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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:50

Paru sur le site le Républicain Lorrain :

enviRONNEMENT - DÉSORDRE GÉOLOGIQUE D’AMPLEUR PRÈS DE SAVERNEÀ Lochwiller , la colline gonfle et les maisons se fissurent

Près de Saverne, le forage d’un puits géothermique à flanc de coteau a permis à de l’eau souterraine sous pression d’atteindre des roches qui se transforment en augmentant de volume. Plusieurs maisons sont fragilisées.

Les maisons anciennes « sont condamnées à brève échéance », les maisons plus récentes « prendront de la gîte ». Le problème pourrait « concerner l’ensemble du village ». Le rapport de l’expert judiciaire strasbourgeois Marc Strauss est alarmiste. Visé, le gonflement de la colline qui domine Lochwiller, à quelques kilomètres au sud de Saverne.

L’affaire débute en février 2008. Un couple, qui a acheté un terrain à flanc de coteau, demande à un artisan d’étudier la possibilité de chauffer sa future maison par géothermie. Un puits de 140 m de profondeur est foré.

« Deux à trois semaines plus tard, la cour de ma maison, juste en contrebas, a été envahie par de l’eau » se souvient Armand Schorr. Il écrit au maire, à l’entreprise qui a réalisé le forage et au chauffagiste. Un premier rebouchage du puits est réalisé mais deux mois plus tard, l’eau ressurgit. Un nouveau bouchon, par une technique différente, est appliqué et semble tenir.

« J’ai acheté cette maison en 2009 , explique pour sa part Rodolphe Matjeka, en montrant une bâtisse alsacienne typique, voisine de celle d’Armand Schorr. Après rénovation, nous avons emménagé en août 2011. La première fissure est apparue un mois après. Et en mai 2012, il y avait des fissures partout ! » Rodolphe Matjeka doit abattre une grange et entreprend de lourds travaux pour sauver la partie habitation. « Nous avons aussi obtenu par référé que la construction d’une nouvelle tranche de lotissement à flanc de coteau soit interrompue. »

11 cm en quatre mois

Sous terre, le forage géothermique a mis en contact une eau sous pression retenue à plus de 60 m de profondeur avec des couches d’anhydrite, situées à une dizaine de mètres sous la surface. Au contact de l’eau, cette roche composée de sulfate de calcium se transforme en gypse. Mais le gypse étant plus volumineux que l’anhydrite, ces couches épaisses de plusieurs centimètres gonflent et soulèvent la colline. « Ca bouge dans tous les sens, aussi bien verticalement qu’horizontalement , résume Rodolphe Matjeka. Le coin de l’une des maisons s’est soulevé de 11,2 cm en quatre mois. » Chez Armand Schorr, le sol du couloir est séparé de celui du séjour par un vide d’un bon centimètre. Dans la grange, un linteau de porte en béton a cédé et le mur extérieur est cintré.

La voirie souffre également, comme la rue de l’Étang qui monte à travers le lotissement. Le revêtement n’est que creux et bosses, les regards d’assainissement dépassent la chaussée d’une petite dizaine de centimètres. « Nous avons enfin une bonne nouvelle , se réjouissait pourtant Rodolphe Matjeka il y a quelques jours. Les études et les travaux qui permettront peut-être de faire cesser le phénomène sont estimés à 350 000 € et le conseil général du Bas-Rhin est prêt à avancer cette somme à la commune » (lire ci-contre).

L’inverse à Hilsprich

À la mairie, on affirme avoir pris la mesure du problème. « On a pu nous accuser de pas agir, mais le maire Jean-Marie Stork a voulu éviter les effets d’annonce , explique le conseiller Jean-Marie Fritsch. Quant à la lettre dans laquelle il demandait à quatre familles de déménager, il faut la comprendre comme un courrier incontournable : la responsabilité de la commune pouvait être engagée. Enfin, le déblocage des fonds par le conseil général est à mettre au crédit du maire ».

« À Hilsprich, près de Puttelange-aux-Lacs, nous assistons au phénomène inverse , explique un spécialiste du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). L’eau entre en contact avec des couches de sels par des failles naturelles et un puits de géothermie. Le sel se dissout et le terrain s’affaisse.» Mais pour les habitations, le résultat est le même : de nombreuses fissures.

Xavier RENAULD.

 

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/07/22/lochwiller-la-colline-gonfle-les-maisons-se-fissurent

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:54

Extrait article paru sur le site MY TF1 NEWS :

Suisse: un forage géothermique provoque un séisme

 

 

 

Edité par  Louis BIERLEIN avec  AFP
le 20 juillet 2013 à 10h56 , mis à jour le 20 juillet 2013 à 17h45.
 

 

Suisse : forage géothermique / Crédits : tf1/lci 

 

ENVIRONNEMENTDes forages en vue de l'installation d'une centrale géothermique ont provoqué, dans la région de St-Gall, un séisme de magnitude 3,6.

L'homme a fait trembler la terre en Suisse. Des essais récemment réalisés à l'intérieur d'un des forages d'un projet de centrale géothermique dans l'est de la confédération hélvétique ont probablement provoqué samedi dans la région de St-Gall un séisme de magnitude 3,6.
 
"Dans les prochains jours, d'autres tremblements de terre
ne peuvent pas être exclus", a indiqué dans un communiqué le Service sismologique suisse de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Samedi à 5h30, les experts ont enregistré une secousse de magnitude 3,6 à une profondeur de 4 km, dans les environs de la ville de St-Gall. "Le séisme est probablement directement lié aux essais et aux activités de stimulation réalisés dans le forage d'un projet de géothermie à St-Gall, où plusieurs microséismes ont déjà été enregistrés ces derniers jours", selon le service sismologique suisse. Cette même secousse a été enregistrée par des capteurs dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures, près de Herisau. A cet endroit la secousse enregistrée a été de magnitude 3,8 a expliqué une responsable du Service sismologique. "Le séisme a été largement ressenti dans la région", expliquent les experts. Aucun dégat n'a été constaté selon la police. 

Lors d'uneconférence de presse à St-Gall, les responsables du projet de géothermie ont annoncé l'interruption temporaire des travaux afin d'analyser les données et de stabiliser le forage, selon l'agence de presse suisse ATS. La secousse pourrait avoir été provoquée par des injections d'eau visant à bloquer uneforte arrivée de gaz dans le forage. Le gaz est apparu subitement vendredi durant les préparations en vue des tests réalisés à plus de 4.000 mètres de profondeur, a indiqué un ingénieur responsable du projet, cité par l'ATS. Pour stabiliser la situation, 650 mètres cubes d'eau ont notamment été injectés dans le forage. Unedécision concernant la suite du projet sera prise ces prochains jours.


Comme à Bâle ?
 
Le forage a débuté en mars. Le but est de trouver de l'eau à 140 degrés à près de 4500 mètres de profondeur et de construire unecentrale qui alimentera la moitié des immeubles de la ville. Le Service sismologique suisse a installé six stations de mesures dans un périmètre de 10 km autour du forage. Les experts estimaient que le risque sismique était faible, mais persistait.  Fin 2006 et début 2007, dans la région de Bâle (nord de la Suisse), plusieurs séismes similaires, dont certains d'u
nemagnitude supérieure à 3 sur l'échelle de Richter, ont eu lieu, eux-aussi causés par des forages dans le cadre du premier projet de centrale géothermique de Suisse. Les travaux ont été arrêtés à cause de ces séismes provoqués par de l'injection d'eau pressurisée à 5.000 m de profondeur……

http://lci.tf1.fr/science/environnement/suisse-un-forage-geothermique-provoque-un-seisme-8153345.html

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:56

 


U
ne réponse négative de la nature

à  l’activité humaine ?

 
Un projet pilote abandonné à Bâle (Suisse)

Des risques sous-évalués

Les essais de forage ont causé trois séismes

 

Paru sur le site RFI :

Gel du projet suisse de géothermie

par Dominique Raizon

Article publié le 24/01/2007 Dernière mise à jour le 24/01/2007 à 18:54 TU

 

La première centrale géothermique suisse a généré de nombreuses mini secousses telluriques à la suite de l'injection d'eau pressurisée à 5 000 m de profondeur.
(Photo: AFP)

Trois séismes ont été enregistrés à Bâle (Suisse), depuis le 8 décembre 2006. Ils ont été causés par des essais de forage et de stimulation de la roche en vue de créer une centrale géothermique. Le programme, baptisé Deep Heat Mining («exploitation minière de la chaleur profonde»), avait été confié à une société exploitante, Geopower. Pour l’heure, le programme est gelé. L’analyse des risques devrait encore prendre quelques mois et si le projet devait être poursuivi, il faudrait attendre au moins un an avant l’érection d’une tour de forage.

De l’eau chaude naturelle et de l’électricité, sans que les installations génèrent pollution ou déchets, voilà ce que vise à produire une centrale géothermique. Comment ? En forant profondément dans la croûte terrestre et en injectant de l’eau sous pression dans le sous-sol afin d’exploiter la chaleur de la Terre. Le puits foré, dans lequel l’eau est injectée, est relié à d’autres puits par lesquels, au gré d’un jeu successif de pressions, l’eau circulant en circuit fermé est remontée. Plus l'on fore profond, plus la température augmente. Le principe n’est pas nouveau car l'énergie géothermique est exploitée dans des réseaux de chauffage et d'eau chaude depuis des milliers d'années en Chine, dans la Rome antique et dans le bassin méditerranéen. Mais l’installation d’un site pilote au nord de Bâle, à proximité des frontières allemande et française a suffi, dès les premiers essais de stimulation, à déclencher trois séismes en un peu plus d’un mois. Les habitants ont porté plainte. L’évaluation des risques du programme Deep Heat Mining, confié à la société exploitante Geopower, est critiquée de toutes parts.

Ici, un miroir cassé ; là, des grincements de poutre sur un toit. Les dégâts signalés, consécutifs aux séismes, sont minimes. De facto, une magnitude de 3,7 sur l’échelle de Richter (une mesure qui sert à quantifier l'énergie libérée lors d'un séisme), ce n’est pas très violent. Mais, cela suffit à inquiéter et ce, d’autant plus, quand le séisme n’est pas naturel et qu’il est ressenti comme une réponse négative de la nature à l’activité humaine. Or, le département des travaux publics de Bâle-Ville, qui endosse la responsabilité d’avoir accepté le lancement des travaux de stimulation à l’origine des désordres, n’est pas, actuellement, en mesure de se prononcer sur les réactions du sol et l’éventualité de séismes plus importants dans le cas où la totalité de l’eau, qui se trouve à 5 000 mètres de profondeur, serait pompée.

Des risques sous-évalués

…..

La société d’exploitation Geopower a reconnu que la technologie utilisée était encore assez peu connue et qu’elle nécessitait des recherches approfondies. Les autorités bâloises reconnaissent, de leur côté, avoir sous-évalué les risques.

…..

http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/085/article_49140.asp

 

 

Paru sur le site Le Temps Suisse et Régions

géothermie profonde mercredi2 décembre 2009

Les projets fleurissent en Suisse malgré l’expérience traumatisante de Bâle

Catherine Cossy

A la mi-décembre va s’ouvrir à Bâle le procès du chef de projet des forages géothermiques qui avaient provoqué plusieurs tremblements de terre dans la cité rhénane. Le gouvernement doit aussi dire bientôt s’il veut tourner la page de la géothermie profonde. Ailleurs en Suisse, on sonde le sous-sol sans complexe

Le 8 décembre 2006, la terre tremblait à Bâle lors de forages réalisés dans le cadre d’un ambitieux projet de centrale géothermique. La série de secousses telluriques provoquées par l’injection d’eau dans la roche à cinq kilomètres de profondeur a conduit au gel du projet.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/bdbaf390-dec1-11de-801c-518ea5779929

 

 

Paru sur le site : énergie vendredi11 décembre 2009

Bâle enterre son projet de géothermie la mort dans l’âme

Anne Fournier

La Ville a présenté une analyse des risques, commandée par les autorités suite aux séismes de 2006, qui signifie la mort de son forage. La déception est grande

«On renonce à un projet, mais cela ne veut pas dire que l’on rejette la géothermie.» Hier à Bâle, le conseiller d’Etat responsable de l’Economie, Christoph Brutschin (PS), a voulu, comme les spécialistes qui l’entouraient, rassurer. Et convaincre de sa confiance en cette nouvelle méthode de production d’énergie. Pourtant, Bâle doit y renoncer.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/321db04c-e5d4-11de-aaf7-ea32f0d447d6/Bâle_enterre_son_projet_de_géothermie_la_mort_dans_lâme

 

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