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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:51
Paru dans le journal de l’environnement :
Le glyphosate, cancérogène probable pour le Circ

Le 23 mars 2015 par Romain Loury

 

Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ, ou IARC selon l’acronyme anglais) a classé vendredi 20 mars l’herbicide glyphosate dans le groupe 2A, celui des cancérogènes «probables» pour l’homme. De quoi embarrasser l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui s’apprête à conclure à l’opposé.

Herbicide le plus utilisé au monde, le glyphosate, notamment connu sous le nom de RoundUp (Monsanto), cristallise l’attention des opposants aux pesticides -notamment en France, où s’est monté en 2006 un collectif «RoundUp non merci». Sa consommation mondiale a connu une forte hausse avec les OGM, dont certains consistent en l’ajout d’un gène de résistance à cet herbicide.

Considéré comme un perturbateur endocrinien, le glyphosate pourrait par ailleurs avoir des effets cancéreux. C’est ce à quoi vient de conclure le Circ, branche cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a annoncé vendredi son classement dans le groupe 2A, celui des cancérogènes«probables» pour l’homme.

Ce qui signifie qu’il existe des preuves «suffisantes» de son potentiel cancéreux pour l’animal de laboratoire, mais des preuves «limitées» chez l’homme: «une association positive a été observée entre l’exposition à cet agent et la survenue de cancers, mais d’autres explications, dont le hasard, ne peuvent être écartées», explique le Circ.

Un risque de lymphome non hodgkinien?

Dans la revue Lancet Oncology, le centre explique les raisons de ce classement: outre les études chez l’animal, «des études cas-contrôles menées dans le cadre d’une exposition professionnelle, aux Etats-Unis, au Canada et en Suède, ont rapporté un risque accru de lymphome non hodgkinien qui persistait après prise en compte d’autres pesticides. La cohorte AHS [1] n’a revanche pas révélé de risque accru de lymphome non hodgkinien».

Du côté de Monsanto, on est, sans surprise, en «désaccord» avec l’avis du Circ. «Tous les usages autorisés du glyphosate sont sûrs pour la santé humaine, et soutenus par l’une des bases de données les plus importantes jamais mises en place sur un produit d’usage agricole», se défend Philip Miller, vice-président monde des affaires réglementaires, dans un communiqué.

Selon Monsanto, le Circ a écarté «des douzaines d’études scientifiques (…) qui soutiennent la conclusion selon laquelle le glyphosate ne constitue pas un risque pour la santé humaine». A peine avertie de l’avis du Circ, la firme de Saint-Louis (Missouri) a demandé à rencontrer les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Turbulences en vue pour L’Efsa

Contactée par le JDLE, l’Efsa préfère ne pas commenter les conclusions du Circ dans l’immédiat. La raison en est que l’autorité est elle-même en train de réévaluer le glyphosate, travail dont les conclusions sont attendues d’ici «l’été 2015». Or ce rebondissement risque de constituer pour l’Efsa une sérieuse épine dans le pied.

Cet avis sera basé sur celui émis par l’Allemagne, pays rapporteur (avec la Slovaquie) sur le dossier du glyphosate. Or ce rapport allemand, disponible sur demande à partir du site de l’Efsa, indique que les études disponibles ne permettent pas de conclure à un risque cancérigène pour l’homme, en particulier de lymphome non hodgkinien.

S’appuyant en grande partie sur l’AHS, l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) évoque également les études américaine, canadienne et suédoise grâce auxquelles le Circ a classé le glyphosate dans le groupe 2A. Certes, ces travaux suggèrent un risque accru de lymphome non hodgkinien, mais ces résultats sont jugés «peu convaincants» par l’agence allemande.

Si elle ne se prononce pas sur le fond du dossier, l’Efsa indique que la BfR prépare actuellement une mise à jour de son évaluation sur le glyphosate, à la lumière de l’avis du Circ. «Lorsque l’Allemagne aura finalisé sa mise à jour, l’Efsa publiera une version intermédiaire de ses conclusions, avec consultation des Etats membres pendant 2 semaines», explique l’autorité.

Une pétition pour le retrait du glyphosate

Alors que sa Semaine sans pesticides a débuté vendredi, l’association Générations futures, dont le glyphosate est l’un des chevaux de bataille, salue cette «victoire», et demande son retrait du marché, notamment des jardineries. Lancée samedi 21 mars, sa pétition recueillait près de 7.000 signatures lundi en milieu d’après-midi. Contacté par le JDLE, le ministère de l’agriculture n’était pas en mesure de commenter la décision du Circ dans l'immédiat.

Le glyphosate n’est pas la seule substance ciblée par le Circ, qui a aussi évalué quatre insecticides de la famille des organophosphorés. Le malathion et le diazinon intègrent aussi le groupe 2A, tandis que le parathion et tétrachlorvinphos, tous deux interdits dans l’Union européenne, font leur entrée dans le groupe 2B, celui des «cancérogènes possibles pour l’homme».

Aucun de ces insecticides n’est plus autorisé dans l’Union européenne. Fin novembre 2014, le malathion a toutefois été réutilisé en Guyane, de manière dérogatoire, afin d’empêcher la propagation du chikungunya, une mesure très controversée.

[1] Menée aux Etats-Unis, l’Agricultural Heath Study (AHS) constitue la plus grande cohorte d’agriculteurs au monde, dans l’objectif d’évaluer leur santé, en particulier suite à l’exposition aux pesticides.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-glyphosate-cancerogene-probable-pour-le-circ,56881?xtor=EPR-9

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 19:16
Seine et Marne
Département où l’espérance de vie est le plus faible d’Ile de France

 

C’est là au nord-ouest 77 « au pays de décharges » qu’on vient de nous fermer un hôpital : celui de Lagny sur Marne.

C’est un secteur de désert médical bien que le nombre d'habitants augmentent.

C’est là que l’ARS ne fait pas d’étude sanitaire, ni autour des décharges et incinérateurs, ni autour de l’ancien site du CEA de Courtry/Vaujours.

 

Pour réduire les dépenses de Sécurité Sociale,

ne faut-il pas sacrifier des populations ?

Paru sur le site de Libération :
La logique comptable fait son lit à l’hôpital

ERIC FAVEREAU 8 MARS 2015 À 19:56

 

ENQUÊTE

«Libération» a eu accès à un texte confidentiel qui prévoit des économies drastiques, des coupes dans les effectifs, et accroît la centralisation.

C’est un document à usage confidentiel. Il répond au nom de «Kit de déploiement régional du plan Ondam à destination des ARS». C’est un plan opérationnel sur trois ans, distribué le mois dernier aux directeurs des agences régionales de santé (ARS), avec mention explicite : «diffusion restreinte». La semaine dernière, le magazine Challenges avait fait état d’une version de ce document qui aurait été débattu avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine. En tout cas, voilà un plan global décliné en 69 pages, comportant une succession de tableaux et d’indicateurs de performance, avec un seul objectif : 10 milliards d’économie à l’horizon 2017. Et, dans ce lot, la part des restrictions pour l’hôpital tourne autour de 3 milliards d’euros.

Un bouleversement à venir ? Assurément. Et nul ne conteste la nécessité d’une forte évolution du paysage hospitalier. En France, il y a en effet beaucoup d’hôpitaux, voire trop, et ils coûtent cher. L’hôpital représente 45% des dépenses de santé. Avec près de 3 000 établissements, la France est un pays largement doté, avec 6 lits pour 1 000 habitants, le double de la Suède ou de la Grande-Bretagne. Ces hôpitaux sont en outre souvent mal localisés : trop pour les soins de courte durée, pas assez pour les handicapés et les personnes âgées. Et ils sont trop nombreux dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

Mais voilà, est-ce que ce «kit» du ministère de la Santé pour mener à bien cette révolution est la bonne façon de procéder ? «Des économies ? C’est possible», réagit Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France. Mais ce responsable, qui rassemble la totalité des hôpitaux de France élève aussitôt le ton : «On a le sentiment d’un double langage. La ministre nous avait promis que ce serait à chaque région, à chaqueétablissement de s’adapter. Et, là, on voit la technostructure du ministère qui prend le pouvoir.» Et d’enfoncer le clou : «Avec ce plan, on assiste à l’étatisation rampante du système hospitalier. Où est la ministre ?»

Pour agir sur la masse budgétaire des hôpitaux, les pouvoirs publics ont un levier fort : l’Ondam hospitalier (objectif national de dépenses de l’assurance maladie), qui fixe d’une année à l’autre l’augmentation des budgets des hôpitaux. Si rien n’est fait, le budget des hôpitaux augmente automatiquement de 2,9%, et cela en particulier avec les hausses automatiques de salaires. Là, l’objectif est clair : en 2015, l’Ondam sera de 2,1% en 2015, de 2% en 2016 et de 1,9% en 2017.

En conséquence, les budgets des hôpitaux vont baisser fortement de plusieurs centaines de millions d’euros. «Si les hôpitaux ne veulent pas augmenter leur déficit, ils doivent faire des économies. Et le premier poste, ce sont les salaires, la masse salariale représentant 65% des charges des établissements de santé, donc de l’emploi», explique sans faux-fuyant un ancien directeur des hôpitaux. Et on arrive à la question sensible de l’emploi. Le chiffre de 22 000 postes supprimés a été évoqué pour les trois années à venir dans les hôpitaux. Mais, voilà, le gouvernement ne veut pas assumer. Mercredi, la ministre de la Santé a assuré à l’Assemblée nationale que son plan de 3 milliards d’euros d’économies pour les hôpitaux d’ici à 2017 n’avait pas vocation à «baisser les effectifs hospitaliers».

Est-ce bien sûr ? Quand on regarde le détail du «kit», c’est pourtant clair : il est prévu 860 millions d’économies sur la masse salariale pour 2015-2017. Afin d’y arriver, il est proposé tout un ensemble d’indicateurs et de pistes, comme : «la mise à plat des protocoles ARTT, le réexamen des avantages extrastatutaires ou non conventionnels, l’optimisation des dépenses de personnel médical, la réduction des coûts liés à l’intérim médical». Les bonnes pratiques sont détaillées : «mettre en place des maquettes organisationnelles par unités en fonction de leur taille et procéder à une harmonisation au sein de l’établissement». Si cela ne veut pas dire… diminuer les effectifs !

L’AVENIR, C’EST L’AMBULATOIRE

Autre axe central de ces économies, la montée en puissance de l’ambulatoire. C’est devenu un refrain ; les hôpitaux de demain ne doivent plus être des lieux de séjour, le patient ne faisant plus que passer. Aujourd’hui, indéniablement l’hôpital public est en retard par rapport au privé dans cette évolution, bien des interventions chirurgicales ne nécessitant pas d’hospitalisations.

Mais la mise en musique de la montée en puissance de l’ambulatoire dans ce plan est purement statistique, sans la moindre référence au coût, ni à l’intérêt en termes de santé publique. Des études indiquent, par exemple, que l’ambulatoire peut engendrer des inégalités d’accès aux soins. Qu’importe, un seul objectif est affiché : économiser un milliard en 3 ans. Et des chiffres : «52,1% en 2015, 54,2% en 2016, 57% en 2017».

8 BLOCS ET 23 ACTIONS

Le plan se décline en 8 blocs, avec 23 actions. Certaines sont pleinement justifiées, comme celui concernant la pertinence des actes médicaux. Pourquoi certaines régions font deux fois de plus de césariennes que d’autres ? Et pourquoi il y a-t-il aussi des variations en chirurgie cardiaque ? «La réduction du nombre d’actes non pertinents est un enjeu fort»,souligne le document.

Objectif : 140 millions d’euros, dont 50 millions sur les actes hospitaliers. Mais, là, il ne figure aucun conseil pertinent pour y arriver.

Une action forte est prévue, ensuite, sur les médicaments, avec la montée en puissance des génériques et, surtout, «une maîtrise médicalisée de médicaments de spécialités» : ces derniers sont en effet des médicaments extrêmement chers - comme on l’a vu encore récemment avec celui contre le virus de l’hépatite C (45 000 euros, le traitement sur un mois). Comment limiter les prescriptions sans ouvrir la voie à une médecine à plusieurs vitesses ? Pas de réponse. Là encore, juste un objectif économique à atteindre.

Autres économies : des actions sur le transport sanitaire. Et enfin ce qu’ils appellent les GHT, les groupes hospitaliers de territoire, qui visent à regrouper sur un même territoire des hôpitaux. Objectif : 400 millions d’euros d’économies.

D’aucuns voient dans le «kit» un plan désespérément technocratique, sans le moindre volet sanitaire. «Mais c’est un peu la loi du genre. Le problème est que ce sujet soit porté de façon cohérente», tempère un ancien ministre. Et de prendre un exemple récent : «Un jour, pour cause d’épidémie de grippe, le ministère va affirmer qu’il n’y aura pas de fermeture de lits. Et, en même temps, il fait paraître ces instructions. Comment voulez-vous mobiliser de cette façon-là ?»

Eric FAVEREAU

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/03/08/la-logique-comptable-fait-son-lit-a-l-hopital_1216903

 

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:40

 

La Seine et Marne est le département où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France, mais ce n’est pas là qu’on fait les études sanitaires.

 

La 1ère étude sanitaire de zone on la fait dans les Yvelines, département où l’espérance de vie est l’une des plus élevées d’Ile de France, étude sanitaire financée par l’ETAT, le Conseil Régional IDF, le CG 78….

 

Et pour la Seine et Marne ?

 

On voudrait bien la faire mais il n’y a plus d’argent : restrictions budgétaires obligent.

 

Pendant ce temps nous voyons mourir autour de nous des gens de plus en plus jeunes.

La semaine dernière encore à Villeparisis est décédé une jeune femmed’une quarantaine d’années, atteinte d’un second cancer et qui avait dû retourner vivre chez ses parents parce que trop faible pour pouvoir vivre seule, l’année dernière c’était un quarantenaire de Claye-Souilly décédé en quelques mois d’un cancer et l’année précédente cette trentenaire qui avait habité longtemps Fresnes sur Marne qui décédait d’un cancer laissant 2 enfants en bas âge derrière elle, il y a aussi ce petit garçon élevé à Villeparisis de moins de 5 ans et déjà atteint d’un cancer et puis cet ado des environs de Dammartin en Goële atteint également d’un cancer et qui va d’hôpital en hôpital……

 

            Pendant ce temps on ferme un hôpital à Lagny sur Marne alors que la population

augmente au nord 77.

 

            Pendant ce temps nos médecins partent à la retraite sans être remplacés.

 

            Pendant ce temps M. le préfet Jean-Luc Marx continue à implanter des décharges en Seine et Marne, il vient d’en autoriser deux en fin d’année 2014.

 

            Pendant ce temps M. Huchon ne fait pas voter le PREDEC en février, risquant de permettre encore l’implantation de décharges ISDI en Seine et Marne.

 

            Pendant ce temps on projette d’ouvrir 3 carrières de gypse au nord-ouest 77 qu’on remblaiera par des déchets à Courtry, Villevaudé, Montgé en-Goële.

 

 

Un scandale sanitaire en prévision, comme celui de l’amiante ?

 

 

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:29
La démarche du CESE part de bonnes intentions mais il faudrait déjà que les départements français soient à égalité dans les différentes études  effectuées sur l’environnement et la santé, ce qui n’est pas le cas.
Prenons en exemple  le département de Seine et Marne où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France:
- Ce département ne possède pas de registre de cancers
- Bruit : autour d’aéroport de Roissy, peu d’informations puisque les 2 points fixes de contrôle viennent seulement d’être installés au 4ème trimestre 2014
- Air : ce département qui représente la moitié de l’Ile de France ne possède que 7 points fixes de contrôle sur 68 implantés en Ile de France par Airparif, le seul point situé au nord-ouest 77 à Montgé en Goële sous les avions de Roissy ne contrôle que l’ozone.
- Eau : l’ETAT a permis l’implantation de décharges à proximité d’importants captages d'eau (Annet sur Marne..) sans faire d’étude sanitaire sur les impacts sur la population, la rivière Beuvronne et ses affluents très impactées par ces décharges ont très peu de points de  contrôles de  l’état de leurs eaux.
 
 
Paru dans le journal de l’environnement :
Relancer la lutte contre les inégalités environnementales

Le 14 janvier 2015 par Stéphanie Senet

Le Cese recommande de créer un observatoire national

Alors que les inégalités environnementales et sociales restent traitées séparément, le Conseil économique, social et environnemental précise leurs liens. Dans son avis adopté le 14 janvier, il propose notamment de créer un observatoire des inégalités environnementales et plusieurs pistes d’action.

 

Face au changement climatique, aux pollutions de l’air, de l’eau et des sols, ou à la destruction des écosystèmes, tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne. Mieux comprendre ces différences permettra donc de mieux agir, selon le Conseil économique, social et environnemental (Cese), qui recommande d’intervenir à trois niveaux principaux: une identification précise des inégalités environnementales, une meilleure participation du public aux politiques visant à les réduire, ainsi qu’une responsabilité et une réparation accrues en cas de dommage.

 

UN OBSERVATOIRE S'IMPOSE

Résultant d’une auto-saisine de la section de l’environnement, ce rapport estime que la priorité doit être donnée à l’identification des inégalités en matière de santé et à leur traitement. Plus largement, les données concernant toutes les inégalités environnementales doivent être compilées, analysées, et partagées au sein d’un observatoire intégré, sur le modèle de l’Observatoire de la précarité énergétique.

A ce jour, il existe déjà une plate-forme d’analyse (PLAINE) au sein de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Son développement permettrait déjà de mieux cibler, au niveau régional, les plans de prévention (PRSE). Bien sûr, la recherche sur les liens entre santé et environnement doit être encouragée «par le renforcement des registres français de santé publique», aujourd’hui insuffisants, «notamment sur les zones de production nucléaire, de retraitement des combustibles usés et des principales unités chimiques», estiment les auteurs du rapport.

 

LUTTER CONTRE LA POLLUTION SONORE ET ATMOSPHÉRIQUE

Autre objectif: les nuisances sonores, alors que 17 millions de personnes, proches d’une infrastructure de transport, sont exposées à un niveau dépassant 55 décibels (dB). «Si les dispositifs de protection et d’isolation progressent dans les bâtiments, les dépenses pour réduire ces nuisances à la source ralentissent depuis 2008», note le Cese, se référant aux statistiques publiées par le ministère de l’écologie.

En matière de pollution de l’air, l’heure est aussi à l’action d’urgence. Le diagnostic est connu, mais il faut désormais «dresser un bilan anticipé des plans de protection de l’atmosphère et des 35 mesures préconisées par le Comité interministériel» (voir JDLE).

Bien sûr, la rapporteure Pierrette Crosemarie (CGT) insiste sur la nécessité d’accélérer la lutte contre la précarité énergétique ainsi que d’agir en faveur d’un habitat décent pour tous. Plus largement, l’introduction dans la loi du principe «d’évaluation d’impact sur la santé» permettrait de faire entrer le champ santé-environnement dans les politiques publiques, en particulier en matière d’urbanisme, mais aussi de logement, de transport ou de développement économique.

 

….. 

 http://www.journaldelenvironnement.net/article/relancer-la-lutte-contre-les-inegalites-environnementales,54364?xtor=EPR-9

Pour aller plus loin :

Saisine de la CESE sur les inégalités environnementales

http://www.lecese.fr/sites/default/files/recup_synchro/saisine/NS122110SaisineInegalitesenvironnementalesetsociales_1.pdf

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 11:49
Quand les ministres viendront-ils répondre aux questions des riverains des décharges, incinérateurs et sites polluants de Seine et Marne ?
Nous n’en savons rien
 
En effet beaucoup de ministres circulent dans ce département mais ils ne viennent jamais  au chevet des riverains des sites polluants.
Mme Segolène Royal est particulièrement discrète sur le sujet, quand à Mme Marisol Touraine on ne l’entend pas non plus.
 
La santé de cette minorité invisible que sont les riverains des sites polluants ne semble pas au cœur des préoccupations de ce gouvernement.
Paru dans le Parisien 77 :
Les ministres répondent aux questions des lycéens

En visite hier au lycée agricole, Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem et StéphaneLe Foll ont défendu les valeurs républicaines à la suite des attentats.

Sophie Bordier | 24 Janv. 2015, 07h00 | MAJ : 24 Janv. 2015, 04h49

 

 

« Quand Manuel Valls va entrer, vous vous levez tous de façon... efficace ! » La conseillère d'éducation du lycée agricole de Bougainville, à Brie-Comte-Robert, a eu des paroles énergiques,...


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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 09:05

 

 Quand il s'agit de financer une étude sanitaire de zone au nord-ouest 77 autour des décharges, incinérateurs, sites polluants.., il n'y a pas d'argent, mais quand il s'agit de financer le projet immobilier privé Villages « dit nature »  à Disneyland, l’ETAT et les collectivités trouvent 60 millions d’euros. 

 

Un projet classé Opération d'intérêt national (OIN).

 

Mais il semblerait que la santé des nord seine et Marnais ne soit pas classée Opération d’Intérêt National.

 

http://www.explorimmo.com/edito/actualite-immobiliere/detail/article/villages-nature-l-eco-tourisme-selon-manuel-valls.html

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141211.AFP3123/valls-lance-le-grand-chantier-eco-touristique-des-villages-nature.html

 

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 11:07

Paru sur le site Réseau Environnement Santé :

 

Communiqué de presse (7 janvier 2015)

  La France, 1er pays au monde pour les cancers hormono-dépendants
 et les cancers masculins : ce n’est pas le fait du hasard

La publication, le 2 janvier, d’un article dans la revue Science affirmant que l’essentiel des cancers est dû au hasard et l’importance médiatique donnée à cet article visent à relancer l’idée qu’il n’y a pas d’épidémie de cancers et qu’au contraire le phénomène serait « naturel » [1].

Les auteurs basent leur analyse sur une donnée biologique, c’est-à-dire la probabilité des cellules souches à muter. Ce phénomène ne permet en aucune façon d’en déduire que la majorité des cancers sont liés au hasard. Une telle affirmation nie l’essentiel des connaissances sur la réalité de l’épidémie de cancer. Des facteurs de risque comme le tabac pour le cancer du poumon ou l’alcool pour les cancers des Voies Aéro-Digestives sont suffisamment établis pour ne pas pouvoir être niés.

Les auteurs mettent par ailleurs curieusement de côté les cancers du sein et de la prostate, ce que l’on appelle les cancers hormono-dépendants. Le RES a organisé un colloque le 29 octobre dernier au Sénat autour de cette question, en partant du fait que selon les données du Centre International de Recherche sur le Cancer, la France est devenue le 1er pays au monde pour ce qui est de l’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas chaque année [2].

Ces cancers sont en augmentation partout dans le monde. Le cancer du sein est ainsi devenu le 1er cancer féminin pour 90 % de la population mondiale.

La preuve de l’origine environnementale des cancers vient des données épidémiologiques.

‒ L’incidence des cancers pris en charge au titre des affections de longue durée (ALD) en France a doublé en l’espace de 18 ans, alors que la population concernée progressait de 20 % pendant cette période [3];

‒ Les registres de jumeaux aboutissent à la conclusion que 2/3 des cancers sont liés à l’environnement au sens large [4];

‒ Les migrants adoptent en général les cancers du pays d’accueil [5].

Les preuves sont aussi toxicologiques. L’article de Tomasetti et Vogelstein fait l’impasse sur une donnée scientifique majeure, à savoir le fait que l’origine des cancers ne procède pas seulement, comme on l’a cru longtemps, d’une mutation mais qu’il peut résulter d’une perturbation de l’expression des gènes. Les données toxicologiques montrent de façon indiscutable que des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A induisent ainsi des cancers du sein et de la prostate après exposition pendant la période de gestation. Ce résultat peut être extrapolé à l’espèce humaine comme le prouve le cas du distilbène, frère jumeau du BPA. Les « filles distilbène » ont un taux de cancer du sein augmenté de 80 % [6].

Au moment où se discute la loi santé, il est urgent de sortir du discours niant la réalité de la crise sanitaire, dont l’épidémie de cancer est une composante. Il est urgent qu’un axe santé environnement soit clairement inséré dans cette loi.

 

[1]. Tomasetti C, Vogelstein B. Cancer etiology. Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions. Science. 2015 Jan 2;347(6217):78-81.

[2]. http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2014/07/DP_Conf_Presse_Crise_sanitaire_17062014.pdf

[3]. http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/evolution_1990_2008.pdf

[4]. Lichtenstein Pet al . Environmental and heritable factors in the causation of cancer-analyses of cohorts of twins from Sweden, Denmark, and Finland. N Engl J Med. 2000 Jul 13;343(2):78-85.

[5]. G. Maskarinec et J. J. Noh, « The effect of migration on cancer incidence among Japanese in Hawaii », Ethnicity and Disease, vol. 14/3, 2004

[6]. R. N. Hoover et al., « Adverse health outcomes in women exposed in utero to diethylstilbestrol », New England Journal of Medicine, vol. 365/14

http://reseau-environnement-sante.fr/2015/01/07/dossiers-par-themes/communique-de-presse-7-janvier-2015-cancers-hormono-dependants-ce-nest-pas-le-fait-du-hasard/

 

 

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 09:32

L’INERIS vient de produire des  cartes des inégalités environnementales en France , cartes qui devraient être évolutives  suivant les spécificités des régions.

Lien vers la carte pour l’Ile de France

http://www.ineris.fr/centredoc/carte-iledefrance-1412325556.pdf

 

 

Vous trouverez ci-dessous la contribution d’ADENCA adressée à l’INERIS.

  

La création de cette carte est un pas en avant mais nous regrettons que les données date de 10 ans, en effet en 10 ans la situation s’est profondément dégradée dans certaines régions comme le nord-ouest 77.

 

1° air : la carte se base sur des modélisations qui peuvent être très éloignées de la réalité dans des secteurs où il n’y a jamais eu de points de contrôles fixes de la qualité sur lesquels on a accumulé

des aéroports internationaux, des décharges, des carrières remblayées par des déchets, des mégas zones industrielles avec des entreprises qui rejettent des polluants dans l’air, polluant qui ne sont comptabilisés nulle part (exemple de fabrication de bitume), le nord-ouest 77 est l’une de ces zones.

 

3° sol : il serait souhaitable que la carte tienne compte des épandages sur les sols agricoles.

 

4° eau potable : 

La Seine et Marne est constituée majoritairement de petites communes qui ne sont contrôlées qu'une fois tous les 5 ans (comme l'indique votre graphique) alors que les grandes communes le sont 4 fois par an et Paris et la Petite Couronne peut-être parfois plus.

Comment pensez-vous faire évoluer la carte pour permettre une comparaison plus égalitaire entre le 77 et Paris petite couronne ?

 

 

Propositions pour  l'Ile de France

- Croisement  des données avec le registre des cancers des enfants

- Intégrer des données supplémentaires spécifiques à cette région

  Pollution eau potable par les pesticides (en mars 2014, NE77 relevait que dans 30 communes du 77 l'eau ne devait pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons)

- Intégrer les pollutions aéroportuaires autour de Roissy en France, Orly, Le Bourget et des dizaines d'aérodromes d'Ile de France

- Intégrer les données bruit et pollution des axes routiers.

 

 

 

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 20:03

Paru dans le journal de l’environnement :

Une grande dame disparaît

Le 19 décembre 2014 par Stéphane Horel et Marine Jobert

 

Theo Colborn vient de mourir, à l’âge de 87 ans. Ce nom ne vous dit rien, et pourtant cette zoologue américaine a joué un rôle immense dans une histoire qui nous concerne tous.

C’est à elle – et une poignée de scientifiques pionniers – que l’on doit la naissance de l’expression « perturbateurs endocriniens ». Deux mots qui désignent des produits chimiques de synthèse capables de pirater notre système hormonal. Omniprésents dans notre quotidien, ils sont suspectés de jouer un rôle important dans l’explosion de troubles aussi divers que l’infertilité, les malformations de l'appareil génital des petits garçons, les troubles cardiovasculaires, les cancers hormono-dépendants (testicules, prostate, sein), l’obésité, le diabète, les troubles autistiques et neuro-comportementaux chez les enfants.

La première alerte est lancée dès les années 1950 par les animaux sauvages, sentinelles du désordre chimique ambiant. Les populations de pygargues à tête blanche - cet aigle majestueux qui figure sur le sceau du président américain – dévissent à vive allure. Les choses de l’amour ne les intéressent plus. Les quelques œufs qu’ils pondent sont tellement friables que les mères les écrasent de leur poids dans le nid. Qui blâmer ? Le DDT, que dénonce en 1962 la biologiste Rachel Carson dans son livre Printemps silencieux. Les poissons que pêchent les aigles dans les Grands Lacs américains sont truffés de cet insecticide massivement adopté en agriculture après la Seconde Guerre mondiale.

Puis c’est le tour des goélands argentés. Également grands amateurs de poissons, ils voient leur sexualité dérangée. Les mâles sont frappés d’anomalies génitales, les femelles partagent le même nid. Les populations s’effondrent. Dernier exemple, enfin, les alligators du lac Apopka (Floride). Vingt ans après que l’eau, souillée par une pollution accidentelle aux pesticides, est redevenue « propre », on constate que les mâles ont des pénis atrophiés et toutes les peines du monde à se reproduire.  Les bébés reptiles qui réussissent tout de même à éclore meurent en nombre.

Lancée sur la piste des effets cancérigènes des polluants sur la faune sauvage, Theo Colborn chausse les bonnes lunettes pour comprendre la réalité : les animaux se meurent d’un empoisonnement chimique. Et comme « notre sort est lié à celui des animaux », ainsi que l’écrivait Rachel Carson en 1962, elle comprend que les êtres humains sont aussi touchés dans leur chair par les milliers de molécules de synthèse intégrées aux objets de consommation courante et relâchées dans l’environnement sans contrôle aucun. C’était en 1991.

Depuis que Theo Colborn a lancé l’alerte, que s’est-il passé ? La France, puis l’Europe, ont interdit le bisphénol A dans les biberons. Certains plastifiants ont disparu des jouets. Mais sur le millier de molécules qu’on soupçonne capables de perturber le système hormonal, toutes, quasiment, sont présentes dans l’environnement ou, pire, employées chaque jour. C’est notamment le cas dans l’industrie du gaz de schiste, qui pratique la fracturation hydraulique à grand renfort de molécules que Theo Colborn avait patiemment collectées, analysées et épinglées comme perturbateurs endocriniens.

C’est cette grande dame, scientifique courageuse et esprit visionnaire, qui vient de disparaître. Un seul article dans la presse française s’en est fait l’écho. Ce silence nous semble profondément injuste. Journalistes spécialisées dans les questions environnementales, nous travaillons sur les perturbateurs endocriniens depuis plusieurs années. Nous ne connaissions pas Theo Colborn, mais nous partageons sa conviction : l’humanité est aujourd’hui confrontée à un problème de santé publique à la gravité presque impensable. Des réglementations strictes sont indispensables, envers et contre des intérêts économiques colossaux. Une bataille homérique se déroule d’ailleurs à Bruxelles : elle sera déterminante pour la santé des générations futures. Mais ce sont aussi nos modes de vie, étroitement liés à la pétrochimie, qui doivent être sérieusement repensés. Rien n’a jamais arrêté Theo Colborn. Rien ne nous arrêtera non plus pour informer le public. Chère Theo Colborn, nous vous devons bien ça.

 

Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle a réalisé «Endoc(t)rinement» (France 5, 2014).

 Marine Jobert est journaliste au Journal de l’Environnement et co-auteur, avec François Veillerette, de «Perturbateurs endocriniens, la menace invisible», Editions Buchet Chastel, à paraître le 12 mars 2015.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/une-grande-dame-disparait,53726?xtor=EPR-9

 

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 14:58

 

En 2012 une  habitante de Fresnes sur Marne a alerté l’Institut National de Veille Sanitaire sur le nombre de cancers déclarés dans sa rue, située à proximité des deux décharges de sa commune, dans un secteur pavillonnaire  comptant une douzaine d’habitations.


Quelques mois plus tard sa fille de 35 ans qui avait vécu de longues années à Fresnes sur Marne décédait d’un cancer, laissant derrière elle deux petits enfants en bas âge.


 En 2013 l’Institut National de Veille Sanitaire décide d’ouvrir un dossier.


Lors de la Commission de Suivi de Site de la décharge Rep Veolia de Claye-Souilly d’hier à laquelle vous n’avez pu assister, vous populations riveraines, l’Institut de Veille Sanitaire a présenté ses investigations, suite à la découverte de 3 nouveaux cas de cancers détectés dans cette rue depuis 2013 l’INVS va continuer ses investigations.


Un cocktail de  gaz polluants dans l’air accumulés sur cette commune:

- Les gaz  polluants émis dans l’air par la plus importante décharge d’Europe de déchets ultimes  qui renvoie pour ne citer qu’eux : des oxydes d’azote (101 000  kg/an en 2012), des oxydes de soufre (185 000 kg/an en 2012)

- Les gaz émis par des millions de camions qui chaque année viennent déverser leurs ordures dans les décharges de Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Annet sur Marne ..

- Les gaz des camions qui viennent alimenter et se fournir dans les entreprises de concassage et recyclage de matériaux de Fresnes sur Marne

- Le gaz des avions d’aéroport de Roissy survolant cette commune…..


Une eau pompée dans la Marne à Annet sur Marne de qualité assez médiocre, qui doit souvent  être traitée avec des doses élevées de chlore avant distribution au robinet du consommateur de Fresnes sur Marne et alentours.

 

Concernant les risques de cancers nous vous conseillons de lire cette étude de l’INVS

http://www.cancer-environnement.fr/LinkClick.aspx?fileticket=sJG9oS1_jMo%3D&tabid=380&mid=2046 

 

Si vous-même vous avez constaté dans votre environnement un nombre de cancers importants, de maladies respiratoires.... vous pouvez alerter :

Institut de veille sanitaire

Département Coordination des Alertes et des Régions 

Cellule de l’InVS en Région Ile-de-France ChampagneArdennes

12, rue du Val d'Osne
94415 Saint-Maurice cedex 

Tél : 33 (0) 1 41 79 67 00

 http://www.invs.sante.fr/


Pour mémoire c’est sur cette commune de 650 âmes qu’a été implantée une école maternelle au bord d’espaces agricoles exploités en production intensive, près d’une décharge ISDI pour laquelle la commune avait donné un avis favorable et près de la plus importante décharge d’Europe de déchets ultimes Rep Veolia Claye-Souilly.


C’est également sur cette commune qu’un industriel veut implanter une 3ème décharge, près d’un lotissement, dans une zone inondable et près du plus important captage d’eau de Seine et Marne à Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

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