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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 19:26
Paru dans le journal de l’environnement :
Lyon: troublante série de cancers dans un laboratoire de recherche

Le 17 juillet 2014 par Romain Loury

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La bibliothèque de l'Insa, campus de la Doua (Villeurbanne)
DR

Un laboratoire de recherche de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon a connu ces 11 dernières années 9 cas de cancers et de tumeurs chez de jeunes chercheurs. Leur cause demeure indéterminée.

Regroupant environ 150 chercheurs, doctorants et post-doctorants, MATEIS, intégré à l’Insa de Lyon, est un laboratoire de recherche en sciences des matériaux, travaillant à l’élaboration et à la caractérisation de leur microstructure, notamment à l’échelle du nanomatériau. Parmi les applications, la santé, l’énergie, le transport et le bâtiment.

Or plusieurs cas de cancers et de tumeurs s’y sont produits ces dernières années: en 11 ans, 7 cas sont survenus chez des chercheurs âgés de 27 à 43 ans. Suite à l’apparition de 2 nouveaux cas portant le total à 9, son directeur a saisi la direction de l’Insa de Lyon et la délégation régionale du CNRS en juin, révèle un communiqué de l’Insa publié mercredi 16 juillet.

Si l’Insa s’est décidé à communiquer, c’est parce qu’un document interne à un autre laboratoire, l’Institut Lumière Matière (ILM, université Lyon 1/CNRS), a fuité sur internet. Dans ce courrier daté du 2 juillet, sa directrice, qui n’a pas souhaité répondre au JDLE, demande au personnel de l’ILM «de suspendre, dès à présent et jusqu’à nouvel ordre, les manipulations prévues au CLYM».

Situé dans le même bâtiment que MATEIS, le CLYM (Centre lyonnais de microscopie), plateforme ultramoderne de microscopie électronique, fait en effet l’objet de rumeurs quant à son rôle dans ces cas de cancers. Et ce bien que «certaines de ces personnes [tombées malades, ndlr] n’aient jamais eu à utiliser ces équipements», relève l’Insa.

Le CLYM hors de cause

A l’origine des soupçons, le fait que la microscopie électronique peut générer des rayonnements ionisants (gamma, X). Pour l’Insa, le doute semble levé de ce côté-ci: selon les résultats rendus le 9 juillet par la société Algade, spécialiste de la radioprotection, «les microscopes électroniques hébergés au laboratoire MATEIS n’émettent pas de rayonnements ionisants pouvant les incriminer dans les cas de cancers détectés parmi les personnels».

«Aujourd’hui, aucune origine professionnelle n’est avérée», indique l’Insa. «Aujourd’hui» certes, mais le doute est loin d’être levé quant à une fréquence aussi élevée de cancers chez de jeunes personnes travaillant dans un même bâtiment.

Ni la direction de MATEIS ni celle de l’ILM n’ont souhaité répondre aux questions du JDLE, renvoyant systématiquement au service de communication de l’Insa. En l’absence d’éléments nouveaux, l’Insa s’en tient à son communiqué. Impossible aussi d’en savoir plus aussi quant au type de cancers, couverts par le secret médical.

Interrogé sur le courrier interne de la directrice de l’ILM, l’Insa l’explique par «le principe de précaution» -les résultats d’Algade n’étaient pas encore connus-, estimant qu’il a été guidé par«beaucoup d’émotion».

http://www.journaldelenvironnement.net/article/lyon-troublante-serie-de-cancers-dans-un-laboratoire-de-recherche,48370?xtor=EPR-9

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:56

Rappelons qu'au nord-ouest 77

on compte 4 centrales d'enrobés Bitume:

                                                   2 dans la Zone industrielle de Mitry

                                                  1 dans la zone industrielle de Lagny

                                                  1 à Monthyon

 

Un souci de plus pour la santé des populations du nord-ouest 77

 

Madame Ségolène Royal

va t-elle se pencher sur ce sujet ?

 

 

Rappelons que sa directrice de cabinet est une ancienne salariée du groupe Eiffage.

Le groupe Eiffage produit chaque année plus de 13 millions de tonnes d’enrobés à travers un réseau de près de 150 postes d’enrobages fixes ou mobiles.

http://www.eiffagetravauxpublics.com/postes-enrobage

Paru sur le site de l’association Mirabel :
Les centrales d'enrobés en Lorraine : quels impacts sanitaires ?

 

Le bitume : un scandale sanitaire 

équivalent à celui de l’amiante ! 

 

En Lorraine, et comme partout en France, sous l’influence des BTP, et ce dès les années 1950, des centrales d'enrobés ont vu le jour pour des raisons économiques sans tenir compte des effets possibles de ces installations sur la santé humaine tant du côté des professionnels des routes que des riverains immédiats ou plus lointains. En effet, des milliers de personnes sont exposées journalièrement aux fumées toxiques de bitume dans leur activité professionnelle, leur environnement direct et autres lieux de vie. Au vu de la carte des implantations (voir ci-dessous) sur tout le territoire, on peut dire d’ores et déjà, sans se tromper, que nul ne sera épargné par cette pollution publique en marche : 

Cartes d'implantation des centrales d'enrobés :  

http://www.aqp.asso.fr/content/cartographie-des-centrales (attention liste incomplète) 

http://www.eurovia.fr/qui-sommes-nous/implantations (EUROVIA) 

http://www.eiffagetravauxpublics.com/cms/travaux-publics/implantations_groupe.html (Eiffage)

 

Les bitumes (« asphalt » aux USA) sont des résidus de raffinage du pétrole, utilisés purs ou modifiés, comme liant dans les enrobés routiers mélangés à des granulats de taille variable dans une centrale à enrobés ou dans des fondoirs à bitume pour les travaux de l’asphalte et d’étanchéité.

Durable et recyclable, le bitume est aujourd’hui le matériau de référence en construction comme en entretien de routes. L’industrie routière a, au fil des années, développé des enrobés bitumineux : mélange de granulats - sable et graviers - et de bitume, appliqué en une ou plusieurs couches pour le revêtement des routes (la profession utilise communément le terme « enrobé » pour le désigner) de plus en plus performants.

Cependant, dans la réalité, la situation n’est pas aussi rose que celle décrite ci-officiellement par les industriels du BTP ainsi que dans les « critères « dits » acceptables » mis en œuvre par l’administration des installations classées. En effet, plusieurs centaines de composés Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont présents dans l’environnement à l’état de traces. Composés très liposolubles générés par la combustion des matières fossiles, ils sont adsorbés par les poumons, l’intestin et la peau.

 

L’examen toxicologique du dossier d’autorisation d’exploiter pour une centrale d’enrobé demande une attention particulière surtout pour une catégorie de polluants traceurs qui ont la propriété d’être à la fois persistant dans l’environnement et transférables dans la chaîne alimentaire, à savoir les hydrocarbures aromatiques polycycliques. HAP (molécules dérivant du benzène sont en quantité non négligeables avec entre autre le benzo(a)pyrène - lien vers http://www.substitution-cmr.fr/index.php?id=112&tx_kleecmr_pi3[onglet]=3&tx_kleecmr_pi3[uid]=24&cHash=b697d8c3b7),poussières fines ( susceptibles de pénétrer dans les poumons), Composés Organiques Volatils (COV) et les hydrocarbure hétérocyclique polycyclique (HHP) qui contiennent  notamment des atomes de soufre (ex. thiophene : lien vers http://pollution.lecres.web.free.fr/Nocivite_Bitume_files/CLI_thiophene_131108.pdf ) ou d'azote (ce qui les rend encore plus 'agressifs') et enfin des métaux lourds (mercure, cadmium, arsenic et plomb) forment le cocktail journalier des émissions d'une centrale d'enrobé.

Généralement, à proximité des centrales d’enrobés les rejets aériens s’accompagnent d’une odeur âcre de goudron qui pique la gorge et peut occasionner des gènes respiratoires et oculaires immédiates. Dès lors que ces polluants se sédimentent dans la colonne d’air, ce n’est pas la concentration dans l’air qui importe, mais le dépôt au sol. Par ailleurs, les eaux de pluie en retombant peuvent rabattre au sol les rejets toxiques issus de la cheminée dont la plupart sont classés comme étant cancérogènes, respectivement probables et possibles pour l’homme par l’Organisation Mondiale de la Santé (lien vers le document du CIRC : http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/IARC_Bitumen_Eng.pdf - la version française existe chez APEQUA).

 

En France, l’industrie des travaux routiers emploie 75 000 salariés dont environ 4 200 sont directement concernés par une exposition aux fumées de bitumes. Les dangers mortels encourus par ces salariés ont été révélés par le film « Les routes du silence » I et II (lien vers http://www.apequa.org/component/content/article/29) réalisé par Jean Luc Cohen, Arnaud Jouve, Louis Bastin puis par le procès du bitume (lien vers la revue de presse http://www.apequa.org/component/content/article/50 ). En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse a condamné Eurovia, filiale de Vinci, pour faute inexcusable après le décès d’un de ses salariés en 2009, victime d’un cancer de la peau. L’argument du cumul de l’exposition aux UV et aux vapeurs du bitume était retenu. Même chose le 13 novembre 2012, lorsque la cour d’appel de Lyon a rendu un jugement reconnaissant un lien de cause à effet entre un cancer et une exposition au bitume. En conséquence, la société de travaux publics Eurovia a été jugée coupable de « faute inexcusable » après la mort en 2008 de José Francisco Andrade, atteint d’un cancer de la peau. Ces jugements, des premières en France, pourront servir de jurisprudence. Ces procès ont permis de mettre en évidence le manque de communication des salariés des travaux routiers, premiers concernés, sur les dangers liés à l'exposition des produits du bitume. Encore aucune étude à ce jour n'a été réalisé sur l'impact sanitaire du bitume. 

 

Si des liens de cause à effet ont pu être mis en exergue entre le bitume et des graves maladies pour les professionnels de la route, qu'en est-il de l'impact sanitaire des centrales d'enrobés pour les riverains et la population en général ?

Des associations se battent à travers la France et en Lorraine afin d’éviter la construction de ces usines dont les rejets impactent les populations locales (cancers, maladies, etc.), comme par exemple à Saint-Etienne les Remiremont (88) (lien vers http://inventaireclaphap.files.wordpress.com/2012/09/cancers-sanguins-proche-de-la-centrale-de-bitume.pdf), ou afin d'informer les autorités et les populations sur les dangers des centrales d'enrobés existantes telle que la centrale de Lexy (54) comme c'est le cas pour l'association APEQUA, adhérente à notre réseau.

 

Pour plus d'informations sur les dangers des centrales d'enrobés : 

APEQUA – Association pour la Préservation de la Qualité de vie

www.apequa.org

 

 

lien vers l’article :

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 10:22

Rappelons qu'au nord-ouest 77

on compte 4 centrales d'enrobés Bitume:

                                                   2 dans la Zone industrielle de Mitry

                                                  1 dans la zone industrielle de Lagny

                                                  1 à Monthyon

 

Un souci de plus pour la santé des populations du nord-ouest 77

 

Madame Ségolène Royal

va t-elle se pencher sur ce sujet ?

 

 

Rappelons que sa directrice de cabinet est une ancienne salariée du groupe Eiffage.

Le groupe Eiffage produit chaque année plus de 13 millions de tonnes d’enrobés à travers un réseau de près de 150 postes d’enrobages fixes ou mobiles.

http://www.eiffagetravauxpublics.com/postes-enrobage

Paru dans le journal del’environnement :
Bitume et santé: après les professionnels, les riverains d’usines?

Le 06 juin 2014 par Romain Loury

>  Risques & Santé, Air urbain, Air industriel, Santé au travail, Santé publique, Odeur, Politique & Société, ONG, Entreprises

  

 

Nul doute n’est désormais permis: les fumées de bitume sont bien cancérigènes pour les professionnels à leur contact. Mais qu’en est-il pour les riverains des usines d’enrobés, dont nombre craignent pour leur santé? Tel est le sujet de la conférence «Bitume, fumée et santé» qui se tient samedi 7 juin à Metz. Une première en France. 

 

Pour le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), branche cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bitume est considéré comme un cancérogène «possible» (catégorie 2B) pour les professionnels de l’asphaltage routier, et «probable» (catégorie 2A) pour ceux œuvrant dans les travaux d’étanchéité des toits. Particulièrement à risque, les cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures (cavité buccale, pharynx, œsophage, larynx) [1].

C’est en revanche le flou le plus complet pour la population générale, en particulier pour les riverains d’usines d’enrobés. En France, plusieurs collectifs se sont érigés face à ces nuisances, odeurs et pollution de l’air. Ils seront présents samedi à Metz pour une conférence, la première en France, organisée par la Coordination nationale d’information et de défense sur la pollution par les centrales d’enrobés routiers.

Outre les collectifs de riverains, seront présents des experts scientifiques, des avocats de l’environnement et des syndicalistes de l’industrie routière. En revanche, aussi bien les principales entreprises (dont Eiffage, Eurovia, Bouygues, etc.) que le ministère de l’écologie, qui se dit absorbé par l’élaboration du plan national Santé-Environnement 3 (PNSE3), ont décliné l’invitation. «Il fallait bien les inviter, mais nous devions nous attendre à ces réponses», déplore William Grandordy, de la coordination nationale.

Car le sujet est des plus polémiques, voire potentiellement explosif, si un risque sanitaire était avéré. Pour l’instant, il repose avant tout sur les doléances des riverains. Beaucoup moins sur des preuves scientifiques. Et pour cause: «Il n’existe pas, à ma connaissance, d’études épidémiologiques»menées sur l’exposition de la population générale, constate Marcel Castegnaro, chimiste et expert du Circ désormais à la retraite. Pas d’études, donc pas de preuves.

L’expert se montre d’ailleurs sceptique: si l’on menait une telle étude, la pollution «serait probablement trop diluée pour que l’on puisse voir quelque chose: pour une population donnée, il existe un bruit de fond [de cancers], le bitume le surélève peut-être, mais ce ne serait pas significatif» d’un point de vue scientifique. Corollaire: il faudrait donc une très grande population pour s’assurer d’un effet.

Autre écueil, inhérent aux études épidémiologiques, «il est difficile d’étudier un risque particulier, lorsqu’il s’ajoute à une centaine d’autres petits risques», dont la pollution liée au trafic routier ou encore le tabagisme, ajoute Marcel Castegnaro. Sans oublier le fait que les associations, généralement de simples collectifs locaux, «ne sont pas financées, et qu’elles n’ont pas été assez percutantes». Un problème auquel la conférence de samedi pourrait apporter un début de réponse.

Un champ juridique encore restreint 

Les riverains sont-ils donc condamnés à subir la proximité de telles usines, et à s’incliner devant l’absence de preuves épidémiologiques? Pour Alexandre Faro, avocat parisien spécialisé dans l’environnement, ce flou ne facilite pas les choses: «On atteint les limites de la science, mais faut-il pour autant attendre que les gens meurent tous de cela? Evidemment non».

Les moyens juridiques sont pourtant maigres. «Au pénal, il n’y a pas grand-chose, à la rigueur une ‘mise en danger de la vie d’autrui’. Et au civil, on peut évoquer des ‘troubles du voisinage’, sans nécessairement prouver un danger, en démontrant qu’il y a une ne au quotidien», explique l’avocat. Les chances sont peut-être plus élevées devant un tribunal administratif.

De ce côté-ci, une importante victoire a d’ailleurs été remportée, début mai, par la mairie de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), l’association Boucle de la Marne Santé Environnement (BMSE) et plusieurs riverains, au tribunal administratif de Melun. Ceux-ci ont obtenu l’annulation, pour vice de forme, d’un arrêté d’exploitation d’une usine d’Eiffage, à Bonneuil-sur-Marne, en service depuis 2012. Un succès en demi-teinte, puisque l’usine a été autorisée à poursuivre son activité, bien que contrainte de soumettre une nouvelle demande au préfet avant 9 mois.

A Saint-Rogatien, une association qui tient bon

Nul besoin d’aller en justice pour que riverains et exploitants d’une usine s’engagent dans un long bras de fer. Exemple à Saint-Rogatien (Charente-Maritime), où la Société rochelaise d’enrobés (SRE) exploite depuis 1982 sur la commune voisine de Périgny une usine, contre laquelle bataille l’association Saint-Rogatien Protection Nature.

Contactée par le JDLE, sa présidente Monique Page fait état «de fortes odeurs de bitume et de poussière grasses». Pire, elle évoque plusieurs cas suspects de maladie survenus ces dernières années dans un lotissement distant de 400 mètres de l’usine: deux leucémies aigues chez de jeunes adultes, ainsi que des maladies auto-immunes, un diabète chez un enfant, deux maladies rénales chez des enfants d’une même famille, et un lupus. Malgré les présomptions, difficile de prouver un lien de causalité avec la proximité de l’usine.

A la demande de l’association, l’association Atmo Poitou-Charentes s’est livrée à des analyses en 2010. Son verdict: risque modéré pour l’environnement, tous les polluants mesurés se situant en dessous des seuils -à l’exception du chrysène, au-dessus. Une analyse «très succincte» pour Monique Page, qui affirme que l’usine était inactive depuis plusieurs jours lors de la visite d’Atmo.

Outre la qualité de l’air, la situation à Saint-Rogatien soulève d’autres questions, voire d’autres responsabilités. Notamment le fait que l’usine se situe au milieu de terres agricoles, et à 200 m d’une source utilisée pour l’irrigation. Ou encore le fait que la mairie, en toute connaissance du litige, ait autorisé la construction de nouveaux lotissements à proximité de l’usine. Et ce, malgré les mises en garde de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) Poitou-Charentes.

[1] «Au-delà du potentiel cancérogène des produits bitumineux et de leurs émissions, les études épidémiologiques ont mis en évidence l’existence d’effets respiratoires liés à une exposition des travailleurs. Des effets cardiovasculaires et immunotoxiques sont également suspectés», rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport publié en septembre 2013 sur les risques liés à l’exposition professionnelle.

 
 
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:12

Paru sur le site le Monde :

Quel est le poids des facteurs d’environnement sur la santé des Européens ?  

25 mai 2014 – W.Dab

 

Depuis que les maladies dues à des intoxications aiguës liées à de fortes doses de polluants comme le saturnisme aigu ont notablement régressé en Europe, le rôle des facteurs d’environnement est devenu invisible. Ils ne peuvent plus être observés au niveau individuel par les médecins. Seule l’observation populationnelle permet désormais de les estimer et ceci passe par l’analyse des risques en tant que probabilités.

Comme le dit l’adage « on ne croît que ce que l’on voit ». Comme on ne voit plus directement des maladies spécifiquement causées par les pollutions environnementales, le rôle de l’environnement a tendance à être tenu pour négligeable. Le raisonnement qui prévaut découle en grande partie d’un modèle pasteurien qui tient que chaque maladie a une cause et que chaque cause crée une maladie. Ce modèle est devenu obsolète quand la figure des risques est celle de faibles doses répétées qui constituent un déterminant, parmi d’autres, des maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires ou respiratoires, etc.). C’est un modèle de plurifactorialité des maladies qu’il convient maintenant de mobiliser, un modèle qui est probabiliste plutôt que déterministe.

Un exemple d’application vient d’en être publié par la revue Environmental Health Perspectives publiée par l’Institut américain de santé environnementale. Les auteurs proviennent de six pays européens, dont la France via l’Institut de veille sanitaire, avec le concours du bureau européen de l’OMS. Dans ce travail, ils ont analysé le poids sur la mauvaise santé de neuf polluants : benzène, dioxines, fumée du tabac (chez les non-fumeurs), formaldéhyde, plomb, bruit créé par le trafic automobile, ozone, particules fines et radon. Pour chacun d’entre eux, la mauvaise santé a été mesurée au travers des études épidémiologiques disponibles et leur poids a été estimé en termes d’années perdues de vie en bonne santé en ne prenant en compte que les maladies pour lesquelles le rôle causal des neuf polluants est reconnu.

Globalement, entre 3 et 7 % des années perdues de bonne santé sont attribuables à ces polluants. À eux seuls, les particules fines représentent près de 70 % de ce fardeau. Puis viennent la fumée de tabac et le bruit pour 8 % chacun et le radon pour 7 %.

À quoi peuvent servir ces résultats ? D’abord à rendre visible l’invisible et à rappeler que l’on n’en a pas fini avec la prévention des pollutions même si les progrès obtenus ces dernières décennies sont appréciables. Ensuite, à faciliter les décisions de politiques publiques. Les décideurs ne sont pas des scientifiques. Face à une masse de plusieurs milliers d’études parfois contradictoires, ils sont décontenancés et ne savent pas comment les utiliser. En synthétisant ces études et en les présentant de façon harmonisée, les chercheurs contribuent à réduire l’incertitude. Enfin, ces résultats permettent de répondre à la question de la définition des priorités d’actions. On sait que les neuf polluants étudiés sont associés de façon certaine à des maladies. Mais quelle est leur importance respective ? On voit ici clairement que les particules fines atmosphériques constituent de loin la priorité pour la prévention. Le rôle du bruit mérite d’être souligné, car on le considère plus souvent comme une nuisance que comme un véritable facteur de risque.

On peut certes se dire que tout compte fait, les pollutions ne jouent plus un rôle majeur pour la santé des Européens. D’un autre côté, il s’agit de facteurs modifiables et les coûts des soins sont importants ce que vient de le montrer un rapport de l’OCDE.

Chaque pays est donc fondé à agir, mais l’Union européenne pourrait fournir un cadre commun d’actions. En ce jour d’élection qui a peu mobilisé, n’y a-t-il pas là une voie pour réconcilier les institutions européennes et les citoyens ?

http://securitesanitaire.blog.lemonde.fr/2014/05/25/quel-est-le-poids-des-facteurs-denvironnement-sur-la-sante-des-europeens/  

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 18:46
Seine et Marne
sur quels captages ont été réalisées
les analyses d'ions perchlorate
dans l'eau du robinet ?

 

Nous n'en savons rien

 

 

Pourtant notamment le nord de ce département a été très touché

par des batailles de la guerre de 14-18

rappelez-vous" la bataille de la Marne"(a)

 

Combien de munitions sont enterrés sur ce territoire et peuvent diffuser

des ions perchlorate dans les eaux ?

Nous n'en savons rien

 

Sur l'ancien site du CEA de Courtry/Vaujours

combien de munitions sont encore enterrées

qui peuvent diffuser des ions  perchlorate dans les eaux ?

Nous n'en savons rien

 

Dans le Nord Pas de Calais (1)

en Aquitaine (2)

dans le Midi Pyrénées (3)

en Champagne Ardennes (4)...

l'ARS a fait des études poussées.

 

 

Alors qu'il a été trouvé des ions perchlorate

dans l'eau du robinet au sud 77(5)

pourquoi

l'ARS de Seine et Marne

n'a-t-elle pas fait un contrôle

des ions perchlorate dans l'eau du robinet  

de tous les captages d'eau potable

de ce département

comme l'ont fait d'autres régions ?

 

 

La santé des nourrissons de Seine et Marne

est-elle moins importante

qu'ailleurs en France ?

A vous de juger

 

 

(a) http://www.liberation.fr/libe-3-metro/1996/08/14/mortalite-infantile-l-ile-de-france-regresse-la-region-passe-au-15e-rang-la-seine-et-marne-detient-l_179696 

 

Paru sur le site de l’ANSES :
Ions perchlorate : travaux et recommandations de l’Anses

 

A l’occasion d’une campagne nationale de mesures réalisée en 2011 par le Laboratoire d’hydrologie de l’Anses,des ions perchlorate ont été détectés dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) dans plusieurs régions françaises. Ces ions inhibent l’étape d’incorporation de l’iode dans la thyroïde, l’une des premières étapes de la synthèse des hormones thyroïdiennes. A la demande du ministère chargé de la santé, l’Anses a mené une évaluation du risque sanitaire relatif à la présence des ions perchlorate dans l’EDCH et les laits infantiles utilisés pour l’alimentation des nourrissons de 0 à 6 mois, qui représentent la population la plus sensible. Au regard des niveaux d’exposition calculés, l’Anses conclut que le risque de dépassement de la valeur toxicologique de référence, qu’elle a précédemment établie en 2011, ne peut être exclu pour certains nourrissons. En conséquence, l’Anses recommande de diminuer les concentrations en ions perchlorate dans les laits infantiles et, dans les cas où l’eau du robinetprésenterait une concentration en ions perchlorate supérieure à 4 µg/L,recommande aux autorités d’informer la population, en conseillant de limiter sa consommation par les enfants âgés de moins de 6 mois. 

 

La présence d’ions perchlorate dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) a été signalée en 2011 dans les régions Aquitaine et Midi Pyrénées dans des zones de production du perchlorate d’ammonium à des fins civiles (aéronautique) et militaires (objets pyrotechniques), écartant, dans un contexte local, d’autres éventuelles sources de contamination (origine naturelle, salpêtres chiliens, impuretés dans des solutions industrielles d’hypochlorites utilisées pour la désinfection des eaux). Le perchlorate d’ammonium est en effet utilisé dans de nombreuses applications industrielles, en particulier dans les domaines militaire et aérospatial.

Chez l’Homme, les ions perchlorate inhibent l’étape d’incorporation de l’iode dans la thyroïde interférant ainsi sur la synthèse des hormones thyroïdiennes. Un avis relatif à l’évaluation des risques sanitaires liés à la présence d’ions perchlorate dans les EDCH a été publié par l’Anses en 2011.

Dans cet avis, l’Anses propose une valeur toxicologique de référence (VTR 0,7 µg/kg pc/j) et une valeur guide dans l’eau de boisson (15 µg/L). Cette VTR, basée sur un effet biologique précoce, a été proposée pour prendre en compte les populations les plus sensibles (notamment les femmes enceintes, les nouveau-nés et les enfants de moins de 6 mois). A partir de cette valeur, la Direction générale de la santé (DGS) a fixé deux valeurs guides de gestion : 15 µg/L pour les adultes et 4 µg/L pour les enfants de moins de 6 mois.

 

Elaboration d’une cartographie nationale de la contamination en ions perchlorate des ressources en eaux et d’une étude sur le lait 

A la suite de cet avis de 2011, le Laboratoire d’hydrologie de Nancy (LHN) de l’Anses a réalisé une campagne de prélèvements et d’analyses qui a permis d’élaborer une cartographie nationale de la contamination en ions perchlorate des ressources en eaux et de l’EDCHreprésentant 25 % de l’eau produite en France. Des analyses ont également porté sur des échantillons d’eaux embouteillées commercialisées en France.

Par ailleurs, les enfants de moins de 6 mois constituant une population sensible aux effets des ions perchlorate, l’Anses a réalisé, en collaboration avec la DGCCRF, un plan d’échantillonnage des laits infantiles commercialisés en France dans lesquels les concentrations en ions perchlorate ont été mesurées.

L’ensemble de ces données sur les EDCH et les laits infantiles a permis à l’Agence de calculer les expositions aux ions perchlorate des enfants de moins de 6 mois et d’évaluer le risque sanitaire au regard de la VTR définie par l’Agence en juillet 2011.

 

Résultats 

La campagne de prélèvements et d’analyses du LHN a montré des teneurs en perchlorate inférieures à 0,5 µg/L dans les trois quarts des échantillons analysés (703 échantillons analysés au total). L’ion perchlorate a été mis en évidence particulièrement dans des eaux souterraines, en particulier dans le Nord-Pas-de-Calais, où l’origine de la contamination a été recherchée. L’hypothèse d’un lien entre la présence du perchlorate et la Première Guerre mondiale est retenue, sans cependant pouvoir écarter une contribution de certaines activités industrielles dans cette région.

Les situations de dépassement de la valeur de gestion de 4 µg/L concernent environ 2 % des unités de traitement et de production et sont situées principalement dans la région Nord-Pas-de-Calais. Lors de cette campagne nationale, aucune unité de traitement et de production d’eau ne montre de dépassement de la valeur de gestion de 15 µg/L, applicable à la population adulte.

Les résultats du plan de surveillance mis en œuvre en 2012 pour mesurer les teneurs en ions perchloratedans les laits infantiles disponibles sur le marché français mettent en évidence, dans les laits 1er âge et 2e âge reconstitués avec une eau sans perchlorate, destinés aux enfants de moins de 6 mois, des teneurs moyennes de respectivement 1,8 µg/L et 2,8 µg/L et des teneurs maximales de respectivement 8,7 µg/L et 10,2 µg/L.

La reconstitution du lait pour les biberons peut conduire à un dépassement de la VTR chez 5% des enfants de moins de 6 mois quand l’eau présente une teneur en ions perchlorate supérieure à 2 µg/L.

 

Recommandations de l’Anses 

Au vu des résultats obtenus, l’Agence recommande :

·                                 aux industriels, de diminuer la présence d’ions perchlorate dans les laits infantiles commercialisés en France ;

·                                 compte tenu du manque d’informations sur les origines des contaminations aux ions perchlorate dans les laits infantiles, d’acquérir des éléments d’information concernant ces sources de contamination ;

·                                 de poursuivre les investigations relatives à la recherche des origines de la contamination des eaux ;

·                                 d’informer la population desservie par une eau destinée à la consommation humaine présentant une teneur en ions perchlorate supérieure à 4 µg/L, en conseillant de limiter sa consommation chez les enfants âgés de moins de 6 mois.

 

Enfin, les apports nutritionnels en iode sont un paramètre déterminant dans l’évaluation de l’impact sanitaire des ions perchlorate chez l’Homme. En effet, le manque d’iode augmente la probabilité d’action des ions perchlorate au niveau de la thyroïde. Aussi, l’Agence recommande de recueillir des données actualisées sur les apports en iode chez les femmes enceintes et allaitantes ainsi que chez les enfants âgés de moins de trois ans.

 

D’autres travaux en cours et à venir 

Des mesures de concentration des ions perchlorate dans les fruits et légumes sont en cours de réalisation compte tenu du fait qu’ils peuvent être une source d’exposition à ces ions. Celles-ci pourraient conduire à la réalisation d’évaluations des expositions alimentaires chez les enfants et les adultes.

Par ailleurs, l’InVS réalise des études épidémiologiques dans le Nord-Pas-de-Calais afin de rechercher d’éventuelles associations entre les teneurs en ions perchlorate dans les eaux et les niveaux de thyréostimuline hypophysaire (TSH) mesurés chez les nouveau-nés dans le cadre du dépistage systématique de l’hypothyroïdie congénitale.

http://www.anses.fr/fr/content/ions-perchlorate-travaux-et-recommandations-de-l%E2%80%99anses

 

pour aller plus loin :

http://www.anses.fr/fr/documents/EAUX2011sa0336.pdf

http://www.anses.fr/fr/documents/EAUX2012sa0119.pdf

http://www.anses.fr/fr/documents/LABO-Ra-PolluantsEmergents-T01Ra.pdf

http://www.invs.sante.fr/ 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 10:31
Deux centrales à bitume CIFA et MPRO dans la zone industrielle de Mitry-Mory, à quelques rues d’écart, alors que des écoles et un collège sont situés à proximité, est-ce acceptable ?


Pollution de l’air mais pas seulement :
 risques de pollution des eaux de la rivière Beuvronne, 
 qu’en est-il ?
Nous n’en savons rien


Pourtant nos deniers publics sont versés à un millefeuille de collectivités et services de l’ETAT pour préserver la rivière Beuvronne.
Paru sur le site mes opinions.com :
Inquiétude de l'installation d'une centrale d'enrobage, à St Clément-Rancoudray.

Auteur : Agir pour sourdeval

Créé le 11/04/2008 - Fin le 11/04/2009

À l'attention : Mr le préfet de la MANCHE

Prenant connaissance d’un projet d’implantation d’une centrale à Bitume à Saint Clément Rancoudray dans le département de la MANCHE, nous déclarons par la présente notre inquiétude avec cette implantation pour les raisons suivantes :

- Pollution des eaux souterraines et superficielles, contamination des eaux du ruisseau situé en contrebas de l’aire d’implantation, la pollution des eaux serait créée par infiltration ou par écoulement.
La centrale se situe à coté d'un sentier de randonnée GR !

- Pollution de l’air de par la nature de l’installation, la pollution de l’air est un impact majeur d’une centrale d’enrobage sur l’environnement, cette pollution concernerait une zone d’habitation et des exploitations agricoles situées sous les vents dominants à une altitude plus élevée que la centrale mais à hauteur de la cheminée d’évacuation de celle-ci. 

- Emissions d’odeurs : dues à la mise en oeuvre de bitume, ces odeurs se propageront d’autant plus, lorsque le vent sera fort, ce qui est souvent le cas localement. La fabrication d’enrobés routiers impliquant la mise en oeuvre de matières bitumeuses et d’hydrocarbures, En effet, ces déchets générant une pollution organique et créant des risques sanitaires. Les polluants contiennent des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) dont les effets CMR (Cancérigène : peut causer le cancer. Mutagène : Peut causer des altérations génétiques héréditaires. Reprotoxique : Peut altérer la fertilité) sont largement révélés par le corpus scientifique. 
Une directive E2350 du parlement européen et du conseil concernant les HAP a été adoptée le 15 décembre 2004 et n’est toujours pas appliquée en France !

- Emissions de poussières : Une partie des particules de roches introduites au niveau du tambour malaxeur- sécheur sera rejetée vers le milieu naturel, d’autres envols de poussières seront dus à la circulation des camions liés au fonctionnement de la centrale.
- Risques d’accidents qui concernent l’incendie au niveau des cuves de stockage d’hydrocarbures, l’explosion, la dispersion de produits nocifs. Le risque d’explosion est du à la présence simultanée d’hydrocarbures et de générateurs d’électricité

- Le Plan d'occupation des sols de la commune prévoit-il l'implantation d'une centrale d'enrobage dans une zone agricole ?
- Un permis de construire est-il nécessaire pour ce genre d'installation ?

ALTERNATIVE :
Il existe une alternative au bitume qui est appelée "Le Végécol", substitut vert au bitume.
Le Campus Scientifique et Technique Colas a élaboré un liant de nature végétale, sans dérivé pétrochimique ni bitume : ce matériau breveté par le groupe Colas est baptisé "Végécol".
Végécol est un composant végétal pouvant se substituer au bitume lors de la construction de routes, de places ou de pistes cyclables. Colas explique qu'il est fabriqué à partir de matières premières renouvelables provenant de l'agriculture. Végécol est un liant végétal qui, malaxé en centrale d'enrobage avec des granulats, permet de fabriquer des enrobés s'inscrivant parfaitement dans une politique de développement durable. Son utilisation ne dégage ni vapeur ni gaz toxique et ne contamine pas les eaux de ruissellement...

http://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/inquietude-installation-centrale-enrobage-st-clement/1575

 

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 10:48

Nord-Ouest 77

Danger pour la santé : les centrales d’enrobage bitume

 

Zone industrielle de Mitry-Mory, 2 centrales : CIFA et MPRO

Zone industrielle de Lagny 1 centrale : SEEP

 

Paru  sur le site l’Express :

Pollution de l'air: faut-il lever le voile?

Par Franck Laval et William Grandordy, membre de la coordination nationale d'information et de défense sur la pollution par les centrales d'enrobés routiers, publié le 04/06/2014 à 15:33

Au moment où cancers et épidémies modernes touchent l'ensemble de la population, les unes des journaux alertent sur la dégradation de la qualité de l'air. Coïncidence ou résultat attendu? 

Les risques pour notre santé liés à la qualité de l'air que nous respirons chaque jour s'accroissent constamment et nos dépenses de santé vont de même.Tout aurait déjà dû s'améliorer au regard des directives et autres textes législatifs nationaux votés pour réduire les pesticides, les émissions de particules diesel, la pollution carbonée issue de feux de bois, sans oublier les émissions industrielles. 

Rappelons-nous, en janvier 2014, les médias ont relayé l'alerte aux particules pendant une semaine. Nous étions prêts à croire que nos dirigeants rentreraient dans le vif du sujet pour endiguer cette descente aux enfers. Qui le pense encore vraiment? Sans doute ont-ils encore besoin d'un peu plus de temps pour lancer le prochain PNSE "trois" du nom, ce fameux Plan National Santé Environnement qui monopolise éternellement les ressources des ministères et qui écope périodiquement d'un bulletin de notes peu reluisant en opposition aux discours de départ. 

Quelles sont les causes de la dégradation de la qualité de l'air?

En attendant, écoutons autour de nous. Ça tousse, ça siffle, ça s'essouffle et quand on n'entend rien, c'est bien là le plus inquiétant. Alors nul n'est dupe et les familles déjà touchées par l'impact sanitaire peuvent se poser les questions bien légitimes: Quelles sont les causes de cette dégradation de la qualité de l'air dont nous soignons aveuglément les conséquences? 

Un état des lieux est donc inévitable. Un vrai, qui coupera ce brouillard au couteau, qui fera parler les concernés, qui ne butera pas sur des conflits d'intérêts ou ne parlera pas la langue de bois. Si on est dans un foutu brouillard, au moins qu'on sache où et comment.Mais qui va devoir faire le premier pas et organiser une approche fine de l'ensemble des causes présumées coupables ? Sans quoi l'enquête continuera à piétiner comme cela semble l'être aujourd'hui. 

Protection de la santé

La protection de la santé de la population passera à l'avenir par le travail des associations. Le 27 mai dernier, le Sénat a voté une proposition visant à modifier la teneur du principe de précaution. Si cette proposition est acceptée, elle marquera un net recul des alertes que produisent les associations de défense de l'environnement et les scientifiques indépendants. L'ultime rempart contre l'empoisonnement de notre air pourrait donc voler silencieusement en éclats dans l'actuel bruit médiatique. 

Prenons l'exemple du bitume. Qui aurait cru qu'il serait un jour au banc des accusés de la pollution de l'air ? Pourtant des dizaines de collectifs français interpellent depuis des années les Maires et les Préfets qui appliquent à la lettre la législation relative aux usines de bitume mais sans toutefois disposer d'informations scientifiques sérieuses. La formidable caution que nous lui apportons au travers de nos déplacements, des chantiers routiers et jusque dans nos cours d'école, place son procédé de fabrication au-dessus de tout soupçon. En décidant d'en connaître les conséquences sur la santé, les associations et collectifs de riverains ont sans doute identifié un segment aggravant de la pollution de l'air qui s'est installé insidieusement - sous les yeux des français - comme l'a été l'amiante en son temps.Soudainement, une question se pose : quels enjeux font donc baisser les yeux, les bras de tant d'élus et de responsables de la santé publique? 

Des sources de pollution multiples

Bien entendu les sources de pollution de l'air sont multiples, mais les risques pour la santé publique générés par les fumées ont déjà éveillé de réels soupçons."Les fumées de bitumes renferment 10 000 substances environ et les effets de ces cocktails, pour la plupart encore mal connus, ne sont pas négligeables" précise l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dans son rapport de septembre 2013. 

Il faut remonter à la catastrophe écologique maritime de l'Erika pour donner le coup d'envoi du travail de scientifiques qui ont permis d'identifier les dangers de l'exposition aux hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAP) et hydrocarbures hétérocycliques (HHP) de bitume pour l'homme et son environnement. Aujourd'hui, quinze ans plus tard, la modification de l'ADN en présence de HAP n'est plus à démontrer. Le temps est venu de s'en protéger. 

L'enquête "fumées de bitume et santé" : une piste concrète C'est lors de la fabrication de matériaux enrobés, en mélangeant à haute température du bitume chargé d'HAP et HHP avec du granulat, des anciens revêtements routiers et diverses charges comportant d'autres substances chimiques, que se produisent des fumées chargées de cocktails gazeux. La fumée bleue sortant des cheminées d'usines est parfois voilée par l'injection de parfums "masqueurs d'odeurs" pour permettre aux industriels de contourner la législation sur les nuisances olfactives, augmentant ainsi les risques d'absorptions d'interactions chimiques dénoncés par un corpus scientifique compétent et de plus en plus affirmatif. 

Ils osent lever le voile

Les mécanismes agissant sur la santé sont en cours d'interprétation mais participent actuellement aux développements des maladies dites "CMR" cancérogène-mutagène-reprotoxiques) c'est à dire développements de cancers, leucémies, infertilités, modifications irréversibles du génome, déficiences cardio-vasculaires, déficiences du système immunitaire, asthmes, allergies et autres maladies pandémiques de notre temps. 

Intérêts industriels et intérêts pour la santé : tel est le sujet sur lequel travaille depuis bientôt dix ans la coordination nationale d'information et de défense sur la pollution par les centrales d'enrobés routiers. C'est pour comprendre le segment spécifique des "fumées de bitume" que le réseau de collectifs indépendants organise pour la première fois la conférence "Bitume, Fumées et Santé" ce 7 juin au cloître des Récollets à Metz. 

Les premières applications de goudron sur nos routes remontent à 1907 date à laquelle le premier cours de "Goudronnage et pétrolage de chaussées" a lieu en France et ce sera cent ans plus tard que la population alertée décidera de créer une coordination de collectifs pour enfin trouver les solutions concrètes respectant les intérêts de chacun en termes de santé publique et d'industrie routière. 

Un vent de conciliation soufflera-t-il enfin? 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/pollution-de-l-air-faut-il-lever-le-voile_1548707.html

 

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:18

La Seine et Marne 

département où l’espérance de vie

est la plus faible d’Ile de France

 

 seul département

d’Ile de France

qui ne possède pas de

centre hospitalier universitaire (CHU) 

 

Un centre hospitalier universitaire (CHU) est un hôpital lié à une université, l'hôpital est soit un service de l'université, soit l'hôpital est une entité distincte liée à l'université par une convention. Le CHU peut ainsi permettre la formation théorique et pratique des futurs professionnels médicaux, personnels paramédicaux et chercheurs en sciences de la santé (1)

 

(1)     https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_hospitalier_universitaire 

http://www.reseau-chu.org/fileadmin/reseau-chu/chiffres_cles/Universites-AP-HP-2011.pdf

 

 

 

La formation

dans les centres hospitaliers universitaires pour les autres 

et pour nos enfants

quel avenir ? 

 

 

 

 

Que fait le ministère de l’égalité des territoires pour la Seine et Marne ?

http://www.territoires.gouv.fr/


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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 20:38
Madame Ségolène Royal
Ministre de l'Environnement
va-t-elle se pencher
sur le dossier des déchets
et sur certains vides juridiques qui permettent en France de déverser des déchets "dits inertes" sur des terres agricoles sans demander aucune autorisation ? 

 

 

Le triangle de la mort en Italie

va-t-il faire prendre conscience à l’ETAT français

que ce dossier doit être traité en priorité afin de préserver la santé

des populations qui vivent au milieu des déchets ?

 

 

Paru sur le site du nouvel observateur :
  Italie: "Le triangle de la mort", un territoire empoisonné

Publié le 21-11-2013 à 12h35Mis à jour le 22-11-2013 à 12h46 

Unefumée âcre enveloppe les rues du "Parc vert", un quartier résidentiel de de déchets hautement toxiques. (c) Afp

Caivano (Italie) (AFP) - Une fumée âcre enveloppe les rues du "Parc vert", un quartier résidentiel de Caivano, au sud de l'Italie, au coeur du "triangle de la mort" où la mafia locale a enterré des tonnes de déchets hautement toxiques.

"C'est du bitume (...) qui a été enlevé de vieilles toitures et jeté ici. C'est un matériau hautement toxique quand il brûle. Et là, tout a été brûlé, il y a même de l'amiante, vous voyez?", explique à l'AFP Enzo Tosti, membre du Comité "Terre des feux" en montrant un amas informe.

La "Terre des feux" est le surnom italien de cette zone située à mi-chemin entre Naples et Caserte, et dont Caivano est le centre. Elle tire son nom des innombrables incendies allumés au cours des décennies pour brûler les déchets, le plus souvent toxiques, enterrés illégalement ou jetés dans les champs par la Camorra, la mafia napolitaine, qui en a fait une affaire juteuse.

Ces déchets dégagent des fumées toxiques en brûlant mais ils empoisonnent également la terre et les nappes phréatiques, entraînant une hausse très élevée du nombre de cancers (+40% chez les femmes, +47% pour les hommes).

"Il n'y a pas que le nombre de tumeurs qui a augmenté, mais aussi l'incidence des allergies. Les malformations aussi. J'ai trois de mes patientes qui ont dû avorter, des jeunes femmes, car les foetus avaient des malformations graves. Donc des avortements, mais aussi des problèmes de stérilité", raconte le médecin Luigi Costanzo.

Tina Zaccaria et d'autres femmes ont payé un lourd tribu: elles ont toutes perdu un enfant de cancers liés à ces déchets toxiques.

"Personne n'a encore eu le courage de nous dire, chiffres à l'appui: +nous avons tué vos enfants, nous en assumons les conséquences et nous sommes prêts à intervenir pour sauver les enfants de demain, et ceux qui respirent encore ce poison et qui continuent à manger ces saloperies+", déclare à l'AFP Tina qui a perdu sa fille de 13 ans.

Bitume et amiante, mais aussi colles industrielles et solvants, pneus, conteneurs et frigos, sont enfouis ou simplement jetés depuis la fin des années 80 quand la Camorra a décidé de se lancer dans le "traitement" des déchets.

Des entreprises souvent basées au nord et centre de l'Italie ont préféré lui verser des sommes dérisoires pour se débarrasser de leurs déchets plutôt que de passer par des firmes respectueuses des règles qui pratiquent des prix plus élevés.

Des dégâts incalculables

Selon l'association de protection de l'environnement Legambiente, 10 millions de tonnes de déchets industriels ont été brûlées ou enfouies dans cette zone entre 1991 et 2013 grâce à des milliers de camions travaillant de nuit.

Ces dernières semaines, les pouvoirs publics ont multiplié la mise sous séquestre de terrains pollués. Un choc pour certains agriculteurs qui ignoraient que leurs champs avaient servi de décharge toxique.

"Certains ont eu des soupçons mais quand ils ont tenté de prévenir la police, ils ont été menacés", raconte Pasquale Crispino, un agriculteur de la zone.

Selon un récent rapport parlementaire, les déchets illégaux en Campanie "ont provoqué des dégâts incalculables dont les effets se feront sentir progressivement avec un pic dans environ 50 ans".

Francesco Bidognetti, un boss du clan des Casalesi, le plus puissant de la Camorra, déjà en prison à la suite d'une condamnation à perpétuité pour meurtre, a récemment été condamné à 20 ans de prison pour dégâts à l'environnement.

Mais les riverains sont sceptiques et pensent que la Camorra n'abandonnera pas un secteur aussi lucratif. "Nous n'attendons rien de positif de la part des boss. Mais nous vivons dans un Etat qui a le devoir de protéger ses citoyens", souligne le père Maurizio Patriciello, curé de Caivano en pointe dans la lutte des habitants.

Le gouvernement a mis au point un groupe d'action pour prévenir les incendies et un vaste plan de décontamination.

"Ceux qui ont pollué vont changer leur fusil d'épaule et créer des sociétés pour l'assainissement des terrains et la protection de l'environnement", avertit Enzo Tosti.

Tandis que Legambiente lance une autre mise en garde: "le triangle de la mort ne se trouve pas seulement en Campanie, il y en a dans toute l'Italie", selon Rossella Muroni, une de ses responsables.

Sur le web: Italie: au coeur du "triangle de la mort"

·                               

Italie: au coeur du "triangle de...

Italie: au coeur du "triangle de la mort"

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 10:55

 

 

le Monde.fr :

Au cœur du triangle de la mort italien

http://www.dailymotion.com/video/x17gm75_au-coeur-du-triangle-de-la-mort-italien_news

 

 

L'élimination illégale des déchets toxiques est l'un des business les plus juteux de la mafia napolitaine, la Camorra, et des plus dangereux pour la population du sud de l'Italie. Des tonnes de matériaux toxiques ont ainsi été enfouis 

 

 

 

Madame Ségolène Royal
Ministre de l'Environnement
va-t-elle se pencher
sur le dossier des déchets
et sur certains vides juridiques qui permettent en France de déverser des déchets "dits inertes" sur des terres agricoles sans demander aucune autorisation ?

 

 

Le triangle de la mort en Italie

va-t-il faire prendre conscience à l’ETAT français

que ce dossier doit être traité en priorité afin de préserver la santé

des populations qui vivent au milieu des déchets ?

 

 

 

 

 

 

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