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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 15:12

Paru sur le site Yonne Lautre :

 

Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer de François Hollande
7 février 2014, par Yonne Lautre

Paris le 5 février 2014 - Communiqué de Presse du Rassemblement pour la Planète.

Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer de François Hollande

Péché par action ou par omission ? Pesticides, perturbateurs endocriniens, radiofréquences, pollution de l’air… Politiques, scientifiques, institutions internationales et associations les mettent en avant régulièrement comme des causes évidentes dans l’explosion du nombre de cas de cancer dans le monde. Mais François Hollande, qui vient d’exposer les grandes lignes du plan Cancer 2014-2018, n’en a pas vraiment parlé : volonté délibérée ou trouble de la concentration ?
Pour la seule année 2012, il y a eu 355.000 nouveaux cas et 148.000 personnes en sont mortes en France. Dans le monde, 14,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués et 8,2 millions de personnes en sont mortes. En 2025, il y aura 19,3 millions nouveaux cas par an sur toute la planète, prévoit le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), l’agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé sur le cancer : nouvelles données sur l’incidence, la mortalité et la prévalence du cancer dans le monde.

On se rappelle que la thématique Santé Environnement avait été tout simplement écartée de la dernière Conférence Environnementale. Le bébé avait été jeté avec l’eau du bain et le Rassemblement Pour la Planète dégagé sans façon pour éviter de faire trop de peine à certains lobbies.
Ceci explique sans doute que la stratégie nationale de santé, ne consacre pas une ligne à la qualité de l’air, à la qualité de l’eau potable, aux radiofréquences ou aux perturbateurs endocriniens ?

Les amicales pressions des industries des industries chimiques, de l’agro-alimentaire, de la téléphonie mobile, les constructeurs automobile etc. et leurs arguments économiques de très courts termes ont pris le dessus, une fois de plus, sur notre santé à tous.
Ainsi par exemple l’étiquetage transitoire des contenants avec du BPA pour les publics
sensibles, pourtant obligatoire en France depuis le 1er janvier 2013, n’a toujours pas été mis en œuvre.Le Circ a classé les ondes électromagnétiques comme cancérigènes possibles et la pollution au plan mondial comme cancérigène avéré.

Dans quel sens faut-il entendre le mot "plan" dans Plan Cancer ?

http://rassemblementpourlaplanete.org/


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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 14:33

 

 

 

 

Monsieur Claude EVIN

Directeur de l’Agence Régionale de Santé ARS Ile de France,

refuse de faire effectuer l’étude épidémiologique

demandée

par la collectivité de commune de Marne et Chantereine.

 

 

Mais qui est Monsieur Claude EVIN ?

 

Monsieur Claude EVIN est né en Loire Atlantique et a été de nombreuses années élu de ce département.

Il a été Ministre socialiste de la santé entre 1988 et 1991.

Il a été nommé par Nicolas Sarkozy en 2010 directeur de l’ARS Ile de France

C'est sous sa direction de l'ARS que l'hôpital de Lagny a été fermé.


 

Pour connaître sa biographie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_%C3%89vin

 

 

 Pour aller plus loin :

Les fermetures d’établissements de soins et la réorganisation des services de soins en Seine et Marne sous la direction de l'ARS par  M. Evin :

 

-Quand les médecins et l’administration de l’hôpital de Lagny vont à Canossa : entrevue avec C Evin à propos de la radiothérapie

https://groups.google.com/forum/#!topic/contactscollectif-sante/FilIx3Jo_0I

 

- La lettre du sénateur Billout

http://www.michelbillout.fr/Situation-des-hopitaux-de-Meaux.html

 

 

Paru dans le quotidien du Médecin :

3/01/2014 

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Le patron de l’agence régionale de santé d’Ile-de-France Claude Evin signe ce lundi dans le quotidien « Libération »une tribune titrée : « Système de santé : pour en finir avec les abus et les excès ».

Sur une double page, l’ancien ministre de la Santé explique par le menu les raisons pour lesquelles « il faut impérativement maîtriser » les dépenses d’assurance-maladie.

« Les abus et les excès qu’il nous faut combattre, précise-t-il, ce sont les dépenses inutiles, inadéquates, qui n’améliorent pas l’état de santé et ne permettent pas de prendre en charge les besoins mal couverts, voire pas couverts du tout. » 

Dans le viseur : les prescriptions inadaptées, les soins non pertinents, sans oublier l’organisation coûteuse de notre système de santé, qu’il faudra bien un jour ou l’autre « repenser ».

Il y a « urgence à passer à l’acte », conclut Claude Evin.

Cette tribune intervient alors que François Hollande a indiqué lors de ses vœux aux Français que la Sécurité sociale devait maintenant en finir avec les « excès » et les « abus ».

 

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/securite-sociale/claude-evin-veut-lui-aussi-en-finir-avec-les-abus-et-les-exces

 

 

Paru sur le site 20 minutes :

Sang contaminé: Evin relaxé

Publié le 5 mars 2006.

 

L’essentiel du dossier est définitivement clos. La Cour de justice de la République a rendu, hier, un non-lieu dans le volet de l’affaire du sang contaminé concernant Claude Evin, ministre socialiste de la Santé entre 1988 et 1991. Cette décision intervient après la relaxe, en 1999, de Laurent Fabius et Georgina Dufoix, et, surtout, le non-lieu général de trente personnes, prononcé en juin dernier par la Cour de cassation dans le volet non-ministériel. Claude Evin avait été mis en examen en 1999 pour « homicide involontaire ». Il lui était reproché de ne pas avoir organisé, lorsqu’il était ministre de la Santé, le rappel des personnes transfusées avant le 1er août 1985, date de l’entrée en vigueur du dépistage systématique du sida dans les dons sanguins.

http://www.20minutes.fr/article/20807/France-Sang-contamine-Evin-relaxe.php

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:32

 Réussite de la 1ère manifestation

sur la santé et l’environnement dans les départements 93 et 77

FORT DE VAUJOURS

La vérité

 

8.2.2014

 

Malgré une météo défavorable, les populations étaient venues manifester  pour connaître  la vérité sur la pollution  du fort de Vaujours et les risques sur leur santé.

 

Peu d’élus de Seine et Marne avaient fait le déplacement. A noter l’absence remarquée du député Maire de Claye-Souilly : Yves Albarello (UMP) et de la conseillère Générale du canton de Claye-Souilly : Michèle Pélabère (PS).

 

Il semblerait qu’un gouffre se soit créé entre les élus et les populations. Des élus qui se rendent aux réunions organisées par l’industriel Placoplatre mais qui n’étaient pas aujourd’hui aux côtés de leurs administrés. Ces élus ont-ils oubliés que leur préoccupation principale devrait être la santé et l’environnement ?

 

 

Après cette manifestation, rien ne sera plus comme avant, les élus devront tenir compte de vos demandes et ne pourront plus faire passer les emplois polluants avant votre santé.

 

 

 

                                  

 

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 14:10
Fort de Courtry/Vaujours 
Qui va réaliser les analyses « complémentaires » de radioactivité :
 
L’ASN
Autorité sureté nucléaire 
Une autorité administrative indépendante  ?
A vous de juger


Elle est dirigée par un collège de cinq commissaires qui définit la politique générale de l'ASN en matière de sûreté nucléaireet de radioprotection.
Les règles générales relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’ASN sont fixées par le règlement intérieur adopté par le collège et homologué par les ministres chargés de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.
Le collège est composé de cinq commissaires, dont le président de l’ASN. Ils sont nommés pour six ans, trois par le président de la République et un par le président de chaque assemblée parlementaire. Ces commissaires sont irrévocables 
Les moyens financiers

Au total, en 2012, le budget de l’Etat consacré à la transparence et au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France s’est élevée à 170,5 M€ répartis comme suit :

·                         - 75,6 M€ pour le budget de l’ASN

·                         - 84 M€ pour l’appui technique de l’IRSN à l’ASN

·                         - 10,6 M€ pour d’autres missions de l’IRSN

·                         - 0,15 M€ pour le fonctionnement du HCTISN.

Paru dans le Parisien 77 :
Fort de Vaujours : l’Autorité de sûreté nucléaire va mener des analyses

Grégory Plesse | Publié le 06.02.2014, 18h26 | Mise à jour : 21h25

Des analyses complémentaires de radioactivité seront réalisées « très rapidement, peut-être d’ici la fin du mois » par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au fort de Vaujours.

Des associations locales craignent en effet pour la santé des riverains, alors que Placoplâtre envisage d’ouvrir une carrière de gypse à ciel ouvert dans le secteur, à cheval entre la Seine-et-Marne (Courtry) et la Seine-Saint-Denis.

 
Le fort de Vaujours a été utilisé par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) jusqu’en 1997. C'est ici qu'ont été réalisées pendant quarante ans des expériences en détonique nucléaire, confiait ce jeudi matin Nicole Klein, la préfète de Seine-et-Marne, à la sortie d’une réunion destinée aux élus locaux, organisée par la société Placoplâtre et le CEA.

Nicole Klein a également indiqué que la prochaine Commission locale de concertation et de suivi (CLICS) préalable indispensable pour que Placoplâtre puisse déposer une demande d’autorisation d’exploiter aux services de l’Etat, se tiendrait en avril. Cette commission se compose de représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, des riverains, des associations, des exploitants et des salariés.

 

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/fort-de-vaujours-l-autorite-de-surete-nucleaire-menera-des-analyses-complementaires-06-02-2014-3566493.php

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 20:02

Exploitation du gypse


sur le site de l’ancien CEA de Courtry-Vaujours

 


Pour permettre à la multinationale St Gobain

 d’exploiter le gypse sur l’ancien site du CEA de Vaujours

  L’ETAT français va-t-il laisser

 vivre des populations autour de ce site ?

 


 

Afin de ne pas faire prendre de risque

 aux habitants

de cette frange de l’est parisien

ne serait-il pas plus sage de déplacer les populations

 et de créer une zone réservée aux multinationales :

carriers et exploitants de décharges n'autorisant pas la présence permanente de personnes ?

 

A vous de juger 

   

Paru sur le site Reporterre :

 

Ecologie

L’Etat français se prépare à l’accident nucléaire

HERVÉ KEMPF (REPORTERRE)

mercredi 5 février 2014

 

 

Les autorités se préparent à la possibilité d’un accident nucléaire grave, par un Plan qui vient d’être publiée. Eventualité à envisager : « Une zone de territoire peut se trouver polluée pour plusieurs décennies et, dans certains cas, n’autorisant pas la présence permanente de personnes ».


Un accident nucléaire grave est France est maintenant officiellement reconnu comme une possibilité à laquelle il faut se préparer : c’est le sens du "Plan national de réponse ’Accident radiologique ou nucléaire majeur’ " publié le 3 février par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité intérieur.

On est surpris que la nouvelle ait suscité peu d’échos. Mais c’est ainsi.

Ce plan, qui décline sur cent-dix-huit pages et huit scénarios la conduite à tenir en cas d’accident grave, est une nouvelle étape dans la lente reconnaissance de la vraisemblance du pire.

Tchernobyl, en 1986, n’avait pas fait broncher la nomenklatura nucléariste.

Les choses ont commencé à changer à la suite de la submersion partielle de la centrale du Blayais (Gironde), fin 1999 : la France était alors passé à deux doigts d’une catastrophe nucléaire.

Dans les années qui suivirent, la possibilité qu’un accident grave advienne commença à être officiellement envisagée : la France constituait en 2007 un"Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique" (Codirpa). Celui-ci a réfléchi aux "questions qui nécessitent une anticipation", par exemple, celle-ci :"Dans le cas où les pouvoirs publics retiendraient un éloignement des populations, du fait des doses susceptibles d’être reçues, le statut des territoires concernés devra être précisé : - l’éloignement des populations a-t-il le statut de simple recommandation ou entraîne-t-il une interdiction absolue de séjour ? – dans l’hypothèse où l’éloignement est impératif, comment s’assurer du respect de l’interdiction de séjour sur les territoires concernés ?" (Codirpa, Synthèse générale, document de travail, version du 21 novembre 2007 – il semble que ce document ne soit plus accessible sur internet).

La catastrophe de Fukushima, en 2011, allait encore faire avancer la prise de conscience du danger. Le directeur de l’IRSN (Institut de radioprotrection et de sûreté nucléaire), Jacques Repussard, indiquait ainsi début 2012 : « Nous devons accepter que l’impossible puisse se produire ».

Le plan actuel – qui émane d’un organisme de nature militaire – manifeste donc au grand jour ce à quoi il faut se préparer.

Il ne saurait être plus clair :

- en ce qui concerne la santé : « Un accident nucléaire non maîtrisé peut avoir des conséquences, du fait des effets immédiats de l’accident (décès, atteintes traumatiques, irradiation), mais aussi du fait des effets à long terme qui peuvent conduire à augmenter le risque de survenue de pathologies radio-induites (certains cancers par exemple) » ;

- en ce qui concerne la condamnation de certains territoires : « Une zone de territoire peut se trouver polluée pour plusieurs décennies et, dans certains cas, n’autorisant pas la présence permanente de personnes ». 

Les responsables politiques français devraient maintenant dire clairement si le maintien de l’appareil nucléaire du pays mérite qu’on prenne le risque de voir, comme en Biélorussie ou dans le nord du Japon, des milliers de kilomètres carrés du pays interdits à la vie humaine pour des décennies.

http://www.reporterre.net/spip.php?article5369

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:11

 

 

 

Exploitation de gypse sur l’ancien site

du CEA de Courtry-Vaujours

 

 

 

Réponse de Monsieur Philippe MARTIN  le Ministre de l’Environnement

à la question de Mme Aline ARCHIMBAUD, sénatrice EELV du 93

 

http://www.youtube.com/watch?v=XEh6scZclbc

 

 

Populations de Seine et Marne et Seine St Denis,

vous qui avez peur pour les risques de cette exploitation

sur votre santé

et celle de vos enfants

si cette réponse ne vous convient pas,

nous vous conseillons de le faire savoir à vos élus 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:33

 

Si on parlait de ces 2 enfants en bas âge qui viennent de passer leur 1er Noël sans leur maman, décédée quelques mois plutôt  à l’âge de 35ans d’un cancer et qui a vécu de nombreuses années à Fresnes sur Marne près de la décharge.

 

Si on parlait de ce petit garçon de 3ans, élevé à Villeparisis et atteint d’un cancer du rein, au chevet duquel la maman et la mamie se relaient en permanence pour l’aider à supporter ses séances de chimio et ses transfusions sanguines.

 

Si on parlait de ses enfants atteints de leucémie à Courtry et à Compans.

 

Si on parlait de cet ado, en chimio à l'hôpital de Meaux, si heureux de recevoir la visite de ses copains.

 

Si on parlait de ces enfants atteints de problèmes respiratoires et même parfois cardiaques, dont les problèmes s’estompent dès qu’ils quittent la région.

 

Si on parlait de cette dame de moins de 45 ans, habitante de Villeparisis, atteinte de son 2ème cancer et qui trop fatiguée a dû retourner vivre chez ses parents.

 

Si on parlait à Claye-Souilly de ces femmes atteintes de cancer du sein ou de ces hommes atteints de cancers de la prostate.....

 

Si on parlait de ces rues à Fresnes et à Villeparisis où on nous annonce un nombre de cancers élevé.

 

Associations

 « n’ameutez pas » la population,

laissez la situation se dégrader encore et encore

pour ne pas gêner les élus.

 

 

 

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 14:31
Paru sur le site Environnement 2B :
 
RADIOACTIVITE – La CRIIRAD porte plainte contre le CEA

Dans l’affaire de la contamination radioactive de Saint-Maur-des-Fossés, la CRIIRAD a décidé de porter plainte contre le centre CEA de Valduc en Côte d’Or. Le laboratoire indépendant évoque la violation de plusieurs prescriptions sanitaires et de dispositions du code de l’environnement.

La Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité a saisi le 8 décembre, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Créteil d’une plainte contre le Centre nucléaire de Valduc, en Côte d’Or, et contre toute personne, physique ou morale, dont l’instruction établirait la responsabilité dans la contamination des locaux et de l’environnement de la société 2M Process, à Saint-Maur-des-Fossés.

Malgré des investigations qualifiées de « lacunaires » des autorités de sûreté nucléaire, la CRIIRAD considère que les informations disponibles sont suffisantes pour caractériser la violation des prescriptions du code de la santé publique et du code du travail relatives à la prévention des risques sanitaires liés aux rayonnements ionisants ; la violation des prescriptions du code de l’environnement relatives à la gestion des matières radioactives ainsi qu’à la protection de l’air et de l’eau ; et enfin la violation des dispositions du règlement relatif au transport des matières nucléaires et radioactives.

http://www.enviro2b.com/2010/12/10/radioactivite-la-criirad-porte-plainte-contre-le-cea/

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:45

espérance de vie en idf

 

 

Pourquoi les populations meurent-elles

plus tôt

en Seine et Marne 

que dans les autres départements

d’Ile de France ? 

 

 

 

Etude Office Régional de Santé IDF Période 2007 à 2009

http://www.ors-idf.org/dmdocuments/2013/profil_77.pdf 

 

 

Pourquoi

le taux de mortalité générale en Seine et Marne 

est supérieur de 3%

à la moyenne nationale ?

 

Pourquoi

le taux de mortalité par cancer du sein

est supérieur à la moyenne nationale ? 

 

Pourquoi

les taux d’admission en Affections Longue Durée

diabète, maladies cardio-vasculaires et Alzheimer

sont supérieurs à la moyenne nationale ? 

 

Pourquoi

le taux de mortalité par cancer du poumon

est supérieur à la moyenne nationale ?

 

 

 

 

 Une étude sanitaire de zone a été engagée dans les Yvelines : Val de Seine, étude financée entre autres  par l’ETAT et le Conseil Régional Ile de France.

Pourquoi  cette même étude a été refusée dans le nord-ouest 77 dans le cadre du Plan Régional Santé environnement d’Ile de France (étude demandée par ADENCA)?

 

 

POUR AVOIR

LES REPONSES

A TOUTES CES QUESTIONS

NOUS VOUS CONSEILLONS DE CONTACTER VOS ELUS.

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:52

 

 
Paru sur le site Les Echos :

30/05/2013 | Unevoixoff | Autres | Lu 1383 fois | 4 commentaires

Amiante et Mediator : deux scandales sanitaires pour deux traitements médiatiques différents

LE CERCLE. Alors que se poursuit à Nanterre le procès du Mediator des laboratoires Servier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a confirmé la mise en examen de la société Eternit et de son ancien dirigeant ainsi que de quatre autres responsables. Mais cette décision et plus généralement le scandale de l’amiante passent inaperçus. 100 000 morts pour rien ?

Notre médiacratie dispose de ce quelque chose d’assez étonnant. On passe du superficiel ou spectaculaire au conflit majeur, au terrorisme, aux frasques d’un ancien ministre, du repentir à la confession dans une succession d’images et de sons dont on ne sait vraiment si, derrière ce bruit, il y a une logique, une ligne rédactionnelle, une envie de bien faire, ou de faire savoir et comprendre. Dans la profonde crise éthique et morale que traverse la presse française, crise dont il est difficile d’imaginer une sortie honorable pour les journalistes tant qu’ils n’auront pas repris le pouvoir économique de leurs entreprises de presse, le superficiel côtoie donc les drames humains.

Néanmoins chacun peut se demander pourquoi on parle un peu du procès du Mediator et pas du tout de la procédure en cours dans le scandale de l’amiante. Loin de nous l’idée de penser qu’il y aurait une sorte de parti pris contre une entreprise plus qu’une autre. Quoique... Quand on lit les différentes retombées du procès qui s’est ouvert à Nanterre contre les laboratoires Servier, nous serions en droit d’attendre une autre couverture médiatique du scandale de l’amiante.

Des conflits d’intérêts sans commune mesure 

En effet, dans l’affaire Mediator, 600 parties civiles, des lanceurs d’alerte comme Irène Frachon, un chiffre annoncé de 1 500 victimes environ sur les trente dernières années, deux procédures d’instruction (Paris et Nanterre), un quotidien comme le Figaro qui a radicalement affiché sa position contre Jacques Servier.

De l’autre, la cour d'appel de Paris qui a confirmé le 23 mai dernier, les mises en examen dans l'affaire Eternit, une des instructions du dossier amiante. Pourtant le caractère cancérogène de l'amiante est connu depuis les années 50, mais le premier décret réglementant son usage ne date que de 1977. En 2005, un rapport sénatorial avait accablé l'État pour sa "gestion défaillante" du dossier de l'amiante, jugé responsable par les autorités sanitaires de 10 à 20 % des cancers du poumon et qui pourraient provoquer 100 000 décès d'ici à 2025.

La longue saga de l'amiante commence en 1922 quand la société Eternit exploite l'invention d'un Autrichien, Ludwig Hatschek, et les qualités de l’amiante, une fibre minérale qui, mélangée à du ciment, permet la fabrication de multiples produits de construction durables. Les effets indésirables de l’amiante sont néanmoins rapidement identifiés puisque les particules d’amiante se fixent dans les poumons et la plèvre.

Dans les années 70, les études scientifiques démontrent les aspects cancérigènes de l’amiante. La société Eternit ainsi que Saint-Gobain s’unissent pour développer des opérations de lobbying afin de protéger une filière extrêmement rentable. C’est grâce au CPA (comité permanent amiante) qu’un combat d’arrière-garde est conduit contre toute nouvelle réglementation en particulier européenne.

Le schéma est le même que pour l’industrie du médicament. Le LEEM (les entreprises du médicament) fait pression depuis des années sur des parlementaires) pour temporiser toutes formes de règlementations contraignantes. Ainsi les Français n’obtiendront jamais dans leur pharmacie le nombre exact de comprimés qu’ils doivent prendre parce qu’il est plus intéressant financièrement pour les laboratoires de "packager" leurs produits que de les vendre à l’unité. Surtout quand c’est la sécurité sociale qui rembourse…

Des responsabilités partagées et identiques

Dans ces deux cas, les responsabilités des autorités politiques et administratives sont pointées du doigt :

- Qui a autorisé les renouvellements des autorisations de mises sur le marché du Mediator ?

- Qui a autorisé la poursuite de la commercialisation de l’amiante dans les années 80 alors que les premières études de l’INSERM sont alarmantes ?

De plus, la logique économique l’emporte toujours sur le seul bon sens. "Tout l'enjeu du dossier est de savoir si on reste cantonné au Code du travail ou si on s'attaque à la connivence des industriels, des scientifiques, des lobbyistes", a estimé François Desriaux, un des responsables de l'Andeva (Association nationale des victimes de l’amiante). L'Andeva accuse Eternit d'avoir été "l'un des artisans de la stratégie de lobbying mise en place par les industriels pour minimiser les dangers de l'amiante et retarder l'instauration de mesures réglementaires de protection des travailleurs et de la population".

L’ancien dirigeant d’Eternit mis en accusation, Joseph Cuvelier, explique le poids économique de l’amiante en France. Il l'expose à l’occasion de l’instruction. "La vigueur du combat que nous poursuivons en ce moment même contre les tentatives de bannissement de l'amiante dans le marché commun (il s'agit de l'Europe, NDLR) est exemplaire. (...) Il ne s'agit pas de préserver le marché, mais l'avenir industriel de tous. Il s'agit de se battre, de se battre... sans concession".

Il y souligne également ce que tous les responsables politiques mis en cause veulent oublier aujourd'hui : "Le gouvernement français, quelle que soit sa tendance politique, a toujours soutenu nos initiatives, notre dossier industriel, y compris dans le cadre des négociations internationales dures et difficiles." Ce sera une réussite puisqu'en 1995 la France est devenue la patrie du "magic mineral" : elle en est le premier importateur en Europe et le troisième au monde. Le 1er janvier 1997, l'amiante est interdit en France.

Tous les éléments sont donc réunis pour avoir droit à un procès sans précédent comme l’ont été ceux qui se déroulés en Italie, en Belgique et en Suisse où les dirigeants d’Eternit et les principaux membres des conseils d’administration ont été condamnés à 16 ans de prison. Mais rien en France. Notre pays serait-il épargné ? Non. Il suffit de relire les procès-verbaux des gendarmes et des inspecteurs du travail qui constatent que la protection des ouvriers "s'est faite de manière très précaire pendant des décennies".

En 1995, dans la seule usine de Thiant (Nord) ils relèveront plus de 278 cas de maladies professionnelles qui seront indemnisées. "Les installations sont poussiéreuses, les dispositifs de protection sont incomplets, souvent mal conçus, généralement mal entretenus. (...) L'entreprise ne recherche pas vraiment l'exposition minimum du personnel aux poussières d'amiante".

Il convient donc de relativiser, non de minorer le procès Mediator qui risque, de plus, de sombrer dans un méandre juridique avec les deux procédures en cours (Nanterre et Paris). On peut néanmoins s’étonner de la faible couverture médiatique du scandale de l’amiante. À moins que le lobby du bâtiment ne soit plus puissant que celui du médicament…

 
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/autres/221173417/amiante-et-mediator-deux-scandales-sanitaires-deux-traitem
 
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
Les livres :

Amiante et Eternit : fortunes et forfaitures. Maria Roselli, trad. Marianne Enckell (2008). 

Eternit et l’amiante 1922-2000 : aux sources du profit, une industrie du risque. Odette Hardy-Hemery (2005)

Mourir d’amiante. Texte de Brigitte Chevet, photos de Richard Volante.

 
 
 

 

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