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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 19:44

 

 

N’auriez-vous pas une petite place en Seine et Marne

pour stocker les déchets radioactifs

en provenance du démantèlement des centrales nucléaires ?

l’Andra cherche des centres de stockages

 mais personne n’en veut.

 

En Seine et Marne,

les déchets vous connaissez

alors un peu plus, un peu moins

vous n’êtes plus à cela près.


 

 

 

Paru dans le journal de l’environnement :

 

 

Déchets  - 

Des trous dans la gestion des déchets radioactifs

Le 28 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg  

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Les producteurs de déchets nucléaires continuent leur lobbying pour modifier le projet de centre de stockage souterrain de Bure. Objectif: en réduire sensiblement les coûts. 

Curieux exercice que celui organisé, ce jeudi matin 28 février, par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst). Une demi-journée durant, les membres du seul organisme bicaméral du Parlement français devaient évaluer «le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2013-2015» (PNGMDR), un plan dont la publication est prévue pour le courant du mois prochain, selon nos informations.

Document programmatique de la gestion des résidus des centrales nucléaires, laboratoires, hôpitaux, le PNGMDR doit être révisé tous les trois ans, comme le prévoit la loi du 28 juin 2006. Le précédent étant arrivé à échéance le 31 décembre dernier, il n’est que temps de rendre public le prochain. Et d’espérer que le gouvernement publie, dans la foulée, les textes réglementaires fixant les prescriptions issues dudit plan. Pour la dernière mouture, le gouvernement Fillon avait attendu le printemps 2012 (quelques mois avant l’échéance du plan) pour publier le décret et l’arrêté prescriptifs.

En attente d’une validation par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le document n’était donc pas accessible, ce qui rendait parfois le suivi des débats de cette matinée un peu ardu. Cela n’empêche pas la collecte de quelques pépites.

La première et non la moindre est le manque d’installations de stockage de déchets ultimes des filières nucléaires. On savait déjà qu’il manque des exutoires à certains résidus, comme les combustibles usés des centrales nucléaires UNGG, les déchets tritiés ou certains déchets enrobés dans du bitume. La nouveauté, c’est que les installations existantes se remplissent à trop grande vitesse. «Le centre pour les déchets très faiblement actifs arrivera à saturation en 2025, soit 10 ans avant la date prévue», concède Pierre-Franck Chevet, le président de l’ASN.

Un phénomène en partie imputé par le CEA à la sévérité de l’ASN, lors des opérations de démantèlement [JDLE]. «Le plan souligne l’enjeu des déchets du démantèlement», reconnaît d’ailleurs Fabrice Boissier, directeur de la maîtrise des risques de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra). «Il faudrait d’ailleurs se poser la question de savoir ce que l’on va faire des 130.000 tonnes de ferrailles faiblement radioactives que l’on va tirer du démantèlement de l’usine d’enrichissement George Besse 1. Va-t-on les stocker dans les sous-sols de l’Aube ou les recycler après décontamination», interroge Marie-Claude Dupuis, directrice générale de l’Andra. Adressée aux responsables politiques et associatifs, la question n’a pas reçu le moindre embryon de réponse.

Actualité oblige, le plat de résistance de la réunion ne pouvait qu’être le projet de Centre industriel de stockage géologique de Bure (Cigéo). Conçu par l’Andra, ce stockage souterrain dans l’argile lorraine devra abriter, d’ici le début du siècle prochain, 84.000 mètres cubes de déchets à haute et moyenne activité à vie longue, dont 61.000 m3 ont déjà été produits. Mais est-ce si sûr?

«Au début du projet, on ne devait y mettre que les déchets à haute activité. Ensuite, on y a ajouté les déchets à moyenne activité à vie longue. Le dernier PNGMDR prévoit des espaces supplémentaires pour le cas où il faudrait encore y stocker de nouveaux déchets, comme les déchets enrobés de bitume», souligne Maryse Arditi, de France Nature Environnement. «C’est vrai que l’on veut mettre plusieurs types de déchets, répond Marie-Claude Dupuis, mais seulement, si on ne trouve pas de solution alternative.»

Chargé d’une revue du projet par la DGEC, l’association internationale des exploitants de centrales nucléaires (Wano) n’est pas tendre non plus avec les promoteurs de Cigéo. A quelques mois du lancement d’appels d’offres importants, son président, Laurent Stricker, déplore quelques vides inquiétants. «Comment seront creusées les galeries souterraines, de quelle manière seront descendus les colis, ne peut-on standardiser les colis, quelle est la méthodologie d’estimation des coûts», questionne l’ancien directeur de la production nucléaire d’EDF.

L’ouverture du chapitre financier du débat a fait sortir du bois quelques loups bien intentionnés. Directeur de la gestion des déchets et matières nucléaires d’Areva, Jean-Marc Romary a clairement plaidé pour que son groupe participe à la maîtrise d’ouvrage du projet. L’idée défendue par l’entreprise présidée par Luc Oursel est de faire baisser les coûts de Cigéo, ouvrage financé par les producteurs de déchets, dont Areva. «Nous ne devons pas écarter la possibilité de faire évoluer les options techniques, sans remettre en cause la sûreté, la protection des personnels et l’environnement», confirme Jean-Marc Romary.

Même son de cloche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA): «Il faut viser l’optimum technico-économique», assène Philippe Guiberteau directeur de l’assainissement-démantèlement nucléaire du CEA. Plus brutal: «EDF ne peut pas être un financeur passif. Nous devons apporter notre compétence et notre expertise», explique Sylvain Granger, directeur de la division combustible de l’opérateur historique.

Cette nouvelle tentative de reprise en main du projet Cigéo par les principaux producteurs de déchets n’a pas plu à tout le monde. «La démarche de sûreté ne doit pas se limiter aux solutions les moins coûteuses, mais à celles qui génèreront les impacts les plus faibles», s’indigne Jean-Claude Duplessis, président de la Commission nationale d’évaluation. Il y a deux ans, l’Opecst et l’ASN avaient déjà fustigé le travail de sape du Cigéo mené par EDF [JDLE]. La partie n’est, semble-t-il, pas terminée.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/des-trous-dans-la-gestion-des-dechets-radioactifs,33383

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 13:26

 

 

L’Eglise de Seine et Marne 

va-t-elle apporter sa contribution

sur la gestion des déchets ménagers, industriels et bâtiments

dans ce département de Seine et Marne où on déverse

près de 80 % de déchets en provenance d’autres départements ?

 

 

Paru sur le site du diocèse de Troyes :

 

GESTION DES DECHETS NUCLEAIRES

LIMINAIRE

Lorsqu’un groupe de travail s’est constitué autour de l’évêque de Troyes, Président de Pax Christi France, pour réfléchir sur l’éthique de la gestion des déchets nucléaires, à propos du site de Bure, les évêques de Langres, de Saint Dié et de Verdun, limitrophes du site, ont exprimé leur intérêt pour le travail de ce groupe, dont font partie, à côté d’autres, des prêtres, des diacres et des laïcs de leurs diocèses respectifs, et qui rassemble des sensibilités diverses s’interrogeant sur les projets d’enfouissement qui sont en cours à Bure.

Ils ont pris connaissance du résultat de ce travail et voudraient souligner :

-  L’intérêt du document intégral « Gestion des déchets nucléaires. Réflexion et questions sur les enjeux éthiques » comme outil de travail et base de discussion pour ceux qui veulent approfondir le problème, incontournable aujourd’hui, de la gestion des déchets nucléaires, en particulier pour permettre un dialogue entre toutes les parties concernées.
-  L’importance et l’utilité de la synthèse de quatre pages destinée à être diffusée dans le grand public pour favoriser prise de conscience, interrogation et débat, au moment où il s’agit de faire des choix qui engagent notre avenir.

Nous, les évêques de Langres, Saint Dié, Troyes et Verdun estimons que l’Eglise est dans sa mission, lorsqu’elle défend l’intérêt de l’homme et de l’environnement, en favorisant des questionnements sur les choix de société et la confrontation des points de vue à leur sujet.

En matière de gestion des déchets nucléaires, ce document a pour première ambition de rappeler des questions qu’on n’a pas le droit d’oublier. Nous souhaitons qu’il fasse l’objet de rencontres, d’approfondissement, de débats, dans une écoute respectueuse de la diversité des points de vue et dans le souci d’être au service de l’homme et de la vérité.

Nous considérons que cette démarche se situe dans l’esprit du document produit par le groupe de travail « Ecologie et environnement » de la Conférence des Evêques de France et publié sous le titre : « Enjeux et défis écologiques pour l’avenir ».

Philippe GUENELEY, Evêque de Langres
Jean-Paul MATHIEU, Evêque de Saint Dié
Marc STENGER, Evêque de Troyes
François MAUPU, Evêque de Verdun


PDF - 179.3 ko

GESTION DES DECHETS NUCLEAIRES Synthèse 

PDF - 540.4 ko

GESTION DES DECHETS NUCLEAIRES Document intégral 

PDF - 244.6 ko

Conférence de presse Troyes 9.11.12 


http://catholique-troyes.cef.fr/spip/GESTION-DES-DECHETS-NUCLEAIRES

 


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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:22
Nucléaire : que faire des déchets français de démantèlement des centrales nucléaires ?

Envoyez- les donc en Seine et Marne 

ils ont de la place

et là-bas les déchets ils connaissent ! 

Article paru dans le Monde :

 

LE MONDE | 28.08.2012 à 14h37 Par Pierre Le Hir (Saint-Vulbas, Ain, envoyé spécial)

Nucléaire : que faire des déchets français de démantèlement ?

Une clôture métallique court sur le chemin de halage longeant le Rhône. De l'autre côté, on aperçoit d'énormes cubes de béton nu parsemés d'herbes folles, comme un chantier à l'abandon. En arrière-plan, les tours de refroidissement des quatre réacteurs en activité de la centrale nucléaire du Bugey, et le bâtiment de l'ancien réacteur à graphite-gaz, à l'arrêt depuis 1994 et en cours de déconstruction.

"Nous ne voulons pas de poubelle nucléaire ici !", lance Jean-Pierre Colle ...

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/28/nucleaire-que-faire-des-dechets-francais-de-demantelement_1752259_3244.html

 

 
Article paru sur le site le dauphiné.com :
HIERES-SUR-AMBY/ENVIRONNEMENT
Déchets nucléaires au Bugey : pourquoi ils n’en veulent pas 

Il s’appelle Iceda pour “Installation de Conditionnement et d’Entreposage des Déchets Activés” et sa construction est déjà bien avancée sur le site de la centrale du Bugey. Même si, pour l’heure, le chantier est à l’arrêt à la suite d’une décision du tribunal administratif de Lyon : saisie par un horticulteur riverain du site nucléaire, la juridiction a annulé le permis de construire d’Iceda.

Mais pour les associations locales opposées à ce projet (dont fait partie l’AHDE, Association hiéroise de la défense de l’environnement), il ne s’agit que d’un répit. La réunion publique qu’elles organisaient mardi soir avait pour but d’informer les habitants riverains du site EDF sur ce qu’est Iceda et sur les raisons qui fondent leurs inquiétudes. Pour en parler, Roland Desbordes, président de la Criirad, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, association indépendante des pouvoirs publics et d’EDF, initiée après la catastrophe de Tchernobyl.

Iceda, c’est quoi ?

Cette installation doit accueillir, d’ici fin 2013-début 2014, une partie des déchets issus des neuf réacteurs EDF (dont Bugey 1) en cours de déconstruction. Ces déchets ont ensuite vocation à être évacués vers le centre de stockage définitif de l’Andra (Agence nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs) qui, selon la loi, doit être ouvert à l’horizon 2025….

 

http://www.ledauphine.com/isere-nord/2012/04/11/dechets-nucleaires-au-bugey-pourquoi-ils-n-en-veulent-pas

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 18:04
Où iront les déchets en provenance
du démantèlement de la centrale nucléaire de Tricastin ? 
Pourquoi pas en Seine et Marne ? 


Les déchets là-bas ils connaissent
et certains de leurs élus signent
des conventions financières au nom de leurs collectivités
 avec les exploitants de décharge.
 
Paru sur le site : La Provence.com :
Vaucluse : les cheminées d'Eurodif arrêtent de fumer aujourd'hui

Publié le jeudi 31 mai 2012 à 14H53

Après 33 ans d'exploitation continue, l'usine d'enrichissement d'uranium Georges-Besse I sera arrêtée cet après-midi. Une nouvelle unité, sans tour de refroidissement, a déjà pris le relais.

 

Mise en service en 1979, cette unité de production a fonctionné depuis en continu, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Photo Jérôme Rey

C'est la fin d'une époque dans le ciel du Tricastin, le plus grand site nucléaire de France. Dès cet après-midi, les immenses cheminées de l'usine d'enrichissement de l'uranium Eurodif arrêteront définitivement de fumer, conséquence de la mise hors service de l'unité de production Georges-Besse I. Fini, donc, ces panaches de vapeur d'eau liés au circuit de refroidissement, qui signalaient le Tricastin à des kilomètres à la ronde et faisaient depuis plus de trente ans partie intégrante du paysage.

Mise en service en 1979, cette unité de production - rebaptisée Georges-Besse, après le meurtre du premier président du directoire d'Eurodif par Action directe en 1988 - a fonctionné depuis en continu, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

L'usinedu Tricastin a fourni le quart de l'uranium enrichi utilisé dans le monde

Elle a produit pendant toutes ces années environ 35 000 tonnes d'uranium enrichi et approvisionné plus d'un quart des centrales nucléaires de la planète.

Sa durée de vie, programmée initialement à 25 ans, aura été prolongée d'une petite décennie grâce à des opérations de maintenance et des travaux de modernisation. Mais Areva, géant du nucléaire et principal actionnaire d'Eurodif, a anticipé sur cette fermeture inéluctable en lançant dès 2003 la réflexion qui a abouti à la construction de Georges-Besse II, nouveau site qui fonctionne sans tour de refroidissement.

Même à l'arrêt définitif à partir d'aujourd'hui, l'usine historique d'Eurodif restera le théâtre d'une intense activité pendant au moins une quinzaine d'années. Car il reste à démanteler dans les règles ces installations qui contiennent des matériaux "à risques". Une phase qui débutera par l'opération "Prisme", programmée sur environ trois ans, qui consiste à récupérer un maximum de "matière" dans les tuyaux par lesquels l'uranium transitait.

Et après 2015, seront lancés les travaux de démantèlement proprement dit, auxquels travailleront sur sans doute plus d'une décennie des centaines de salariés.

C'est ainsi qu'Eurodif peut annoncer "n'avoir laissé personnesur le bord du chemin" puisque sur les quelque 900 personnes qui y travaillaient, une bonne moitié va ou a déjà rejoint Georges-Besse II, plusieurs centaines vont oeuvrer sur ce gigantesque chantier de démantèlement et toutes les autres vont soit goûter aux joies de la retraite ou être mutées sur d'autres sites.


Les unités de Georges-Besse II sont 25 fois moins gourmandes en énergie

Avec la fermeture des quatre unités de l'usine historique d'Eurodif, la France abandonne du même coup définitivement le procédé d'enrichissement de l'uranium par diffusion gazeuse. Une technologie qui nécessite la présence de grandes tours de refroidissement (les célèbres cheminées du Tricastin) mais est aussi très gourmande en effectifs et surtout en énergie.

Jusqu'à 1 200 personnes ont travaillé sur le site de Georges-Besse I et sa consommation d'électricité faisait d'Eurodif rien moins que le premier client d'EDF en France ! Georges-Besse II consomme 25 fois moins d'énergie pour une production équivalente grâce à l'enrichissement par centrifugation, technologie qu'Areva a dû acheter à son concurrent Urenco en passant avec lui un accord industriel.

Le projet de Georges-Besse II prévoit la construction, dans l'enceinte du Tricastin, de trois "ateliers" d'enrichissement de l'uranium, une étape indispensable de la préparation du combustible nucléaire. Le premier atelier a été construit sur la partie vauclusienne du site, a été inauguré le 14 décembre 2010 par Anne Lauvergeon, alors patronne d'Areva, et il est entré en service en avril de l'année dernière.

Le deuxième atelier est en cours de construction sur la commune de Pierrelatte et le troisième doit être construit, théoriquement, sur la commune de Saint-Paul-Trois Châteaux.

Joel RUMELLO

http://www.laprovence.com/article/avignon/vaucluse-les-cheminees-deurodif-arretent-de-fumer-aujourdhui

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:00

 

 

 

Démantèlement des centrales nucléaires :

où iront les déchets, pourquoi pas en Seine et Marne ?

 

 

 


En Seine et Marne ils sont habitués, ils ont déjà reçu toutes sortes de déchets : dangereux, industriels, ménagers, bâtiments, radioactifs et ils ont de la place. 

 

Il faut expliquer aux français les enjeux nationaux, c’est-à-dire faire comprendre à certaines populations qu’elles doivent en quelque sorte se sacrifier.


Comme en France personne ne veut de déchets radioactifs, on proposera de l’argent aux communes ou aux départements français qui accepteront de recevoir ce type de déchets.

 

Certaines collectivités : communes et départements  sont surendettés et n’auront que le choix d’accepter pour pouvoir boucler leur budget.

Paru sur le site de l’Anccli :
Démantèlement

Comme toutes les installations industrielles, les installations nucléaires, à l’issue de leur période d’exploitation, font l’objet d’opérations de démantèlement, préalablement à une éventuelle libération du site sur lequel elles sont implantées, ou à une réutilisation de celui-ci pour une autre activité.

Dans le cadre institué par la loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire [1], la loi de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs [2] et les textes en découlant, le présent document a pour objectif de préciser la politique et les attentes de l’ASN concernant plus particulièrement :

  • les différentes stratégies de démantèlement pouvant être mises en œuvre par les exploitants;
  • les conditions dans lesquelles doit se dérouler la fin de la période d’exploitation et le démantèlement;
  • l’état final des installations nucléaires à l’issue de leur démantèlement et leur déclassement;
  • - l’information du public.

Téléchargé ci-dessous la politique de démantèlement de l'ASN.

politique_generale_ASN_demantelement[1].pdf 170,06 ko

 

 

Lien vers l’article :http://www.anccli.fr/Demantelement

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:48

 

 

 

Où stocker les déchets radioactifs ?

Personne n’en veut ! 

 

Les deux communes finalistes (sur 3 115) de l’appel à candidatures, lancée en 2008 par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) –

Auxon et Pars-lès-Chavanges (Aube) –

ont finalement abandonné ce cadeau empoisonné.

 

 

En Seine et Marne vous avez de la place

et puis les déchets vous êtes habitués,

au titre de la solidarité nationale,

ne pourriez-vous pas accepter ce cadeau empoisonné ? 

 

Paru sur le site Basta ! :

Défi industriel

EDF sait-elle vraiment démanteler ses centrales nucléaires ?

Par Nathanael Rouny (4 janvier 2012)

Que la France décide de maintenir ses centrales ou de sortir du nucléaire, le démantèlement des réacteurs est inéluctable une fois atteint l’âge limite. Interventions en milieu hostile, techniques complexes, pollutions radioactives, déchets encombrants, personnels irradiés, coûts exorbitants… Les premiers chantiers de déconstruction menés actuellement par EDF sont loin d’être maîtrisés.

 

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’apprête à donner son avis sur la poursuite ou l’arrêt de l’un des réacteurs de Fessenheim, la doyenne des centrales nucléaires françaises. Mais qu’en est-il des réacteurs déjà arrêtés en France ? 68 réacteurs nucléaires, répartis dans 22 centrales, ont été érigés depuis le lancement du programme électronucléaire civil par de Gaulle dans les années 1960.

Où stocker les déchets radioactifs ?

Avec les dix chantiers de déconstruction actuels, EDF prévoit de produire plus d’un million de tonnes, dont 20 % radioactifs. Le Ciden construit actuellement une installation de conditionnement et d’entreposage de déchets activés (Iceda) [5] à Saint-Vulbas (Ain), à proximité de la centrale du Bugey. En 2014, ce site accueillera, pour une durée limitée de cinquante ans, promet EDF, 500 tonnes de déchets moyennement radioactifs à vie longue, en bordure du Rhône. « En plus d’être en zone sismique, Iceda est menacée par une rupture du barrage de Vouglans, à 30 kilomètres en amont, qui la noierait sous 9 mètres d’eau », s’inquiète Roland Desbordes. Ce barrage, le troisième de France, est d’ailleurs étroitement surveillé par EDF, car il présente des signes de faiblesse…

Pour le président de la Criirad, qui a déposé, avec six autres associations, un recours devant le Conseil d’État contre le projet, « Iceda légalise en fait une pratique illégale. À savoir, l’entreposage de déchets en vrac ou mal conditionnés issus de centrales en fonctionnement ainsi que des générateurs de vapeur ». Par ailleurs, il n’existe toujours pas de centre de stockage définitif pour les 17 100 tonnes de graphite provenant des anciens réacteurs UNGG. Les deux communes finalistes (sur 3 115) de l’appel à candidatures, lancée en 2008 par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) – Auxon et Pars-lès-Chavanges (Aube) – ont finalement abandonné ce cadeau empoisonné....

 

 

Nathanaël Rouny

 

En savoir plus

À voir : le film-documentaire Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre, de Brigitte Chevet (2008, 52 minutes).

À lire : notre dossier complet sur l’industrie nucléaire.

 

 

Lien vers l’article : http://www.bastamag.net/article2001.html

 

Pour aller plus loin le site Yonne Lautre : http://yonne.lautre.net/spip.php?article3566

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 10:01
Paru sur le site Yonne Lautre :
Refusons l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction Brèves Agir avec la CRIIRAD

mardi 20 décembre 2011 par Yonne Lautre

En diffusant autour de vous des modèles de lettres à signer et envoyer aux ministres : vous pouvez les imprimer à partir du pdf « MODELE DE LETTRES » ou en demander des exemplaires papier à la CRIIRAD

 

Voir en ligne : La CRIIRAD demande l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009

 

 

 

Article complet : http://yonne.lautre.net/spip.php?article3713

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 20:22
Cherche  poubelle nucléaire !

 

Mais au fait la Seine et Marne "Poubelle de l'Ile de France"

ne pourrait-elle pas servir de "Poubelle nucléaire" ?

 

 Certains élus ne vont-ils pas se laisser séduire par l'Andra (1) ?

 

Ne vont-ils pas accepter

des compensations financières pour leurs collectivités

en échange d'un avis favorable

pour l'implantation d'une  poubelle nucléaire ?

 

  (1) http://www.andra.fr/

 

 

Affaire à suivre.....
Paru dans le journal de l'environnement :
Nucléaire: de toutes façons, ça va coûter cher

Le 17 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg

La plupart des côtes françaises ont déjà subi un tsunami.
La plupart des côtes françaises ont déjà subi un tsunami.

Tirer partie des premiers retours d’expérience de Fukushima ou fermer les réacteurs les moins robustes coûtera des milliards.

Ce sont, parfois, de petits détails qui font les grands événements. Ce matin, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) présentait, de concert avec l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IRSN), la première synthèse des «évaluations complémentaires de sûreté post-Fukushima» (ECS). Une première dans la communication officielle nucléaire!
 
D’habitude, le gendarme du nucléaire et son bras séculier ont plutôt tendance à s’exprimer chacun dans leur coin. Mais, cette fois, l’heure est grave! Car c’est de l’avenir du parc nucléaire dont les experts des deux institutions ont entretenu une foule nombreuse de journalistes, au siège parisien de l’ASN.
 
Comme annoncé il y a une semaine [JDLE], il s’agissait de tirer les premières conclusions de l’examen attentif par les experts de l’IRSN des ECS réalisées, cet été, par les exploitants des installations nucléaires françaises. Pour mémoire, le gouvernement avait demandé au printemps à EDF, Areva, au CEA, notamment, d’imaginer comment se comporteraient leurs installations nucléaires en cas de situation extrême.
 
Contrairement à la doctrine de sûreté française, il ne s’agissait plus de voir comment réagirait un réacteur en cas d’incident nucléaire (emballement du réacteur) mais d’imaginer comment une centrale, un centre de recherche nucléaire ou l’usine de retraitement de La Hague (la plus grande usine de France!) se comporterait après un séisme «hors dimensionnement» ou un tsunami catastrophique.
 
Pour compléter ce travail monumental —et réalisé dans un «délai normalement intenable», de l’aveu d’André-Claude Lacoste, le président de l’ASN— le gendarme du nucléaire a réalisé 38 inspections ciblées dans quelques-unes des 80 installations jugées prioritaires, dont les centrales d’EDF.
 
De cette vaste et inédite enquête, les autorités de l’atome tirent trois conclusions essentielles. «Il existe un certain nombre de sites où l’on constate des écarts de conformité par rapport à leur référentiel de sûreté, constate Jacques Repussard. Mais ces petits défauts, qui peuvent paraître anodins, peuvent avoir des conséquences graves en situation de crise», poursuit le directeur général de l’IRSN.
 
En temps normal, le fait qu’un point d’ancrage d’une tuyauterie de circuit primaire ne résiste pas à un fort tremblement de terre —contrairement au bâtiment réacteur— ne pose pas de problème. En revanche, si le système de fixation de ces tuyauteries vitales (elles assurent l’indispensable refroidissement du réacteur) rompaient à la suite de fortes secousses, c’est la «vie» même de la centrale qui serait en jeu.
 
Second enseignement: les référentiels de sûreté actuels «ne sont pas en ligne avec les connaissances acquises récemment», poursuit Jacques Repussard. Sait-on, par exemple, comme le rappelle le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), que la plupart des côtes françaises (métropolitaines et ultra-marines) ont subi, ces deux derniers siècles, des… tsunamis? Tous les départements abritant des installations «prioritaires» sur leur sol ont été secoués par des séismes, parfois de magnitude importante.
 
Bref, au vu des premiers retours d’expérience de la catastrophe de Fukushima, —et c’est là le troisième enseignement— il est urgent d’imaginer l’inimaginable pour renforcer la sûreté des installations nucléaires.
 
«Il faut donc revisiter les référentiels de sûreté», résume Philippe Saint Raymond, vice-président du Groupe permanent d’experts sur les réacteurs. Certes, mais comment?
 
Il y a quelques jours, l’IRSN a proposé un plan d’action qui semble avoir déjà reçu l’assentiment des industriels. Pour simplifier à outrance, il s’agit d’identifier, sur chaque site, les installations qui, tout en étant indispensables à la reprise en main d’un site accidenté, sont vulnérables.
 
On pense, bien sûr, aux points d’ancrage des fameuses tuyauteries, aux bâtiments de repli des personnels de secours, aux réservoirs de gazole des générateurs diesel auxiliaires, aux tableaux électriques situés à des niveaux trop bas pour être hors d’atteinte d’une inondation, etc.  
 
A supposer que l’ASN valide cette «bunkérisation des noyaux durs», le plus dur restera à faire. Car à chaque installation nucléaires ses spécificités. Certaines centrales nucléaires, par exemple, sont situées à proximité d’usines chimiques. Or leur salle de contrôle de repli n’est pas protégée des gaz toxiques qui pourraient être rejetés après un séisme dévastateur. «Toutes les études restent à faire», indique Jacques Repussard.
 
Ensuite, les solutions proposées devront être validées par l’ASN avant d’être déployées par l’exploitant. «La mise en œuvre des noyaux durs prendra des années», poursuit André-Claude Lacoste. Et coûtera cher.
 
Dans le contexte politique actuel, certains ne manqueront pas de proposer une fermeture rapide des installations jugées les plus à risque. La solution paraît tentante, voire de bon sens. Est-ce si certain?
 
Déterminer les réacteurs les moins «sûrs» n’est pas simple. Il faudra des mois pour établir de nouveaux référentiels de sûreté, réaliser des études sur site pour que l’ASN —seule autorité compétente en la matière— décide du sort des installations jugées les moins robustes.
 
Mais cela ne s’arrêtera pas là. Arrêter un réacteur (on l’a vu à Brennilis –Finistère- ou à Creys-Malville -Isère), n’est pas gratuit. Le démantèlement —très particulier, certes— du surgénérateur Superphénix prendra une trentaine d’années et génèrera, estime EDF, plus de 500.000 tonnes de déchets. Ce qui n’est pas, là non plus, sans poser quelques problèmes.
 
Car la France ne dispose pas pour le moment d’exutoire définitif pour certains types de résidus [1], comme les combustibles usés ou les déchets à moyenne activité et à vie longue. Des installations dont le coût unitaire risque de se chiffrer en milliards d’euros.
 
Mais ce n’est pas tout. Les sites actuels d’entreposage, gérés par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), ne sont pas dimensionnés pour accepter des volumes de déchets non prévus initialement. Il faudra donc accroître leur capacité ou mettre en chantier de nouvelles «poubelles nucléaires».
 
Autre problème, la fermeture rapide de nombreux réacteurs nécessitera la construction de champs d’éoliennes et de centrales thermiques à flamme (au gaz probablement) et la mise en service de nouvelles interconnexions avec les pays voisins.
 
A supposer (hypothèse d’école) que l’on ne veuille pas alourdir le bilan carbone du secteur électrique tricolore, il faudrait alors bâtir des centrales thermique avec capture et séquestration du CO2. Montant du devis: environ 1 Md€ par unité! Sans compter le prix des «carboducs» ou celui des sites d’injection du gaz carbonique.
 
Petite consolation, l’option «thermique» imposerait aux électriciens français d’acquérir de grandes quantités de quotas d’émission de gaz à effet de serre. Ce qui donnerait enfin au carbone un prix suffisant pour inciter l’industrie lourde européenne à investir dans la décarbonisation. Un effet positif de la dénucléarisation de l’Hexagone.

 

 

[1] Il n’existe pas, actuellement en France, de solutions pérennes pour les déchets de faible activité à vie longue, moyenne activité à vie longue et haute activité à vie longue

 

Lien vers l'article :

http://www.journaldelenvironnement.net/article/nucleaire-de-toutes-facons-ca-va-couter-cher,25995

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:06

 

 

Inquiétude à Villeparisis

 

De nouveaux déchets radioactifs (DRNR) en provenance de Fertiladour

vont-ils être stockés dans la décharge de SITA FD ?

 

Paru sur le site EITB :

Contamination radioactive

L'Autorité de Sûreté Nucléaire renvoie Fertiladour à ses manquements

11/11/2011

L'Autorité de Sureté Nucléaire a remis le 3 octobre dernier un avis non favorable à toute reconversion industrielle de ce site du Port de Bayonne, exigeant plus de transparence sur son sous-sol.

contenus reliés:

Infos (1)

Dans le dossier de cessation d'activités de l'ancienneusine Fertiladour du Boucau (zone portuaire de Bayonne), dont les sols sont significativement contaminés par de la radioactivité,l'Autorité de Sûreté Nucléaire a donné un avis non favorable à la reconversion du site, en regard de la décontamination présentée par son propriétaire, la filière Agriva du groupe industriel Roullier.

"La reprise d'une activité industrielle industrielle nécessite une connaissance préalable des niveaux de contamination radiologique des sols", écrit ainsi la plus haute autorité de surveillance nucléaire du territoire français.

Ce rapport, remis le 3 octobre dernier à la Direction Régionale de l'Environnement (DREAL), pointe les "omissions" de l'évaluation fournie par l'industriel, et les manquements aux exigences préfectorales, donnant ainsi totalement raison aux affirmations depuis près de 15 ans du collectif de défense d'environnement CADE, et reprenant sans les minimiser les conclusions alarmantes du rapport de la contre-étude indépendante de l'ACRO, en septembre 2010.

Répondant le 2 novembre dernier à la demande du CADE sur la teneur de ce rapport de l'ASN, la DREAL de Pau répondait que "cet avis sera rendu public, mais pour l'heure il doit être traité en relation avec l'entreprise Agriva, qui doit nous indiquer de quelle façon elle entend le prendre en compte".

Une étape qui devait prendre "quelques semaines", mais que la rédaction d'eitb.com est ravie de pouvoir vous restituer avant ce délai.


Aucuneparcelle des 7,5 hectares n'est neutre

Pointant en particulier une zone de 25.000 m2 (soit un tiers du site) sur laquelle "il est avéré que la contamination du sol peut atteindre par endroit des niveaux significatifs", tout projet de construction ne pourrait voir le jour qu'en assumant "des mesures très contraignantes" pour cette zone simplement recouverte de cailloux concassés par l'industriel.

Sur le restant du site, soit une zone de 50.000 m2, il n'est pas plus possible pour l'ASN de les considérer comme neutres, "la contamination en profondeur ne peut être exclue", précise le rapport.


L'industriel devra fournir un rapport "plus complet" avant d'en demander 6 millions d'euros pour sa revente

Ce terrain de la zone portuaire de Bayonne, que l'industriel souhaitait vendre au Conseil Régional d'Aquitaine pour la coquette somme de 6 millions d'euros en juin 2009, ne peut aujourd'hui accueillir en l'état la moindre reprise d'activité industrielle.

Sur intervention du groupe Europe Ecologie Les Verts, l'acquisition de ce site avait été repoussée tant que n'étaient pas connues les conclusions de l'étude indépendante de l'ACRO, elles-même soumises à l'avis de l'ASN.

A la demande de cette dernière, l'industriel, qui n'a eu de cesse depuis 1997 de minimiser "des traces de pollution" par "de la radioactivité naturelle", devra donc présenter un nouveau rapport, faisant figurer cette fois-ci la caractérisation en profondeur des terres encore contaminées (estimées à près de 10.000 m3), ainsi qu'un scénario plus plausible de reconversion industrielle, que l'industriel se contente de mentionner sans aucune justification.

Toutes les personnes qui se sont opposées à la volonté de l'industriel de "quitter le site" seront également rassurées de savoir que l'ASN s'interroge aussi sur l'impact dosimétrique de cette contamination radioactive sur la population riveraine.

Et conclut : "Le public devra être informé des démarches d'évaluation des risques conduits sur ce site".


"Les objectifs d'assainissement, par certains endroits, n'ont pas été atteints"

Depuis 1998, une double obligation préfectorale s'imposait à l'industriel, à savoir une taux de radiation inférieure à 0,5 µSv/h sur l'ensemble du site et une activité massique inférieure à 5 becquerel par gramme de terre (Bcq/g).

Si les écarts entre l'ACRO et le cabinet de l'industriel de mesure de la première exigence ne sont pas jugés "significatifs", estime l'ASN (que "le choix du maillage retenu par chaque organisme peut expliquer"), l'ASN pointe par contre le fait que "les objectifs d'assainissement n'ont pas été atteints par endroits" et qu'il convient donc d'y revenir.

Sur la caractérisation des terres par leur activité massique, l'ASN valide pleinement les conclusions de l'ACRO sur le fait que, avec des mesures de plus de 300 Bcq/g, Fertiladour présente aujourd'hui encore "des valeurs très éloignées de l'exigence préfectorale du 20 avril 2000" qui demandait que soient excavées toutes les terres contaminées supérieures à 5 Bcq/g.


Le "bouclier de confinement" est insuffisant

Historiquement, 5 zonages avaient fait apparaitre depuis 1997 la présence de terres fortement contaminées par la radioactivité du thorium (par broyage d'une terre rare, la monazite, entre 1973 et 1992), caractérisées par une activité massique de plus de 500 becquerel par gramme de terre (soit la radioactivité aujourd'hui constatée à 40 km de la centrale japonaise de Fukushima).

Trois arrêtés préfectoraux entre 1997 et 2000 avaient pour objet de contraindre l'industriel à décontaminer le site de 75.000 m2, notamment par l'excavation des terres les plus contaminées, mais, aujourd'hui, pour l'ASN, le compte n'y est pas.

L'ASN considère que le confinement constitué de quelques centimètres de gravats, mis en place sur 25.000 m2 sur les zones les plus contaminées (et qualifié de "maquillage des terres" par le CADE en avril 2009), est susceptible de se dégrader dans le temps, et n'est pas la solution à apporter pour l'assainissement durable du site.

"Dans la mesure où toutes les terres contaminées n'ont pas été excavées, la situation radiologique du site risque de se dégrader avec une éventuelle dégradation du confinement mis en place", précise le rapport.

Dans les omissions du rapport de l'industriel est pointé également le risque représenté par le radon, un gaz radioactif à l'état naturel généré par la présence de radionucléides dans les sols.

"Par rapport au radon, même une décontamination plus poussée devra être assortie de mesures permanentes pour tout projet de construction", précise le rapport, "tout nouveau bâtiment qui serait construit sur le site devrait l'être selon les règles de l'art vis à vis du risque radon".

 

 

Lien vers l’article :

http://www.eitb.com/fr/infos/environnement-et-science/detail/773681/lautorite-surete-nucleaire-renvoie-fertiladour-ses-manquements/

 

 

 

sur le même sujet :

Déchets radioactifs de Fertiladour stockés à la Sita Villeparisis :

http://adenca.over-blog.com/article-dechets-radioactifs-stockes-a-la-sita-fd-villeparisis-en-provenance-de-fertiladour-que-nous-cache-ton-60270388.html

 

http://adenca.over-blog.com/article-terres-contanees-56677134.html

 

http://adenca.over-blog.com/article-fertiladour-le-canard-enchaine-n-y-passera-pas-ses-vacances-58529018.html

http://adenca.over-blog.com/article-dechets-radioactifs-enfouis-a-villeparisis-en-provenance-de-fertiladour-que-nous-cache-t-on-70534382.html

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 19:48

 

 

Seine et Marne :

département le plus impacté par les déchets inertes

d'Ile de France

 

Pourquoi les décharges de déchets inertes

(gravats de BTP et déchets  industriels)

ne possèdent pas de portique radioactif ?

 


 

Extrait réponse de Monsieur le Préfet de Seine et Marne à ADENCA , en date du 23 août 2011  

 

« … Quant au portail de contrôle de la radioactivité, nous ne pouvons pas en imposer à tous les exploitants alors que la réglementation ne le prévoit pas et que la situation seine-et-marnaise n’est pas différente de la situation nationale. Toutefois, si les déchets amenés dans une installation en particulier nous semblaient susceptibles de présenter des taux de radioactivité anormal, j’étudierai la possibilité d’imposer la mise en place de ce type de portail à l’entrée de l’installation. »

 

 


 

Liste de ce type de décharge au nord-ouest de la Seine et Marne :

Fresnes sur Marne Rep Veolia (près de l’école maternelle)

Annet sur Marne (2 décharges ECT)

Villevaudé

Villeneuve sous Dammartin

Moussy-le-Neuf

 

 

Article paru sur le site Le Progrès.fr :
Ain. Centrale du Bugey : des déchets radioactifs évacués par erreur

 

Publié le 10/08/2011 à 18:03


 

Mardi matin les gravats transportés dans un camion ont été déclarés radioactifs. Mais l'engin a quand même quitté l'enceinte du bâtiment et atteint une carrière avant d'être stoppé par EDF.

Pour l'heure, il est difficile d'expliquer comment des déchets radioactifs ont pu quitter la centrale nucléaire du Bugey, chose évidemment proscrite par les consignes de sécurité.

Les faits sont survenus mardi matin. Un camion qui transportait des gravats a été en mesure de sortir de l'enceinte de la centrale alors que les détecteurs avaient relevé des traces de radioactivité dans son chargement. Première anomalie dans la mesure où ces gravats provenaient d'une zone pourtant non exposée.

Alors que la sécurité aurait dû empêcher l'engin de quitter les lieux, les techniciens d'EDF ont dû suivre sa trace jusqu'à une carrière, située près de Pérouges, au lieu-dit Les Communaux. Le camion a même eu le temps de déverser son chargement, lequel présentait bien un niveau de radioactivité anormal d'après les mesures effectuées sur place.

Les gravats en question ont été rapatriés ce matin. La direction ignore encore pour le moment leur provenance. Elle ignore également comment une telle erreur a pu se produire au sein des équipes de sécurité.

 

 

http://www.leprogres.fr/ain/2011/08/10/incident-a-la-centrale-nucleaire-du-bugey-un-camion-sort-avec-un-chargement-radioactif

 

 

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