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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:20

 

 

LE PARISIEN21.1.2011

 

Article paru sur le site le Parisien 77 :

 

Exclusif.

En Ile-de-France, les inégalités en matière de santé se creusent

Selon une étude de l'agence régionale de santé, l'espérance de vie et l'accès aux services de sois en Ile-de-France sont de plus en plus inégalitaires. Un constat inquiétant.

Odile Plichon | Publié le 21.01.2011, 07h00

Vous résidez dans les Hauts-de-Seine ? Vous avez toutes les chances de vivre deux ans de plus que vos voisins franciliens de Seine-Saint-Denis. Ces derniers subissent un taux de mortalité infantile (enfants décédés avant l’âge de 1 an) dramatiquement élevé.

SUR LE MÊME SUJET

Dans l’Essonne, on compte cinq fois plus de suicides que dans le Val-de-Marne… Voici quelques-uns des inquiétants enseignements de l’étude de l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France sur « les besoins de santé » des Franciliens.

Il y a urgence

Dans ce document,
que « le Parisien »-« Aujourd’hui en France » dévoile ici en exclusivité, on découvre que, globalement, les 11 millions de Franciliens sont en bonne santé. Mais ce constat positif recouvre en fait de profondes inégalités entre le nord et le sud d’une ligne virtuelle tracée entre le nord-ouest et le sud-est. Au sud — en forçant le trait —, résident les « nantis », des cadres ou des enseignants bien éduqués, incarnations vivantes de la minceur qui déboulent chez leur médecin à la première rougeur venue. Au nord, autre univers. Celui où de jeunes mamans arrivent pour la première fois à la maternité… le jour de l’accouchement.

Où chômeurs et travailleurs pauvres renoncent à se faire soigner faute d’argent. Et où la tuberculose, que l’on croyait d’une autre époque, fait de nouveau son apparition. « Nous sommes d’autant plus inquiets que certaines inégalités de santé, directement liées au niveau social, ont progressé », alerte le président de l’ARS, Claude Evin, qui dévoilera un plan d’action régional en juin.

Il y a urgence, car certains indicateurs sont désormais tellement mauvais — décès de très jeunes enfants, notamment — qu’ils font chuter les chiffres franciliens… sous la moyenne nationale ! Alors que tous les sondages, en période de crise, mettent en avant l’importance croissante des valeurs de « justice » et d’« équité », nul doute que l’enjeu d’un égal accès aux soins pour tous sera au cœur des débats de la présidentielle de 2012.

 Le Parisien

Lien vers l’article : http://www.leparisien.fr/societe/en-ile-de-france-les-inegalites-en-matiere-de-sante-se-creusent-21-01-2011-1236795.php

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 18:35

PLAN REGIONAL SANTE ENVIRONNEMENT 2 ILE DE FRANCE

 

Trois administrateurs de notre association ont participé aux commissions  du Plan Régional Santé Environnement 2 d’Ile de France et  assisté à une douzaine de réunions dans le courant du 1er semestre 2010, ils se sont beaucoup investis sur ce dossier, ont demandé que plusieurs actions soient inscrites dans ce plan  et notamment :

GT 3 Groupe de travail "réduire les inégalités par rapport à la qualité de l’environnement, qu’elles soient liées aux conditions de vie, aux surexpositions professionnelles ou aux différences géographiques dans l’altération de l’environnement"

Action 36 - Evaluer l’impact sanitaire des différents modes de gestion des déchets

Or aucune de leurs demandes n’ont été à ce jour retenues.

 

Nous avons  contacté les présidents du conseiller général du 77 et du conseil régional d’Ile de France ainsi que les élus du conseil général du 77 et plusieurs élus du conseil régional  du 77afin de leur demander de soutenir notre  demande pour que l’action  36 - Evaluer l’impact sanitaire des différents modes de gestion des déchets  soit inscrite dans le Plan Régional Santé Environnement 2 d’Ile de France.

A ce jour une seule conseillère générale soutient notre demande auprès du Conseil Général

 

Les déchets ce n’est pas seulement du profit,

derrière cette manne financière il y a des populations qui souffrent,

qui voudraient connaître l’impact de ces activités polluantes

sur leur santé et leur environnement.

 

Combien autour de nous, d’enfants, de jeunes et moins jeunes sont atteints de cancer, de maladies respiratoires….

Combien avons-nous accompagné en 2010 de proches, d’amis, de voisins à leur dernière demeure, pour beaucoup n’ayant même pas atteint l’âge de la retraite.

Nous préférons ne pas compter car la liste s’alourdit de jour en jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 17:54

Une étude récente fait ressortir que le niveau de mortalité

par cancer en Seine-et-Marne est supérieur

à la moyenne nationale pour :

 

-     les hommes : cancer de la prostate

-          les femmes  pour les principales localisations cancéreuses, notamment le sein (+13%).

 

 

 

 

Extrait du document :

« Le suivi des indicateurs

du Plan régional de santé publique 2006-2010

en Ile-de-France »

Edition actualisée et complétée, Document du Programme d’Etudes et de Statistiques du PRSP

Décembre 2009

Groupement régional de santé publique d’Ile-de-France

Observatoire régional de santé d’Ile-de-France

 

On peut lire :

 

Page 26

Pour les hommes comme pour les femmes, les espérances de vie les plus élevées sont observées dans les Hauts-de-Seine, à Paris et dans les Yvelines, tandis que les moins élevées sont observées dans le Val-d’Oise, en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis.

 

 

Page 28

En grande couronne, les principales zones de surmortalité prématurée sont situées en périphérie de la Seine-et-Marne, dans le sud de l’Essonne et le nord du Val-d’Oise (incluant à l’ouest quelques cantons desYvelines).

Cette analyse de la mortalité prématurée à un niveau géographique fin ne distingue pas les causes des décès prématurés. Pourtant la répartition par grandes causes peut se révéler assez différente entre, par exemple, les cantons de Seine-Saint-Denis (surreprésentationde certains cancers) et ceux situés en périphérie de la Seine-et-Marne où mortalité cardiovasculaire,

accidents de la circulation et suicides sont

surreprésentés.

 

 

 

Page 35

Passé 65 ans, en revanche, les Seine-et-Marnais des deux sexes présentent une mortalité supérieure à la moyenne nationale….

Le niveau de mortalité par cancer des hommes de Seineet-Marne est comparable à celui des Français (mais supérieur pour le cancer de la prostate) tandis que les Seine-et-Marnaises ont une mortalité cancéreuse supérieure à celle des femmes françaises pour les principales localisations cancéreuses, notamment le sein (+13%).

 

Page 68

La surmortalité par cancer de la plèvre s’observe dans presque tous les départements franciliens.

En 2005-2007, la surmortalité francilienne par cancer de la plèvre s’observe dans la plupart des départements de la région, et notamment en Seine-Saint-Denis, en Seine-et-Marne et dans le Val-d’Oise. Seuls Paris et les Hauts-de-Seine (pour les hommes), et le Val-de-Marne (pour les femmes) présentent une sousmortalité par cancer de la plèvre (fig.5).

 

Mortalité des femmes Seine et Marnaises cancer du sein voir p 54 tableau

Mortalité cancer de la plèvre en Seine et Marne p 68 tableau

 

 

Lien vers le document complet :

http://www.ars.sante.fr/fileadmin/ILE-DE-FRANCE/ARS/1_Votre_ARS/3_Nos_Actions/3_PRS/suivi-indicateurs-PRSP-2006-2010-en-_20Ile-de-France-_20edition-actualisee-et-completee.pdf

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 14:14

Extrait article paru sur le site Villesurterre :

 

Enquête sanitaire : résultats

 

Écrit par La Q.V.   

19-10-2010

20 octobre 2010

Excès de cancers du poumon autour du Centre de stockage de déchets radioactifs de l’ANDRA Soulaines.

C’est officiel, l’ARS Champagne-Ardenne (Agence Régionale de Santé) vient de communiquer lors de l’Assemblée Générale de la CLI (Commission Locale d’Information) de Soulaines, et lors de la réunion du Comité de Suivi, qui a eu lieu dans la foulée, les résultats de l’enquête sanitaire menée depuis 2 années par l’InVS (Institut National de Veille Sanitaire)

Des cancers du poumon... bizarre non ?

Radon ?

Plutonium ?

Est-ce qu’on fumerait plus autour d’une poubelle nucléaire ?

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque très vite les épidémiologistes ont expliqué que “ce type d’études présente des limites qui font que les résultats doivent être interprétés avec prudence”.

Sans entrer dans les détails, pour l’instant, l’étude a consisté à comparer le risque de mortalité et de morbidité par cancer
pour la population vivant dans un rayon de 15 km autour du CSFMA de Soulai
nes
et pour la population des départements de l’Aube et de la Haute-Mar
ne.

Selon qu’il s’agit de mortalité, de morbidité, d’adultes, d’enfants, de cancers ou de leucémie, les périodes de références sont :
1993-2007
2005-2008
2000-2007

Après avoir tenté d’expliquer au public les notions de risque relatif, d’intervalle de confiance, de variabilité, de facteur de confusion,
après avoir expliqué les sources d’informations (CépiDc , PMSI , registres des cancers de l’enfant, données démographiques et socio-économiques,
un docteur lance enfin les tableaux de chiffres, selon les pathologies.

Pour l’ensemble des pathologies, si les RR (Risque Relatif) sont presque tous supérieurs à 1,
ce qui signifie qu’on a dénombré u
ne proportion plus grande dans la zône des 15 Km que dans les deux départements,
l’IC95%, (l’intervalle de confiance) invalide les résultats.

Un seul cas peut être pris en compte, le cancer du poumon : 

L'étude révèle qu'il y a 1,28 fois plus de cancers du poumon chez l'homme - mais pas chez la femme - dans la zone définie que dans les départements témoins.

Mais immédiatement les épidémiologistes nous expliquent que si l’on retranche ou si l’on ajoute une année à la période, ou si on modifie de 2 km le rayon, l’écart significatif disparaît.

Bien fragile tout ça !

Il est à noter au niveau de la forme que le mode de communication de ces résultats a été” chamboulé” en dernière minute, à la demande de Monsieur le Préfet de l’Aube.
C’est clair : la communication des résultats de cette étude “échappe à l’INVS... ça vient d’en haut !”

Espérons qu’il n’en est pas de même pour le contenu de l’étude, qui
ne peut être que professionnelle, sincère,

 véridique, non adaptée... aux enjeux nucléaires dans la région.

D’autant plus que les zones de références ont été modifiées.
On devait s’intéresser aux zo
nes inondées de la Voire (qui reçoit les rejets du bassin d’orage du CSA)
Etonnant aussi : les cancers de la prostate, du larynx, du pharynx, et du pancréas ont été oubliés dans l’étude, alors qu’ils figurent dans celle du Tricastin ?

Et on est en droit de s’éton
ner de la présence exceptionnelle à cette réunion de la CLI, de 8 h à 10 h, du Préfet de l’Aube, de la Sous-Préfète de Bar-sur-Aube, et du Sous-Préfet de Saint-Dizier !

Et dans l’actualité que nous connaissons, ces trois représentants de l’Etat sont restés pour assister à la réunion du Comité de Suivi, de 10 h à 12 h !!!

Bizarre, non ?

 

 

Rappelons que, depuis 2006, suite aux constatations et aux alertes répétées de Michel GUERITTE, le Collectif Les Citoyens du Coin, animé par Louise BERTHELOT, avait décidé d’intervenir auprès des élus haut-marnais, au coursde l’été 2007, pour obtenir une enquête.

Et grâce aux Citoyens du Coin, située en Haute-Marne, l'enquête jugée inutile par les élus aubois, l'enquête a pu avoir lieu, puisque les élus aubois ne faisaient rien.

Dés 2006, La Q.V. avait dénombré dans 11 communes sous les vents dominants du CSA de Soulaines, 5 fois plus

 de cancers de la thyroïde, par rapport aux chiffres communiqués par Claire SCHWARTZ, responsable du Registre des cancers Thyroïdiens de la Marne et des Ardennes.

 

Par ailleurs l’étude des ventes de Lévothyrox, (hormone de synthèse pour les malades de la thyroïde), dans les pharmacies locales donnaient également des ratio bien supérieur à un échantillon de pharmacies de l’hexagone,

 et des pourcentages bien supérieurs aux 2,32% de la population française.

Enfin on constatait un nombre anormal de cancers du colon – prostate – vessie – pancréas, etc...

Dés 1995, le CEDRA avait dénoncé l’existence de rejets illégaux, et avait diligenté en 2006 u
ne étude financée par la Région et confiée à la CRIIRAD,étude qui a aboutit à un rapport accablant !

Au moment même où l’Aube et la Champag
ne-Ardenne sont ciblés par l’ANDRA pour stocker en profondeur
des déchets FA-VL  dans u
ne des 11 communes auboises candidates,
des déchets MA-VL et HA-VL à BURE ,et pour entreposer des déchets FA-VL et MA-VL à Morvilliers
les résultats de cette enquête pose toujours le problème de la confiance que l’on peut accorder aux activités de l’ANDRA.

Il faut savoir que jusqu’à aujourd’hui l’ANDRA
ne s’est intéressé qu’à l’impact théorique (lire page 3), de ses rejets,

 en faisant toujours référence à une population virtuelle, qui vivraient en autarcie dans une zone située sous les vents dominants et en bordure du ruisseau, les Noues d’Amance...

Marie-Claude DUPUIS, directrice de l’ANDRA avait même déclaré le 3 avril 2007 devant la caméra de france3,

 qu’on ne pouvait faire le lien entre les rejets de l’ANDRA et d’éventuels cancers !

Nicolas DHUICQ, député-maire de Brien
ne-le-Château, où se trouve le terminal ferroviaire de l’ANDRA, a toujours clamé qu’il ne faut pas voir le nucléaire avec des yeux négatifs , et a déclaré le 17 octobre, à propos d’une

 éventuelle contamination nucléaire, “qu’il faut sortir des fantasmes” .

Les associations locales et tous ceux qui le souhaitent vont s’employer à trouver les moyens de démontrer

 le contraire. En effet, comme beaucoup de scientifiques, on est en droit de considérer qu’il y a, dans le

Soulainois un cumul de faibles doses : celles des retombées de nuage de Tchernobyl, et celles des rejets

quotidiens de l’ANDRA.

Les récentes actions juridiques menées contre l’ANDRA par le CIVC (Comité Interprofession
nel du vin de

Champagne) qui refuse la présence de rejets radioactifs à 9 km du vignoble de champagne, prennent maintenant

 une nouvelle dimension.

 

 

Lien vers l’article : http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=108

 

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 20:53

Extrait article paru sur le site Femina :

Le Canada classe le bisphénol A comme substance toxique 
Le Canada est devenu le premier pays au monde à classer le bisphénol A (BPA), un composé chimique utilisé dans plusieurs produits de consommation, comme une substance toxique, malgré l'opposition de l'industrie chimique.

Un décret portant inscription de ce composé à la liste des substances toxiques du Canada a été publié mercredi soir dans le journal officiel, la Gazette du Canada.

Le Canada avait aussi été le premier pays en 2009 à interdire les biberons pour bébés en plastique rigide fabriqués à partir de bisphénol A, une mesure reprise depuis par d'autres pays, dont la France et le Danemark.

La décision canadienne de considérer le BPA comme une substance toxique intervient deux semaines après que l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (AESA) eut présenté, au contraire, un avis favorable pour ce produit, même pour les biberons.

"Une évaluation scientifique sur l'impact de l'exposition des humains et de l'environnement au bisphénol A a révélé que cette substance constitue un danger pour la santé humaine et l'environnement", annonce l'inscription dans la Gazette du Canada.

Le ministère canadien de la Santé considère notamment que le bisphénol A a des effets "sérieux" et "potentiellement irréversibles" sur le "développement du système nerveux central et le comportement". La ministre canadienne de la Santé, Leona Aglukkak, a déclaré que le Canada est "le premier pays à prendre des mesures fermes" contre le bisphénol A.

Le bisphénol A est soupçonné d'augmenter les risques de puberté précoce chez les femmes, de cancer de la prostate ou du sein et d'anomalies de reproduction. De tels effets ont été observés chez des rongeurs en laboratoire, mais les industriels estiment que ces craintes ne sont pas scientifiquement fondées chez l'Homme.

Le composé chimique est utilisé par l'indutrie pour la fabrication de biberons....., de bombonnes d'eau rechargeable, de bouteilles en plastique, d'emballages alimentaires ou de CD.

 Relaxnews - le 15 octobre 2010

 

Lien vers l’article : http://www.femina.ch/actu-f/le-canada-classe-le-bisphenol-a-comme-substance-toxique

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 20:36

Article paru sur le site : Romandie News

 

Pollution au plomb: l'usine Métal Blanc définitivement condamnée

 

PARIS - L'usine Métal Blanc de Bourg-Fidèle (Ardennes) a été définitivement condamnée pour "pollution au plomb" et "mise en danger de la vie d'autrui" à une amende de 100.000 euros, a-t-on appris vendredi auprès de la Cour de cassation.

Dans un arrêt rendu mardi (BIEN mardi), la chambre criminelle a rejeté le pourvoi formé par l'entreprise et confirmé l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 15 septembre 2009, condamnant Métal Blanc à une amende de 100.000 euros.

Cet arrêt, qui reconnaît "la mise en danger d'autrui", est significatif car il ouvre des perspectives aux riverains touchés par ce type de pollution industrielle.

Métal Blanc traitait dans son usine de Bourg-Fidèle des batteries usagées afin d'en récupérer l'alliage de plomb. En avril 2005, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières avait jugé la société coupable d'avoir, entre 1996 et 1999, pollué les sols, ainsi que le ruisseau La Murée, situé en contrebas de l'usine.

A ce titre, elle l'avait condamnée à payer 100.000 euros d'amende et à verser 577.000 euros de dommages-intérêts aux riverains: des familles, pour les cas de saturnisme ou de cancer de leurs enfants, et des éleveurs, pour perte de bêtes.

Les juges avaient en revanche relaxé l'usine du délit de "mise en danger de la vie d'autrui". Une décision confirmée par la cour d'appel de Reims, en novembre 2006, à l'exception des 577.000 euros de dommages-intérêts, annulés par les magistrats.

Saisie par les familles, la Cour de cassation avait en 2007 partiellement annulé cette décision et renvoyé le dossier devant la cour d'appel de Paris. En septembre 2009, celle-ci avait suivi l'analyse de la Cour de cassation et condamné Métal Blanc pour le double délit de "pollution" et "mise en danger de la vie d'autrui". Par ailleurs, la cour avait alloué un total de 120.000 euros de dommages et intérêts à certaines familles.

(©AFP / 24 septembre 2010 09h19)

Lien vers l’article : http://www.romandie.com/infos/news2/100924071903.pjq81f8p.asp

Articles sur le même sujet :

http://adenca.over-blog.com/article-36198891.html

http://adenca.over-blog.com/article-35150266.html

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:35

 

 

Extrait article paru sur le site « Rue 89 » :

 

A Fos-sur-Mer, « pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? »

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 25/07/2010 | 21H28

Comment vit-on dans « la zone la plus polluée de France » ? Mal. Des médecins dénoncent l'« omerta » sur la santé des habitants. ….

 

(De Fos-sur-Mer) Cette terre située entre Marseille et Camargue vit depuis quarante ans enserrée parmi les usines. Deux petites communes, Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, comptant 25 000 habitants et 17 500 emplois, étouffent plus que les autres.

Pas moins de douze sites Seveso (présentant un risque d'explosion, d'émission de gaz toxiques ou d'incendie) et quelque 62 sites industriels sont recensés à proximité des habitations à l'ouest de l'étang de Berre. ….

Industries chimique, pétrochimique, métallurgique, gazière… émettent des polluants surveillés en permanence (NOx, ozone, CO2, dioxyde de soufre notamment) et d'autres mesurés occasionnellement (dioxines, benzène, métaux, hydrocarbures aromatiques, composés organiques volatils…). L'ensemble forme un cocktail aux impacts certains sur la santé des riverains, mais d'une gravité ignorée.

En l'absence de surveillance fine de ces populations, difficile d'accéder à une vérité chiffrée. L'Agence Régionale de Santé PACA reconnaît « manquer de données précises »… les associations en réclament pourtant depuis huit ans……

Pas de débat public alors que le plafond est dépassé

……

Véronique Granier-Dolot, riveraine de Rue89, salariée de la communauté de commune, m'a invitée à venir à Fos pour comprendre :

« Pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? Pourquoi tout le monde a de l'asthme ? Pourquoi tous les couples sont comme moi suivis pour des problèmes de fertilité ? »

« Véro » est un peu « marseillaise » dans son expression mais ses questions traversent nombre d'habitants. Comme Sandrine, secrétaire de l'association, dont la fille de 16 ans a de multiples malformations. Les médecins expliquent « en rigolant » que « ça doit être les restes de Tchernobyl » et lui conseillent d'envoyer sa fille prendre l'air ailleurs.

Pour comprendre, il faut des chiffres. Jacques Carle, bijoutier, que la multiplication des cancers chez des jeunes de son entourage a fini par affoler, a essayé de s'en procurer quand il a su que les poubelles de Marseille viendraient brûler dans son « paradis ». Il a créé un collectif Citoyen santé environnement de Port-Saint-Louis-du-Rhône et a réussi à se procurer des chiffres sur la mortalité par cancer à l'échelle des communes qui sont interdits d'utilisation faute d'accord de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), car le territoire est trop réduit.

En comparant ces chiffres à la moyenne départementale, il trouve une surmortalité de 11,4% des décès par tumeur, à Port-Saint-Louis-du-Rhône par rapport aux Bouches-du-Rhône, sur les années 2000-2002 et de 59,7% sur la période 2003-2005. L'Autorité Régionale de Santé (ARS) s'est penchée, à ma demande pressante sur ces chiffres, mais est restée très prudente : on ne peut pas « dire si ces évolutions sont statistiquement significatives ».

Le préfet : « Les ouvriers boivent et fument… »

Premier progrès à venir : l'ARS admet manquer de données précises et annonce la mise en place d'une « surveillance exhaustive de certains cancers peu fréquents, mais susceptibles d'être en lien avec l'environnement et les expositions industrielles, en particulier les hémopathies et les cancers des voies urinaires ». …

Des maladies dont les causes ne sont pas identifiables

Pour l'instant, impossible d'établir officiellement un lien entre la pollution et les cancers, et si un jour c'était le cas, qui paiera ? Comme le résume Véronique Granier-Dolot, avec lucidité :

« Si au moins on avait un problème comme l'amiante, ce serait simple : une cause, une pathologie, un responsable… Nous, comment prouver d'où viennent nos maux ? »

Pourtant, le docteur Vincent Besin, arrivé à Port-Saint-Louis avec son épouse, généraliste elle aussi, il y a huit ans, en provenance de Grenoble, constate que les gens sont « malades de la pollution ». Simple praticien sans engagement militant, il décrit ce qu'il a vu :

« La différence d'état sanitaire nous a sauté aux yeux. Ici, les patients ne connaissent que rarement la “paix naso-pharyngée” : on crache, on tousse, on se mouche toute l'année……

Cardiologue à Vitrolles et président de l'Association santé environnement France, le docteur Pierre Souvet réclame à cors et à cris des « registres cancer spatialisés » précis autour des zones concernées. En vain…..

La qualité de l'air mauvaise près de la moitié de l'année

Pour savoir ce qu'il y a dans cet air, j'ai interrogé Airfobep, l'organisme qui surveille la qualité de l'air dans l'est des Bouches-du-Rhône. Son directeur, Jean-François Moreau, confirme que « les polluants que l'on mesure ont des impacts sur la santé », mais que ceux-ci, bien sûr, varient selon l'exposition des individus, leur âge, leurs prédispositions. Il précise ce qu'il mesure :

  • Les particules en suspension : on considère qu'il ne faut pas dépasser la valeur réglementaire plus de 35 jours/an, sinon l'impact sur la santé est avéré. « Port-Saint-Louis tutoie déjà ce chiffre depuis début de l'année, et va les dépasser. »
  • « C'est une des rares zones en France où on a encore des dépassements de seuil d'information pour le dioxyde de soufre. » Pour l'ozone, le seuil d'information des populations est régulièrement dépassé, comme dans tout le département.
  • L'indice de la qualité de l'air est « bon » ou « très bon » entre 49% et 60% du temps, ce qui veut dire qu'il est « médiocre » à « très mauvais » entre 40% et 51% du temps.

Le directeur d'Airfobep résume :

« La spécificité de ce territoire est de cumuler sur peu d'espace tous les polluants. Des effets de ces cocktails sur la santé on ne sait pas encore grand-chose. C'est trop récent. »….

 

Un « Institut éco-citoyen pour la connaissance des pollutions » vient d'être créé par la communauté de communes Ouest-Provence. Son but ? « établir la paix par la science en connaissant précisément ces pollutions, dire ce qu'on sait et souligner tout ce qu'on ne sait pas », selon son directeur, Philippe Chamaret.

Notre riveraine Véronique Granier-Dolot en appelle au plus haut niveau de l'Etat :

« Sarkozy a dit en présentant son plan cancer qu'il voulait mieux connaître les risques environnementaux. Nous on est des cobayes depuis 40 ans, alors que les chercheurs viennent nous observer, on ne demande que ça ! »

Photos : vue sur les usines de la zone industrielle de Fos (Daniel Moutet), l'incinérateur de Fos-sur-Mer (Sophie Verney-Caillat/Rue89) ; plage de Fos-sur-Mer (Sophie Verney-Caillat/Rue89).

article complet : http://www.rue89.com/planete89/2010/07/13/a-fos-sur-mer-pourquoi-tout-le-monde-meurt-dun-cancer-158604

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 15:33

Paru sur le site :

 

Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse ARTAC 57-59 rue de la Convention 75015 PARIS - Tel : 01.45.78.53.53 - Fax : 01.45.78.53.50 - artac.cerc@gmail.com Site internet : www.artac.info _____________________________________________________________________________________________ Association loi 1901 à but non lucratif habilitée à recevoir des dons et legs Décret du 23/03/1984 - J.O. du 25/04/1984 - NC 3791 - SIRET n°334 272 325 000 54 RCS Paris

Newsletter de l’Appel de Paris n° 32

 

ANTILLES FRANÇAISES : RETOUR SUR UN SCANDALE PERSISTANT

 

En référence à une publication scientifique récente relatant les résultats de l’étude Karuprostate en Guadeloupe, le 22 juin 2010, dans un article de presse intitulé « Aux Antilles, le scandale sanitaire du chlordécone », le journal Le Monde indiquait que « la France n’en a pas fini avec les scandales de sécurité sanitairei ». Ainsi était-il enfin reconnu que le pesticide chlordécone, utilisé sans restriction de 1973 à 1993 en Martinique et en Guadeloupe, avait non seulement entraîné « durablement une pollution des sols et une exposition d’une partie de la population » mais y était aussi, au moins pour partie, à l’origine des cancers de la prostate. Les résultats de cette étude sont en plein accord avec ce qu’avait dénoncé dès 2007 le Pr. Belpomme et confirment donc ce que depuis Hippocrate tout médecin sait : on ne peut vivre en bonne santé dans un environnement pollué.

On se souvient de la polémique d’alors et des critiques formulées à l’encontre du « rapport Belpomme ». Aujourd’hui, à quelques exceptions près, le silence de la grande presse à l’égard de ce rapport, alors que ce dernier a tout déclenché, - y compris l’actuel « plan chlordécone » du gouvernement et son financement à hauteur de 35 millions d’euros-, amène à se poser plusieurs questions.

Un tel silence traduirait-il la complicité sous-jacente de certains médias avec les lobbies, ou une collusion avec le pouvoir politique, lequel a tout intérêt à discréditer le Pr. Belpomme étant donné la perspective d’une affaire beaucoup plus grave que celle du sang contaminé ? Ou encore une telle omission ne serait-elle pas liée à l’idée selon laquelle en dénonçant un tel scandale, l’auteur du rapport de 2007 se serait isolé de la communauté médico-scientifique française ? Alors qu’en matière de compétition internationale, cette même communauté se situe au treizième rang mondial, en raison du faible nombre et de la qualité médiocre de ses publications scientifiques et que dans le rapport du conseil scientifique du « plan chlordécone » - un document établi sous l’égide de l’ancien directeur général de la santé, William Dabv -, il est admis que sans le « rapport Belpomme », l’affaire n’aurait pu éclater au grand jour. Et cela alors que le Pr. Belpomme est l’un des cancérologues les plus reconnus au plan international et qu’analysant les données épidémiologiques descriptives

disponibles, les travaux de recherche de l’ARTAC, aboutissent finalement pour la Martinique à des conclusions similaires à celles concernant la Guadeloupe.

Or malheureusement, comme le dénonçait le rapport de 2007, le désastre sanitaire ne s’arrêtera pas aux cancers de la prostate et cela d’autant plus qu’on continue toujours à pulvériser des pesticides dans ces îles aux ressources en eau douce et terres arables limitées. Car les pesticides organochlorés sont à l’origine d’autres cancers – en particulier du sein-, d’hypofécondité, voire de stérilité chez l’adulte jeune, de malformations congénitales chez l’enfant et aussi d’obésité et de diabète de type 2. Autant dire que l’affaire des Antilles françaises est loin d’être terminée.

Au-delà des polémiques, des parti-pris ou des mensonges des uns et des autres, seule l’histoire jugera si l’alerte lancée en 2007 était justifiée ou non, et si l’Appel de Paris, initié en 2004, confirmé en 2006 lors d’un deuxième colloque à l’UNESCO et toujours d’actualité, en raison de l’unanimité scientifique qu’il a crée tant en France qu’à l’étranger, avait ou non sa raison d’être. Car les deux aspects sont intimement liés. L’empoisonnement des Antilles françaises par les pesticides n’est en effet qu’un exemple parmi d’autres renforçant la nécessité de l’Appel de Paris, sa valeur scientifique et heuristique au plan sanitaire et la gravité de son énoncé au plan sociétal.

 

 

http://www.artac.info/images/telechargement/NEWSLETTER/nap32.pdf

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 22:40

 

 

Plusieurs établissements scolaires en 77

 ont été identifiés comme construits

 sur des sites potentiellement pollués :

 

AVON 0770376R ECOLE MATERNELLE PUBLIQUE LES TERRASSES 27 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

AVON 0771569M ECOLE ELEMENTAIRE PUBLIQUE LES TERRASSES 27 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

CHELLES 0771067S ECOLE MATERNELLE PUBLIQUE CALMETTE AVENUE DELAMBRE

CHELLES 0771471F COLLEGE PIERRE WECZERKA 25 RUE LOUIS ETERLET

COULOMMIERS 0771628B ECOLE PRIMAIRE PUBLIQUE CHARLES DE GAULLE PLACE DE L'ILE DE FRANCE

LAGNY-SUR-MARNE 0770439J ECOLE MATERNELLE PUBLIQUE FORT DU BOIS 5 AVENUE DU STADE

LAGNY-SUR-MARNE 0770437G ECOLE PRIMAIRE PUBLIQUE FORT DU BOIS 9 AVENUE DU STADE

LIEUSAINT 770810166 ACCUEIL FAMILIAL CRECHE FAMILIALE 48 R DE PARIS

MEAUX 770816197 C.A.E. CENTRE D'ACTIONEDUCATIVE 24 R GAMBETTA

MEAUX 0772229E LYCEE GENERAL ETTECHNOLOGIQUE JEAN VILAR 83 AVENUE SALVADOR ALLENDE

MELUN 0770573E ECOLE MATERNELLE D'APPLICATION APPLICATION GABRIEL LEROY PLACE CHAPU

MELUN 0770572D ECOLE ELEMENTAIRE DAPPLICATION ARMAND CASSAGNE RUE ARMAND CASSAGNE

MELUN 0770587V ECOLE MATERNELLE PUBLIQUE ECOLE DU PARC RUE PIERRE BROSSOLETTE

MELUN 0771762X COLLEGE JACQUES AMYOT 67 RUE DU GENERAL DE GAULLE

NANTEUIL-LES-MEAUX 0770550E ECOLE PRIMAIRE PUBLIQUE PAUL BAILLY 16 AVENUE BENJAMIN BRUNET

THORIGNY-SUR-MARNE 0771503R ECOLE ELEMENTAIRE PUBLIQUE GAMBETTA

 

Le 2ème Plan national santé environnement 2009-2013 prévoit à son action 19 l’identification des établissements recevant des populations sensibles sur des sites potentiellement pollués du fait d’anciennes activités industrielles. Les établissements concernés sont les crèches, les écoles maternelles et élémentaires, les établissements hébergeant des enfants handicapés, les collèges et lycées, ainsi que les établissements de formation professionnelle des jeunes du secteur public ou privé. Les aires de jeux et espaces verts attenants sont également concernés.

L’action au niveau régional va consister à :

·         programmer l’ordre de réalisation des diagnostics, les établissements recevant les plus jeunes enfants (crèches) puis ceux présentant l’exposition la plus longue (groupes scolaires incluant des écoles maternelles) seront prioritaires ;

·         réaliser les diagnostics dès 2010 dans les établissements prioritaires en concertation entre les partenaires concernés

·         engager les travaux si nécessaire

·         à partir de 2012, lancer l’action sur Paris et petite couronne lorsque le croisement sera achevé

 

        

 

Objectif recherché

 

L’objectif de cette action est de s’assurer que les enfants ou les adolescents fréquentant des établissements situé sur ou à proximité d’anciens sites industriels ne puissent pas être exposés à une. pollution liée aux activités passées.

 

Lien vers le site  :http://www.sites-pollues.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?rubrique78&menu=ressources

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 12:10
Extrait article  Paru sur le site  Yonne Lautre :
 Cancer & Pathologies environnementales Brèves : des experts nord-américains accusent

mardi 18 mai 2010 par Administrateurs du site

·        
Le gouvernement américain a « largement sous estimé le nombre de cancers liés à des causes environnementales » estime un rapport, remis au début du mois de mai au président Barak Obama. Rédigé par deux spécialistes du cancer – LaSalle D. Leffall et Margaret L. Kripke – qui ont auditionné des dizaines d’experts, ce rapport de 240 pages souligne le manque de recherches en la matière. 41% des Etats-Uniens sont, à un moment de leur vie, victimes d’un cancer. Les deux chercheurs constatent que les enfants sont particulièrement vulnérables. Les cancers infantiles augmentent depuis 30 ans.

http://www.bastamag.net/article1034.html

 

….

 

pour plus d’informations :

 http://yonne.lautre.net/spip.php?article3678

 

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