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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 11:18

 

 

Le 27 avril 2015 le Ministère de l’Ecologie, de l’Environnement et de la Mer a publié une instruction gouvernementale relative à la cartographie et à l’identification des cours d’eau et de leur entretien, avec pour objectif de permettre à tout usager de connaître la position des services de l’Etat quant à tel ou tel linéaire : est-ce que tel linéaire est un cours d’eau ou non ? Distinguer cours d’eau, fossé, canal ou autre est primordial car cela a des conséquences administratives substantielles (déclaration/autorisation au titre de la loi sur l’eau ou non, évaluation des incidences au titre de Natura 2000 liste 2).


Une commission « cours d’eau » pouvait être instaurée dans chaque département, comprenant a minima un représentant de la chambre d’agriculture, un agent de l’Onema, un représentant de  la fédération de pêche et un élu local.

 

En Seine et Marne le préfet a choisi de mettre en place cette commission, en favorisant semble-t-il le lobby agricole, puisque cette profession est représentée par la Chambre d'agriculture, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale, le préfet autorisera également a y siéger l’Edater du Conseil départemental, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, la DRIEE et l'Agence de l'eau.

 

En Seine et Marne

Jean-Luc Marx, préfet

n’invitera pas

 les associations environnementales

 

Pourquoi ?

 

Pourtant bon nombre de préfets français inviteront  ces associations à participer à la commission eau, il s’agit, entre autres, des départements suivants :

Ain, Allier, Alpes Haute Provence,  Ardèche, Ariège, Aude, Cantal, Charente, Cher, Bouches du Rhône, Doubs, Gard, Indre, Isère, Haute Loire, Loir et Cher, Morbihan, Tarn et Garonne, Hautes Pyrénées, Saône et Loire, Seine Maritime, Deux Sèvres, Territoire de Belfort,  Vaucluse, Vienne, Yonne….

 

 

Où en est-on aujourd’hui ?

 

La commission cours d’eau du 77 s’est réuni pendant plus d’une année sans que les associations environnementales n’aient obtenu aucunes informations.

 

Ce n’est que le 29 juillet dernier qu’un projet de cartographie des cours d’eau du 77 a été adressé à quelques associations environnementales qui souhaitaient être associées à ce projet.

 

La préfecture leur donne

  jusqu’à 15 septembre

pour se prononcer sur le projet.

 

Ironie du sort cela tombe en pleine période de vacances où bon nombre de membres d’associations sont absents ainsi que le personnel de la préfecture.

 

Tous les ingrédients semblent ajoutés pour que la carte soit validée comme le souhaite la commission  « cours d’eau » composée en majorité du monde agricole.

 

Mais pourquoi le monde agricole

se concentre-t-il

en masse sur ce dossier ?

 

Cours d’eau déclassé = moins de contraintes

 

Pour protéger les cours d’eau  de la pollution les agriculteurs sont obligés d’implanter une bande enherbée sans pesticides de 5 à 20 mètres en bordure de ces cours d’eau. (1)

 

Si le cours d’eau est déclassé les agriculteurs pourront notamment cultiver et déverser des pesticides jusqu’au bord de ces cours d’eau qui n’apparaîtront plus sur la carte IGN.

 

 

(1) Arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des produits visés à l'article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000425570

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 09:51
Paru dans actu-environnement :
Hydroélectricité : VNF lance un appel à manifestation d'intérêt pour la Seine aval

Energies  |    |  Philippe Collet

 

Lundi 18 juillet, Voies navigables de France (VNF) a lancé un appel à manifestation d'intérêts (AMI) pour développer l'hydroélectricité sur la Seine aval. VNF souhaite que des candidats soumettent des dossiers pour développer l'hydroélectricité sur les sites de Meaux (Seine-et-Marne) et Port-à-l'Anglais (Val-de-Marne).

Les dossiers de candidatures doivent être déposés avant le 01 août 2016 à 17h00.

"Afin de réunir des conditions favorables à l'aboutissement des projets, les projets qui seront retenus par VNF et le ou les candidats sélectionnés pourront participer au lot 2a de l'appel d'offre du ministère de l'Environnement portant sur la réalisation et l'exploitation d'installations hydroélectriques", explique VNF.

Par ailleurs, VNF étudie la possibilité de lancer ultérieurement des AMI pour le développement hydroélectrique au droit de ses ouvrages sur d'autres sites. Elle entend développer des partenariats pour accroître la production hydroélectrique sur ses ouvrages sans nuire à la navigation.

Philippe Collet, journaliste
Rédacteur spécialisé

http://www.actu-environnement.com/ae/news/hydroelectricite-vnf-appel-manifestation-interet-seine-aval-27248.php4

 

 

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 11:00
Bande enherbée protégeant les sources de la Beuvronne descendant de la forêt Régionale de Montgé en Goële

Bande enherbée protégeant les sources de la Beuvronne descendant de la forêt Régionale de Montgé en Goële

 

 

Afin de protéger les cours d’eau de la pollution (pesticides…) les agriculteurs sont tenus d’implanter une bande enherbée au bord des rivières et des rus, une situation qui ennuie beaucoup certains d’entre eux.

 

Afin de trouver une solution à ce problème les agriculteurs demandent que certaines rivières soient déclassées.

 

Qu’est-ce qu’un déclassement ?

 

Pour faire court cela permet de considérer un cours d’eau comme un fossé et non comme une rivière.

 

 

Le fossé : une aubaine pour les agriculteurs dont les obligations sont réduites à minima par la législation française : pas d’obligation de bande enherbée pour protéger le fossé de la pollution par les pesticides…, pas ou peu de contrôle de la police de l’eau.

 

 

Sur la bassin Beuvronne, certains de ces rus pourraient bien être concernés, mais sachez que les associations environnementales ne permettront pas que cette rivière polluée le soit plus encore par les pesticides.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 16:40
inondation de la Beuvronne 31/5/2016 près du collège des Tourelles

inondation de la Beuvronne 31/5/2016 près du collège des Tourelles

Depuis 1841 les eaux de la Reneuse (affluent Beuvronne) n’alimentent plus le Canal de l’Ourcq en eau. En effet en 1835 Paris considérant que les eaux en provenance de la Reneuse étaient de mauvaise qualité demandera au préfet de la Seine l’autorisation de supprimer l’introduction de ces eaux dans le canal de l’Ourcq, le préfet acceptera et 6 ans plus tard la Reneuse n’alimentera plus le Canal de l’Ourcq.

 

Aujourd’hui Paris souhaite que ses habitants se baignent  au bassin de la Villette mais ironie du sort la première rivière qui alimente ce bassin est  la Beuvronne, une rivière très polluée.

 

C’est la partie haute Beuvronne qui se rejette dans le canal de l’Ourcq à Gressy, sur ce secteur le réseau d’assainissement est en mauvais état sur bon nombre de communes : Cuisy, Moussy le Neuf, Longperrier, St Mard, Thieux et St Mesmes….

 

Mais pas seulement, ce secteur reçoit les eaux de ruissellements de 3 décharges ISDI : Moussy le Neuf, Villeneuve sous Dammartin et Montgé en Goële ainsi qu’une partie des eaux de ruissellement de la zone industrielle de Mitry-Compans.

 

Si Paris

décide de ne plus introduire

les eaux de la Basse Beuvronne

dans le canal de l’Ourcq

quels risques

pour Claye-Souilly

en cas de crues importantes ?

 

 

C’est la commune de Claye-Souilly qui recevra toute cette eau supplémentaire, une commune qui est déjà très vulnérable, puisque ces derniers jours la Beuvronne a  déjà débordé près du collége des Tourelles, à la suite de fortes pluies.

 

 

 

Paru dans le journal Libération :
Anne Hidalgo promet qu'on pourra se baigner dans la Seine après les JO de 2024

Par  — 

Dans le cadre de sa candidature au jeux Olympiques de 2024, la mairie de Paris a élaboré un «plan d'action» qui compte 43 mesures, dont une rendant la Seine à la baignade.

 

 

Anne Hidalgo promet qu'on pourra se baigner dans la Seine après les JO de 2024

En 1988, le maire de Paris, Jacques Chirac, avait promis qu’on pourrait se baigner dans la Seine «dans cinq ans»«Et je serai le premier à le faire, devant témoins», s’était-il même avancé. Presque trente ans plus tard, barboter dans le fleuve parisien n’est toujours pas possible, mais les ambitions de Paris pour les Jeux olympiques de 2024 pourraient bien changer la donne. 

Dans le cadre de sa candidature, la mairie de Paris a élaboré un «plan d’action» qui compte 43 mesures, dont une rendant la Seine à la baignade, révèle en effet le Journal du Dimanche. Se baigner dans le fleuve est interdit depuis un arrêté préfectoral datant de 1923, réellement appliqué dans les années 50, mais l’actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaite rendre cela à nouveau possible, notamment en améliorant «la qualité sanitaire» du fleuve et des canaux.

Dès 2017, les Parisiens devraient déjà pouvoir se baigner dans le bassin de la Villette, promet la maire de Paris, et des compétitions pourraient même être organisées dans la Seine. Le JDD explique par exemple que si la ville Paris était retenue pour les JO, l’épreuve de natation du triathlon (1,5 km) et les 10 km de nage en eau libre s’y dérouleraient. Des zones de baignade pérennes pour le grand public seraient en outre créées dans la Seine après 2024. «L’idée est de faire en sorte que cette candidature soit utile aux Parisiens. C’est un moteur extraordinaire qui permet d’aligner les planètes, de mobiliser tous les acteurs, d’accélérer et d’amplifier les projets de la Ville dans tous les domaine, explique Anne Hidalgo au JDD. 

Outre Paris, trois autres villes sont en lice pour l’organisation des Jeux olympiques 2024 : Los Angeles, Rome et Budapest. Le nom de ville retenue sera dévoilé le 13 septembre 2017 à Lima.

 

 

http://www.liberation.fr/france/2016/05/08/anne-hidalgo-promet-qu-on-pourra-se-baigner-dans-la-seine-apres-les-jo-de-2024_1451210

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 12:18
Paru dans le Parisien 77 :
 
Claye-Souilly : pollué, le ru des Grues n’est plus que l’ombre de lui-même

 

Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Claye-Souilly||13 juin 2016, 16h48 | 

 

 

 

Claye-Souilly : pollué, le ru des Grues n’est plus que l’ombre de lui-même

Claye-Souilly, le 18 mai. Au fond de son jardin, Bruno Marc s’alarme de l’état de pollution du ru des Grues, où sont déversés des excédents d’eaux usées. Il s’y baignait lorsqu’il était enfant. (LP/G.P..)

 

 

 

Lorsqu’il s’approche du ru des Grues, qui passe au bout de son jardin, dans le hameau de Souilly, Bruno Marc est assailli par un sentiment d’amertume.

 

Ce petit cours d’eau, affluent de la Beuvronne, qui sillonne à travers la Goële avant de se jeter dans la Marne, a bien changé depuis l’enfance de Bruno. « Quand j’étais gamin, on se nourrissait de poissons qu’on y pêchait », se souvient-il tout en plissant des narines en raison de l’odeur nauséabonde qui exhale du cours d’eau dont la couleur nous fait comprendre pourquoi les chats aiment si peu la baignade.

 

Le responsable principal, mais probablement pas le seul, c’est la station d’épuration que se partagent les villes de Villeparisis, Mitry-Mory et Claye-Souilly. C’est ce que confirme un arrêté préfectoral pris en 2014, qui met en demeure la communauté de communes Plaines et Monts de France -aujourd’hui disparue- de mettre en conformité la station d’épuration, dont le « dimensionnement est insuffisant au regard des débits collectés par les réseaux » des trois communes. La CCPMF devait présenter, d’ici à novembre 2015, un plan d’actions devant aboutir au plus tard en 2018.

 

Sauf qu’entre-temps, la CCPMF a disparu et que les communes précitées, fortement opposées à leur rattachement au Grand Roissy, ont tout laissé en suspens depuis septembre 2015. « On a repris le dossier en main en avril, nous allons soumettre notre plan d’actions à la préfecture d’ici le mois de juillet », explique Jean-Luc Servières (DVD), vice-président en charge de l’assainissement et de l’eau à Roissy Porte de France.

 

Mais moins que la station d’épuration, le problème principal viendrait des réseaux d’assainissement des trois communes, qui ne séparent pas eaux pluviales et eaux usées, entraînant du coup un débit que la station d’épuration n’est pas à même de gérer.

 

On l’autorise donc à rejeter, sans traitement, des eaux usées dans le ru des Grues. Pour ce dernier, il est déjà trop tard. Le contrôle réalisé l’an dernier par le syndicat de la Basse Beuvronne révélait que le ru des Grues souffrait de « pollutions aux métaux lourds » ainsi qu’une teneur en oxygène six fois inférieure au minimum nécessaire pour que des poissons puissent y vivre.

 

Le Parisien |

 

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 21:04
rivière Reneuse à Gressy

rivière Reneuse à Gressy

La rivière Reneuse, affluent de la Beuvronne, prend sa source sur la commune de Villeparisis, elle reçoit les eaux de ruissellement du site pollué, inscrit dans la base Basol (1) de l’ancienne usine Labaz (groupe Sanofi) de Villeparisis de conditionnement chimico-pharmaceutique, précédé par une usine de fabrication de peintures et vernis.

 

Le Conseil Départemental de Seine et Marne a implanté en 2009 un point de contrôle fixe de la qualité de l’eau en aval de la confluence avec les eaux d’ADP, quant à l’ETAT il n’a implanté  aucun point de contrôle fixe sur ce rivière.      

 

Le parcours du combattant

pour obtenir l’autorisation de consulter

des documents publics

 

 

En effet le syndicat de la Basse Beuvronne a fait réaliser en 2015 un contrôle des eaux et sédiments sur la basse Beuvronne et ses affluents, mais bien que ces documents soient publics c’est après avoir adressé un courrier à la CADA (2) que notre association a pu enfin les consulter.

 

Il est vrai que

les résultats d’analyses

sur la Reneuse

sont

assez désastreux.

 

 

On peut lire dans la synthèse de l'étude  des résultats des analyses de l’eau 

 

«  Sur les deux stations de la Reneuse et du ru des Grues, la teneur en oxygène est extrêmement faible avec une concentration en oxygène dissous de 0.64mg/l. D’un point de vue biologique, il est considéré que sous 3mg/l la vie piscicole est impossible et les espèces les plus sensibles demandent 7mg/l. »

 

« Sur les deux stations de la Reneuse et du ru des Grues, les concentrations en ammonium sont très nettement supérieures au seuil de mauvaise qualité. Une concentration maximale de 18mg/l a été relevée sur la station 1  de la Reneuse(amont) soit plus de 4 fois le seuil de mauvaise qualité.

Les valeurs montrent la présence d’une forte pollution avec les effluents urbains  : STEP sur le ru des Grues et les mauvais raccordements sur la Reneuse. »

« sur l’intégralité des stations, le taux de matière en suspension dépasse largement le seuil de mauvaise qualité »

 

 

Concernant résultats de l’étude des sédiments, on peut lire :

 

« Le ru des Cerceaux, la Reneuse et le ru des Grues souffrent de pollutions aux métaux lourds »

 

Les analyses des métaux lourds dans les sédiments dans la Reneuse,en aval du pont francilienne,  font ressortir des taux élevés de pollution qui ne permettent pas leur épandage sur les terres agricoles.

 

Ces métaux lourds sont en particulier :

- PCB,  zinc, plomb, une concentration de 10.25 mg/kg d’arsenic et une très forte pollution au cuivre en aval de Villeparisis après avoir reçu les eaux de ruissellement du site pollué Basol (1) de l’ancienne usine Labaz (groupe Sanofi) de Villeparisis de conditionnement chimico-pharmaceutique, précédé par une usine de fabrication de peintures et vernis.

 

Ironie du sort  les résultats de la dernière campagne de prélèvement d’eaux souterraines mené au droit du site de cette ancienne usine le 20/9/2011 ont notamment montré  des concentrations en augmentation chrome, cuivre, nickel, plomb, zinc et arsenic.

 

 

90 millions d’euros devaient être utilisés

 pour « nettoyer la Beuvronne »

 

Comment

a été utilisé notre argent ?

 

Nous n’en savons rien.

 

 

 

 

Pour le savoir

nous vous conseillons de vous rapprocher de :

 

 M. Yves Albarello

président du syndicat de la Basse Beuvronne

 

M. Jean Luc Servières

 adjoint chargé de l’eau et l'assainissement Claye-Souilly

et vice président chargé de l’assainissement

de la communauté de commune Roissy Porte de France

 

 

 

(1) http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0121

(2) CADA Commission d’Accès aux documents administratifs http://www.cada.fr/

Paru dans le Parisien 77 :
90 M€ pour nettoyer l’eau de la Beuvronne

faustine léo | 22 Juin 2012, 07h00 | MAJ : 22 Juin 2012, 06h53

 

L’artillerie est sortie pour améliorer la qualité de l’eau de la Beuvronne, ce cours d’eau de 25 km de long qui, de Cuisy à Annet-sur-Marne, traverse quinze communes des cantons de Dammartin et de Mitry et se déverse dans la Marne, à côté de la station de pompage d’eau potable.

Son affluent principal, la Biberonne, longue de 12 km, qui passe par six communes de Moussy-le-Neuf à Saint-Mesmes, est aussi concernée.

L’Agence de l’eau, la région et le département investissent 90 M€ sur cinq ans. Vingt-neuf communes s’associent à eux et signent aujourd’hui un contrat par lequel elles s’engagent à maîtriser les nuisances. Elles participeront aux actions à hauteur de 20%. Aéroports de Paris est aussi partie prenante car l’hiver il rejette, grâce à une dérogation, des eaux pluviales chargées en dégivrant, quand sa station de traitement est saturée.

Les eaux de la Beuvronne et de ses affluents sont considérées comme « mauvaises » depuis plus de dix ans, le niveau le plus élevé de pollution référencé. En cause, les rejets domestiques, industriels et agricoles mal maîtrisés sur le territoire. Les hydrocarbures du trafic routier drainés par les pluies sur l’A 104, la N2 et la N3 sont aussi en cause. Les syndicats des eaux du bassin se fédèrent donc pour agir. « Jusqu’à maintenant, tout le monde agissait dans son coin », regrette Yves Albarello, le maire de Claye-Souilly (UMP) et président du syndicat de la Basse Beuvronne.

Un meilleur réseau d’assainissement. Nombreux sont les réseaux vieillissants qui présentent des fuites qui se déversent dans la rivière. Il s’agit donc de les refaire, ce qui est coûteux, en séparant les eaux pluviales du réseau d’eau usées, notamment à Mitry-Mory et Villeparisis. « Nous avons déjà commencé, précise la mairie de Mitry-Mory. Ce sera long, nous avons 50 km de voirie. » Il faudra aussi réhabiliter les stations d’épuration, voire en construire.

Créer des bassins d’orage. Une grande partie de l’amélioration réside dans la collecte des eaux pluviales. Elle permettra aussi de lutter contre les inondations qui perturbent le secteur, comme à Villeparisis où un bassin doit récupérer les eaux et celles de la Francilienne. Il sera équipé de roseaux pour filtrer les molécules toxiques.

Protéger les sols. Les communes ont cinq ans pour peu à peu diminuer leur consommation de produits phytosanitaires et utiliser, par exemple, des brûleurs thermiques pour désherber. « Nous devons aussi convaincre de l’intérêt de faire des parkings végétalisés, qui permettent l’écoulement des eaux, et non en bitume », insiste la chargée de mission du projet.

Préserver les zones humides. Toutes ces actions permettront à l’écosystème des cours d’eau de ne pas disparaître. En plus, des aménagements spécifiques seront réalisés comme la création de mares, de noues ou de passes à poissons. « Nous sommes forcément contents que l’on veuille remédier aux pollutions, concède Jane Buisson de Nature Environnement 77. Mais nous voudrions que l’on s’attaque à elles à la source. »

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/90-meur-pour-nettoyer-l-eau-de-la-beuvronne-22-06-2012-2059910.php

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:36
Pollution de la Beuvronne à Claye-Souilly

Pollution de la Beuvronne à Claye-Souilly

 

 

 

Le parcours du combattant

pour obtenir l’autorisation de consulter

des documents publics

 

 

En effet le syndicat de la Basse Beuvronne a fait réaliser en 2015 un contrôle des eaux et sédiments sur la basse Beuvronne et ses affluents, mais bien que ces documents soient publics c’est après avoir adressé un courrier à la CADA (1) que notre association a pu enfin les consulter.

 

 

Il est vrai que

les résultats d’analyses

dans la Beuvronne

sont assez désastreux.

 

Concernant les analyses de l’eau, on peut lire :

«  Sur l’intégralité des stations, le taux de matière en suspension dépasse largement le seuil de mauvaise qualité. Ces teneurs s’opposent à la pénétration de la lumière dans l’eau nécessaire à la vie aquatique, il s’agit d’une pollution solide des eaux »

 

Concernant l’étude des sédiments, on peut lire :

«  Sur la Beuvronne en aval de la route de la REP (station 10), on observe une pollution au mercure »

 

En effet une pollution de 4.49 mg/kg de mercure a été découverte dans les sédiments, 6.63 mg/kg d’arsenic, 266mg/kg  de zinc, 1.75 mg/kg de cadmium, 63 mg/kg de plomb

 

 

90 millions d’euros devaient être utilisés

 pour « nettoyer la Beuvronne »

 

Comment a été utilisé notre argent ?

 

Nous n’en savons rien.

 

 

 

 

Pour le savoir nous vous conseillons de vous rapprocher de :

 

 M. Yves Albarello

président du syndicat de la Basse Beuvronne

 

M. Jean Luc Servières

 adjoint chargé de l’eau et de l’assainissement Claye-Souilly

et vice président chargé de l’assainissement

de la communauté de commune Roissy Porte de France

 

 

(1) CADA Commission d’Accès aux documents administratifs http://www.cada.fr/

Paru dans le Parisien 77 :
90 M€ pour nettoyer l’eau de la Beuvronne

faustine léo | 22 Juin 2012, 07h00 | MAJ : 22 Juin 2012, 06h53

 

L’artillerie est sortie pour améliorer la qualité de l’eau de la Beuvronne, ce cours d’eau de 25 km de long qui, de Cuisy à Annet-sur-Marne, traverse quinze communes des cantons de Dammartin et de Mitry et se déverse dans la Marne, à côté de la station de pompage d’eau potable.

Son affluent principal, la Biberonne, longue de 12 km, qui passe par six communes de Moussy-le-Neuf à Saint-Mesmes, est aussi concernée.

L’Agence de l’eau, la région et le département investissent 90 M€ sur cinq ans. Vingt-neuf communes s’associent à eux et signent aujourd’hui un contrat par lequel elles s’engagent à maîtriser les nuisances. Elles participeront aux actions à hauteur de 20%. Aéroports de Paris est aussi partie prenante car l’hiver il rejette, grâce à une dérogation, des eaux pluviales chargées en dégivrant, quand sa station de traitement est saturée.

Les eaux de la Beuvronne et de ses affluents sont considérées comme « mauvaises » depuis plus de dix ans, le niveau le plus élevé de pollution référencé. En cause, les rejets domestiques, industriels et agricoles mal maîtrisés sur le territoire. Les hydrocarbures du trafic routier drainés par les pluies sur l’A 104, la N2 et la N3 sont aussi en cause. Les syndicats des eaux du bassin se fédèrent donc pour agir. « Jusqu’à maintenant, tout le monde agissait dans son coin », regrette Yves Albarello, le maire de Claye-Souilly (UMP) et président du syndicat de la Basse Beuvronne.

Un meilleur réseau d’assainissement. Nombreux sont les réseaux vieillissants qui présentent des fuites qui se déversent dans la rivière. Il s’agit donc de les refaire, ce qui est coûteux, en séparant les eaux pluviales du réseau d’eau usées, notamment à Mitry-Mory et Villeparisis. « Nous avons déjà commencé, précise la mairie de Mitry-Mory. Ce sera long, nous avons 50 km de voirie. » Il faudra aussi réhabiliter les stations d’épuration, voire en construire.

Créer des bassins d’orage. Une grande partie de l’amélioration réside dans la collecte des eaux pluviales. Elle permettra aussi de lutter contre les inondations qui perturbent le secteur, comme à Villeparisis où un bassin doit récupérer les eaux et celles de la Francilienne. Il sera équipé de roseaux pour filtrer les molécules toxiques.

Protéger les sols. Les communes ont cinq ans pour peu à peu diminuer leur consommation de produits phytosanitaires et utiliser, par exemple, des brûleurs thermiques pour désherber. « Nous devons aussi convaincre de l’intérêt de faire des parkings végétalisés, qui permettent l’écoulement des eaux, et non en bitume », insiste la chargée de mission du projet.

Préserver les zones humides. Toutes ces actions permettront à l’écosystème des cours d’eau de ne pas disparaître. En plus, des aménagements spécifiques seront réalisés comme la création de mares, de noues ou de passes à poissons. « Nous sommes forcément contents que l’on veuille remédier aux pollutions, concède Jane Buisson de Nature Environnement 77. Mais nous voudrions que l’on s’attaque à elles à la source. »

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/90-meur-pour-nettoyer-l-eau-de-la-beuvronne-22-06-2012-2059910.php

 

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 14:07

 

En fin de matinée la Beuvronne près du collège des Tourelles était complètement à saturation.

Le chemin qui longe ce collège a été fermé au public par mesure de sécurité.

 

Les seules informations que nous avons pu trouver sur le site de la mairie de Claye-Souilly sont les suivantes :

 

Le département de Seine-et-Marne est placé en vigilance pluie-inondation orange. Restez vigilant.

 

Les riverains de la Beuvronne auraient voulu avoir plus d’informations, par exemple connaître le niveau de remplissage du Bassin des Renardières  d’Aéroport de Roissy, nous vous précisons que ces informations vous pouvez les trouver sur le site suivant :

http://ev-labo.aeroportsdeparis.fr/environnement/eau-et-sols/surveillance-eau-pluviale/bassin_des_renardieres

 

allée André Benoit ce jour à 11h30

allée André Benoit ce jour à 11h30

allée André Benoit ce jour à 11h30

allée André Benoit ce jour à 11h30

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:49

 

Le ru des Grues

hier

à la Rosée

 

pour mémoire ce ru reçoit

les eaux de ruissellement de l'ancienne décharge illégale

"Les Remblais Paysagers"

devenue 

"Parc de la Prée"

 

les eaux de la station d'épuration commune

à Villeparisis, Claye-Souilly et Mitry-Mory

qui fait l'objet d'une mise en demeure

par la police de l'eau

 

Claye-Souilly : Etat du ru des Grues, affluent de la Beuvronne
Claye-Souilly : Etat du ru des Grues, affluent de la Beuvronne
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 19:13
La Beuvronne au pont Allée André Benoist  aujourd'hui vers 16 heures

La Beuvronne au pont Allée André Benoist aujourd'hui vers 16 heures

 

 

 

Au regard des montées des eaux de la Beuvronne ces jours derniers les riverains sont très inquiets, en effet, en centre ville, au niveau du pont allée André Benoist la situation est très inquiétante, le pont ne supportera pas beaucoup plus d’eau, son point de saturation risquant d'être bientôt atteint (environ 4.5m3/seconde).

 

Aéroport de Paris

a-t-il encore obtenu

une dérogation de la police de l’eau

pour déverser encore plus d’eau

dans la Beuvronne

et protéger le bassin des Renardières ?

 

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons c’est qu’en mars 2001 le collège des Tourelles, situé à proximité du pont Allée André Benoit  avait dû être évacué suite à une importante montée des eaux.

 

D'ailleurs on pouvait lire l’inquiétude des élus dans le compte rendu de la réunion du 24/4/2001 Syndicat Basse Beuvronne SIAERBB :

 

« Monsieur Daragon souligne qu’avec le Bassin des Renardières, les communes ont « une épée de Damoclès » au dessus de la tête. Lors des inondations, une cellule de crise s’est tenue à la Préfecture. Pour faire face à la situation préoccupante (le niveau d’eau était à 40 cm du déversoir, il ne restait plus que 100 000 m3 de réserve) les rejets d’ADP ont été dirigés dans le Canal de l’Ourcq, par la mise en place d’une station de pompage (une autorisation exceptionnelle ayant été donnée sur une semaine) sachant que la Ville de Paris, qui gère le Canal de l’Ourcq, si elle pouvait recevoir les eaux, ne devait pas créer de désordres (au niveau des berges…)

Des dispositions sont à prendre, des moyens sont à mettre en œuvre pour protéger les Villes. En effet, même s’il ne pleut pas, un scénario catastrophe pourrait se produire, si la digue venait à céder.

 

Monsieur Albarello précise

« Que l’eau naturelle des Villes pouvait passer, ce qui n’était pas le cas des eaux d’ADP, soulignant qu’il a vu l’eau monter aussi vite qu’il l’a vu descendre…..

Le bassin des Renardières a montré ses limites. Ce qui s’est passé peut se reproduire…. »

 

 

Depuis un arrêté interpréfectoral « Loi sur l’Eau » a été pris, arrêté censé éviter de telles situations mais qui ne satisfait pas les associations environnementales.

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Une journée sans répit sur le front des crues

Valentine Rousseau et Eric Hacquemand | 23 Mars 2001, 00h00

4 HEURES Stupeur pour l'équipe de nuit de l'entreprise Motul située dans la zone industrielle de Chelles-Vaires, chemin du Corps-de-Garde, en bordure de la Marne. Après les pluies diluviennes, l'eau monte de quatre-vingts centimètres environ. Même phénomène chez Lescot, l'entreprise située à côté.

Les pompiers, en état d'alerte, interviennent afin de procéder à l'évacuation et pour éviter notamment tout risque de pollution. A 11 heures, les salariés n'avaient toujours pas réintégré l'entreprise, l'accès à la zone industrielle étant barré à la circulation.

 

8 HEURES

La Direction départementale de l'équipement neutralise une voie de chaque côté de la N 3 à Claye-Souilly, au niveau de l'échangeur de Carrefour, jusqu'à 15 h 30. La route n'est pas coupée, mais réduite à la circulation. Les champs limitrophes dégorgent de gros débits. Toute cette nuit, les équipes de la DDE prévues sur les travaux d'entretien de la A 104 sont restées en alerte pour assurer la sécurité des usagers. 11 H 30 L'hélicoptère de la gendarmerie équipé d'un treuil pour secourir d'éventuelles victimes survole les secteurs inondés d'Esbly, Condé et Isles-lès-Villenoy. Dans la journée, trois habitations sont évacuées en canot pneumatique. Quatre-vingts maisons sont noyées sur ce secteur. La salle des fêtes d'Esbly est prête à accueillir les personnes sans toit. A Précy-sur-Marne, les pompiers et gendarmes répertorient entre 60 et 80 maisons inondées ou coupées d'accès.

MIDI

Les pompiers pompent dans le gymnase Ostermeyer de Mitry-Mory, avenue des Martyrs-de-Châteaubriant, victime du débordement des champs. Environ dix centimètres d'eau s'étalent sur toute sa superficie. Le gymnase, utilisé par les écoles, le collège, le lycée et les associations sportives, est fermé jusqu'à nouvel ordre. Le CD 9 entre Mitry-Bourg et la Villette-aux-Aulnes est coupé.

 

13 HEURES

La principale du collège des Tourelles de Claye-Souilly décide d'évacuer les élèves, qui n'ont pas cours non plus aujourd'hui. L'établissement de 490 élèves, planté tout près de la Beuveronne, voit l'eau monter à une trentaine de centimètres autour de ses bâtiments. Les sous-sols sont inondés, le chauffage et l'électricité sont coupés. Les pompiers interviennent tout au long de la journée auprès des habitants de Claye inondés. Une cinquantaine de maisons au moins sont touchées.

 

17 HEURES

La DDE de Meaux coupe la première route de son secteur, la D 54a, entre Trilbardou et Charmentray.

 

18 HEURES

Les secours se préparent à une garde particulièrement agitée. « L'hélicoptère est prêt à évacuer les personnes en cas de besoin. On visite chaque maison inondée », assurent les gendarmes. Aujourd'hui, ils seront accompagnés d'un médecin pour assister les personnes âgées.

 

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne/une-journee-sans-repit-sur-le-front-des-crues-23-03-2001-2002049947.php

 

 

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