés ont été noyés dans le béton ». A ce jour, le CEA, considérant qu’il n’est plus propriétaire, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Christophe Nedelec, du collectif Sauvons la Dhuis, a lui-même réalisé des mesures en 2011 : « J’ai relevé 3 uSV/heures (le sievert mesure l’effet chez l’homme du rayonnement ionisant), ce qui est trente fois supérieur au niveau naturel sur un point qui est censé avoir été décontaminé. » Sauvons la Dhuis et la Criirad ont ainsi demandé à réaliser de nouvelles mesures, ce que refuserait BPB Placo.

« Comment BPB Placo va pouvoir s’assurer que les trois millions de mètres cubes de terre qui seront retirés du fort ne présentent pas de risque? C’est un travail d’analyse à la petite cuillère qu’il faut réaliser avec rigueur, pas à coup de pelle mécanique, nous ne sommes pas sûrs que, dans de telles conditions, le projet soit toujours rentable pour BPB Placo, ce qui nous laisse penser que ce ne sera pas fait correctement », impute Christophe Nedelec, qui pointe sur une carte une ancienne carrière qui jouxte le fort. « C’est la fosse d’Eguisy où BPB Placo projette de déplacer la terre, or elle ne fait pas partie du site sur lequel repose la servitude », souligne le militant.

Pourtant, à entendre le directeur des mines et carrières de BPB Placo, Philippe Cortial, le projet ne semble pas menacé, au contraire. Déclaré d’intérêt national, le gypse pourrait bien l’emporter sur le principe de précaution. « Cette carrière à elle seule pourra approvisionner notre usine de Vaujours durant quinze ans. Nous allons évidemment travailler avec l’aide d’experts et même si nous gardons à l’idée le pire scénario qui serait de trouver de la radioactivité, à ce jour nous n’avons rien qui le laisse supposer », assure le directeur qui compte déposer une demande d’autorisation d’exploitation en préfecture avant 2015.

La préfecture rappelle d’ailleurs d’elle-même que le gisement est estimé de 8 à 10 millions de tonnes de gypse. « La servitude prévoit la possibilité d’une ouverture de carrière, tous les sujets liés à l’ancienne utilisation du site et à ses conséquences figureront dans l’étude d’impact à laquelle BPB Placo procède actuelle- ment », déclarent, laconiques, les services de la préfecture.

 

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/avon-77210/placo-veut-creuser-sous-l-ancien-site-atomique-21-02-2013-2585387.php

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 13:43

 

 

 

Des lois faites sur mesure pour les carriers ?

 

Si vous avez le malheur de vivre à proximité d’une réserve  stratégique de gypse ou autre, sachez que vous les populations vous n’avez semble-t-il que le droit de subir et de vous taire.

 

La France a ratifié la convention Aarhus qui devrait permettre à chacun de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé et son bien-être...

Convention oubliée ou  inappliquée ?

 

Concernant l'exploitation de carrières on ne vous parle que de solidarité régionale ou nationale, mais qu’est-ce que cela veut dire ?

 

La solidarité dans ce type de situation c’est en quelque sorte le droit de détruire l’environnement d’une  partie de la population pour permettre aux autres de continuer à vivre mieux.

 

 

Mais qui sont ces populations qui doivent subir ?

 

Dans le cas présents ce sont les « bouseux » du nord-ouest Seine et Marne :

 

-  chez qui on a déjà déversé depuis des décennies les ordures de Paris et de la  France entière,

 

- à qui on a pris les eaux de leur rivière Beuvronne pour créer le canal de l'Ourcq, laver les trottoirs de Paris, pour alimenter les lacs des Bois de Boulogne et Vincennes …,

 

- chez qui ont a installé ces monstrueuses lignes à haute tension pour alimenter Paris en électricité,

 

- où on a implanté la plus importante zone industrielle de l’Est Parisien pour éviter les fumées des industries polluantes à la capitale,

 

-  qui subissent les nuisances d’aéroport de Roissy et du Bourget.

 

Mais comme le disent certains

« puisque chez vous tout est foutu :

 pourquoi ne pas en rajouter une couche » 

 

Cette couche supplémentaire ce sont les carrières à ciel ouvert de gypse que veut exploiter la multinationale « St Gobain », environ une cinquantaine d’hectares à Villevaudé au lieux-dits Les Mazarins/Le Bois Gratuel pour débuter, la suite programmée c’est la destruction de nos bois sur  la butte d’Aulnaye à Villevaudé, Claye-Souilly et Annet sur Marne soit près de 300 hectares qui devraient disparaître à proximité de la ZAC de 900 logements en construction «  Le Bois des Granges ». 

 

Il est vrai qu’il est plus judicieux de construire cette ZAC de 900 logements avant d’exploiter des carrières de gypse, en effet qui voudrait acquérir un logement à proximité d’une carrière ?

 

 

 

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