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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 16:02

 

montgé en goele 10.11.2013 2

 

Forêt régionale de Montgé en Goële

 

Voulez-vous voir ça ?

 

FORËT DESTRUCTION
Paru sur le site Basta :
Les forêts françaises, nouvel eldorado industriel ?

PAR NOLWENN WEILER 24 SEPTEMBRE 2012

Le bois en tant qu’énergie renouvelable suscite les convoitises. Des projets de scieries géantes et d’usines de cogénération sortent des cartons. Et menacent l’équilibre d’une filière déjà fragilisée par les délocalisations et la spéculation. Face à l’exploitation intensive de la forêt qui se dessine, des artisans et des PME prônent la mutualisation et les filières courtes.

C’est un gigantesque complexe industriel de sciage et de production d’énergie renouvelable au cœur du Morvan. Le petit village de Sardy-lès-Epiry (Nièvre) a été choisi par l’entreprise Erscia – Energies renouvelables et sciages de France – pour accueillir son futur pôle industriel. La création de 120 emplois directs est annoncée. Les ateliers débiteront près d’un million de m3 de bois par an tout en produisant de l’électricité par cogénération. Bref, création d’emplois se conjuguerait avec transition écologique et réindustrialisation. De quoi se réjouir ? Pas si sûr.

Approuvé par la quasi-totalité des élus locaux, le projet Erscia est vivement critiqué par une partie de la population. Ses détracteurs mettent en avant les risques de déforestation, de pollutions atmosphériques liées à la cogénération, la destruction des industries locales déjà installées, le trafic de camions, et la perte de ressources touristiques, importantes dans le Morvan (voir notamment leur site). Et les 250 000 tonnes de granulés de bois produits alimenteront une usine d’électricité d’Electrabel en... Belgique [1]. Le projet dessine aussi une nouvelle manière d’exploiter les forêts, qui pourrait bien se révéler davantage destructrice d’emplois et de ressources…..

La 3ème forêt d’Europe

La France dispose de la 3ème forêt d’Europe, derrière la Suède et la Finlande : 16 millions d’hectares boisés, soit environ 28% du territoire métropolitain. Les forêts françaises et sa filière bois font vivre 400 000 personnes : de la gestion des forêts à la fabrication de meubles et parquets, en passant par le sciage, la confection de papier, la construction de charpente ou de granulés pour le chauffage, le secteur abrite une grande diversité de métiers. Un chiffre d’affaires de 60 milliards [3], généré par quelques 100 000 entreprises qui maillent étroitement le territoire français, souvent dans un milieu rural frappé de plein fouet par la crise.

Malgré ce potentiel, la filière bois affiche une balance commerciale déficitaire de 6 milliards d’euros. Juste derrière le secteur de l’énergie, plombé par les importations d’hydrocarbures. Pourtant, le bois français s’exporte, d’abord vers la Belgique :« Mais derrière cette destination européenne, se cachent les traders belges et allemands sur ce marché. Le port d’Anvers est l’une des principales voies de sortie pour les bois européens », déplore Laurent Denormandie, président de la Fédération nationale du bois (FNB). « Ils se servent d’autant plus volontiers chez nous que les taxes à l’export y sont... nulles ! »

Du bois exporté... vers la Chine

Chênes et hêtres s’exportent aussi massivement vers la Chine, très gourmande en bois. Les ventes à destination de Pékin ont doublé en 2011. Problème : la matière première s’en va par conteneurs entiers, et revient sous forme de produits manufacturés, bien plus chers. Là encore, la FNB dénonce l’absence de taxe européenne à l’importation. « Sciages, parquets et meuble nous reviennent d’Asie à des prix défiant toute concurrence ! Alors même que la Chine taxe chez elle les parquets importés à hauteur de 20% et les meubles à hauteur de 100% ! »

Pour les entreprises du secteur, c’est un peu la « double-peine » : à l’augmentation du prix de la matière première due à la forte demande mondiale, s’ajoute la concurrence avec des produits qui reviennent bien moins chers d’Asie. « La filière doit donc se protéger, via des quotas à l’export par exemple, et s’organiser différemment », propose Laurent Denormandie. Une porte par laquelle les partisans d’une industrialisation à outrance cherchent à s’engouffrer. Ils se mettent même à rêver d’une « diagonale des scieries », qui traverserait la France des Vosges aux Landes, avec quatre ou cinq énormes unités, comme Erscia……

Chênes nulle part, sapins partout

« Ce n’est pas forcément un scandale de ne pas exploiter la totalité de la ressource », rétorque un membre de l’Office national des forêts (ONF). « Les forêts de montagne ne sont pas exploitées du tout parce que cela coûterait trop cher. La forêt doit être gérée sur le très long terme. Il ne s’agit pas de tout prélever d’un coup. » Biodiversité, stockage de C02, gestion écologique de la ressource en eau, attrait touristique, refuge sans pesticides pour diverses espèces, compléments de revenus (chasse, champignons, cueillette) : « La forêt n’est pas qu’un tas de bois », rappelle-t-il. La multiplicité des propriétaires forestiers – plus de 3,5 millions – rend également difficile une exploitation plus rationnelle. Certains ne possèdent parfois qu’un hectare. « Il n’est pas avantageux, pour eux, de faire venir une abatteuse. Résultat : leurs forêts ne sont pas entretenues et le bois est perdu, détaille Marc Pascualini, forestier et délégué régional du Syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel (Snupffen).

 

Exploiter davantage signifie planter davantage. Mais quels arbres ? La forêt française est composée quasiment aux deux tiers de feuillus (chênes, hêtres, bouleaux...). Leurs « concurrents », les résineux (sapins, mélèzes...), rencontrent cependant un succès fou. De pousse plus rapide, plus simple à travailler, moins cher, faisant appel à des techniques de sciage standardisées, ils sont prisés par le BTP, l’industrie de l’ameublement et… les producteurs de bois énergie. La scierie géante de Sardy-lès-Epiry sera exclusivement alimentée en résineux (épicéa, pin, sapin et douglas). Pour les pouvoirs publics et une partie des professionnels, il faut adapter la forêt française et accélérer l’enrésinement du pays.

La forêt doit-elle s’adapter à l’industrie ?

D’autant que le rythme des plantations s’est sérieusement ralenti en France ces dix dernières années. 28 millions de jeunes arbres ont été plantés en 2010, contre 300 millions en Allemagne et en Suède, ou un milliard en Pologne. Mais le tout résineux ne fait pas l’unanimité. « Il est dommage que la filière bois subisse les marchés et dédaigne la ressource feuillue disponible en abondance. C’est à l’industrie de s’adapter à la forêt et non l’inverse », réagit France Nature Environnement (FNE), qui fédère plus de 3000 associations écologistes.

De nombreux forestiers partagent ce point de vue. « La monoculture de résineux, c’est notre drame, témoigne l’un d’eux. Cela correspond à une gestion productiviste de la forêt. On est sur un système proche de l’agriculture intensive. C’est le modèle landais. On plante en ligne. On coupe à blanc au bout de 40 ans. On récolte. On replante. C’est une vision à très court terme. » Une sylviculture plus extensive, et surtout plus variée, permet de limiter les risques financiers à long terme. Elle rend aussi la forêt plus robuste face aux ravageurs et aux risques climatiques.

Les projets de scieries géantes profitent également des déboires du secteur. « On perd une scierie tous les trois jours en France depuis 30 ans, ce qui ne semble émouvoir personne », avance Maurice Chalayer, animateur de l’Observatoire des métiers de la scierie [4]. 15 000 emplois perdus depuis 1980. En 2010, 10 000 personnes travaillent dans 1 700 scieries, dont une majorité de petits établissements artisanaux [5]. « C’est d’autant plus dommage que la plupart du temps, les scieries ferment faute de repreneur, privant à chaque fois un territoire rural d’une activité économique qui pourrait être pérenne. », déplore Maurice Chalayer.

Résultat : les scieries françaises produisent aujourd’hui autant de bois qu’en... 1973, à la veille du pic pétrolier (soit 10 millions de m3 de bois). Faut-il pour autant copier le modèle allemand, qui a doublé sa production en 10 ans grâce à de nouvelles scieries industrielles et peut aujourd’hui en fournir le double ? Pas sûr. Depuis la crise de 2009, pour survivre, plusieurs grosses scieries allemandes ont été largement soutenues par les banques et les aides publiques, observe Maurice Chalayer.

Industries contre artisans

Car la production de bois énergie est loin d’être la plus rentable.« Question valeur ajoutée, le meilleur usage du bois, c’est le bois d’œuvre », insiste René Montagnon. Il est composé de grumes destinées aux usages « nobles » de la ressource : menuiserie, charpente, caisserie, ameublement. « Il faut 2 000 m3 de bois énergie pour créer un emploi, contre 300 m3 en bois d’œuvre ! » Mais les artisans souffrent.« Les normes en matière de résistance mécanique ont été faites pour protéger les scieries industrielles qui ne font que du résineux », dénoncent des charpentiers habitués à travailler avec des feuillus. Si le bois est local et non traité, il n’est plus assuré par la garantie décennale, qui permet à un particulier de se retourner contre l’entreprise qui aura édifié sa maison si un défaut est constaté. Résultat : le bois industriel est favorisé au détriment des artisans et des circuits courts.

Autre question, celle de la formation. En France, les savoir-faire disparaissent. « Sur les chantiers, les manœuvres non qualifiés et sous payés sont légion. Les risques de défauts de construction sont importants. Il faudrait revoir les systèmes de formation, et notamment le CAP de charpentier, en l’orientant vers le travail du bois plus que vers la mise en œuvre de systèmes industriels », témoigne un charpentier, qui croule sous les commandes……..

Nolwenn Weiler

http://www.bastamag.net/Les-forets-francaises-nouvel

 

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 11:09

 

  10.11.2013 MONTGE EN GOELE 2

                                    Forêt régionale de Montgé en Goële

 

 

 

L’exploitation du gypse

dans la forêt régionale de Montgé en Goële

une bonne affaire pour le Conseil Régional IDF !

 

 

Le Conseil Régional Ile de France a engagé  en 1992 une procédure d’utilité publique pour lui permettre d’acquérir les terrains de la forêt de Montgé en Goële.

 

Pour faire court c’était dans le but :

- de préserver les boisements senescents (1), des boisements qui ont dépassé l’âge d’exploitabilité

- de maintenir les continuités écologiques

- d’accueillir le public pour des activités de plein air.....

 

Aujourd’hui il se pourrait que cette procédure d’utilité publique puisse être détournée de son but initial au profit d’une entreprise privée car  le carrier allemand  Knauf voudrait exploiter une carrière à ciel ouvert dans cette forêt qui appartient  en grande partie (596 ha) aux contribuables de l’Ile de France.

 

Une affaire qui pourrait être très lucrative pour le Conseil Régional d’Ile de France au travers de l’AEV.

 

En effet l’industriel Knauf a besoin d’obtenir un droit de fortage, pour ce faire le Conseil Régional d’Ile de France au travers de l’AEV peut en votre nom donner un droit de fortage à l’industriel Knauf, c’est-à-dire autoriser cet industriel à exploiter le gypse dans la forêt de Montgé en Goële contre le versement  d’une redevance.

 ( pour mémoire l’AEV perçoit environ 500 00 € par an pour l’exploitation souterraine de gypse sous la butte de Parisis (95)

 

Cette exploitation pourrait rapporter beaucoup d’argent à l’AEV et surtout presque 10 fois plus si l’exploitation est pratiquée à ciel ouvert que si elle est pratiquée en souterrain (2), en effet la redevance est versée au prorata de la tonne de gypse extraite.

 

Détruire la forêt de Montgé en Goële, en exploitant le gypse à ciel ouvert, donnerait de la trésorerie à l’AEV     pour acheter et préserver des espaces naturels ailleurs en Ile de France.

 

Et puis les travaux du Grand Paris ont besoin de trous pour déverser leurs déchets, cela ferait d’une pierre deux coups.

 

 

Pourquoi

 ne pas continuer à détruire ce secteur martyrisé

d'ailleurs comme le disent certains

" comme chez vous tout est foutu, pourquoi ne pas en rajouter une couche" ?

 

A vous de juger

 

 

 

 

 (1) http://crpf-paysdelaloire.fr/sites/default/files/fiches/les_bois_senescents.pdf

 

(2) version provisoire plan paysage et ressources de la butte de montgé présentation de scénarios d’évolution en comité de pilotage phase 2 élaboration des scénarios d’évolution 1/7/2014 (Omnibus /2G Génie Géologique/Rounet Guitel

 

Pour plus d'informations contactez vos élus du conseil régional IDF :

Mme Hamida Rezeg (UMP) adjointe au maire de Meaux 

M. Éric Jeunemaître (UMP) adjoint au maire de Provins

Mme Chantal Brunel (UMP) Maire de Bussy Saint Georges

M. Gilles Battail (UMP) Conseiller municipal Dammarie les Lys

Mme Claudine Thomas (UMP-PR) adjointe au maire de Chelles

M. Frédéric Valletoux (UMP) Maire de Fontainebleau

Mme Marie-Pierre Badré (UMP) adjointe au Maire de Couilly Pont aux Dames

M. Gérard Ruffin (Nouveau Centre)   ancien maire de Lésigny

M. Jean-Marc Brulé (Europe Écologie) ancien maire de Cesson

Mme Marie Richard (PS et app.) conseillère municipale de La Ferté sous Jouarre

M. Jean-Paul Planchou (PS et app.) ancien maire de Chelles

Mme Geneviève Wortham (PS et app.) présidente de l’Ordif

M. Jean-François Pellissier (FG) membre commission consultative Predma

Mme Liliane Pays (Europe Écologie) de Fontainebleau

M. Pascal Marotte (Europe Ecologie) conseiller municipal de Moret sur Loing

Mme Brigitte Eude (PS et app.) conseillère municipale Torcy

M. François Kalfon (PS et app.) conseiller municipal Melun

Mme Fatna Lazreg (Europe Écologie) de Melun

M. Philippe Sainsard (PS et app.) conseiller municipal Combs la Ville

Mme Julie Nouvion (Europe Écologie) Marne la Vallée

M. Philippe Camo (FG) adjoint au maire Brétigny sur Orge (91)

Mme Josette Mollet-Lidy (PRG) conseillère municipale de Coulommiers

M. Thibaud Guillemet (Europe Écologie) Maire de Thorigny sur Marne

Mme Roseline Sarkissian (PS et app.) conseillère municipale de Fontainebleau

de la conseillère régionale du 91 :

Mme Charlotte Blandiot-Faride (FDG) adjointe au maire de Mitry-Mory 

 

 

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 13:32

 montgé en goele 10.11.2013 2

Forêt régionale de Montgé en Goële

 

Pourtant cette forêt, située entre l’aéroport de Roissy et Meaux l’une des plus importantes villes du 77, présentait de forts enjeux en matière environnementale et sociale, puisque c’est l’un des seuls poumons verts du nord-ouest 77 et  la seule forêt possédant des châtaigniers, platanes, chênes,hêtres... plus que centenaires dans ce secteur.

 

C’est une forêt dont le maintien aurait dû s’imposer pour des raisons écologiques et pour le bien-être de la population du nord-ouest 77 qui vit au milieu des ordures des autres.

 

Mais dans ce dossier il semblerait que le bien-être de la population du nord-ouest 77 ne pèse pas lourd face aux intérêts de l’industriel allemand Knauf.

 

Dans la forêt de Fontainebleau il en est tout autrement : cette forêt est classée « Forêt de protection »il est interdit d’y exploiter le grès et le sable n’y est plus exploité non plus.

Voir comment cette forêt est protégée http://www.fontainebleau.fr/?foret-de-fontainebleau

 
Le bien-être des populations aisées
vivant
autour de Fontainebleau
 est-il plus important
que celui
des populations modestes
du nord-ouest 77 ?
Pour le savoir contactez :
- M. Stéphane Le Foll  ministre de l’agriculture
- Mme Ségolène Royal, ministre de l’écologie
 
Site du ministère de l’agriculture :
Forêts de protection

14/01/2013

A ce jour, 150.410 ha sont concernés par ce statut soit 1% de la surface forestière métropolitaine. Ce statut a été créé en 1922 pour lutter contre l’érosion des sols en montagne, et la défense contre les risques naturels (avalanches, glissements de terrain...) ainsi que contre l’envahissement des eaux et des sables en zone côtière. Il a été élargi en 1976, par la loi sur la protection de la nature, aux forêts dont le maintien s’impose soit pour des raisons écologiques, soit pour le bien-être de la population pour les forêts péri?urbaines.

Procédure de classement

Le classement fait l’objet d’une procédure centralisée au ministère en charge des forêts et il est prononcé par décret en Conseil d’Etat. 
Il crée u
ne servitude nationale d’urbanisme et soumet la forêt à un régime forestier spécial qui entraîne une restriction de la jouissance du droit de propriété : tout défrichement est notamment interdit ainsi que toute implantation d’infrastructure. Une gestion forestière est possible tenant compte des enjeux à protéger. 
Le régime forestier spécial permet également de contrôler la circulation du public et des véhicules motorisés. Le code forestier prévoit u
ne possibilité d’indemnisation des propriétaires qui constateraient une diminution de leur revenu due au classement.

Le classement en forêt de protection, outil juridique le plus contraignant pour la protection des forêts, est réservé aux massifs présentant de forts enjeux en matière environnementale et sociale, notamment en zone périurbaine.

Cet outil de protection contribue à la stratégie de création des aires protégées mise en place par le Grenelle de l’environnement.

Pour en savoir plus

http://agriculture.gouv.fr/Forets-de-protection

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:28
montgé en goele 10.11.2013 6
        forêt de Montgé en Goële


Où partent
 les châtaigniers, hêtres, chênes plus que centenaires
coupés
dans la Forêt de Montgé-en-Goële ?
 
Nous n’en savons rien 
Paru sur le site Basta :

 

DÉFORESTATION

Mobilisation pour les forêts françaises convoitées par les traders du bois

Certains sont vêtus de noir, d’autres portent un cercueil orné par la gravure d’un arbre. Les militants du collectif SOS Forêts France, qui regroupe des dizaines d’associations, de syndicats forestiers et de personnalités qualifiées, sont venus enterrer symboliquement la forêt française au Panthéon le 3 avril. C’est le dernier jour de dépôt des amendements au projet de Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, avant son examen au Sénat à partir du 8 avril. « Nos forêts ne seront bientôt plus qu’un joli souvenir si nous ne changeons pas le projet de loi », avertit le Collectif dans une pétition qui a recueilli plus de 50 000 signatures en moins d’un mois. L’enjeu, « lancer l’alerte pour protéger nos forêts et sauvegarder les emplois de la filière bois ».

Les orientations actuelles du projet gouvernemental favorisent, selon le Collectif, « la concentration économique de la filière autour de méga-scieries ou de méga projets bois biomasse », qui auront pour conséquence « des volumes de coupe gigantesque » dans les forêts du Morvan, des Landes ou d’Alsace. Il deviendrait impossible pour les petites et moyennes entreprises de faire le poids face aux « traders du bois » (voir notre enquête : Les forêts françaises, nouvel eldorado industriel ?). Le Collectif préconise une gestion nationale des projets en concertation avec les territoires, et exige des plans d’approvisionnements précis, locaux et durables. SOS Forêts France demande également la suppression de l’alinéa 65 de l’article 30 qui autorise pour la première fois depuis 1349, une régression de la surface forestière.

Le Parti de Gauche s’associe au mouvement et propose plusieurs amendements visant notamment à maintenir les personnels de l’Office national des forêts dans leurs missions de service public (lire à ce sujet notre article : La France veut-elle privatiser ses forêts et se débarrasser de l’ONF ?). Dans une lettre ouverte aux Sénateurs, SOS Forêts France réaffirme son refus d’ « une industrialisation intensive des forêts basée sur une rentabilité maximale à court terme » et « la mise en place d’une politique de gestion des forêts favorisant partout la monoculture de résineux, l’utilisation abondante de pesticides, les coupes rases… ». Des choix qui ne sont pas sans rappeler ceux faits en agriculture avec des conséquences parfois désastreuses. Pour SOS Forêts France, d’autres pistes de développement économique existent :« La relocalisation dans les territoires et le développement de petites unités de production d’énergie, prioritairement orientées vers la production de chaleur, proches de la ressource, est l’alternative principale à promouvoir. » Qu’en disent Stéphane Le Foll et Ségolène Royal ?

 

http://www.bastamag.net/Mobilisation-pour-les-forets

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 11:32

 

 La démarche de l'Agence des Espaces Verts:

une situation idyllique

interview à une chaîne télévisée de

M. Christian Dubreuil, directeur général de l’AEV.

http://www.demain.fr/les-chaines/demaintv-a-la-carte/demaintv-a-la-carte/fiche-edition/christian-dubreuil/

 

 

L’envers du décor :

ce qu'en pense les élus de Franconville et de Sannois 

Journal Franconville  juin 2012

 

Extrait page 4

« Les maires de Sannois et de Franconville,Yanick Paternotte et Francis Delattre,

actuel Président du Syndicat des Buttes du Parisis, ont exprimé leur colère après avoir

découvert lors d’une réunion du Syndicat, l’existence d’un contrat de foretage signé

entre l’Agence des Espaces Verts de la Région Ile-de-France et la société Placoplatre pour

l’exploitation du gypse sur la Butte du Parisis… »

 

Extrait page 23

« Union Franconville avenir

Au Président de la Région Ile-de-France 

Monsieur le Président,

Alors que vous menez le projet ambitieux tendant à qualifier l’Ile-de-France de première

 « Eco-Région » d’Europe, nous nous interrogeons sur la cohérence de votre action avec les décisions récemment prises par l’Agence des Espaces Verts (AEV) et la Région Ile-de-France.

La Butte du Parisis bénéficiait, jusqu’alors, d’un projet d’aménagement pour les années 2011-2013, destiné à réhabiliter la carrière aérienne de gypse située en bordure de Ville, à créer un parc naturel pour permettre l’accueil du public tout en valorisant le panorama exceptionnel.

Cette démarche s’inscrivait ainsi dans la logique de l’arrêté adopté le 21/10/1999 par le Préfet du Val-d’Oise, prescrivant la remise en état du site suivant sept phases, (comprises entre juin 2002 et avril2029), concomitamment à l’arrêt programmé de l’extraction des matériaux commercialisables (au plus tard le 30/06/2020).

Quelle ne fut pas notre surprise le 10/04/2012 la copie de la convention de fortage signée le 28/11/2011 entre l’AEV et la société Placoplatre, pour l’exploitation d’une nouvelle carrière de gypse souterraine… convention elle-même validée par la Région le 16/11/2011.

Pour quelles raisons aussi bien l’AEV que la Région ont-elles mené cette démarche sans aucune information ni concertation préalables avec les villes les plus concernées que sont Franconville et Sannois ?

Cette prolongation d’exploitation d’une carrière, sans aucun appel à concurrence altère lourdement jusqu’en 2071 toute possibilité de fréquentation paisible d’un massif forestier au centre d’une concentration urbaine ?

La convention adoptée par la Région avec l’AEV pour les années 2009-2013 fixe plusieurs priorités, au nombre desquelles figurent celles de « […] permettre aux franciliens d’accéder à des espaces verts et de calme et renforcer la place de la Nature dans la ville, […] préserver et développer les continuités et les réseaux écologiques, préserver et valoriser les espaces boisés

et naturels […] ».

Or, la convention de foretage ne répond à aucun de ces objectifs. 39% des terrains détenus par l’AEV dans le périmètre régional d’intervention foncière seront impactés par la carrière souterraine, et ce, de manière durable (30 ans, voire jusqu’à 60 ans).

L’intérêt supérieur des Valdoisiens doit être privilégié par rapport à des intérêts purement privés, qui, depuis 50 ans, ont défiguré nos paysages en vantant l’intérêt économique supérieur du gypse.Le gypse à « bon compte » et au détriment de notre environnement

retarde en fait, des évolutions plus conformes avec le concept affiché de la Région d’un développement durable. Les « royalties », de l’ordre de 500.000€ que vous attendez de ce contrat, sont totalement scandaleuses, eu égard aux dommages subis.

Avec beaucoup de patience, les habitants de notre « banlieue »espèrent un aménagement qualitatif et un espace boisé conséquent pour lequel les différentes collectivités concernées ont déjà beaucoup dépensé pour maîtriser les 400 hectares du site.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de bien vouloir renoncer à ce nouveau contrat pour maintenir une remise du site enétat en 2029, comme prévu par l’arrêté préfectoral pour la carrière de plein air. Notre « banlieue » attend, en effet, de bénéficier enfind’un espace boisé conséquent et conforme aux dispositions liant la Région à l’Agence des Espaces Verts, à l’égal de tous les Franciliens »


file:///C:/Documents%20and%20Settings/Station/Mes%20documents/Downloads/Juin%202012.pdf

 

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:37

 

 

Forêt régionale de Montgé en Goële

 

Sur le site de l’AEV

une description idyllique du domaine de St Thibault

aujourd’hui fermé au public 


 montgé st thibault 21.12.2014 2

                            domaine St Thibault Montgé en Goële 21/12/2014 

 

Paru sur le site de l’AEV :

Montgé

A 35 kilomètres au Nord-Est de Paris, la forêt régionale de Montgé se déploie sur une vaste butte culminant à 200 mètres. Dominant la plaine, elle constitue un élément naturel important de la grande couronne rurale entourant l’agglomération parisienne.

Une forêt sur les buttes de Seine-et-Marne

La forêt Régionale de Montgé est située au nord du département de Seine-et-Marne, à la limite de la Picardie, sur les buttes du pays de Goële. À Dammartin, l’une d’entre elles montre son flanc et découvre, par endroits, le calcaire de Beauce, les sables de Fontainebleau, les gypses et les argiles vertes. A Montgé, sur l’autre butte gypseuse de cet alignement, de vieilles maisons briardes s’accrochent au flanc du coteau. Le village est l'une des principales portes d'entrée de la forêt de Montgé.

Une châtaigneraie émaillée de fleurs

Le châtaignier règne en maître sur la forêt. On y trouve aussi le frêne, le chêne, l’érable et quelques merisiers. 
Au printemps, le sol se parsème de jacinthes et de luzules des bois, u
ne plante aux feuilles plates et velues qui est un hôte protégé de la forêt de Montgé. 
Sur les berges de l'étang du domai
ne, des cyprès chauves, des jonquilles, des narcisses et des iris pigmentent la terre humide. Ce cortège de fleurs se poursuit sur la belle allée qui longe la rivière pour aboutir sur une butte couverte de rhododendrons.

Un paradis pour les promeneurs et les enfants

En remontant le versant Nord depuis le village de Montgé on rejoint le site de l’ancien château de Saint-Thibault et son verger. Le domaine de Saint-Thibault accueille un centre équestre ainsi qu'une vaste clairière aménagée pour les libres jeux des enfants. A l’Ouest, des conifères, disposés en bouquets, délimitent des petits espaces de détente et laissent apercevoir le coteau boisé et de belles échappées vers la plaine de France. 
La promenade du domai
ne de Saint-Thibault se prolonge jusqu’à l’étang et se poursuit le long d’un cours d’eau.

http://www.aev-iledefrance.fr/les-missions/amenager-le-territoire/les-perimetres-regionaux-d-intervention-fonciere/prif-montge

 

 

Sur le terrain l’envers du décor

Vous pourrez constater comment est entretenue

 « la vaste clairière aménagée pour le libre jeux des enfants »


montgé st thibault 21.12.2014

Clairière domaine St Thibault Montgé en Goële 21/12/2014 

 

 

Si le site devait rouvrir accepteriez-vous que vos enfants jouent sur ce type de terrain parsemé de buttes de terres, où l’herbe n’a pas été ramassée  et va probablement pourrir sur place ?

 

 

 

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:05

dhuis villevaudé 2 15.10.2011

Aqueduc de la Dhuis à Villevaudé

 

L'Agence des Espaces Verts finance une étude relative à l’aménagement du site régional des Joncs Marins dans l'Essonne pour 250 000 €  (1) mais ne projette aucuns financements pour l'entretien des 2 sites convoités par les carriers au nord-ouest 77 : l'Aqueduc de la Dhuis et la Forêt Régionale de Montgé en Goële.

 

(1) Delib 14-130 9/12/2014

 

file:///C:/Documents%20and%20Settings/Station/Mes%20documents/Downloads/14-130%20delib%20avenant%203%20marche%20etude%20joncs%20marins.pdf

 

Montgé en GoÊLE 10.2011.....

Forêt Régionale de Montgé en Goële

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 11:54

MONTGE EN GOELE 16.11.2014

 Forêt Régionale de Montgé en Goële, anciens communs du château de St Thibault

 

 

Delib 14-143 9/12/2014 (1)

 

L’Agence des Espaces Verts vient de voter un programme de 2 983 034 € affectée à l’aménagement des espaces verts régionaux  imputé sur le budget 2014.

 

Pas un centime d’euros n’est affecté à l’aménagement des 2 sites convoités par les carriers :

L’aqueduc de la Dhuis en Seine et Marne et la Forêt Régionale de Montgé-en-Goële.

 

Concernant la forêt régionale de Montgé-en-Goële :

- pas de plantations de jeunes châtaigniers, chênes, hêtres après la destruction de 11 hectares de forêt

- pas de travaux écologiques et hydrauliques de l’étang et des rus avoisinants

- pas de remise en état des anciens communs du château.

 montgé-en-goêle 1.11.2013 6

Forêt de Montgé en Goële création "du chemin de desserte en forêt"

 

Après avoir abattus des arbres  plus que centenaires sur une emprise de 10 mètres de large pour créer « un chemin  de desserte en forêt » l’AEV ne semble pas décidé à investir dans cette forêt.

 

Pourquoi ?

 

Pour le savoir contactez :

- M. Olivier Thomas (PS) président de l’AEV et élu du conseil régional pour l’Essonne

- Mme Liliane Pays(EELV) 1ère vice présidente et et élue du conseil régional pour la Seine et Marne

- Mme Geneviève Wortham (PS) administratrice de l’AEV et élue du conseil régional pour la Seine et Marne.

 

(1) file:///C:/Documents%20and%20Settings/Station/Mes%20documents/Downloads/14-138%20delib%20convention%20occupation%20ferrieres%20(1).pdf

 

 

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 20:24
Madame ROYAL
à l’écoute des populations « aisés » de la Drôme, du Vaucluse et du Var
mais pas des habitants de Seine et Marne
Pour protéger
La Seine et Marne contre les décharges, on ne l’entend pas
Pour protéger
 la magnifique forêt régionale de Montgé en Goële
contre
l’implantation d’une carrière à ciel ouvert remblayée par des déchets
on ne l’entend pas non plus
 
              montge en goele 10.11.2013 3

Forêt Régionale de Montgé en Goële

Paru sur le site Actu Environnement :
Le Parc naturel régional des Baronnies provençales est créé

Nature / Ecologie  |  09 décembre 2014  |  Actu-Environnement.com

Réduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageEnvoyer par e-mail

En visite à Vinsorbes (Drôme), la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé le 8 décembre avoir signé le décret de création du Parc naturel régional (PNR) des Baronnies provençales. Il s'agit du 51e PNR de France. "Au carrefour des influences alpines et méditerranéennes", ce PNR abrite "une faune et une flore d'exception" avec 10 sites Natura 2000, 5 espaces naturels sensibles et des espèces emblématiques telles que le sabot de Vénus, le chou sauvage, la loutre, l'écrevisse à pieds blancs, précise le ministère de l'Ecologie.

"Ma signature est un acte de reconnaissance et de mobilisation après 15 ans de travail des élus, des associations, des habitants", a déclaré Ségolè
ne Royal.

Ce parc rassemble 86 commu
nes (52 communes de la Drôme et 24 des Hautes-Alpes) pour une superficie totale de 1.560 km². Ségolène Royal a invité les communes n'ayant pas adhéré à participer aux travaux du Parc en tant que communes associées "dans un délai d'un an".

http://www.actu-environnement.com/ae/news/parc-naturel-regional-baronnies-provencales-creation-23445.php4

Pour aller plus loin :

 

http://adenca.over-blog.com/article-l-etat-fran-ais-protege-t-il-les-riches-au-mepris-des-pauvres-125187980.html

 

http://adenca.over-blog.com/article-madame-segolene-royal-protege-le-luberon-mais-que-fait-elle-pour-la-seine-et-marne-124756442.html

 

 

 

 

 

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 20:45

 

 montgé en goele 10.11.2013 2

Forêt régionale de Montgé en Goële 

mais où est passée

la déclaration d’utilité publique ?

 

qu’est-ce qu’une DUP ?

La DUP ou Déclaration d’Utilité Publique est une procédure administrative qui permet de réaliser une opération d'aménagement sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d'utilité publique. La DUP est obtenue à l'issue d'une enquête d'utilité publique.

Elle prend la forme d’un décret ou arrêté qui précise entres autres  la durée pendant laquelle la déclaration reste valable et permet donc de procéder à des expropriations.

 


 La Déclaration d’Utilité Publique Forët de Montgé en Goële : Un document dont la lecture pourrait être intéressante pour les populations mais ironie du sort même M. Christian DUBREUIL, directeur général de l’AEV ne sait pas où elle se trouve, il nous a conseillé de contacter la DRIEE 77, mais la DRIEE 77 ne semble pas la retrouver non plus.

 

Pourtant c’est  par délibérations du 19/12/1973 et 18/12/1974 du conseil d’administration du District de la Région Parisienne (devenu Conseil Régional IDF) que ce périmètre régional d’intervention a été créé, il a été confirmé par délibération du 23/1/1978 du Conseil d’Administration de l’AEV.

 

Un dossier bien opaque ?

A vous de juger

 

 

Pour information nous avons demandé à consulter les archives  se rapportant à ce dossier, nous attendons la réponse de l’AEV.

 

 

Affaire à suivre……

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

nous vous conseillons de vous rapprocher

de

M. Olivier Thomas

élu du Conseil Régional dans l’Essonne

et président de l’AEV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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