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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:19

 

 

Nous remercions   

les 36 000 personnes 

qui ont signé

  la pétition du Collectif Sauvons la Dhuis


Pour la vérité 
sur la radioactivité et les pollutions  
du Fort de Vaujours

 

Les associations ont besoin de votre soutien

Signez la pétition 

http://www.change.org/fortdevaujours

 

 

 

Extrait article paru sur le site France Nucléaire :

 

Contre le silence de l'armée française sur les cancers éventuellement liés aux essais nucléaires.

LE RÉVEIL DES IRRADIÉS


U
ne association de «vétérans des essais nucléaires», en contact avec 380 malades, plus de 3000 membres Vétérans et 1155 contacts, dénonce l'inertie de l'armée. Elle réclame une étude épidémiologique sur tous les personnels civils et militaires qui ont été exposés depuis 1960.

13 février 1960, dans le Sahara. Gerboise bleue, la première bombe atomique française, vient d'être testée avec succès. «Hourra pour la France!» s'écrie le général de Gaulle. Gérard Dellac effectue alors son service militaire au 620e groupement des armes spéciales. Un officier lui demande de le conduire en Jeep au «point zéro», à l'endroit exact où l'explosion nucléaire a eu lieu quelques heures auparavant. Pour y planter un drapeau tricolore ! A pei
ne arrivés sur place, un hélicoptère les survole et leur ordonnede s'en aller immédiatement. De retour à la base de Reggane, en Algérie, on les passe au compteur Geiger et on découvre des poussières radioactives dans les cheveux. Direction la douche, pour décontamination.


«Je
ne suis même pas allé à l'infirmerie. Rien !» raconte aujourd'hui Gérard Dellac. En 1991, trente et un ans plus tard, un médecin diagnostique chez lui un cancer de la peau (lésions spino-cellulaires) sur le visage. Gérard Dellac subira au total neuf opérations, dont l'uneau cours de laquelle un chirurgien lui enlèvera l'oreille droite. Ce plombier du Tarn demande alors réparation à l'armée. L'affaire traîne. En janvier 2001, la Cour des pensions le déboute. En ces termes: «Le livret médical porte trace d'une irradiation. [...] Ce facteur peut constituer un risque supplémentaire de cancer de la peau au même titre que le soleil». Il est donc «impossible de déterminer une relation directe et certainede cause à effet». L'affaire attend toujours d'être jugée en appel.

Le cas de Gérard Dellac n'est pas unique. Créée en juin 2001, l'AVEN (Association des Vétérans des Essais Nucléaires) (1) regroupant plus de 3000 membres Vétérans est en contact avec plus de 380 malades anciens militaires, salariés du CEA (Commissariat à l'é
nergie atomique). Ou avec leur veuve... Aucunecertitude scientifique, mais beaucoup de questions. Et surtout la volonté de «faire la lumière sur l'impact sanitaire des essais nucléaires», comme l'explique Bruno Barrillot, l'un des animateurs de l'association et auteur de l'Héritage de la bombe (2). «Ceux qui nous contactent sont évidemment ceux qui ont des problèmes. Quatre cents cas, c'est important mais pas forcément significatif. Mais unechose est certaine: il y a véritablement matière à aller plus à fond dans les études médicales», affirme le Docteur Jean-Louis Valatx, président de l'association et ancien médecin militaire.
.....
 

 

Les yeux fermés

C'est pourtant en Algérie que les essais nucléaires se sont le plus mal passés. Les conditions de l'époque laissent songeur. Ainsi, u
ne«note de service», classée «secret», précisait la dotation en «lunettes spéciales» pour le «jour J»: à l'exception des «expérimentateurs appelés par leurs fonctions à observer l'explosion», l'armée prévoyait «unepaire de lunettes pour 40 personnes environ»... Mieux, «les membres des familles de militaires ou fonctionnaires présents à Regganesont autorisés à assister à l'explosion». Suivent les consignes de sécurité : «le personnel se tiendra assis par terre, le dos tourné à l'explosion, les yeux fermés et masqués par un bras replié [...] Le personnel devra éviter d'exposer la peau nue (mains dans les poches, utilisation du chèche)». Ça, c'était pour uneexplosion en temps normal.

Rien n'était prévu pour les fiascos. Comme celui du 1er mai 1962, lors de l'essai «Béryl» à In-Eker (Algérie). Un test sous-terrain pour lequel un tun
nel avait été creusé dans unemontagne granitique, la Taourirt Tan Afella, au nord de Tamanrasset. Au moment du tir de l'arme atomique, les calculs des physiciens se sont révélés faux. Plus forte que prévue, l'explosion a fait sauter le bouchon du puits. Michel Dessoubrais, appelé au 621e groupement des armes spéciales, y était: «Avec ma patrouille, nous étions à une dizainede kilomètres. Le sol tremblait et une très grande flamme horizontale est sortie de la montagne. Puis un grand nuage de fumée noire. Ce n'était pas normal, mais nous ne savions pas quoi faire. Nous avons mis nos masques à gaz et nous sommes restés près de trois heures sur place. Des gars en combinaison sont arrivés pour faire des prélèvements et nous ont dit de foutre le camp». Les neufs militaires sont décontaminés: «Sous la douche, deux gars m'ont frotté pendant plus de trois heures. Et on m'a rasé les cheveux.» Une semaine plus tard, les soldats sont transférés à l'hôpital Percy de Clamart, en région parisienne. «On nous a mis dans le pavillon des officiers, avec des gendarmes à l'entrée.» Pendant près de trois mois, les examens se succèdent, jusqu'à deux ou trois prises de sang quotidiennes. «On ne nous a jamais donné aucun résultat», assure Michel Dessoubrais, aujourd'hui retraité dans l'Indre.


Libéré, Michel Dessoubrais obtient u
ne pension d'invalidité temporaire (trois ans) à 10 %. «Des séquelles? Ce que je sais, c'est que nos deux premiers enfants sont morts à la naissance. Mais ce n'est peut-être pas à cause de cela», dit-il. Michel Muller était également sur place le 1er mai 1962, comme pilote d'hélicoptère. Il est aujourd'hui aveugle, mais le ministère de la Défense estime que sa cécité «n'est pas imputable au service». L'accident de l'essai «Béryl» aurait pu tourner à l'affaire d'Etat: deux ministres assistaient en effet au tir et ont directement été touchés par les retombées: Pierre Messmer, ministre des Armées, et Gaston Palewski, ministre de la Recherche scientifique. A 85 ans, le premier se porte bien; le second est mort d'un cancer en 1984, convaincu d'être unevictime d'In-Eker.

Plus de 76 000 person
nes concernées


Comment savoir? «Il n'y a jamais eu aucu
ne étude sur les anciens militaires et civils des essais nucléaires», regrette Florent de Vathaire, épidémiologiste de l'Inserm. Ce chercheur de Villejuif étudie leur impact sur la santé de la population polynésienne, qui aurait pu être victime de retombées radioactives entre 1966 et 1974. «Nous avons pu constater qu'il n'y a pas eu de gros problèmes, explique-t-il. Mais maintenant nous voulons aller plus loin, avec une étude plus finesur les cancers de la thyroïde. Or, nous n'avons aucun financement public pour le faire...». «Rien n'autorise à dire que les vétérans n'ont pas été contaminés lors des essais, mais rien nele prouve non plus. Ce qui est sûr, c'est que certains sont psychologiquement traumatisés» (Comme d'habitude le nucléaire n'est pas dangereux sauf pour la santé mentale, c'est unedécouverte russe due à Tchernobyl), dit le député (PS, Nord) Christian Bataille (qui fait partie du lobby pronucléaire), coauteur d'un rapport parlementaire sur les essais nucléaires français. Cet élu reconnaît qu'il «sera peut-être nécessaire de procéder à uneétude épidémiologique sur l'ensemble de cette population».
Nota : Cet Elu est coauteur d'un rapport parlementaire sur les essais nucléaires français, rapport qui n'a pas étudié les effets sur la santé, mais à quoi est-il payé ?!!!
Voir ------> Commission d'enquête sur les essais nucléaires en Polynésie française. 


«U
ne telle étude est l'une des principales revendications de l'association des Vétérans», confirme Bruno Barrillot. D'autres pays ont donné l'exemple. L'Australie et la Nouvelle-Zélande, directement concernés par les essais britanniques, ont entamé de vastes recherches. En Grande-Bretagne, les militants de la British Nuclear Veterans Association ont contraint le gouvernement à réexaminer le dossier. Aux Etats-Unis, Washington reconnaît depuis 1988 le «principe de présomption», dispensant les malades de faire la preuve que leur affection est due à leur participation aux essais ou leur simple présence à proximité. Mais dans la réalité les vétérans atomiques sont rarement indemnisés. L'association des Vétérans réclame que la France se dote d'unelégislation similaire....
 


Par Jean-Dominique MERCHET

(1) AVEN Siège Social
Association des Vétérans des Essais Nucléaires
187, montée de Choullans
69005 LYON.
Tél.: 04 78 36 93 03. 
Sur le Net: www.aven.org
E-mail : aven@aven.org


 

http://francenucleaire.skyrock.com/338533180-Le-Reveil-des-Irradies.html

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 14:36

Grandes évolutions

de l'incidence et de la mortalité par cancer en France

entre 1980 et 2012 

 

Le nombre de nouveaux cas de cancers a considérablement augmenté entre 1980 et 2012 chez l’homme comme chez la femme (respectivement +107,6 % et +111,4 %)

 

Concernant la mortalité, entre 1980 et 2012, le nombre de décès par cancer a augmenté de 11 % chez l’homme et de 20,3 % chez la femme 

 

Extrait communiqué de presse Institut de Veille sanitaire du 11/7/2013:

Evolution de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012

Le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices Civils de Lyon (HCL), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa) publient une étude actualisée de l’évolution de l’incidence et de la mortalité par cancer en France1.

L’étude porte sur la période 1980-2012 et comporte deux parties : la 1re partie concerne les tumeurs solides et la 2e les hémopathies malignes (cette seconde partie sera publiée en septembre 2013).
Réalisée à partir des données des registres des cancers du réseau Francim, la 1re partie porte sur 925 242 cas de cancers recensés dans 21 départements couverts par les registres participant à l’étude. Elle fournit les estimations nationales actualisées d’incidence et de mortalité (tous types de cancers confondus) ainsi qu’u
ne analyse des tendances entre 1980 et 2012 pour 19 localisations (15 pour les hommes et 17 pour les femmes) de tumeurs solides invasives. Toutefois, les chiffres présentés dans ce communiqué concernent l’ensemble des cancers : les 19 tumeurs solides objet de la 1re partie de l’étude ainsi que tous les autres cancers.
La mesure et le suivi des indicateurs d’incidence et de mortalité sont essentiels pour l’ensemble des acteurs et décideurs de santé publique pour leur permettre de mettre en œuvre des politiques de santé adaptées aux besoins de la population.

Principaux chiffres

Incidence en 2012

En 2012, le nombre de nouveaux cas de cancers en France métropolitaine est estimé à 355 000 (200 000 chez l’homme et 155 000 chez la femme) :

·                                 le cancer de la prostate reste de loin le cancer le plus fréquent chez l’homme (56 800 nouveaux cas par an) devant le cancer du poumon (28 200 nouveaux cas) et le cancer colorectal (23 200 nouveaux cas) ;

·                                 le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme (48 800 nouveaux cas par an), devant le cancer colorectal (18 900 nouveaux cas) et le cancer du poumon (11 300 nouveaux cas).

Mortalité en 2012

En 2012, le nombre de décès par cancer en France est estimé à 85 000 chez l’homme et 63 000 chez la femme, soit au total 148 000 décès :

·                                 le cancer du poumon se situe au 1er rang chez l’homme (21 300 décès par an) devant le cancer colorectal (9 200 décès) et le cancer de la prostate (8 900 décès) ;

·                                 le cancer du sein est la 1re cause de décès par cancer chez la femme (11 886 décès par an). Le cancer du poumon se positionnedésormais au 2e rang (8 700 décès par an) devant le cancer colorectal (8 400 décès).

Grandes évolutions 1980-2012

Le nombre de nouveaux cas de cancers a considérablement augmenté entre 1980 et 2012 chez l’homme comme chez la femme (respectivement +107,6 % et +111,4 %)……

 

Concernant la mortalité, entre 1980 et 2012, le nombre de décès par cancer a augmenté de 11 % chez l’homme et de 20,3 % chez la femme……..

 

 

Le communiqué complet :

http://www.invs.sante.fr/Espace-presse/Communiques-de-presse/2013/Evolution-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-entre-1980-et-2012

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 22:28
Pourquoi
aucuns contrats locaux de santé
n’ont-ils été mis en place au nord-ouest 77 ? 
 
Ce type de contrat peut être mis en place à l’initiative
 de l’agence régionale de santé,
ou de collectivités territoriales
(communes, collectivités de communes ...)
ce qui se fait ailleurs
A Coulommiers 
 
 A Meaux
Paru sur le site « le courrier des maires et des élus locaux » :
Mettre en place un contrat local de santé

par Le Courrier

Les contrats locaux de santé sont des outils de territorialisation de la politique de santé qui déclinent les priorités du projet régional de santé au niveau local en tenant compte des besoins identifiés sur leur périmètre d’intervention.

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Cet article fait partie du dossier:

L'aménagement sanitaire contre les déserts médicaux

 

Créés par la loi HPST du 21 juillet 2009, les contrats locaux de santé (CLS) participent à la réduction des inégalités territoriales et sociales de santé. Ils permettent de mieux coordonner les actions sur les territoires vulnérables, volontaires pour un engagement contractuel. Ils portent sur la promotion de la santé, la prévention, les politiques de soins, l’accompagnement médico-social, les déterminants de la santé.

Les élus locaux peuvent être à l’initiative d’un CLS, tout comme l’agence régionale de santé (ARS).

1. S’appuyer sur la stratégie de santé régionale

Le contrat local de santé (CLS) s’envisage comme une déclinaison du projet régional de santé (PRS) sur un territoire donné (quartier, ville, pays, communauté de communes, etc.). Il s’appuie donc sur les objectifs inscrits dans ce projet et dans ses schémas régionaux de mise en œuvre (prévention, organisation des soins, organisation médico-sociale). L’ARS, qui établit le PRS et avec laquelle est obligatoirement conclu le CLS, est un partenaire incontournable pour la mise en place d’un CLS.

2. Initier un contrat local de santé (CLS)

L’initiative appartient  à l’agence régionale de santé ou à la collectivité territoriale. Elle peut aussi résulter d’une volonté commune de ces deux acteurs. Mais quel que soit le cas de figure, l’engagement local est nécessaire.

Dans ce but, la loi incite à ce que le contrat soit signé par le ou les principaux élus de la ou des collectivités impliquées afin de conférer à la démarche un portage politique fort, sachant que les signataires sont considérés comme les porteurs du CLS et les principaux financeurs.

En fonction des dimensions du CLS, en particulier si celles-ci sont interdépendantes de politiques relevant de services déconcentrés de l’Etat, le préfet sera également signataire du contrat.

3. Articuler le CLS avec les dispositifs locaux

Le CLS n’a pas vocation à se substituer aux dispositifs locaux de santé en place, à l’image des ateliers santé ville (ASV), des volets «santé» des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) ou des démarches ville-santé du réseau OMS. Au contraire, comme le précise un document de travail de l’ARS Ile-de-France, le CLS «vise à mieux articuler le PRS et ces démarches locales de santé» et permet de favoriser une meilleure coordination des actions de proximité……

4. Définir le territoire du CLS

Le territoire choisi pour le CLS correspond généralement à celui de la collectivité signataire, commune, agglomération, communauté de communes, etc. En milieu rural, il pourra correspondre à des territoires tels que les pays. Un CLS peut également être décliné sur le périmètre de démarches préexistantes, type ASV, ou sur des zones vulnérables qui nécessitent le renforcement des mesures de promotion et prévention de la santé , et/ou qui affichent des indicateurs sociosanitaires défavorables.

Le niveau de vulnérabilité d’un territoire peut être estimé à partir d’indicateurs classiques (taux de chômage, minima sociaux, etc.), de données concernant le vieillissement, l’offre de soins sur le territoire (nombre d’établissements, d’opérateurs de premiers recours, acteurs de la prévention, etc.).

Ne pas négliger de mettre à profit les données recueillies lors d’un diagnostic territorial de santé, ainsi que les enquêtes des observatoires régionaux de santé (ORS).

5. Définir des thématiques

La loi HPST prévoit que les CLS portent sur la santé au sens large :

• promotion de la santé,
• prévention,
• politiques de soins
• accompag
nement médico-social, au titre de la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

Au-delà, il s’agit de définir les thématiques du CLS en tenant compte des priorités du PRS, et des enjeux de santé jugés prioritaires au niveau local…..

6. Mettre en place un plan d’actions

Afin d’organiser leur mise en œuvre concrète, les axes prioritaires du CLS seront déclinés dans un plan d’actions. Certaines d’entre elles peuvent déjà être engagées avant le lancement du CLS, en particulier dans le cadre de démarches locales de santé , ou seront renforcées pour mieux répondre aux objectifs du PRS.

Ce plan liste l’ensemble des actions déterminées au préalable par les signataires, évalue les enjeux relatifs à chacune d’entre elles (en termes qualitatifs et quantitatifs), leur faisabilité, en prévoit le calendrier, les objectifs attendus, ainsi que les partenaires à mobiliser…….

7. Identifier les partenaires

Le CLS va être porté principalement par les signataires du contrat : ARS et collectivité principalement, auxquels s’ajoutent, selon le périmètre et les objectifs, le représentant de l’Etat et/ou des institutions types CPAM. Outre les signataires, il est important d’associer les acteurs sur qui repose la réalisation du contrat, à l’image des professionnels de santé , des institutions (organismes de protection sociale), des associations (d’usagers notamment), des réseaux, des filières de soins, des centres hospitaliers…

Ces partenaires pourront ainsi être associés à la démarche soit pour leurs compétences et leur rôle (mise à disposition de ressources, partage de méthodologie, etc.), ou en tant que porteurs d’actions.

8. Mobiliser des moyens pour le CLS

Le CLS ne fait pas l’objet d’un financement supplémentaire et/ou dédié au niveau national : il est donc financé dans le cadre des enveloppes des ARS et grâce aux moyens mis à disposition par les signataires.

L’ARS-IDF insiste « sur la nécessité de recenser et de valoriser dans le CLS l’ensemble des financements déjà mis à disposition sur un territoire donné dans le but de réaffirmer et pérenniser l’intervention de l’ARS sur ce territoire ». Différentes ressources peuvent être mobilisées : financements de l’ARS, de la collectivité signataire, du régime local d’assurance maladie, de budgets relevant des politiques déconcentrées de l’Etat (politique de la ville, lutte contre les toxicomanies…), et moyens déjà mis en œuvre dans le cadre de démarches locales de santé .

9. Assurer le pilotage

Sachant que le CLS est élaboré de manière conjointe entre les cosignataires, au premier rang desquels l’ARS et les collectivités territoriales, il apparaît judicieux de désigner une « équipe projet » composée de représentants de chaque institution contractante dont la mission principale sera d’assurer le portage et le pilotage de l’ensemble des travaux pendant la phase d’élaboration.

Un coordinateur CLS peut par exemple être identifié au sein de l’ARS, tandis qu’au niveau de la collectivité il peut s’agir d’un animateur territorial (ASV, pays, ex-GRSP, etc.), d’un coordinateur de la politique de la ville, etc. En fonction de l’importance du CLS, une instance de concertation plus large peut être mise en place et des groupes de travail installés sur les différentes thématiques.

Lorsque plusieurs CLS sont mis en œuvre au niveau départemental et régional, il peut être intéressant d’échanger sur les bonnes pratiques de chacun, voire de mutualiser certaines actions.

10. Prévoir des modalités de suivi et d’évaluation

Afin de suivre les phases d’élaboration et de mise en œuvre des actions du CLS, il importe de prévoir des indicateurs de suivi, définis entre les signataires, ainsi que des indicateurs de résultats et de réalisation associés à chacune des actions inscrites dans les CLS.

Ces outils contribueront ainsi à évaluer la pertinence des objectifs fixés dans le CLS (est-ce que l’on répond aux besoins de santé prioritaires du territoire et à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ?) et l’efficacité des actions.

L’évaluation devra être prévue conjointement par les signa­taires du CLS, avant la signature du contrat, et pourra ensuite être formalisée dans les fiches actions.

Il n’existe pas de modèle type de CLS, mais les moda­lités d’élaboration d’un CLS ont fait l’objet d’une de travaux conduits avec des ARS ­pilotes (Bretagne et Poitou-Charentes) qui ont permis d’identifier les grandes phases de la démarche, déclinées en étapes et activités à conduire conjointement par les agences, les signataires et les partenaires. Un «kit méthodologique du contrat local de santé » peut être téléchargé sur le site de l’association Elus, santé publique et territoires. Ce kit est également disponible sur des sites d’agences régionales de santé,notamment celles d’Ile-de-France.

 

 Emmanuelle Chaudieu

http://www.courrierdesmaires.fr/8210/mettre-en-place-un-contrat-local-de-sante/

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 14:14

 

 

espérance de vie en idf

 

 

Où en est-on plus de 10 ans

 après la fermeture du CEA de Courtry-Vaujours

dans ces deux départements du 93 et 77

où l'espérance de vie est le plus faible d'Ile de France ?

 

Adenca avait demandé

une étude sanitaire au nord-ouest 77 autour de tous ces sites à risques

sa demande a été refusée 

 

Mais dans l’Ouest Parisien, département des Yvelines,

 où l’espérance de vie est la plus élevée d’Ile de France

la demande d’étude sanitaire a été acceptée

et est en cours de réalisation.

 

Les élus des Yvelines

 travaillent-ils plus en concertation avec les associations

et soutiennent-ils plus fermement leurs demandes ?

A vous de juger

 

 

 

Paru sur le site de l’Assemblée nationale :

 

N° 2516 
ASSEMBLÉE NATIONALE 
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 
ONZIÈME LÉGISLATURE 
Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 27 juin 2000. 
PROPOSITION DE RÉSOLUTION

visant à la création d'une commission d'enquête relative aux expérimentations nucléaires réalisées au centre d'études du commissariat à l'énergie atomique de Vaujours-Courtry ainsi que sur les mesures propres à réduire les risques pour les habitants et l'environnement.

(Renvoyée à la commission de la production et des échanges, à défaut de constitution
d'u
ne commission spéciale dans les délais prévus par les articles30 et 31 du Règlement.) 
présentée 
par MM. André ASCHIERI, Noël MAMÈRE, Mme Marie-Hélè
ne AUBERT, MM. Yves COCHET et Jean-Michel MARCHAND, 
Députés.

Energie et carburants. 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs, 
Des expérimentations nucléaires commandées sous la IVRépublique et poursuivies sous la Ve République ont été effectuées dans le plus grand secret entre 1955 et 1960 au centre d'études du commissariat à l'é
nergie atomique de Vaujours-Courtry. 
Dans ce fort construit après la guerre de 1870, des spécialistes, procédant à des tirs de simulation, ont mis au point la partie explosive de la première bombe atomique française, " gerboise bleue ", qui explosera en 1962 à Regga
ne dans le Sahara algérien. 
Le Gouver
nement a décidé de fermer le site militaire de Vaujours en 1997. L'Office pour la protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), chargé d'effectuer des contrôles, concluait en 1998 que le niveau minimum d'assainissement de la radioactivité résiduelle fixé par la direction générale de la santé était conforme pour accueillir des activités industrielles. 
Or, à la veille de la mise en vente du site, les résultats de cette enquête sont très préoccupants pour les populations. Le préfet de Sei
ne-Saint-Denis a même imposé des servitudes tendant à interdire la construction d'écoles, de logements ou de centres aérés. 
La prise de conscience du danger potentiel d'u
ne exposition excessive aux rayonnements ionisants a conduit des autorités scientifiques indépendantes comme la commission internationale de protection radiologique (CJPR), créée en 1928, à fixer des normes réglementaires pour les limites de doses. En France, les normes légales de radioprotection qui s'inspirent des normes européennes donnent une limite de 1 millisivert par an. Or, la dose reçue à Vaujours s'élève aujourd'hui à 1,6 millisivert par an. 
Les expositions à des doses plus ou moins élevées de rayon
nements ionisants peuvent avoir des effets à long terme sous la forme de cancers et leucémies. Des experts médicaux ont justement constaté que les populations autours du centre présentent des affections de la thyroïde (caractéristiques d'une irradiation) plus importantes qu'ailleurs. 
Il est possible que cela provien
ne des explosions effectuées à l'air libre entraînant la projection de particules d'uranium radioactives à l'extérieur du fort. 
Il semble que l'impartialité qui doit normalement entourer toute enquête de ce type - du moins la séparation de l'évaluation et de la gestion du risque - n'a pas été respectée, au regard de la composition de la commission d'enquête. 
Au-delà d'u
ne contre-expertise, une étude épidémiologique visant à déceler tout risque pour la santé publique doit être mise en place et devra définir sur un plan géographique les populations concernées. Parallèlement, une étude d'impact sur l'environnement du site et des villes environnantes devra être réalisée, la nouvelle législation l'impose. 
Pendant plus de cinquante ans, cultivant le secret défense, les autorités ont délibérément caché les risques que comportent de telles expériences ; le secret étant malheureusement l'écran que l'on oppose aux citoyens et à son légitime désir d'information sur des sujets aussi lourds que le nucléaire. 
C'est pourquoi nous demandons que soient ouvertes les archives du commissariat à l'é
nergie atomique et du ministère de la Défense sur ce sujet afin d'informer les populations. 
Le principe de précaution tend à s'imposer en Europe dans les domai
nes de l'environnement et de la santé. Prévention et précaution sont les deux facettes de la prudence qui s'impose dans toutes les situations susceptibles de créer des dommages, particulièrement dans des domaines qui, comme le nucléaire militaire ou civil, engage les générations futures pour des milliers d'années. 
L'application du principe de précaution requiert des dispositifs à la fois fiables et transparents. L'impartialité des enquêtes est donc doublement nécessaire. 
Enfin, il paraît souhaitable que Vaujours et les villes environnantes soient inscrites sur la liste nationale des sites pollués. 
U
ne commission d'enquête permettra de mettre en lumière les conditions dans lesquelles ont été prises, sans mesures de protection, les décisions d'expérimentations. Elle établira également les risques éventuels de contamination et les effets de ceux-ci sur la santé, permettant ainsi à l'Etat de prendre les mesures qui s'imposent. 
Sous le bénéfice de ces observations, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs, d'adopter la proposition suivante.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION 
Article unique

En application des articles 140 et suivants du Règlement, est créée une commission d'enquête parlementaire de vingt-cinq membres relative aux conséquences des expérimentations nucléaires réalisées au centre d'études du commissariat à l'énergie atomique de Vaujours-Courtry ainsi que sur les mesures propres à réduire les risques pour les habitants et l'environnement. 
2516 - Proposition de résolution relative aux expérimentations nucléaires réalisées au centre d'études du commissariat à l'é
nergie atomique de Vaujours-Courtry (commission de la production)


© Assemblée nationale

 

http://www.assemblee-nationale.fr/11/propositions/pion2516.asp

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 09:49

 

 

Ce qui se fait ailleurs en région PACA 

 

Pourquoi la région Ile de France ne finance pas de telles actions, au nord-ouest 77, dans le secteur le plus impacté par les décharges, industries polluantes et sites Seveso d’Ile de France ?

 

Pourtant l’Ile de France

connaît bien la Seine et Marne 

quand il s’agit d’y envoyer ses ordures !

 

 

 

Paru sur le site institut ecocitoyen :

Santé environnementale :

Comptage des pathologies

Le comptage des pathologies s’établit à partir des données de l’ORS PACA - notamment des diagnostics locaux de santé - complétées par les observations des médecins participant au réseau MILES pour la caractérisation des pathologies environnementales diagnostiquées sur le territoire de Ouest Provence.

Ces deux sources de données renseignent d’une part sur la base des informations des caisses de santé, et d’autre part sur la base d’observations plus qualitatives permettant de repérer un nombre anormalement élevé de certaines pathologies en fonction du nombre d’habitants sur la zone considérée.

Il s’agit, par ces deux démarches complémentaires, d’établir un constat général de santé sur le territoire de Ouest provence, et de préciser cette connaissance par des données s’appliquant à des populations exposées aux pollutions d’origine à la fois industrielle, logistique, agricole et tertiaire.

http://www.institut-ecocitoyen.fr/spip.php?article38

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 11:08

 

 

Pour extrait article de l’Institut écocitoyen(1)

« La santé environnementale : l’effet de l’environnement sur la santé publique s’observe par le biais du comptage des pathologies et par l’établissement de profils individuels d’exposition. 
Ce dernier volet permet de constater l’état de santé de la population, de caractériser les pathologies observées en fonction de leurs origi
nes environnementales probables en tentant de lier les observations sanitaires aux mesures des différentes contaminations »

 

Pourquoi en Seine et Marne,

dans le département

 où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France

ne fait-on pas ce type d’études ?

 

Pas d’études santé environnementale = pas de problèmes ?

A vous de juger 

 

(1) Article  complet de l’institut écocitoyen :

Pollutions et Santé

Le territoire intercommunal de Ouest Provence abrite depuis 40 ans une zone industrielle et portuaire d’importance majeure à l’échelle européenne, composée de sites sidérurgique, chimique et pétrochimique, de centres de traitement des déchets, de terminaux méthaniers et de centrales de production d’électricité.

A ces activités industrielles s’ajoute une composante logistique engendrant de forts trafics routier et maritime. Enfin, le territoire de Ouest Provence conserve une activité agricole notable.

Il en résulte la combinaison de nombreuses sources de pollutions diversifiées touchant tous les compartiments environnementaux, soit directement en affectant la qualité de l’air et du milieu marin, soit indirectement par redéposition ou transfert de polluants.

La connaissance des pollutions consiste à mesurer l’état de contamination des milieux naturels par des substances polluantes, et à connaître les effets de ces contaminants sur l’homme et sur l’environnement. Les activités scientifiques de l’Institut Ecocitoyen se déclinent selon trois types d’approche :

L’observation de l’environnement vise à mesurer la contamination des milieux naturels par des composés polluants, afin de caractériser l’état environnemental du territoire et son évolution. Ce volet se fonde sur l’étude Aigrette, réalisée à l’initiative du SAN Ouest Provence, sur l’ensemble des compartiments. Les études conduites par l’Institut Ecocitoyen complètent et développent cette connaissance de l’état de l’environnement

L’étude de la toxicité des polluants : les conséquences des polluants sur l’environnement et sur la santé humaine sont abordées par l’étude de la toxicité des composés (effets et mode d’exposition) et par la connaissance de leur devenir (accumulation, transfert d’un compartiment à l’autre, métabolisation). 
Ce volet de la connaissance permet de traduire les taux mesurés en risques pour les milieux, d’évaluer la bioaccumulation de certains polluants et de caractériser la dangerosité des composés pris en compte.

La santé environnementale : l’effet de l’environnement sur la santé publique s’observe par le biais du comptage des pathologies et par l’établissement de profils individuels d’exposition. 
Ce dernier volet permet de constater l’état de santé de la population, de caractériser les pathologies observées en fonction de leurs origi
nes environnementales probables en tentant de lier les observations sanitaires aux mesures des différentes contaminations.

http://www.institut-ecocitoyen.fr/spip.php?rubrique3 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 16:22

 

 

Extrait article journal de l’environnement :

L’Ineris présente une nouvelle cartographie des points noirs environnementaux

Le 22 novembre 2011 par Geneviève De Lacour 

« Comment identifier et gérer les zones géographiques françaises surexposées à des substances toxiques? L’Ineris travaille sur un outil d’évaluation qui représente graphiquement l’exposition des populations à un environnement dégradé. L’outil, totalement novateur, présenté ce matin 22 novembre, a été testé en Picardie et pour la région Nord-Pas-de-Calais, mais ne devrait être fonctionnel sur tout le territoire qu’en 2013….. »

http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-ineris-presente-une-nouvelle-cartographie-des-points-noirs-environnementaux,26073

 

§§§§


 

D’après les informations recueillies ces experts s’appuieraient sur les diverses études réalisées, les divers sites pollués répertoriés…

 

Il est plus que certain que le Nord-Ouest Seine et Marne, secteur très pollué mais  privé d’études sanitaires et autres, de points de contrôles de pollution , du bruit…. risque de ne pas entrer dans les critères appliqués par les experts.

 

 

Pas d’études = pas de problèmes 

 

 

 


espérance de vie en idf

 

 

La logique aurait voulu que la 1ère étude sanitaire d’Ile de France se fasse en Seine et Marne dans le département où l’espérance de vie est la plus faible de cette région , mais pas du tout ,  savez-vous où l’étude est faite, c’est dans les Yvelines, dans le département où l’espérance de vie est la plus élevée de l’Ile de France.

http://www.spi-vds.org/francais/documentations/COPIL161012/4EMECOPIL.pdf

 

Adenca l’avait demandé pour le Nord-Ouest 77 mais les « décideurs » n’ont pas accepté.

 

Trouver de l’argent  pour faire des études en   Seine et Marne

est toujours mission impossible,

alors en période de crise

vous n’y pensez pas !

 

 

 


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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 17:04
Paru sur le site Cancer et environnement :
Pollution de l'eau et risque de cancer

Introduction

La pollution de l’eau peut être d’origine naturelle, ou provenir d’activités humaines. Elle peut être de nature microbiologique (présence de bactéries, virus ou parasites) ou chimique. Selon l’Institut de veille sanitaire, en dehors des intoxications ponctuelles, la plupart des pathologies potentiellement observables dues à la pollution chimique de l’eau de distribution sont des cancers qui résultent d’une exposition à chronique (plus de 10 ans) à cette pollution (InVS, 2008). 

Parmi les nombreux polluants pouvant être présents dans l’eau consommée, certains sont des substances cancérogè
nes avérés, comme l’arsenic inorganique, d’autres sont des cancérogènes suspectés, comme les sous-produits de désinfection et les nitrates (Cantor, 2010). Les pesticides relargués dans l’eau sont également suspectés de jouer un rôle dans l’apparition de certains cancers.

http://www.cancer-environnement.fr/380-Eau.ce.aspx

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:44

 

Comme dans  chaque réunion où ils sont invités

  les bénévoles associatifs de Seine et Marne

pointent les  problèmes

de ce département

 

 

Compte-rendu forum Agence Régionale de santé du 27/2/2013

Santé et Aménagement des territoires franciliens :

Comment agir ensemble

 

 

Intervention d’un représentant du collectif santé Marne et Chantereine 

« Un habitant de Seine-et-Marne pointe à nouveau les fragilités de son département (88e pour la densité de médecins généralistes, 94e pour le taux de lits dans leshôpitaux). Le nouvel hôpital de Marne-la-Vallée serait sous dimensionné (500 lits en médecinegénérale), tandis que les cliniques de Chelles, Pontault-Combault ou Lagny ont fermé. »

 

Intervention de la représentante de NE77 :

 « Enfin, une personne de Seine-et-Marne expose les risques sanitaires encourus dans son département : nombreuses décharges et incinérateurs, sites « Seveso », nuisances d’aéroports… L’espérance de vie y est la plus faible d’Île-de-France » 

 

http://www.ars.iledefrance.sante.fr/fileadmin/ILE-DE-FRANCE/ARS/8_Democratie-Sanitaire/Forum-Sante-Amenagement/Demo_SYNTHESE_FORUM-31_juillet_2013.pdf

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 09:14
LA PLUS IMPORTANTE ZONE INDUSTRIELLE DE L’EST PARISIEN :
Mitry-Compans
qui possède 7 sites Seveso dont 3 à hauts risques
possède également
2 centrales d’enrobage bitume
 
 
 

CIFA

77290

MITRY MORY

Autorisation

Non-Seveso

MPRO METROPOLITAINE des PRODUITS ROUTIER

77290

MITRY MORY

Autorisation

Non-Seveso

 
Paru dans le journal de l’environnement :
Le bitume est un produit cancérogène selon l’Anses

Le 11 septembre 2013 par Marine Jobert

>  , ,

Le bitume, formulé pour chaque usage, présente des composés chimiques très différents.

C’est une expertise attendue par les industriels et par tous les travailleurs du bitume, qui manient chaque jour cette pâte noire et visqueuse aux vertus multiples et aux compositions secrètes. L’expertise de l’Anses, consacrée à l’évaluation des risques sanitaires de l’utilisation professionnelle du bitume est sans appel: il existe un risque sanitaire, qu’il est difficile toutefois de quantifier.

On les voit au cul des camions remplir leur sceau de bitume fumant pour le jeter sur la chaussée nue, où des collègues armés de râteaux appliqueront la pâte visqueuse et noire d’un geste précis et rapide, avant qu’il ne se fige. Ils portent presque tous des gants, très rarement des masques. Ils sont parmi les travailleurs les plus exposés aux émanations toxiques de bitume, ces résidus de raffinage du pétrole, mélanges de composés chimiques nombreux et variés auxquels l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de consacrer un rapport d’expertise collectif. Cette évaluation des risques sanitaires liés à l’utilisation professionnelle des produits bitumineux et de leurs additifs fait suite, en 2011, au classement par le centre international de recherche sur le cancer (Circ) des bitumes routiers dans la catégorie 2B -cancérogène possible- et des bitumes employés sur les toits (5% des usages) en 2A -cancérogène probable- et à la condamnation, en 2012, de la société Eurovia (groupe Vinci) pour «faute inexcusable» suite à la mort d’un ouvrier du bitume, atteint d’un cancer de la peau. Après des visites sur le terrain, des entretiens avec les parties prenantes et une analyse de la littérature scientifique sur le sujet, les experts concluent «à l’existence d’un risque sanitaire associé à une exposition aux liants bitumineux et à leurs émissions». Mais ils considèrent qu’il «n’est pas possible, l’état actuel des connaissances, de quantifier ce risque». Ils préconisent de «réduire les expositions aux émissions de liants bitumineux et d’assurer un suivi médical approprié des travailleurs».

 

Secret industriel

Sous le vocable de bitume, des centaines de formulations chimiques, classées confidentielles par les industriels. «L’identification et la quantification des composés présents dans les produits bitumineux sont techniquement très difficiles et ne sauraient être exhaustives», prévient l’Anses, qui a donc préféré exclure une approche substance par substance au profit d’une analyse des données disponibles dans la littérature considérant la substance bitume dans sa globalité. Les émissions générées lors de l’utilisation de ce liant –sur route ou pour l’isolation de toitures- varient grandement selon le procédé de mise en œuvre, la nature des produits utilisés ainsi que le type de travail effectué. Principales émissions: des particules en suspension dans l’air contenant des molécules organiques peu volatiles, des vapeurs contenant des molécules organiques plus volatiles et de gaz tels que le sulfure d’hydrogène. «Parmi les composés identifiés dans les bitumes et leurs émissions, certains sont classés cancérogènes par le CIRC et/ou classés comme substances cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques (CMR) et/ou dangereuses par l’Union Européenne», note l’Anses.

 

Effets respiratoires

Premier impact, immédiat, sur l’homme: des irritations oculaires set respiratoires aigues (risques d’asthme et de broncho-pneumopathie chronique obstructive et une augmentation des marqueurs inflammatoires au niveau pulmonaire), liés à une exposition aux fumées de bitumes. Une mortalité par pathologies respiratoires a été mise en évidence. Les effets cutanés sont peu documentés, même si le contact des émissions avec la peau des travailleurs suivi d’une résorption cutanée «constitue une voie d’exposition non négligeable», d’autant que sont employées des émulsions (à 40-60°C), comprenant «des tensioactifs susceptibles d’augmenter la perméation cutanée».

 

Effets cancérogènes

A bien plus long terme, l’Anses note qu’«une association positive a été observée entre les expositions professionnelles aux liants bitumineux et à leurs émissions, et l’apparition de cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures (cavité buccale, pharynx, œsophage et larynx) chez les travailleurs lors de la pose de produits d’étanchéité ou lors de l’asphaltage». Le travail mené en 2011 par le Circ, a abouti à la réévaluation de la dangerosité du bitume, puisque la cancérogénicité aux bitumes oxydés et leurs émissions lors de la pose de produits d’étanchéité a été classée par le CIRC en catégorie 2A, cancérogène probable et que la cancérogénicité aux produits bitumineux et leurs émissions lors de la pose d’enrobés à base de bitumes routiers ou lors de l’asphaltage à base de bitumes durs ont été classées par le CIRC en catégorie 2B, cancérogène possible.

 

Moins chaud, plus toxique

Les pratiques évoluent, mas pas forcément dans le sens d’un mieux disant sanitaire. Exemple : si la température a un impact fort sur l’émission de fumée, la tendance générale actuelle dans l’évolution des pratiques professionnelles «est à la diminution des températures d’application des produits bitumineux», note l’Anses. Une tendance de bon aloi, mais dont les effets pourraient être contrecarrés par l’incorporation d’agents plastifiants (additifs organiques fluidifiants), le moussage, etc. pour compenser une partie des effets de cette baisse de température sur la maniabilité de la préparation. «Or, les impacts potentiels sur la composition des émissions générées et sur l’intensité de transfert percutané en cas de contact, donc sur la santé des travailleurs, ne sont pas connus», écrit l’Anses.

 

D’autres facteurs de risques

Evidemment, les travailleurs sont exposés à d’autres facteurs de risque et potentiellement responsables d’effets sanitaires, précisent les experts de l’Anses, comme les rayonnements UV, la co-exposition avec des particules (notamment d’émissions de moteur diesel), le contact avec des matériaux ou pièces chaudes pouvant occasionner des brûlures, la manutention de charges, la répétitivité des gestes, les postures pénibles, l’exposition aux vibrations, le lavage des mains avec des solvants dangereux (gasoil ou autres), le bruit, etc…

 

Raboter et recycler: activités à risques

Deux activités présentent des risques d’exposition supplémentaires: les activités de rabotage et de recyclage, effectuées sur d'anciens revêtements routiers, où l’on décèle notamment de l’amiante susceptible de libérer des fibres, de la silice, mais aussi des goudrons et leurs dérivés, des matériaux secondaires, des fluxants, des polymères, des additifs, d’anciens bitumes soufrés susceptibles d’émettre des CAP ou des COV. «Ces deux activités sont donc susceptibles d’exposer les travailleurs à des émissions potentiellement dangereuses et doivent faire l’objet d’une surveillance particulière et renforcée». D’autant plus dans une période propice aux réductions budgétaires.

 

Des mesures de protection

L’Anses édicte toute une série de mesures collectives -privilégier les émulsions de bitume permettant la réduction des fumées émises en travaillant «à froid» en dessous de 60°C ou substituer les produits de nettoyage des outils et/ou des mains dangereux- ou de mesures individuelles -vêtements de travail propres avec manches et jambes longues, port de visière ou lunettes, chapeau ou casque-, sans oublier  de s’adresser ) la médecine du travail. Celle-ci est encouragée à assurer «une veille active sur les effets sanitaires respiratoires mais également cardiovasculaires, immunotoxiques, neurotoxiques, en lien avec une exposition des travailleurs aux liants bitumineux.» Les fabricants de produits bitumineux sont invités mettre à disposition des fiches de données de sécurité actualisées et à engager la réflexion sur les effets respiratoires. Enfin, les pouvoirs publics sont incités à «mettre en place des études épidémiologiques concernant les cancers cutanés en lien avec une exposition aux émissions de liants bitumineux», ou encore à «mettre en place des actions de recherche sur la composition et la toxicité des liants bitumineux mis en œuvre, avec le maximum de transparence de la part des professionnels afin de pouvoir évaluer l’impact sanitaire de certaines formulations (bitumes polymères, enrobés tièdes, émulsions, etc.) et des différents grades de bitumes utilisés».

 

3 millions de tonnes par an

L’enjeu économique du secteur n’est pas mince, puisque la consommation moyenne annuelle française de bitume est estimée à plus de 3 millions de tonnes, dont plus de 90 % sont consacrés aux applications routières (majoritairement l’entretien des voies existantes). Les 10% restants concernent les applications industrielles (activités d’étanchéité et d’isolation).  Les domaines d’activités impliquant ce matériau comptent de nombreuses professions et emploient un nombre important de travailleurs.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-bitume-est-un-produit-cancerogene-selon-l-anses,36397?xtor=EP

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