Nord Ouest Seine et Marne :
Le dioxyde de d’azote un danger pour la santé
A la lecture d’une étude éditée par Airparif en janvier 2009 nous apprenons que le trafic routier en Seine-et-Marne représente de 12 à 16 % des émissions franciliennes liées au trafic routier selon les polluants (NOx, PM10, CO, SO2 et COVNM). Cinq gros axes très empruntés parcourent le département : la francilienne, une petite partie de l’autoroute du soleil, l’autoroute de l’est, la N2 et la N3, quatre de ces axes traversent le nord-ouest 77.
Les dépassements de l’objectif de qualité de 40 Mg de NO²/m3 ont lieu essentiellement à l’ouest du département suivant la modélisation Airparif.
En effet il faut savoir ce qu’est une modélisation, c’est une évaluation de la pollution, voir le dossier Laboratoire central de Surveillance de la qualité de l’air sur le sujet (2).
Une évaluation ne peut pas remplacer un point de contrôle, or au nord-ouest 77, sur les cantons martyres de Claye-Souilly, Mitry-Mory et Dammartin-en-Goële nous n’avons pas de point de contrôle NOx, PM10, CO, SO2 et COVNM.
Le seul point Airparif de Montgé en Goële ne contrôle que l’Ozone.
Extrait page 48 de l’Etude Airparif éditée en janvier 2009 (1)
« Niveaux à proximité du trafic routier modélisés
Les niveaux moyens annuels sur les autres axes routiers principaux du département sont
obtenus par modélisation. Les résultats pour 2007 montrent que 114 km de voirie (sur 3076 km
soit 3.7 % du réseau modélisé sur le département de Seine-et-Marne) ont dépassé l’objectif
qualité de 40 Mg/m3 de NO2 en moyenne annuelle en 2007 …
Les dépassements ont essentiellement lieu à l’ouest du département, les
principaux axes concernés par les dépassements sont : la francilienne (A104), en bordure
ouest du département, et les principales autoroutes qui traversent le département (A6, A4) ;
ces axes autoroutiers neconnaissent des dépassements que sur les dizaines de kilomètres les
plus proches de l’agglomération parisienne, donc en bordure ouest du département aussi.
L’A199, la N2 et la N3 sont aussi concernées par des dépassements. »
(1) La qualité de l’air dans le département de Seine-et-Marne
Emissions et concentrations des principaux polluants (sources d’émission
établi pour l’année 2005 en Ile-de-France.) édité en janvier 2009 (p4, 48)
(2) http://www.lcsqa.org/modelisation-qualite-air
Paru sur le site Organisation Mondiale de la Santé OMS :
Aide-mémoire N°313
Septembre 2011
NO2
40 μg/m3 moyenne annuelle
200 μg/m3 moyenne horaire
La valeur guide actuelle de l'OMS de 40 μg/m3 (moyenne annuelle), fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé, reste inchangée par rapport aux directives précédentes.
Définition et principales sources
Dans l'air, le NO2 a les effets suivants:
· À des concentrations dépassant200 μg/m3, sur de courtes durées, c'est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.
· C'est le principal agent responsable de la formation des aérosols de nitrates, qui représentent une proportion importante des PM2.5 et d'ozone, en présence de rayons ultraviolets.
Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).
Effets sur la santé
Les études épidémiologiques ont montré que les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire aux concentrations actuellement mesurées (ou observées) dans les villes d'Europe et d'Amérique du Nord.
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs313/fr/

