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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 19:34

TERRALIA 20.2.2013

Groupe PAPREC 

pourquoi la décharge Terralia de Villevaudé est-elle toujours fermée ?

 

TERRALIA 20.2.2013 1

Terralia Villevaudé 20/2/2013

 

Depuis près d’un an ½ cette décharge est fermée suite à un contrôle des services de l’Etat et a une suspicion de pollution.

 

Pourquoi les associations environnementales n’arrivent-elles pas à obtenir  des informations sur les résultats des analyses ?

Que nous cache-t-on ?

 

Si la pollution est avérée, les produits toxiques se sont déversés dans le ru de l’Etang , affluent de la Beuvronne.

 

Les habitants du nord-ouest 77 ont bien des soucis à se faire quant au prix de leur eau potable pour les années à venir. 

 

 

 

 

Pour toutes informations concernant ce dossier, contactez la DDT de Vaux le Penil, responsable du service Monsieur Gilles BERROIR. 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 11:38

 

 

 

 

Fresnes sur Marne 

les jus de la décharge Veolia de déchets inertes ISDI

 située près de l' école maternelle

se déversent

dans le périmètre de protection rapproché

du captage d’eau d’Annet sur Marne

 

La législation française n'obligeant pas les exploitants de ce type d'installation 

à récupérer et traiter ces jus de décharges.

A notre connaissance la mairie de cette commune n'a pas demandé aux services de l'Etat d'imposer des prescriptions complémentaires à l'exploitant comme la pose de piézomètres ou tubes de prélèvement en aval de cette décharge pour contrôler l'état de l'eau avant déversement dans le périmètre de protection rapproché du captage d'eau d'Annet sur Marne.(1)

 

http://www.

Notre eau : notre or (1)

 

Au nord-ouest 77 l’eau coûte déjà près de 25 % de plus qu’à Paris

Combien coûtera-t-elle l’année prochaine ?

 

 

 

 

 

 

 

Pour tous renseignements complémentaires sur ce dossier, consultez la

mairie de Fresnes sur Marne, Monsieur Jean Lefort, maire



(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A9zom%C3%A8tre 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:56

 

Clamens Villeparisis : 

une société qui dit vouloir réduire son empreinte écologique ? 

A vous de juger

 

 

  Bassins de rétention, saturés de boues de béton, situés de part et d'autre de la 104 près de la jardinerie

http://www.citizenside.com/fr/photos/faits-divers/2013-02-18/75145/pollution-a-villeparisis-des-etangs-remplis-par-des-boues-de-beton.html#comments=&f=0/664815


 

 

 

 

Quelques images de l’état des lieux des milieux humides

après la pollution  en provenance de l'entreprise Clamens

 

 

villeparisis marais proche rue des grues 17.2.2013 1

17/2/2013 Villeparisis Lieudit Les Grands Marais (à proximité du ru des Grues)

 

villeparisis fossé qui borde la francilienne 17.2.2013

17/2/2013 Villeparisis fossé qui borde la Francilienne

 

villeparisis ru des grues 17.2.2013

17/2/2013 Villeparisis le ru des grues près des grands marais

 

villeparisis ru derrière morfondé 17.2.2013

17/2/2013 Villeparisis ru non atteint par la pollution (derrière le château de Morfondé)

 

Pour aller plus loin :

http://www.leparisien.fr/abo-seine-et-marne-sud/a-villeparisis-clamens-recycle-les-boues-de-beton-19-05-2009-517895.php

 

 

http://www.cleantechrepublic.com/2010/11/10/clamens-etiquettes-energie-materiaux-btp/

http://www.grandroissyeconomique.fr/clamens-s-a/

http://www.francebtp.com/batiment/article/2012/09/07/76980/clamens-rachete-toupie-clean.php

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:14

 

ru des grues 16202013 3

16/2/2013

Villeparisis

Pollution du ru des grues, affluent de la Beuvronne 

ne vous faites pas de soucis, il n’y a pas de données pour cet affluent !

 

ru des grues 1622013

        16/2/2013

 

Nous apprenons que la Société Clamens de Villeparisis a pollué le ru des Grues, affluent de la Beuvronne.

 

Mais comme le dit Monsieur Guillaume Bailly, représentant des services de l’Etat (DRIEE) :

« Clamens a été très réactif  et nous a fourni un rapport très fourni sur l'incident et s’est engagé à nettoyer la pollution »

 

La date du nettoyage n’est pas précisée !

 

Comme vous pourrez le constater au vu des photos prises hier,

  le nettoyage n'a pas été effectué aux abords du ru des grues.

 

ru des grus 16.2.2013 1


 


 

 

 

Ce  ru rejette ses eaux dans la Beuvronne à hauteur de Souilly, eaux qui vont se déverser dans la Marne en amont proche de la station de pompage d’eau d’Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

Le prix de l’eau dans ce secteur est aux environs de 4€ le m3

(1/4 de plus qu’à Paris ).

http://www.tarifdeleau.fr/

http://www.tarifdeleau.fr/http://www.tarhttp://www.tarifdeleau.fr/ifdeleau.fr/

Qui va payer les conséquences de cette  pollution :

La Sté Clamens ou le contribuable ?

 

 

 

Pour toute information complémentaire contacter le syndicat Basse Beuvronne SIAERBB en Mairie de Claye-Souilly, président Monsieur Yves Albarello.

 

      Parisien 1622013     

 

http://www.tarifdeleau.fr/

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:23

 

 

Qualité de l’eau de la Basse Beuvronnne ?

Ru des Cerceaux qui reçoit les eaux de la ZI Mitry-Compans

Reneuse qui reçoit les eaux d’Aéroport de Roissy 

 

Ne vous faites pas de soucis

On n’a pas de données pour : 

Groupes paramètres déclassants état chimique

Substance chimique la plus déclassante

Qualité Biologique 2009/2010

 

 

Quand on ne cherche rien, on ne trouve rien 

 

 

Site du Conseil Général 77 :

Qualité des cours d’eau en Seine-et-Marne 2011

bEUVRONNE cg

 

beuvronne ch 2

beuvronne cg1

http://eau.seine-et-marne.fr/library/Observatoire-2011---Qualite-cours-d-eau

 

 

Pour toutes informations complémentaires contactez le syndicat Basse Beuvronne SIAERBB en Mairie de Claye-Souilly, président Monsieur Yves Albarello.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 12:06

 

 

 

Water makes Money

Comment les multinationales transforment l’eau en argent 

Ce soir sur Arte à 22 h 35 

Paru sur le site Water makes Money :

07/02/13

Water makes Money

Comment les multinationales transforment l’eau en argent

 

Les groupes français Veolia et Suez sont les leaders incontestés du marché mondial de l’eau privatisée. Dès qu’une commune cherche à remanier sa gestion de l’eau, les deux plus importants groupes mondiaux se disputent le marché. Ils sont présents sur tous les continents et constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe. En France, ils approvisionnent près de 80 % de la population en eau.

Extrait 1 : François Carlier parle du coût de l'eau



Water makes Money retrace le processus qui a conduit à l’abandon des régies publiques, encouragé par « le droit d’entrée » : une pratique consistant, pour les opérateurs privés, à mettre à disposition des communes une confortable somme d’argent afin de s’assurer la conversion au modèle du partenariat public-privé (PPP). Ces mariages d’intérêt ne sont pas restés sans conséquences pour les usagers : factures en constante augmentation, canalisations non entretenues... La longue liste de doléances a incité certaines municipalités, à l’instar de Paris et Grenoble, à choisir la « recommunalisation » pour protéger la ressource en amont et offrir aux habitants un service de qualité.

Extrait 2 : Gérard Chaussetparle de la nécessité d'économiserde l'eau



En France, mais aussi en Allemagne, au Kenya ou au Guatemala, par la voix d’experts tels que Maude Barlow, lauréate du prix Nobel alternatif, d’élus locaux dont Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris chargée de l’eau, et de représentants d’associations de consommateurs, Water makes Money alerte sur les dangers liés à l’hégémonie de Veolia et Suez, qui se traduit par une présence grandissante des multinationales dans les médias, les partis politiques, les ONG et les universités… En éclaircissant les pratiques obscures des grands groupes privés et en montrant l’importance des décisions publiques, le documentaire Water makes Money cherche à alimenter le nécessaire débat sur la gestion de l’eau, ressource vitale universelle et objet des prochains troubles mondiaux…

Documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz
Coproduction : Kernfilm, La Mare aux Canards, Achille du Genestoux, ZDF/ARTE

Water makes money
mardi, 12 février 2013 à 22:35
Rediffusion jeudi 21 février à 13H55
(Allemagne, 2010, 75mn)
ZDF

http://www.arte.tv/fr/water-makes-money/3760772.html

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:49
Paru sur le site coordination eau ile de France :
Lettre ouverte de Jean-Luc Touly au Comité national de l’eau

Posted on by


« L’urgence d’un audit indépendant de l’ensemble du dispositif français de production de données publiques sur l’eau.


Avant même la publication le 12 février prochain du Rapport de la Cour des comptes consacré au scandale de l’Onema, l’enquête titrée « la politique de l’eau dans la tempête», publiée par le quotidien français Le Monde dans son édition du samedi 2 février 2013 (datée dimanche-lundi 3 et 4 février), confirme que les dévoiements mis à jour menacent toute la politique de l’eau en France.


 Concernant le CNE, les informations déjà rendues publiques, et sous réserve des nouvelles révélations à venir dans le cadre de différentes plaintes qui vont être instruites par la justice pénale, attestent que le Comité des usagers du Système d’information sur l’eau (SIEau) a totalement failli à sa mission, puisqu’il était censé informer les membres du CNE de l’état d’avancement du SIEau.


 Or de nombreuses informations confirment déjà ce que redoutaient certains experts : l’ensemble du système français de production de données publiques sur la qualité de l’eau a failli et est totalement inopérant, comme le confirme la circulaire « Hydrobiologie » signée par M. Laurent Roy, nouveau directeur de l’eau, le 31 décembre 2012.


 La France est désormais menacée de poursuites et pourrait être condamnée par la CJCE à une amende évaluée à plus d’un milliard et demi d’euros par les autorités communautaires, qui vont constater que les données transmises à Bruxelles, notamment dans le cadre du rapportage communautaire de la DCE sont falsifiées !


 Or, et c’est ici que la responsabilité du CNE et de ses membres est majeure : si une telle condamnation est prononcée, c’est à nouveau l’usager de l’eau qui sera sanctionné !


 Plusieurs associations d’usagers vont intenter des actions en justice, qui pourraient voir mettre en cause la responsabilité de tous les acteurs impliqués dans ces falsifications.


 Je demande donc solennellement au CNE de mettre un terme aux activités de l’actuel « Comité d’usagers du SIEAU » institué en son sein, qui a totalement failli, et camouflé ce scandale sans précédent.


 Et de rendre publique sa décision de demander au ministère de l’Ecologie et à la représentation nationale, et notamment au nouveau Groupe d’étude sur la Politique de l’eau qui vient d’être créé à l’Assemblée, de diligenter dans les plus brefs délais un audit indépendant de l’ensemble du dispositif français de production des données publiques sur l’eau.


 Cet audit, confié à des experts de l’Insee, du CNRS, de l’INRIA, et à des spécialistes des sciences sociales, devra impérativement répondre aux questions suivantes:

LIRE LE CAHIER DES CHARGES d’un audit indépendant du système français de production de données publiques sur l’eau «  

 

 

Par Jean-Luc Touly, le 3 février 2013

Conseiller régional d’Ile-de-France

Membre du Comité de bassin Seine-Normandie

 

 

http://eau-iledefrance.fr/lettre-ouverte-de-jean-luc-touly-au-comite-national-de-leau/

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 16:31
Dans ce département où l'espérance de vie
est la plus faible d'Ile de France
Les jus de 7 décharges de déchets inertes (ISDI)
se déversent dans la Beuvronne et ses affluents

 

La législation française n'obligeant pas les exploitants de ce type d'installation

à récupérer et traiter ces jus de décharges (lixiviats).

Parmi ces 7 décharges :
- La décharge  Terralia (Groupe PAPREC) Villevaudé est fermée depuis près d’un an ½ après un contrôle des services de l’Etat (DDT) et une suspicion de pollution, les résultats de ces contrôles ne nous ont toujours pas été communiqués.
- Les jus de la  décharge ECT Annet sur Marne, au lieudit « les Carreaux » se rejettent dans le périmètre de protection rapprochée du captage d’eau d’Annet sur Marne.  Cette décharge  est autorisée depuis 2008 à recevoir des terres en provenance de sites contaminés.

 

                              LA BEUVRONNE

Paru sur le site Actu Environnement :
Les conditions d'enfouissement des déchets inertes en question

C'est en millions de tonnes que se chiffrent les déchets dits inertes, de construction et de démolition. Mais en l'absence de contrôles précis lors de l'enfouissement, le risque de pollution est d'autant plus problématique qu'après remblai, l'agriculture peut s'installer sur ces centres de stockage.

  

  18 janvier 2012  |  Actu-Environnement.com

 

En France, une partie des déchets - normalement non valorisables - est encore "stockée" en centre d'enfouissement. Par exemple, les déchets de construction et de démolition, sont enfouis sur des centres dits CSDU de classe 3.

Considérés comme inertes dès lors que les ferrailles et divers déchets résiduels ont été séparés, ces déchets sont stockés sans membranes géotextiles à l'inverse des centres de stockage de déchets ménagers par exemple.

Problème, dans ces conditions les lixiviats sont susceptibles de concentrer des polluants. En effet en l'absence de contrôles réels et réguliers à l'entrée des centres d'enfouissement, des terres issues de sites potentiellement polluées peuvent être ensevelies concentrant alors sur une zone restreinte divers hydrocarbures et métaux lourds. Un risque sanitaire qui devient d'autant plus important qu'après exploitation du site, l'étallement de terre végétale sur une épaisseur de seulement quelques mètres autorise… le retour des cultures agricoles au dessus des déchets.


Baptiste Clarke

http://www.actu-environnement.com/ae/news/agriculture-sur-centre-stockage-dechets-inertes-14680.php4

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 13:36

 

 

Article paru sur le site LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE :

 

Qualité de l’eau (1) : un mensonge d’état ?


Par Marc Laimé, 22 juillet 2011

Un nouveau site internet citoyen, « Eau Evolution », dédié à l’analyse de la qualité de l’eau, révèle une vérité qui dérange. La réglementation et les protocoles de mesure de la qualité de l’eau, profondément modifiés depuis une dizaine d’années, sont entachés de biais innombrables, qui conduisent à minorer très gravement l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques françaises.

Trois problèmes majeurs sont à l’origine d’une surveillance biaisée des eaux superficielles et souterraines :

- La dramatique insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées dans l’eau.

- La faiblesse des protocoles de mesure, en particulier pour les micropolluants chimiques.

- Des méthodes d’évaluation impropres à décrire l’état réel des eaux superficielles et souterraines.

On peut dès lors déclarer que l’état chimique de certaines rivières est « en bon état », alors qu’elles sont contaminées par des substances non prises en compte pour qualifier leur état – les PCB par exemple – et qu’une contamination importante menace la santé des espèces aquatiques et concourt à la perte de la biodiversité.

Conformément aux prescriptions de la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE), la France a mis en œuvre une surveillance de la qualité des eaux qu’on peut qualifier de « réglementaire », ou plutôt « réglementaire à minima », et non de « patrimoniale », c’est-à-dire permettant de connaître l’état réel de la ressource.

Par exemple, la DCE laissant la liberté aux Etats-membres de choisir la liste des substances dangereuses qu’ils souhaitent surveiller, la liste des substances – tels les pesticides – recherchées dans l’eau a constamment été minorée par la France.

La France a donc mis en place unesurveillance biaisée de la qualité des eaux souterraines et superficielles, dont la qualité est donc beaucoup plus dégradée que nel’affirment les pouvoirs publics.

La pertinence d’une évaluation de la qualité se mesure à sa capacité à refléter la réalité. Or, quand on évacue la prise en compte de la majorité des substances toxiques, en particulier les micropolluants émergents, quand on néglige l’impact des faibles doses de substances dangereuses sur le long terme, quand on évacue la prise en compte des cocktails de substances, quand on se contente de moyennes avec de surcroît trop peu de mesures, quand on mesure avec des limites de détection trop élevées, etc., on biaise donc systématiquement la pertinence des évaluations.

Voir sur le site "Eau évolution :

- Le site Eau Evolution pour connaître l’état réel des eaux et des données sur l’eau ainsi que la désinformation officielle récurrente sur cet état

- Un diaporama présentant le site.

- Sur la désinformation :

-"La surveillance des contaminants chimiques et l’évaluation de l’état chimique DCE ne sont que des leurres"

-"Une information officielle indigente sur l’état chimique des eaux jusqu’en 2009"

-"Les publications officielles du SOeS depuis 2009 sur l’état des eaux et ses tendances sont consternantes"

- Sur l’état réel des eaux et des données sur l’eau (qualité générale, micropolluants chimiques et quantité)

Dont une synthèse téléchargeable "L’eau, toujours source de vie ? L’état réel des eaux et des données sur l’eau"

-Un outil inédit : des cartes interactives de qualité patrimoniale des cours d’eau (eau et sédiment) et des nappes souterraines

-Sur la nécessité et la possibilité d’un nouveau paradigme pour l’eau potable et l’assainissement

http://www.eauxglacees.com/Qualite-de-l-eau-1-un-mensonge-d

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 18:02
Extrait de l’article paru sur le site du journal « Le Monde » :
La politique de l'eau dans la tempête

LE MONDE | 02.02.2013 à 12h01 • Mis à jour le 02.02.2013 à 12h09 

Le ménage a été fait discrètement. Mais cela nedevrait pas suffire à étouffer le scandale qui frappe l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), un établissement public sous la tutelle du ministère de l'écologie, bras armé de la politique publique de l'eau en France. L'agence en gère les données statistiques, cruciales pour juger de la qualité de notre ressource hydrique.

L'Onema est sous le feu de vives critiques dans le rapport annuel de la Cour des comptes, qui sera rendu public le 12 février. Les conclusions des sages de la Rue Cambon s'appuient largement sur un "Relevé d'observations provisoires" daté de juillet 2012 dont Le Monde a pu prendre connaissance.

Lancé le 8 septembre 2011, le contrôle de la Cour met en évidence de lourds dysfonctionnements internes : "absence de fiabilité des comptes", "un budget mal maîtrisé sans procédure formalisée d'engagement de la dépense", "unegestion des systèmes d'information défaillante", "des sous-traitances non déclarées", etc.

Etablissement public administratif national, l'Onema relève du champ d'application du code des marchés publics "mais, lit-on dans le rapport provisoire de la Cour, les carences de l'archivage des dossiers de marchés nepermettent pas un bon suivi. (...) Il en est résulté que les dossiers étaient très incomplets et divers documents n'ont pu être produits (bons de commande)". En 2012, l'Onema comptait 900 agents et disposait d'un budget de 110 millions d'euros.

L'établissement, dont le siège social est à Vincennes (Val-de-Marne), est aussi visé par une plainte contre X déposée le 4 juillet 2012 au parquet de Créteil par le Syndicat national de l'environnement (SNE-FSU), représenté au sein de l'Onema……

 

"ASSEZ DE PIÈCES AU DOSSIER POUR SAISIR UN JUGE D'INSTRUCTION"

La genèse de l'Onema n'est certainement pas étrangère à toute l'histoire. L'organisme est créé par la loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006, pour succéder au Conseil supérieur de la pêche, usé et en difficulté financière. En réalité, il s'agit de mettre la France à l'heure de la gestion durable de l'eau, comme l'y engage la directive-cadre européenne du 23 octobre 2000. Mais le décret d'application du 25 mars 2007 – signé par Nelly Olin, ministre de l'écologie du gouvernement Villepin – qui entérine la création de l'Onema, définit mal les rôles entre la direction de l'eau du ministère de l'écologie et son agence sous tutelle. La présidence du conseil d'administration revient ainsi... au directeur de l'eau, donc à la tutelle

 

……..

En tout état de cause, la Commission européenne, qui estime les efforts de la France en matière de qualité de l'eau assez insuffisants pour la condamner d'ici quelques semaines, ne devrait pas perdre une miette de ce scandale. Bruxelles pourrait en effet s'interroger sur la pertinence des informations transmises par la France.

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/02/la-politique-de-l-eau-dans-la-tempete_1826214_3244.html

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