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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 21:17
Paru sur le site du Parisien 77 :
L’Unesco déplore l’urbanisation de trois secteurs, jusque-là inconstructibles, de la cité médiévale. Et demande à la ville et à l’Etat de faire marche arrière.

 Marine Legrand | 05.11.2010, 07h00

Provins risque-t-il de perdre son label patrimoine mondial de l’Unesco, qu’il détient depuis 2001? La cité médiévale est sur la sellette et pourrait être déclassée si elle rend constructible une partie de son territoire, comme le prévoit la mairie.
Le comité du Patrimoi
ne mondial de l’Unesco vient de voter une décision ferme dans laquelle il « regrette » la révision des deux zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) de Provins, votée par le conseil municipal en octobre 2009.

Il « demande à l’Etat de revoir sa validation du projet afin […] d’éviter toute construction impactant négativement sa valeur universelle exceptionnelle et son intégrité » et de lui envoyer « les études d’impact de tout projet affectant le bien du Patrimoine mondial ».
Car la révision des ZPPAUP ouvrirait à l’urbanisation trois secteurs actuellement inconstructibles sur la ville haute et la ville basse, notamment au pied des remparts de la porte Saint-Jean, l’entrée principale de la cité fortifiée. U
ne partie de l’écran boisé préservant les vues du site et son caractère rural risquerait aussi de disparaître pour aménager la ZAC des Hauts-de-Provins.
L’U
nesco et l’Icomos (Conseil international des monuments et des sites) vont plus loin dans leurs critiques. Ils s’« interrogent » sur le fait que le préfet de Seine-et-Marne ait décidé « d’approuver la révision malgré l’avis défavorable des services régionaux compétents », à savoir le chef de service départemental de l’architecture et du patrimoine et la commission régionale du patrimoine et des sites. « L’Etat a-t-il été soumis à des pressions telles qu’il fut obligé de rendre un avis favorable? On peut se poser la question », s’inquiète Marie-Paule Duflot, présidente de l’association Nature Environnement 77. « Le préfet a pris sa décision d’après des recommandations du ministère de la Culture », affirme-t-on à la mairie de Provins.
Du côté des associations de défense du patrimoi
ne, on jubile. Elles tentent depuis des mois de s’opposer à l’urbanisation de ces zones. Plusieurs ont même déposé un recours devant le tribunal administratif de Melun, toujours en cours. « Les huit grandes organisations d’utilité publique pour le patrimoine en France — le G 8 Patrimoine — viennent d’écrire en septembre au Premier ministre pour lui demander de bien faire appliquer cette décision de l’Unesco, se félicite Alain de La Bretèsche, secrétaire général de la fédération Patrimoine Environnement. J’ai l’impression qu’en France, on ne prend pas la mesure véritable de ces biens reconnus de valeur universelle. Une fois inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, certains ne font plus d’efforts. A Provins, ces projets ne sont pas considérables mais ils sont très gênants pour le patrimoine mondial. Le label de l’Unesco ne doit pas devenir un label au rabais. »

Le Parisien

 

 

lien vers l'article

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/provins-declasse-du-patrimoine-mondial-05-11-2010-1136385.php

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 18:16

Provins

va-t-il perdre son statut

de patrimoine mondial de l'UNESCO ?



  provins-janvier-2009-011

 

 

  Site UNESCO patrimoine mondial :

 

Extrait COMITÉ DU PATRIMOINE MONDIAL Trente-quatrième session

Brasilia, Brésil 25 juillet - 3 août 2010 

 

……

Provins, ville de foire médiévale (France) (C 873 rev)

……

Problèmes de conservation actuels

 

En février et septembre 2009, des informations ont été portées à la connaissance du Centre du patrimoine mondial par deux associations exprimant leur vives préoccupations quant à la révision des deux Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP), l’une sur la Ville Haute et la seconde sur la Ville Basse, pouvant affecter la protection du bien du patrimoine mondial.

En conséquence, le 26 février et le 30 septembre 2009, le Centre du patrimoine mondial a demandé à l'État partie leurs commentaires à propos de cette révision. Le 23 décembre 2009, un rapport a été remis par la Délégation permanente de la France auprès de l'UNESCO. Ce rapport précise que le maire de Provins a décidé la mise en révision des deux ZPPAUP afin de pouvoir ouvrir à l’urbanisation trois secteurs actuellement inconstructibles dans le Plan local d’urbanisme et protégé par les deux ZPPAUP. Ainsi, deux projets de constructions sont envisagés dans la zone tampon du bien: 1) au pied des remparts en zone inconstructible (porte de Saint-Jean), 2) aux Courtils en zone inondable.

Dans son rapport, l’Etat partie reconnait que ce projet de révision soulève certaines difficultés:

 

a) Les deux accès prévus pour relier la zone d’aménagement projetée pour 700 logements sur les Hauts de Provins avec la ville devraient traverser un secteur boisé de la ZPPAUP et ainsi modifier, voire supprimer une partie de l’écran boisé qui permettent de préserver les vues du site inscrit au patrimoine mondial et de maintenir le caractère rural de ses abords ;

 

b) La création d’une zone constructible nouvelle dans le hameau « Les Courtils », par ailleurs accompagnée d’une protection au titre des espaces boisés classés, risque d’affecter également la valeur du bien. Elle entraînerait un fort risque de « mitage » sur la périphérie du bien par des demandes similaires sur les autres hameaux ;

 

c) La création d’une zone constructible à la porte Saint-Jean, l’une des principales entrées de la ville fortifiée, et à proximité immédiate du bien, pour permettre le déplacement d’un hangar au bénéfice d’une entreprise de maçonnerie, aurait un impact majeur, et porterait une atteinte irréversible à la protection d’ensemble du bien.

  

Le rapport de l’Etat partie souligne qu’en dépit des avis défavorables du chef de service départemental de l’architecture et du patrimoine, et de la Commission régionale du patrimoine et des sites en juin 2009, le Préfet de Seine-et-Marne a émis le 23 juillet 2009 un avis favorable à la révision de ces ZPPAUP.

 

Le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS remercient l’Etat partie de son rapport objectif qui met clairement en exergue les impacts potentiels des nouvelles constructions dans le cadre des ZPPAUP révisées sur la valeur et l'intégrité du bien, et partage les préoccupations qui y sont exprimées. Il est à noter que le dossier de nomination de ce bien évoquait les ZPPAUP comme une des mesures garantissant la protection et la gestion du bien et de son voisinage immédiat. Par conséquence, le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS considèrent que toute mesure affaiblissant la protection du patrimoine mondial ne semble guère judicieuse. Aussi ils interrogent sur le fait que les autorités aient décidé d’approuver la révision des ZPPAUP malgré l’avis défavorable des services régionaux compétents.

Il s'agit là d'un problème qui nécessite une analyse approfondie des besoins de la commune afin d'établir un équilibre entre les besoins exigés par la conservation pour maintenir la valeur universelle exceptionnelle du bien et les demandes d'une commune en évolution.

 

Projet de décision: 34 COM 7B.84

Le Comité du patrimoine mondial,

 

1. Ayant examinéle document WHC-10/34.COM/7B;

 

2. Prend notedes informations fournies par l'État partie en réponse aux préoccupations suscitées par la révision des Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) ;

 

3. Regrettela décision concernant la révision des ZPPAUP, malgré l’avis défavorable des services régionaux compétents, affaiblissant ainsi la protection du bien dans son ensemble ;

 

4. Demandeà l'État partie de revoir la décision concernant la révision des ZPPAUP afin de garantir une protection juridique satisfaisante et des procédures d'autorisation adaptées au statut du bien et de sa zone tampon, et d’éviter toute construction impactant négativement sa valeur universelle exceptionnelle et son intégrité;

 

5. Demande égalementà l'État partie de remettre, conformément au paragraphe 172 des Orientations, au Centre du patrimoine mondial les données détaillées et les études d’impact de tout projet affectant le bien du patrimoine mondial, pour évaluation par le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS avant d'accorder toute autorisation irréversible;

 

6. Demande en outre à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2012, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.

 

 

Lien vers le document : WHC.10/34.COM/7B pages 167, 168

http://whc.unesco.org/fr/sessions/34COM/documents

 

 

Sur le même sujet :

-http://adenca.over-blog.com/article-nature-environnement-77-depose-un-recours-contre-le-projet-de-construction-pres-des-remparts-42561732.html

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:26

Sur le site de la DIREN :

 

Les avis rendus par le Préfet de Région, en tant qu’autorité environnementale sur des projets situés en Seine-et-Marne :

Lien vers l'article : http://www.ile-de-france.ecologie.gouv.fr/spip.php?article721

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 10:46

Article paru sur le site Brionautes.com :

 

Transmis le Lundi 05 juillet 2010 @ 11:45:36 (1004 lus)

 

 

 

 

Barreau RN34-RN36, Village-nature, urbanisation à Montry et Coutevroult, en ce début d'été, les projets maudits sont de retour. J'ai un peu tout mélangé dans le titre, à l'instar de ce que l'on entend et que l'on lit dans les journaux en ce moment. Rumeurs, vérités, certitudes, supputations ? Faisons le point sur ces évolutions qui sortent ou ressortent des cartons. Le pays créçois risque de bien changer dans les années à venir. En bien ou en mal, chacun jugera.

 

 

Village-nature : Rappellons qu'il s'agit de construire sur le territoire de Villeneuve-le-comte, mais un peu à cheval sur Coutevroult et Bailly-Romainvilliers, l'équivalent d'un quadruple "Center-parc", pour faire simple. Les initiateurs étant Disney et Pierre et Vacances. On parle de 7000 emplois dans le tourisme et de plusieurs milliers de logements de vacances. Début des travaux en 2012 pour une ouverture en 2015. A Villeneuve-le-comte, il y a les pour mais surtout les contre. On peut comprendre leur inquiétude :
Le Parisien : il y aura bien des villages nature au sud de l'A4
villeneuve-le-comte.net : un enterrement de 1ère classe

Les élus des environs, pays créçois en tête, ont établi un livre blanc de revendications. En gros, on ne veut pas être ceux qui ne feront que subir toutes les nuisances, et elles sont nombreuses (circulation, pression foncière, urbanisation induite, environnement, bruit, ...) Seront-ils seulement écoutés ?

 

Le barreau RN34-RN36 : Les journaux en ont beaucoup parlé ces jours-ci. Le projet controversé est la traversée de la vallée du grand-morin par un viaduc entre Tigeaux et Serbonne. Un projet qui faillit naître il y a 15 ans et finit par disparaître. 
Deux réalités viennent relancer le débat :
- la réalisation prochaine de la route entre la A4 et la RN36,
- la déviation de Coulommiers par le sud.
Entre ces 2 routes, officiellement, il n'y a rien, en particulier dans le SDRIF en cours de finalisation. Pourtant des projets sortent sous le manteau montrant que certains préparent en douce le trait d'union entre ces 2 tronçons orphelins. La résistance s'organise aussi, entre ceux qui refusent les nuisances car directement concernés et ceux qui sont scandalisés par le gâchis environnemental d'une route passant par le plus beau paysage de la région.
On peut comprendre la nécessité de fluidifier la circulation. Il ne sert à rien de villipander l'automobile, cela reste le moyen le plus moderne et efficace de se déplacer, mais faut-il pour autant saccager un site classé ? A quoi bon qu'il soit classé alors. La construction de ce barreau parait aussi sacrilège que de démolir notre belle collégiale, si je peux me permettre cette comparaison osée. Il y a sûrement une solution sensée qui permettrait d'éviter ce tracé controversé.
http://www.lepaysbriard.fr//actualite/Contournement-de-Coulommiers-:-ils-reagissent-36-dossier.html

L'urbanisation à Coutevroult et Montry :
Je vous invite à lire le compte-rendu du dernier conseil communautaire du pays créçois de juin :
 http://www.cc-payscrecois.fr/IMG/pdf/PV_17_JUIN_2010.pdf  (pages 6 à 11)
C'est assez stupéfiant. On y découvre que l'état prévoie de construire des centaines d'habitations sur ces 2 communes (
108 Ha au total), en mettant celles-ci devant le fait accompli. Ainsi Coutevroult verrait sa population soudainement multipliée par 4.
Aucun village ne résiste à une telle déstabilisation. Les moyens financiers nécessaires pour les équipements publics correspondant n'existent évidemment pas. Les nouveaux arrivants sont en général des citadins exigeants habitués à des services qu'ils n'auront pas. On imagine le choc culturel et sociétal qui peut en résulter, autant pour les anciens habitants que pour les nouveaux. Le Pays créçois, au travers de ses élus, proteste vigoureusement, allant jusqu'à en appeler au Président de la République.


Alors sommes-nous fichus ?
Contraints d'être assimilés à la banlieue, à son mal de vivre, son anonymat, ses nuisances ?

Notre pays créçois, avec ses villages avoisinants, joui encore d'une qualité de vivre que l'on nous envie. Nous avons su préserver notre patrimoine, un urbanisme de tradition à taille humaine, un esprit fraternel de village.
Toutes ces "agressions" vont dans le mauvais sens, celui de projets imposés d'en haut, d'une urbanisation non choisie, qui densifie, uniformise, anonymise (si je peux me permettre ce néologisme) tout en réduisant à tout jamais la qualité du patrimoine, paysager notamment.
Notre pays possède un patrimoine architectural, culturel, historique et paysager assez unique en Ile-de-France, notamment par son côté rural. Au niveau des élus du pays créçois et des communes, de l'office du tourisme, des associations, des commerces, on se bat pour faire reconnaître nos atouts touristiques, pour définir un modèle de développement harmonieux, à visage humain. L'antynomie du tourisme de masse et de l'urbanisme effréné.
Les élus ont lancé un diagnostic de territoire pour batir le Pays Créçois de demain fondé sur ce qui fait les valeurs, les spécificités, la culture, le patrimoine, le potentiel de ce petit coin de France fier de son identité bien affirmée.
Vue d'en haut, autant du côté des autorités nationales que des intérêts financiers importants, nous sommes bien peu de choses. Les dégâts collatéraux que sont les nuisances que l'on aura à subir ne sont rien par rapport aux projets dits d'intérêt nationaux que l'on nous prépare.
Pourtant, nous avons à faire entendre notre voix sur ces sujets qui nous touchent directement. Nous devons être solidaires pour défendre notre qualité de vie, nos valeurs, notre patrimoine commun. Sur tous ces projets, nous demandons la transparence  la concertation, et être entendus, écoutés et respectés.

Récapitulatif des liens cités dans les commentaires :

http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-les-villages-contre-nature-52544758.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_pour_la_cr%C3%A9ation_et_l%27exploitation_d%27Euro_Disneyland_en_France

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/feu-vert-de-la-region-a-villages-nature-09-07-2010-994443.php

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/feu-vert-de-la-region-a-villages-nature-09-07-2010-994443.php?xtor=EREC-109

http://www.leparisien.fr/avon-77210/les-dommages-collateraux-de-village-nature-01-07-2010-984622.php

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/35-000-habitants-de-plus-d-ici-a-vingt-ans-02-06-2010-946555.php

 

 

 

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 16:24

 

 

Projet  Villages Vacances près du parc d’attraction Disney lancé par

le groupe Pierre et Vacances, en association avec Disney

 

 

 

En période de crise

l’argent public doit-t-il servir à financer

des études opérationnelles pour des projets privés ?

 

 

 

 

          En effet la commission permanente du Conseil Régional d’Ile de France devrait statuer le 8 juillet prochain  sur l’attribution de fonds pour une étude opérationnelle de villages vacances lancé par Pierre et Vacances en association avec Disney.

 

            Le Conseil Général de Seine et Marne statuera-t-il également  sur l'attribution de fonds pour cette étude ?

 

            Depuis plusieurs années nous demandons qu'une étude sanitaire ( contrôles pollution : air, eau, sol...) soit réalisée autour de Claye-Souilly, Mitry-Mory, Villeparisis, secteur accumulant un nombre important d'activités polluantes (décharges, carrières, incinérateur, sites classés Seveso, nuisances aéroport de Roissy....) mais il semblerait  que l'attribution de fonds  pour cette étude ne soit pas à l'ordre du jour  des préoccupations premières des collectivités locales (conseil régional, conseil général, communes).

 

 

Sur le même sujet, un site à consulter : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:B1eOL4k6_zgJ:chambarans.unblog.fr/2010/06/21/cachoteries-informations-livrees-au-compte-goutte-projet-pousse-tel-un-rouleau-compresseur/+PIG+secteur+4+marne+la+vall%C3%A9e&cd=4&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-a

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 18:42

 

 

Extrait article paru sur le blog Nature Environnement 77 :

 

 

LES "VILLAGES CONTRE NATURE"

 

Melun, le 17 juin 2010

 

 

Objet : Projet « Villages Nature »

            PIG Secteur IV Marne-la-Vallée

 

Nature Environnement 77 a envoyé une lettre ouverte aux conseillers généraux seine-et-marnais et conseillers régionaux d’Ile-de-France qui doivent prochainement se prononcer sur la révision du PIG (projet d’intérêt général) concernant le secteur IV de Marne-la-Vallée. Cette révision porte notamment sur l’augmentation du périmètre d’emprise du PIG nécessitée par les projets de « villages nature ».

 

Elle leur fait part de sa ferme opposition à ces projets, compte tenu de leurs implications non seulement pour le lieu même de leur implantation, mais aussi pour l’évolution des territoires voisins et les conditions de vie de leurs habitants.

 

 

 

Le projet « villages nature »

 

….. 

L’envers du décor :

530 ha de terres agricoles au sud de l’A4 que s’approprient des entreprises privées et qui sont transformées en une enclave de tourisme international, quatre villages artificiels se parant de labels « développement durable », « éco-tourisme ».

Un mode d’urbanisation gourmand  en termes de consommation d’espaces alors que l’emprise prévue par la convention Disney n’a pas été entièrement consommée grâce à une consommation de surface des zones résidentielles (logements et hôtels) plus économe que prévu  et qu’il reste donc à l’intérieur du périmètre actuel du PIG des zones sans affectation.

Des espaces actuellement ouverts, désormais privatisés et destinés à capter la clientèle.

Un projet purement commercial, financier et immobilier, destiné à des investisseurs en mal d’avantages fiscaux et cachant mal son objectif véritable de spéculation foncière. ….

   

 

….. 

Pourquoi le projet « Villages Nature » est-il inacceptable ?

 

·                        Parce qu’il signifie la mort d’un village rural, Villeneuve-le-Comte,  et son absorption dans un complexe touristico-urbain.

·                        Parce qu’il est impensable que ce village n’appartienne pas entièrement au parc naturel régional de la Brie et des Deux Morins alors qu’il en constitue, en limite de ville nouvelle, une porte d’entrée idéale.

·                        Parce qu’il entraîne la disparition de 530 hectares de bonnes terres cultivables en Ile-de-France et donc la poursuite du gaspillage des terres nourricières susceptibles d’assurer l’autonomie alimentaire de cette région. [1]

·                        Parce que ce territoire agricole constitue une réserve potentielle pour le développement d’une agriculture de proximité utilisant des pratiques respectueuses de l’environnement.

·                        Parce que ce territoire agricole constitue aussi une zone tampon entre la ville nouvelle et la forêt de Crécy et que sa suppression ferait venir butter les zones urbanisées directement sur le massif forestier d’une part et supprimerait la coupure existant encore actuellement entre la ville nouvelle et les communes du pays créçois (vallée du Grand Morin) d’autre part. Cela va à l’encontre de l’objectif de préserver une « trame verte et bleue » garante de la biodiversité.

·                        Parce que ce projet est contraire à l’orientation du SDRIF qui stipule « la volonté de préserver des espaces ouverts, très appréciés pour leur proximité du cœur d’agglomération, et l’agriculture périurbaine, fragile, qui assure en partie la gestion de ces espaces ».

·                        Pour le problème des déblais/remblais de terre et du trafic de camion que le chantier engendrera.

·                        Parce qu’il signifie des prélèvements inacceptables sur la ressource eau, que ce soit pour alimenter, à partir d’une nappe phréatique en voie d’appauvrissement, les unités d’hébergement, ou que ce soit pour constituer les lacs artificiels.

·                        Parce qu’il augmentera la circulation routière dans un secteur déjà saturé et la multiplication des infrastructures routières, engendrant à son tour l’artificialisation des sols.

·                        Pour le trafic aérien induit (clientèle européenne ciblée).

·                        Parce que par conséquent ses impacts seront considérables et contraires à la mise en œuvre des mesures issues du Grenelle de l’environnement.

   

Quelle alternative, quelle forme de tourisme en Seine-et-Marne ?

 

Il y a en Seine et Marne assez de villages authentiques et  proches de la nature qui permettent le développement d’accueils en chambres d’hôtes, gîtes ruraux, gîtes de groupes, notamment par la réhabilitation du bâti ancien. Ce type de tourisme privilégie la qualité de l’accueil des visiteurs,  qu’ils soient franciliens, français ou européens. Il est réalisé  par les habitants dans un cadre authentique et  met en avant un pays, une culture, un patrimoine, des produits locaux.

 

 Il associerait pleinement les acteurs actuels et potentiels du tourisme dans nos villages, bénéficiant donc directement à des seine-et-marnais en leur procurant une source de revenus.

 

Concernant les citadins franciliens notamment, le développement de ce type d’hébergement associé au réseau de gares et au PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée) permettrait de leur offrir des possibilités de séjours et de déplacements répondant aux exigences de l’enjeu climatique et de l’enjeu de modification de nos modes de consommation qui doit en découler.

 

 

Conclusion

…….

 

Elle espère que les conseillers généraux et régionaux partagent cet avis et leur demande de refuser de voter en faveur de la révision du PIG du secteur IV de Marne-la-Vallée.

 

 

[1]  Au rythme actuel de perte des terres agricoles, la France pourrait devenir franchement importatrice de denrées alimentaires en 2050, et perdre son indépendance alimentaire. Philippe Pointereau, cabinet d’études SOLAGRO

 

 

Par Nature Environnement 77 - Publié dans : Urbanisme et Amé

 

Article complet : http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-les-villages-contre-nature-52544758.html

 

Autre article sur le même sujet : http://www.villeneuve-le-comte.net/

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 21:09

 

Suite aux graves inondations qui ont eu lieu il y a quelques années dans la commune de Messy  il est indispensable de protéger le village contre de futures inondations.

 

Pour ce faire la commune de Messy a choisi un emplacement le moins contraignant possible pour l’agriculture afin de construire un bassin de protection contre les inondations.

 

 Or il semblerait que certains agriculteurs ne souhaitent pas de prélèvement de terres sur les propriétés qu’ils exploitent pour permettre la création de ce bassin.

 

 Des discussions sur les différentes formes de compensation devraient s’engager entre la commune de Messy et ces propriétaires.

 

Nous souhaitons qu’elles aboutissent pour le bien commun, en effet compte tenu des problèmes rencontrés lors des inondations en Vendée et aujourd’hui dans le midi de la France, il est nécessaire que certains agriculteurs ou  propriétaires terriens comprennent que  parfois il est utile  de faire des concessions afin de permettre aux populations de vivre en harmonie.

 

 

 Nos adhérents peuvent nous contacter afin d’avoir plus amples informations sur ce dossier.

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 11:02

 

Comment sacrifier la vie des autres

par l’accumulation  de toutes les nuisances
 dans un même secteur
 

 

 Compans ce village de Brie de plus de 700 habitants traversé par la Biberonne, affluent de la Beuvronne http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-6356708-6.html, qui  possède un Château style Louis XIII, un ancien moulin  et une jolie église dont la façade est datée du 17ème siècle, les habitants  y coulaient autrefois  des jours heureux mais  aujourd'hui ce joli village se trouve  à proximité de :

 

1) ZONE INDUSTRIELLE DE MITRY-COMPANS

Cette zone industrielle possède 44 installations classées (ICPE) dont :


- 6 sites classés SEVESO

      
 
Seuil haut

                GAZECHIM

             CCMP

       
 
Seuil bas

                AIR LIQUIDE

          ELASTOGRAN

           MESSER France (Air Gaz)

           UNIVAR

       http://www.senat.fr/questions/base/1993/qSEQ930501135.html

         http://www.drire.gouv.fr/ile-de-france/environnement/pprt/seineetmarne/Mitry_Compans/20090505_POA_CR.pdf

         http://www.leparisien.fr/compans-77290/les-pompiers-passent-un-examen-grandeur-nature-mitry-mory-24-10-2008-287250.php

        http://installationsclassees.ecologie.gouv.fr/rechercheIC.php? selectRegion=P&selectDept=77&champcommune=&champNomEtabl=&champActivitePrinc=-1&champListeIC=&selectPrioriteNat=-1&selectRegSeveso=-1&selectIPPC=-1

 

-1 Incinérateur de déchets dangereux GEREP

 fonctionnant depuis plus de 30 ans

        http://basol.environnement.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0091

        http://www.drire.gouv.fr/ile-de-france/environnement/action_inspection/77/77_gerep.html

 

 

-         des entrepôts logistiques.

 

2) NUISANCES DE L’AEROPORT DE ROISSY-EN-FRANCE

 

Bruit , pollution…..

http://www.advocnar.fr/art_electionsregionales2010.html

 

 

3) NUISANCES AVENIR

-         Entrepôts logistiques qui pour certains devraient être classés Seveso.

       http://www.seine-et-marne-invest.com/files/docs/rapportfinal.pdf

 

-         Création du barreau RN2/RN3 qui traversera le « Marais de Compans » et longera le village de Compans

 

-         Et pourquoi pas une décharge de déchets inertes en  guise de barrière anti-bruit ?


Article paru sur le site Vivagora

 

Injustice environnementale ou comment sacrifier la vie des autres ?

vendredi 25 janvier 2008
par
Dorothée Benoit-Browaeys
Pour plus amples informations consultez :

http://www.vivagora.org/spip.php?article210

 

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 11:31

Une association de Seine et Marne qui se bat

contre la disparition de notre patrimoine

les terres agricoles :

 

ARNASSEN
 
 2, chemin des Meuniers – hameau de Noisement – 77176 SAVIGNY le Temple

 

 

 

Article pour extrait :

La plaine de Rougeau = poumon vert de Seine-Port

A la sortie de la forêt de Rougeau : un large espace ouvert permettant de finir une journée de travail parisien dans un paysage bucolique et reposant :

LE PLATEAU DE ROUGEAU (Terrains situés au sud de la RD 346)
Par délibération 01-167 du 14 décembre 2001, le Conseil Municipal de Savigny le Temple a voté à l’unanimité « la demande de protection à l’état naturel et agricole des terrains situés au sud de la RD 346 par la Région Ile de France ».
Mais…
Par délibération 2007-02-01 du 27 mars 2007, le Conseil Municipal de Nandy, sous la présidence de Monsieur René Réthoré, Maire, fait voter le plan local d’urbanisme modifié. Il décide de la radiation totale des 75 ha de terres agricoles situées dans la partie nandéenne du sud de la RD 346, malgré le nombre impressionnant d’observations (4 cahiers de plus de 100 observations) recueillies pendant l’enquête publique, pour y permettre des lotissements comprenant logements (sur 35.000m2 soit environ 400 logements à terme) et entreprises (sur 45.000m2 y compris entreprises classées Sévéso)

• Et pourtant… le 24 février 1978...

Le préfet de la Région Ile de France
Le Préfet de Sei
ne et Marne

Le Préfet, Directeur Régional de l’Equipement d’Ile de France
Le Directeur Départemental de l’Equipement de Sei
ne et Marne
Le Directeur Départemental de l’Agriculture de Sei
ne et Marne
Le Directeur Général de l’Etablissement Public d’Aménagement
Le Président de la Chambre d’Agriculture de Sei
ne et Marne
Le Président de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles de Sei
ne et Marne (F.D.S.E.A.)

Signaient le protocole d’accord dit «Protocole Citroën » autorisant l’installation des Etablissements Citroën à Moissy-Cramayel, en contrepartie de la pérennisation de la destination agricole des terres au sud de la RD346 du plateau de Rougeau…..

Article complet : http://www.seine-port.fr/04_Gazette/ARNASSEN/ArticleGazette.htm

                                              
*****

Un article d’archives fort intéressant écrit par Monsieur Marcel Benoist Agriculteur et Maire de Savigny le Temple de 1935 à 1971 sur le même sujet est paru sur le blog Claye-Souilly Découverte, pour extrait :

Un agriculteur de Seine et Marne
qui voulait protéger les terres de Brie.

La Croix de Seine et Marne 11/2/1968


D’u
ne monumentale erreur et de ses inhumaines conséquences.

 

Les meilleures terres à blé de la Brie

sacrifiées sur l’autel de la construction

 

A titre documentaire nous publions cette protestation que nous avons reçue de M. Marcel Benoist, maire de Savigny-le-Temple.  Il est bon d’entendre toutes les opinions.

 

Lettre ouverte à M. le président de la République, à MM. Les membres du gouvernement, à tous les élus, à tous les hommes et femmes de bonne volonté sur les projets gouvernementaux concernant l’opération «  Villes nouvelles » sur les communes de Tigery, Lieusaint, Nandy, Savigny-le-Temple et Cesson.

 

- Les terres retenues pour les projets  ci-dessus indiqués sont les meilleurs de la Brie.

- Leur sélection s’est faite au cours des ans par nos ancêtres. Elle est le résultat de différents profits qu’elles leur ont procurés.

       Apportant de préférence leurs soins à celles qui rapporteraient le plus, ils ont délaissé les terres ingrates, fixant  ainsi à chacune d’elles la destination qui lui était propre. Les plaines et les bois étaient nés.

-         Ce que de nombreuses générations ont établi et qu’une longue expérience a confirmé, nos urbanistes du moment veulent le supprimer.

-          En interdisant systématiquement et sans recours, au nom d’une sacrosainte protection des espaces verts, tout défrichement et déboisement. (Plan d’urbanisme 73. B 3, page 20), ils tentent de nous amener à leur effarante conception : conserver les mauvaises terres et faire disparaître les bonnes.

-         Confirmation nous est donné par le Conseil d’Administration du district de la Région Parisienne en publiant sa délibération n° 67-58 du 23 septembre 1967 concernant un projet d’achat de 506 ha 09 a  05 ca de la forêt de Rougeau pour un prix global de 4 millions de francs sous réserve notamment de la transmission des délibérations conformes des conseils municipaux (Moyenne 7 900 F l’hectare).

       Ayant levé «  à ce prix » - les Domaines l’avaient primitivement fixé à 4 500 F l’hectare – toute objection de la part du propriétaire, le District de la Région Parisienne veut s’assurer le poumon nécessaire autour duquel il pourra avec l’accord des urbanistes, édifier des gratte-ciel.

0r, alentour il n’y a que des terres de qualité…..

Le maire

Marcel BENOIST

Article complet : 

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-marcel-benoist-agriculteur-et-maire-de-savigny-le-temple-voulait-proteger-les-terres-de-brie-44080061.html

 

 

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:51

Extrait article paru dans le Parisien 77

Provins

Un recours contre le projet de construction près des remparts

 

SÉBASTIEN MORELLI | 08.01.2010, 07h00

 

L’association Nature Environnement 77 ne baisse pas les bras. Elle a récemment déposé un recours devant le tribunal administratif de Melun contre la délibération prise par le conseilmunicipal de Provins le 19 octobre dernier. Délibération qui valide le projet de modification de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).

Cette zone protège notamment les abords des remparts de la cité médiévale de Provins, classée au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, de toute urbanisation.

« Cela créerait un précédent pour tous les secteurs protégés »

Or, le projet de la mairie va rendre constructibles certains secteurs jusqu’à présent protégés. Le point le plus contesté de ce dossier concerne les abords de la porte Saint-Jean, par où arrivent la plupart des touristes. Le projet prévoit de faire disparaître deux pavillons et un hangar côté gauche. Mais le côté droit de la rue serait rendu constructible. Le commissaire-enquêteur avait rendu un avis négatif concernant le secteur de la porte Saint-Jean et le secteur des Courtils, relevant que « le projet, tel que présenté, relève d’un intérêt privé et non d’un intérêt général ». Décision confirmée par la commission régionale du patrimoine et des sites.
Mais contre toute attente, le préfet de Seine-et-Marne avait finalement rendu un avis positif. Avis entériné par le conseil municipal, seule l’opposition de gauche s’étant prononcée contre.
« Tous ceux qui ont étudié le dossier, quelles que soient leurs opinions
politiques, ont compris que ces deux modifications n’ont d’autre intérêt que de satisfaire des intérêts privés, écrit Nature Environnement 77 dans un communiqué titré Provins brade ses remparts. Il ne s’agit pas que de Provins. Si la modification de la ZPPAUP de Provins était appliquée, cela créerait un précédent pour tous les secteurs protégés par une semblable disposition en France. » Une autre association, la Fédération nationale des associations de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux, vient d’ailleurs elle aussi de déposer un recours devant le tribunal administratif.»….

 De son côté, la mairie de Provins, prévenue de ce recours, n’a pas souhaité réagir.

  article complet :

http://www.leparisien.fr/abo-seine-et-marne-sud/un-recours-contre-le-projet-de-construction-pres-des-remparts-08-01-2010-769465.php

 

Informations complémentaires article NE 77 :

http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-provins-brade-ses-remparts--41376095.html

 

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