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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 18:28

 

En juin dernier la préfecture 77 annonçait une étude de zone au nord-ouest 77.

 

Une étude de zone un terme très vague, mais en fait l’étude qui va être financée à hauteur de 150 000 € par l’ETAT est pilotée par la DRIEE IDF et portera sur l’état des lieux de l’environnement (eau, air, sol,rivières) d’une partie du nord-ouest 77 mais ne portera aucunement sur l’état de santé de la population.

 

Cette étude de zone est déjà une avançée mais ne suffit pas pour les populations du bassin versant Beuvronne qui vivent au milieu des décharges, des sites Seveso, des champs cultivés par l'agriculture intensive et sur lesquels on déverse des boues de station d'épuration.

 

Ces habitants  qui voient de plus en plus de populations très jeunes atteintes de problèmes respiratoires, de cancers, qui meurent en laissant derrière elles des enfants en bas âge....

 

L'ETAT qui a laissé s'implanter autant d'industries polluantes sur un territoire aussi réduit et continue à le faire a une responsabilité importante dans ce dossier  et a le devoir d'étudier d'urgence les conséquences de sa politique sur  la  santé de la population.

 

Mme Marisol Touraine doit trouver d'urgence l'argent nécessaire pour effectuer cette étude épidémiolique qu'Adenca réclame depuis plus de 7 ans déjà.

 

M. Valls a bien trouvé 60 millions d’euros d’argent public pour favoriser le projet privé des villages « dits nature »……

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 14:59

 

 

Dans nombre d’études on ne cesse de nous expliquer que les riverains d’installations polluantes ou dangereuses devraient comprendre qu’ils participent à l’intérêt général en « supportant » ces activités près de chez eux.

 

Mais ceux qui vous explique cela vivent en général dans des endroits protégés, dans l’Ouest Parisien ou dans les quartiers huppés de Paris ou d'ailleurs.

 

Car il faut savoir qu’en France l’ETAT a adopté une législation qui permet de protéger certains secteurs : les alentours de certaines forêts, monuments historiques… dans ces endroits on n’implantera pas de sites SEVESO, de décharges, on n’exploitera pas de carrières…

 

Mais si vous avez le malheur d’habiter dans un secteur qui n’a pas été protégé, alors là c’est grave pour vous.

 Mais pourquoi votre secteur n’a-t-il pas été protégé ?

 

Ce n’est pas parce que ce secteur n’aurait pas pu bénéficier de certaines protections, c’est parce que certains de vos élus ont préféré regarder ailleurs, laisser le champ libre aux industriels, en quelque sorte des petits arrangements entre amis.

 

Pour exemple ;

- pourquoi le conseil départemental 77 n’a pas fait inscrire le Bois Gratuel de Villevaudé et les bois environnants en Espaces naturels Sensibles ?

 

- pourquoi le Conseil Régional IDF n’a pas fait inscrire le Bois Gratuel de Villevaudé et les bois environnants de la Butte d’Aulnaye en Site Natura 2000 ?

 

- pourquoi le Conseil Régional IDF  n’a pas fait inscrire la forêt régionale de Montgé en Goële en site Natura 2000 ?

 

- pourquoi vos collectivités territoriales utilisent vos impôts pour  financer nombre  d'études sur la biodiversité dans la forêt de Fontainebleau et pratiquement aucunes sur la butte d'Aulnaye et dans la forêt régionale de Montgé en Goële ?

 

 

Vous n’y pensez pas, tous ces classements et études  auraient pu porter préjudice aux industriels du plâtre Placoplatre et Knauf, ils auraient peut-être pu les empêcher d’exploiter les carrières à ciel ouvert et de ronger jusqu’à l’os nos ressources.

 

 

Et nous riverains

qui pense à protéger

notre cadre de vie

 notre santé  

et la valeur de notre patrimoine?

 

Circulez y’a rien à voir

 

 

 

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 08:28
périmètre proposé pour l'étude de zone nord-ouest 77

périmètre proposé pour l'étude de zone nord-ouest 77

 

ADENCA appelait de ses vœux depuis de nombreuses années une étude de zone, ce qui est le plus important à la base d’une étude de zone c’est le périmètre choisi, or pour ADENCA le compte n’y est pas.

 

En effet un périmètre d’étude nous a été proposé, périmètre choisi par qui, nous n’en savons rien.

 

Ce que nous savons c’est que des élus de l’arrondissement de Meaux concernés par l’étude ont été consultés en décembre 2014, mais que nous n’avons pas accès au compte rendu de la réunion.

 

Ce que nous savons c’est que la 1ère réunion à laquelle ont été invitées les associations ne s’est tenue qu’en mai dernier.

 

 

Ce que nous constatons c’est que le périmètre choisi coupe en deux le bassin versant de la Beuvronne, les communes de Montgé en Goële et Moussy le Neuf accueillant des décharges et les sources de la Beuvronne et de son affluent n’ont pas été prises en compte, ni même la majorité des communes du nord-ouest 77 survolées continuellement par les avions d’aéroport de Paris : Nantouillet, Juilly, St Mard, St Mesmes…

La commune de Charny accueillant la plus importante décharge de déchets ultimes d’Europe n’a pas été incluse dans le périmètre.

Ironie du sort ce sont également tous ces villages ruraux où l’ont pratique l’agriculture intensive (pesticides…).

 

 

Adenca ne pourra cautionner, en aucun cas, une étude basée sur le périmètre actuel, étude qui serait pour nous vidée de son contenu en excluant les villages ruraux bordant la Beuvronne, l’une des rivières les plus polluées du 77.

 

Il est vrai que l’ETAT ne finance que 150 000 € pour cette étude, une misère à côté des

60 millions d’euros d'argent public injectés par l’ETAT et les collectivités pour favoriser le projet privé villages « dits nature ».

 

Une étude de zone cela coûte cher et vu la somme modique engagée par l’ETAT des choix vont devoir être réalisés, est-ce que ce seront une fois de plus les villages ruraux bordant la Beuvronne qui en feront les frais, l’avenir nous le dira.

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 13:53
Paru dans le journal de l’environnement :
Pesticides: le 2,4-D, cancérogène possible

Le 24 juin 2015 par Romain Loury

 

Après le Glyphosate, le 2,4-D, nouveau pesticide réputé cancérigène. 
DR

Désherbant disponible en jardinerie et largement utilisé en agriculture, l’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (2,4-D) vient d’être classé «cancérogène possible pour l’homme» par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), a annoncé celui-ci mercredi 23 juin.

«Depuis son introduction en 1945, le 2,4-D a été largement utilisé pour lutter contre les mauvaises herbes en agriculture, en foresterie et en milieu urbain et résidentiel. Les expositions professionnelles au 2,4-D peuvent survenir lors de la fabrication comme de l'application, et la population générale peut être exposée par le biais des aliments, de l'eau, de la poussière ou d’applications résidentielles, et pendant la pulvérisation», rappelle le Circ, branche cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

STRESS OXYDATIF

Composant de l’agent orange utilisé lors de la guerre du Vietnam, le 2,4-D vient d’être classé «cancérogène possible pour l’homme», intégrant ainsi le groupe 2B défini par le Circ, «sur la base d’indications insuffisantes chez l'homme et d’indications limitées chez l’animal de laboratoire». Selon plusieurs travaux, le 2,4-D induirait un stress oxydatif, voire une immunodépression. «Cependant, les études épidémiologiques ne mettaient pas en évidence de hausses importantes ou uniformes du risque de lymphome non hodgkinien ou d'autres cancers», note le Circ.

APRÈS LE GLYPHOSATE, REBELOTE?

Après la récente classification en groupe 2A («cancérogène probable pour l’homme») de l’herbicide glyphosate (Round Up), pour lequel la ministre de l’écologie Ségolène Royal s’est engagée à obtenir le retrait des jardineries avant janvier 2016, voici un nouveau pesticide, très répandu, mis en cause par l’OMS. Sans oublier que les deux substances sont déjà accusées d’être des perturbateurs endocriniens.

Pour le porte-parole de Générations futures, François Veillerette, «un désherbant dont on sait qu’il est possiblement cancérigène n’a rien à faire dans la gamme de pesticides utilisés pour désherber des espaces publics ou privés». L’association «demande le retrait de la mise en marché des herbicides à base de 2,4-D, dont beaucoup de formulations sont encore autorisées pour les jardiniers amateurs», ajoute-t-il dans un communiqué.

PESTICIDES PERSISTANTS

Outre le 2,4-D, la monographie du Circ, publiée dans le Lancet Oncology, porte sur deux autres pesticides, à savoir les insecticides lindane et DDT, respectivement classés en groupe 1 («cancérogène pour l’homme») et en groupe 2A («cancérogène probable pour l’homme»). Bien que d’usage interdit ou limité dans la plupart des pays, ces deux substances persistent dans l’environnement, et leurs effets sanitaires continuent à se faire sentir. Selon une récente étude, les femmes fortement exposées au DDT in utero dans les années 1960 auraient 4 fois plus de risques de souffrir d’un cancer du sein 50 ans plus tard.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/pesticides-le-2-4-d-cancerogene-possible,59850?xtor=EPR-9

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 19:37

 

Paru dans le journal de l’environnement :

 

Risques & Santé

Nucléaire: le risque professionnel de leucémie confirmé

Le 23 juin 2015 par Romain Loury

 

Les travailleurs du nucléaire ont bien un risque accru de leucémie du fait de leur exposition professionnelle, confirme une étude internationalepubliée dans le Lancet Haematology. Il reste toutefois assez faible, estime l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), associé à ces travaux.

Certes, l’existence d’un tel risque professionnel chez les travailleurs du nucléaire n’est pas un scoop. Mais l’assertion ne reposait jusqu’alors que sur une extrapolation à partir des victimes japonaises de Hiroshima et Nagasaki, exposées de façon aigüe à de fortes doses radioactives. Pour l’exposition chronique, celle liée à de plus faibles doses reçues sur une longue période, la situation demeurait peu claire.

La question vient d’être tranchée par l’étude INWORKS dont les résultats, publiés lundi 22 juin dans le Lancet Haematology, révèlent qu’il existe bien un risque de leucémie chez ces professionnels. «Nous considérons cette étude comme une validation, elle vérifie l’une des bases de notre système de radioprotection, jusqu’alors fondé sur Hiroshima et Nagasaki», explique Dominique Laurier, responsable du laboratoire d’épidémiologie de l’IRSN, contacté par le JDLE.

Près de 310.000 travailleurs

INWORKS a porté sur près de 310.000 travailleurs, pour la plupart français, britanniques et américains, suivis en moyenne pendant 27 ans. Selon l’analyse des causes de décès, toute dose additionnelle de 1 gray (Gy, unité de dose absorbée), soit 1.000 milligray (mGy), multiplierait le risque de leucémie mortelle par 4,19, particulièrement de leucémie myéloïde chronique, dont le risque de décès est multiplié par 9,55.

Selon l’IRSN, «cette relation reste statistiquement significative pour les travailleurs ayant reçu une dose à la moelle osseuse en dessous de 300 mGy, ce qui représente 99% des individus inclus dans l’étude. Il est important de noter que dans la cohorte étudiée, la dose moyenne à la moelle osseuse cumulée par les travailleurs est de 16 mGy».

Les chercheurs n’ont en revanche noté aucune relation avec le risque de décéder d’un myélome ou d’un lymphome multiple, du moins aux doses auxquelles les travailleurs du nucléaire sont exposés.

5% de leucémies liées aux radiations

Le risque serait donc plutôt faible: «La probabilité additionnelle de décès par leucémie attribuable à l’exposition aux rayonnements ionisants est de l’ordre à 1 décès pour 10.000 individus, à comparer à la probabilité globale observée de décès par leucémie qui est d’environ 2 décès pour 1.000 individus», note l’IRSN. En d’autres termes, 5% des leucémies observées chez les travailleurs du nucléaire résulteraient de l’exposition professionnelle, complète Dominique Laurier.

Pour Ausrele Kesminien, chercheur au Centre international de recherche sur le cancer (Circ, branche de l’Organisation mondiale de la santé) et co-auteur de l'étude, «cette étude offre l'évaluation la plus précise à ce jour du risque de développer une leucémie liée à une exposition prolongée à de faibles doses de rayonnements reçues par les travailleurs du nucléaire tout au long de leur carrière (…) [Elle] montre une petite augmentation du risque de décéder de leucémie au fur et à mesure qu’augmente leur exposition aux rayonnements».

Une extrapolation difficile

Qu’en est-il des autres expositions aux radiations, notamment dans le cadre d’un diagnostic médical, aussi bien chez les professionnels de santé que chez les patients? Selon Dominique Laurier, «il faut être prudent quant aux extrapolations», la relation entre la dose reçue et le risque de leucémie n’étant pas forcément la même dans des contextes différents.

Parmi les nuances notoires, la différence entre une exposition externe ou une contamination interne à l’organisme, variable selon l’activité. Pour les professionnels de santé exposés aux radiations, une étude similaire, dénommée «O’RICAMs», est actuellement en cours à l’IRSN, avec des premiers résultats attendus «dans deux à trois ans», indique Dominique Laurier.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/nucleaire-le-risque-professionnel-de-leucemie-confirme,59796?xtor=EPR-9

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:16
Paru dans le journal de l’environnement :
Le lymphome non hodgkinien officiellement lié aux pesticides

Le 11 juin 2015 par Romain Loury

 

 

Le lymphome non hodgkinien vient enfin d’être reconnu comme maladie professionnelle liée à l’emploi de certains pesticides, selon un décret paru mardi 9 juin au Journal officiel. «Une avancée importante» pour l’association Phyto-victimes, qui espère élargir la liste.

Selon ce nouveau «tableau» des maladies professionnelles, le numéro 59, le lymphome non hodgkinien est désormais reconnu comme maladie survenant suite à des «travaux exposant habituellement aux composés organochlorés, aux composés organophosphorés, au carbaryl, au toxaphène ou à l'atrazine».

L’exposition peut avoir eu lieu «lors de la manipulation ou l'emploi de ces produits, par contact ou par inhalation» ou «par contact avec les cultures, les surfaces, les animaux traités ou lors de l'entretien des machines destinées à l'application des pesticides», ajoute le texte, qui fixe un délai de prise en charge de 10 ans, «sous réserve d’une durée d’exposition de 10 ans».

Le dernier ajout à la liste des maladies professionnelles, ou tableau n°58, remonte à avril 2012, avec la maladie de Parkinson, toujours avec les pesticides.

D’autres maladies en vue

Contactée par le JDLE, l’association Phyto-victimes y voit une «avancée importante»: «des reconnaissances de maladie professionnelle avaient déjà été obtenues [par des personnes souffrant d’un lymphome non hodgkinien], mais la procédure était très longue. Cela va ouvrir la voie à des gens qui n’osaient pas lancer une telle démarche jusque-là».

Pour l’association, le combat doit continuer avec «de nombreuses autres pathologies», dont d’autres hémopathies (maladies du sang), des maladies neurodégénératives, dont la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’avec d’autres cancers, notamment celui de la prostate.

Quant à la durée minimale d’exposition de 10 ans, la même qu’avec la maladie de Parkinson, Phyto-victimes reconnaît que «cela a été sujet à beaucoup de discussions. On aurait aimé que ce soit moins, mais il est compliqué de fixer un seuil. Dans les faits, il pourrait très bien y avoir reconnaissance d’une maladie professionnelle même en-dessous de 10 ans, en présence d’éléments probants. Et rien n’exclut que ce seuil soit un jour revu à la baisse»

http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-lymphome-non-hodgkinien-officiellement-lie-aux-pesticides,59466?xtor=EPR-9

 

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 17:04

 

 

Comme nous l’avons indiqué dans nos précédents articles l’étude de zone va enfin être réalisée sur notre secteur.

 

Nous tenons à remercier les administrateurs d’Adenca : Jacques, Marie … qui ont assisté en 2010/2011 a plus de 12 réunions Plan Régional Santé Environnement 2, lors desquelles ils n’ont cessé d’attirer l’attention sur l’environnement et la santé au nord-ouest 77.

 

Nous remercions Marie qui a adressé une alerte auprès de l’Institut de Veille Sanitaire INVS sur les cas de cancers dans sa rue à Fresnes sur Marne et qui alors que sa fille Mathilde vivait ses derniers jours a eu le courage de contacter ses voisins malades afin qu’ils acceptent de transmettre leur dossier à l’INVS.

 

Nous remercions aussi Alain notre informaticien qui a passé de nombreuses journées à préparer toutes nos cartographies et son épouse Isabelle qui sans relâche nous soutient.

 

Nous remercions également Isabelle, notre agricultrice bio, qui malgré l’intensité de son activité a pu à quelques reprises se libérer pour faire entendre la voix du nord-ouest 77 dans des réunions organisées par le Conseil Régional, concernant les déchets, l’agriculture bio, le Grand Roissy….

 

Nous remercions Flavio, papa de 2 petits enfants, qui trouve le temps chaque année de nous accompagner à la journée des associations de Villeparisis.

 

Nous remercions Nicole notre administratrice qui nous accompagne au comité de suivi de site de la décharge Veolia Claye-Souilly et est toujours là pour nous prodiguer de bons conseils.

 

Un remerciement particulier ira à notre vice-président Jacques, qui dans l’ombre, a toujours été présent pour nous accompagner dans les moments difficiles.

 

Nous remercions également tous nos adhérents, notre fédération environnementale Nature Environnement 77, sa présidente Jane Buisson et ses administrateurs, notre photographe bénévole, les élus qui nous ont soutenus et  vous lecteurs assidus de ce blog qui relayez régulièrement nos informations ainsi que les journalistes qui ont informé la population sur la situation au nord-ouest 77.

 

Cette étude de zone c’est à vous tous que nous la devons, c’est un petit pas en avant, elle aura déjà comme premier avantage d’attirer l’attention sur notre secteur tant défavorisé et peut-être d’amener les industriels à comprendre que l’on doit remettre l’être humain au centre des débats.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:34

 

La réunion était dirigée par M. le sous préfet de Meaux

 

Les différents invités avaient répondus en nombre :

- services de l’Etat et des collectivités territoriales

- élus

- industriels

- associations de riverains et défense de l’environnement

- personnes qualifiées.

 

 

La 1ère présentation fut réalisée par une représentante du ministère de l’Ecologie, spécialisée dans les études de zone en France.

 

Puis vint ensuite une présentation par l’Ineris de son guide pour la conduite d’une étude de zone.

 

Et une représentante de la l'ASPI , L'Association pour la prévention des pollutions industrielles en Vallée de Seine(78), nous présenta l’étude de zone en cours dans le département des Yvelines.

 

L’ETAT financera cette étude à hauteur dans un 1er temps de 150 000 €.

Une représentante de la DRIEE 77 va employer 50 % de son temps à préparer cette étude, une représentante de la DRIEE IDF supervisera ce dossier.

 

Nous souhaitons qu’Airparif présent à cette réunion puisse être partie prenante dans ce dossier.

 

Notons les interventions remarquées des élus :

- Mme Marianne Margaté, adjointe au maire de Mitry-Mory et conseillère départementale

- M Hervé Touguet, maire de Villeparisis et vice président de la communauté de communes

- le représentant de M. le Maire de Courtry.

 

Tous ces élus conscients de l’angoisse des populations concernant leur santé et l’état de pollution de leur territoire souhaitent également concilier le volet économique afin de préserver les emplois.

 

Certains industriels étaient présents : Placoplatre, Siniat (ex Lafarge), ADP, Gerep, Clamens …. ainsi qu’un représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie, de la Chambre d’Agriculture, ils ont écouté et pris des notes.

 

Nous tenons à remercier particulièrement les représentants de la DRIEE 77 et Ile de France qui se sont fortement impliqués pendant des mois dans la préparation de cette étude de zone que nous attendions depuis plusieurs années et qui arrive enfin alors que nous ne l’espérions plus.

 

 

 

 

Souhaitons que cette étude de zone

permette

à chacun des intervenants de mieux se connaître

et de remettre

l’être humain au centre des débats.

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 10:30
Article paru sur le site Le Monde :
Les polluants entraîneraient retards et malformations chez l’enfant

 

LE MONDE | 09.06.2015 à 14h42 • Mis à jour le 09.06.2015 à 15h34 |Par Stéphane Foucart

 

 

Les polluants entraîneraient retards et malformations chez l’enfant

Une usine près d'un quartier résidentiel dans le nord de la France, en janvier 2013.

 PHILIPPE HUGUEN / AFP
 

 

La dégradation de l’environnement a-t-elle des effets mesurables sur la santé des enfants ? Deux études françaises le suggèrent de nouveau, avec des manifestations allant de l’altération des capacités intellectuelles à la fréquence de certaines malformations congénitales. La première, rendue publique mardi 9 juin et publiée dans la dernière édition de la revue Environment International, a consisté à chercher les effets de l’exposition à une famille courante d’insecticides – les pyréthrinoïdes – sur les facultés cognitives de jeunes enfants.

 

Ces travaux, conduits par Jean-François Viel (CHU de Rennes, Inserm) et Cécile Chevrier (Inserm), ont utilisé les données d’une cohorte d’environ 3 500 couples mère-enfant suivis depuis 2002. Les auteurs ont d’abord tenté de mettre en relation le niveau d’exposition de la mère à des pyréthrinoïdes, au cours de sa grossesse, avec les capacités intellectuelles de l’enfant à l’âge de 6 ans. « Nous avions une hypothèse assez forte sur un lien entre l’exposition prénatale de l’enfant et son développement neuropsychologique, mais nos données ne montrent rien de tel, explique Cécile Chevrier. Nous ne trouvons aucun lien. »

Facultés cognitives dégradées

Le lien apparaît lorsque les pyréthrinoïdes sont recherchés chez les enfants eux-mêmes, à l’âge de 6 ans. Le jour de la réalisation des tests d’aptitudes conduits dans le cadre de l’étude, les enfants les plus exposés à ces insecticides présentaient des capacités de mémorisation et de compréhension verbale significativement inférieures aux autres. Alors que l’exposition in utero ne semble pas avoir eu d’effets sur la cognition, l’exposition directe des enfants dégrade leurs facultés cognitives.

 

Et ce, précise Jean-François Viel, « une fois pris en compte de nombreux facteurs de confusion », comme la catégorie socioprofessionnelle des parents, la durée moyenne de sommeil, le temps quotidien passé devant la télévision ou les jeux vidéo, etc.

 

ALORS QUE L’EXPOSITION IN UTERO NE SEMBLE PAS AVOIR EU D’EFFETS SUR LA COGNITION, L’EXPOSITION DIRECTE DES ENFANTS AUX PYRÉTHRINOÏDES DÉGRADE LEURS FACULTÉS COGNITIVES

 

D’où proviennent ces expositions ? L’étude ne le dit pas. « Le lien est souvent fait avec l’agriculture, relève Cécile Chevrier, mais plusieurs travaux suggèrent que l’environnement domestique est une source importante d’exposition à ces produits, qui entrent dans la composition d’insecticides ménagers, de lotions antipoux, de produits antiparasitaires pour les animaux domestiques, etc. »

 

Dans une étude rendue publique lundi 8 juin et tout juste publiée dans European Urology, une autre équipe de chercheurs et de cliniciens, menée par Nicolas Kalfa et Charles Sultan (CHU de Montpellier), a de son côté cherché à évaluer l’impact des pollutions environnementales sur le risque d’hypospadias. Cette malformation congénitale du pénis est un défaut de positionnement de l’urètre, qui nécessite un acte chirurgical peu après la naissance. Elle toucherait environ 3 garçons sur 1 000, avec de fortes disparités régionales ; sa fréquence tend à augmenter.

 

« L’augmentation de l’incidence de l’hypospadias, dans certaines régions ou certaines périodes, a conduit à suspecter que des polluants environnementaux puissent nuire au développement de l’appareil génital masculin pendant la vie fœtale », écrivent Nicolas Kalfa, Charles Sultan et leurs coauteurs. Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont comparé les données familiales de 300 enfants ayant été atteints d’hypospadias, à 300 enfants non touchés.

 

La profession des parents a été relevée, de même que le lieu du domicile. L’analyse des données conduite par les auteurs suggère que les enfants dont la mère est exposée, dans le cadre de son travail, à des perturbateurs endocriniens (PE) – ces substances qui interfèrent avec le système hormonal (détergents, pesticides, solvants, etc.) – ont un risque trois fois supérieur de présenter un hypospadias à la naissance, par rapport aux autres. L’exposition du père à ces substances de synthèse est également un facteur de risque, mais moindre.

 

Selon les résultats présentés, les professions féminines les plus à risque sont les femmes de ménage, les coiffeuses, les esthéticiennes, les techniciennes de laboratoire. Du côté des pères, les travailleurs agricoles, les mécaniciens et les peintres ont également un risque accru de voir leur enfant touché par un hypospadias.

 

Les chercheurs ont également ajouté une dimension géographique à leur analyse. Ils ont relevé, dans un rayon de 3 km autour du domicile de chaque famille enrôlée dans l’étude, la présence d’une zone industrielle, d’une zone d’agriculture intensive ou d’un incinérateur. L’effet sur l’hypospadias existe, mais il est inférieur à celui d’une exposition directe des parents à des PE. Cependant, les risques se cumulent. Selon l’analyse présentée par Charles Sultan et Nicolas Kalfa, travailler au contact de PE et vivre non loin d’un site industriel polluant pourrait décupler le risque d’avoir un enfant touché par un hypospadias.

 

 

Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/09/les-polluants-entrainent-retards-et-malformations-chez-l-enfant_4650486_3244.html

Vidéo BFMTV

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:40

 

Alors que depuis des dizaines années certains industriels du Val de Seine dans les Yvelines participent au financement de diverses études, qu’ils ont participé dernièrement au financement de l’étude de zone Val de Seine, les industriels du nord-ouest 77 ne semblent pas être prêts à mettre la main à la poche.

 

C’est ce qui semble ressortir de la réunion d’hier du comité de pilotage, en effet l’ETAT amène 150 000 € mais la somme ne sera pas suffisante pour mener cette étude à bien et il faudra trouver de l’argent ailleurs, ADENCA a demandé aux industriels s’ils étaient prêts à participer au financement de cette étude mais aucuns d’eux n’a souhaité répondre.

 

Pourtant étaient présents des dirigeants de Placoplatre, Siniat (ex Lafarge), Sita, Gerep, Clamens….

 

Les industriels de l’ouest parisien seraient-ils plus à l’écoute des préoccupations des populations riveraines des sites polluants ?

 

C’est ce qui semble ressortir de cette 1ère réunion, ce que nous regrettons.

 

 

 

 

 

 

 

 

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