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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 18:42

 

 

TERRITOIRES

A RISQUES IMPORTANTS INONDATIONS

(TRI)

 

Pourquoi les communes situées en bord de Marne

entre Villenoy et Lagny sur Marne

n’ont pas été intégrées

dans les Territoires à Risques importants Inondations

 franciliens ?

 

tri Site observatoire de l'eau 77 ..

 

Source: observatoire de l'eau 77 et annotation Adenca indiquant le secteur non concerné par le TRI

 

 

 

Ce secteur est pourtant très touché à chaque inondation de la Marne.

Sur quels critères se sont basés les services de l’ETAT pour choisir les communes éligibles ?

 

Sûrement pas sur le nombre d’habitants.

 

Car nous constatons que certaines communes des Yvelines qui comptent un nombre réduit d’habitants ont été retenues comme : Nezel (1042 hab), Mézy sur seine (1949 hab)…

alors qu’en Seine et Marne les communes suivantes n’ont pas été retenues ;

Esbly (5759 hab), Annet sur Marne (3239 hab),  Chessy (4298 hab), Dampmart (3158 hab), ni même Chalifert, Fresnes sur Marne, Précy sur Marne, Charmentray, Trilbardou, Isles les Villenoy…..

 

Une nouvelle injustice environnementale ?

 

La sécurité des populations exposées

aux risques inondations au nord-ouest 77

est-elle moins importante

que celle des populations des Yvelines ?

 

 

Les élus des Yvelines

ont-ils mieux défendus ce dossier

que ceux de Seine et Marne ?

 

 

 

Pour avoir des réponses à ces questions nous vous conseillons de vous rapprocher de vos élus : maires, conseillers généraux, conseillers généraux, députés et sénateurs.

 

 

Paru sur le site observatoire de l’eau 77 :
  Directive Inondation-état d'avancement
18/11/2013 Rivière

La déclinaison des dispositions de la directive européenne du 23 octobre 2007 sur le risque d’inondation, transposée en 2010 dans la loi Grenelle II (loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (LENE)), se poursuivent et aboutiront fin 2015. Il faut rappeler qu’un français sur quatre et un emploi sur trois sont potentiellement exposés au risque d’inondation

L’Evolution Préliminaire des Risques Inondation (EPRI) au cours des années 2010/2011 et adoptée le 20 décembre 2011 puis l’identification des « Territoires à Risques Importants » d’inondation (TRI) en 2012 avec une liste arrêtée le 27 novembre 2012.

  l’échelle du bassin Seine-Normandie, 16 TRI ont été déterminés représentant 376 communes regroupant 70 % de la population et 72 % des emplois exposés au risque inondation.

 

 Afin d’aider à la déclinaison de cette directive au niveau de chacun des grands bassins hydrographiques français appelés « district » dans la Directive ;Le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE) a souhaité mettre en place uneStratégie Nationale de Gestion des Risques Inondation (SNGRI), afin de définir les critères d’importance des risques. cette mission a été confiée aux parties prenantes représentées au sein de la Commission Mixte Inondation (CMI), instance de gouvernance nationale partenariale dédiée aux inondations

 

Cette stratégie poursuit 3 objectifs majeurs :

Augmenter la sécurité des populations exposées

Stabiliser à court terme et réduire à moyen terme, le coût des dommages

Raccourcir fortement le délai de retour à la normale

 

http://eau.seine-et-marne.fr/actualites2/directive-inondation-etat-d-avancement

 

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:46
Prix de l’eau potable à Claye-Souilly
parmi les plus chers de Seine et Marne    
5.55 € le m3 (1)

 

 

A Claye-Souilly l'eau potable est gérée par une multinationale,
pour réduire son prix
les élus vont-ils revenir en régie publique
comme à  Paris ?

 

 
 
Affaire à suivre……. 

 

 

(1) Calculé sur la base de 120 m3 consommés annuellement voir détail ci-dessous :

http://eau.seine-et-marne.fr/analyse-departementale

http://eau.seine-et-marne.fr/library/OBS-EAU-2012---Analyse-du-prix-de-l-eau

 
Paru sur le site Coordination Eau Ile de France :
Les mur’Eau obtiennent une baisse des prix et persistent…

Publié le décembre 9, 2013 par

Grâce aux actions des habitants et à la pression exercée sur la municipalité par notre association Les Mur’Eau (en savoir+), le Maire a dû négocier au plus juste et  proposer une baisse significative du prix de l’eau. Pour justifier à tout prix son choix d’une gestion par une multinationale, il minimise les dépenses d’investissement à un niveau si bas qu’il faudra plus de 100 ans pour rénover les 87 kilomètres de canalisation de la distribution d’eau sur la ville.

Mais il subsiste une exigence de fond formulée par les citoyens : l’eau n’est pas une marchandise. Sa gestion ne doit pas être source de profit.

La municipalité des Mureaux doit rejoindre le grand mouvement national pour le retour en régie publique de l’eau. Il reste un gain possible de près de 15 centimes d’€ dans le cadre d’une régie publique totale : la bataille continue !

La coordination Eau Ile de France qui agit pour le passage en régie de l’Eau va engager une campagned’information et d’interpellation des candidats lors de la campagne des prochaines élections municipales. Nous y tiendrons toute notre place, aux Mureaux comme dans toute la Vallée de la Seine.

La pratique démocratique impose un débat public contradictoire et transparent, sur un sujet si important pour la vie quotidienne des familles muriautines. 

Communiqué de l’association « Les Mur’Eau » à la suite du Conseil municipal des Mureaux du 5 décembre 2013

http://coordination-eau.fr/2013/12/les-mureau-obtiennent-une-baisse-des-pris-et-persistent/

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 16:54

 

Moins l’eau de captage est polluée,

moins on doit la traiter 

 

Concernant l’usine d’eau potable d’Annet sur Marne qui fournit près de 500 000 habitants en eau potable :

L’eau de javel est utilisée depuis le 30 décembre 2009 et remplace le chlore gazeux pour la désinfection de l’eau.

Les cuves d’eau de javel sont mises en place sur rétention pour assurer une autonomie de 18 jours à 1 mois.

 

Extrait de l’arrêté préfectoral

de l'usine d'eau potable d'Annet sur Marne

2012/DRIEE/UT 77/152 du 12/11/2012

 

  AP SFDE ANNET 2012 DRIEE UT 77 152 du 12.11.2012

 

Extrait de l’Etude de l’Institut National de Veille Sanitaire :

 

EVALUATION DES RISQUES SANITAIRES DES SOUS-PRODUITS DE

CHLORATION DE L’EAU POTABLE

Novembre 2006, Institut National de Veille Sanitaire/DSE

 

Partie 2 – Estimation de l’exposition, caractérisation du risque et faisabilité d’une

surveillance épidémiologique des pathologies liées à la surchloration dans la

population générale

 

 

Page 6

II. Objectifs

L’augmentation des concentrations en chlore dans l’eau de distribution a conduit le directeur général de la Santé à interroger l’Institut de veille sanitaire (InVS) sur l’opportunité de mettre en place un dispositif de surveillance épidémiologique des pathologies liées à la surchloration des eaux d’alimentation.

Une évaluation des risques sanitaires des sous-produits de chloration a été réalisée afin d’estimer l’impact sanitaire de la surchloration de l’eau et d’étudier la faisabilité de mettre en place un système de surveillance épidémiologique.

Un premier rapport de l’InVS [1] a présenté les deux premières étapes de la démarche d’évaluation des risques sanitaires: les effets sanitaires et les valeurs toxicologiques de référence des sous-produits de chloration ainsi que des données sur l’incidence nationale des pathologies associées dans les études épidémiologiques (cancer

colorectal et cancer de la vessie).

Le présent rapport décrit successivement :

- l’exposition de la population aux sous-produits de chloration d’origine hydrique ;

- la caractérisation du risque sanitaire pour les effets cancérigènes et reprotoxiques ;

- l’opportunité de mettre en place un système de surveillance épidémiologique des pathologies

attribuables aux sous-produits de la chloration.

 

Page 47

V. Conclusion

L’étude de faisabilité d’un système de surveillance épidémiologique des maladies liées à la chloration de l’eau potable s’est appuyée sur les résultats de l’évaluation des risques cancérigènes induits par le trichlorométhane contenu dans l’eau de distribution.

Les résultats du calcul de puissance statistique obtenus pour les deux types de cancers ne concluent pas en faveur de la faisabilité d’un système de surveillance épidémiologique. Néanmoins, compte tenu des niveaux de risque observés et de certaines études récentes, dont la dernière de Villanueva et al., 2006 [67] qui montre un odds ratios à 2 pour une concentration en THM autour de 50 µg/L, les conclusions de ce rapport n’évacue pas la question de la pertinence et la faisabilité d’études épidémiologiques dans des endroits où les concentrations en THM sont élevées.

 

 

Page 50

Résumé

Le directeur général de la Santé a sollicité l’Institut de veille sanitaire pour investiguer le risque sanitaire éventuel lié à l’augmentation de la chloration des eaux d’alimentation suite à l’application de la circulaire DGS/SD7A n° 2003-524/DE/19-03 du 7 novembre 2003. La question initiale portait sur l’existence d’un impact sanitaire de la

surchloration des eaux d’alimentation sur la santé des consommateurs, et le cas échéant, la possibilité d’observer cet impact sanitaire.

Une évaluation des risques sanitaires des sous-produits de chloration a été entreprise afin de déterminer la pertinence et la faisabilité de mettre en place un système de surveillance épidémiologique des pathologies liées à la surchloration des eaux d’alimentation. Ce rapport décrit l’estimation de l’exposition, la caractérisation des risques sanitaires et la faisabilité d’une surveillance épidémiologique. Des pathologies liées à la surchloration dans la population générale. Il fait suite au premier rapport concernant les effets sanitaires et les valeurs toxicologiques de référence.

L’étude a été menée dans onze sites (desservant 900 000 personnes), sélectionnés grâce à la base de données SISE-eaux. Des scénarios d’exposition moyens et élevés ont été construits pour la population générale (exposition vie entière) et les femmes enceintes (exposition durant la grossesse), en prenant en compte les trois voiesd’absorption possibles (orale, respiratoire et cutanée) et différentes situations d’exposition (boisson, douche et bain). En raison du manque de données toxicologiques, la caractérisation du risque sanitaire s’est limitée aux

effets cancérigène et reprotoxique du trichlorométhane (chloroforme) contenu dans l’eau de distribution.

Les résultats obtenus mettent en évidence un excès de risque individuel allant de 3,3 10-6 à 3,1 10-4 pour le risque cancérigène et un ratio d’exposition critique de 0,1 à 5,36 pour le risque reprotoxique, selon les sites et les scénarios d’exposition. La surchloration n’ayant pas entraîné une augmentation des sous-produits dans les sites étudiés, ces effets sont attribuables à la chloration de l’eau dans sa globalité.

Malgré un excès de risque dépassant le seuil d’acceptabilité de l’OMS (10-5), l’impact sanitaire du trichlorométhane dans la population étudiée (0,25 à 1,7 cas par an de cancer colorectal ou de cancer de la vessie) est trop faible pour être observable par un système de surveillance épidémiologique ad hoc. En l’état actuel des connaissances, la surincidence des cancers liés à l’ensemble des SPC ne peut être estimée.

Il existe cependant d’importantes incertitudes liées à la mesure de l’exposition de la population. Des travaux de recherche visant à préciser l’évolution des concentrations en trihalométhanes dans les réseaux d’eau potable, le  transfert des trihalométhanes de l’eau à l’air et les déterminants de leur passage à travers la membrane cutanée

sont à encourager. De même, une meilleure connaissance des habitudes des français vis-à-vis de l’usage de  l’eau, tels que le temps de douche ou de bain, leur fréquence, ainsi que des données sur les dimensions des salles de bain, constituerait une amélioration pour évaluer l’exposition des populations aux polluants hydriques.

 

 

Etude complète :

http://www.cancer-environnement.fr/LinkClick.aspx?fileticket=q5uLwYoQ-Ik%3d&tabid=380&mid=2046

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:15

 

Paris

implante de l’agriculture bio

autour de ses captages d’eau pour les protéger.

 

Les communes d'Annet sur Marne et Claye-Souilly

donnent un  avis favorable pour implanter une décharge

à Annet sur Marne

à proximité du plus important captage de Seine et Marne

qui fournit en eau potable

près de 500 000 habitants.

 

 

 

 

En 2011

Prix de l’eau à Paris (1)               :   2.94 € le m3

Prix de l’eau à Claye-Souilly (2) :   5.55 € le m3

 

 

 

Cherchez l’erreur ?

 

 

 

 

 

(1) http://www.journaldunet.com/economie/magazine/tarifs-juillet-2011/eau-potable.shtml

(2) Calculé sur la base de 120 m3 consommés annuellement voir détail ci-dessous :

http://eau.seine-et-marne.fr/analyse-departementale

http://eau.seine-et-marne.fr/library/OBS-EAU-2012---Analyse-du-prix-de-l-eau

 

Paru sur le site Ouest France :

 

Le bio rempart de la qualité de l’eau parisienne 

France - 26 Mars

Les agriculteurs biologiques se portent en défenseurs de la qualité des eaux. En Normandie, ils ont invité Marguerite-Marie Larroque à parler de la politique « Eau de Paris ». 

Les eaux souterraines qui alimentent Paris sont captées sous forme d’émergences naturelles entre 100 et 150 kilomètres de Paris. Elles sont acheminées par des aqueducs construits à la fin du dix-neuvième siècle. Celui dit de la Vanne, en 1 873, celui de l’Avre en 1 893 ; celui du Loing en 1900 et enfin celui de la Voulzie en 1925. Les points de captages sont majoritairement situés en zone rurale.

Devant les agriculteurs biologiques de Basse-Normandie et aux côtés de Raoul Leturcq, paysan biologique en Picardie, administrateur à la Fédération nationale des agriculteurs biologiques, Marguerite-Marie Larroque au service de la protection de la ressource « Eau de Paris » a expliqué comment la régie avait soutenu la promotion de l’agriculture biologique dans le secteur des sources de la Vanne. « Elles assurent 15 à 20 % de la consommation des Parisiens, et ont une capacité de production de 145 000 m 3. Elles alimentent également l’agglomération de Sens et de Saint-Benoist-sur-Vanne. Une vingtaine de captages communaux sont également sous influence de cette aire »

6 % de la surface agricole utile en bio

Les eaux des sources de la vallée de la Vanne sont concernées par les pratiques agricoles sur 47 000 ha, dans 41 communes. « Sur cette aire, explique Marguerite-Marie Larroque, Eau de Paris a voulu tester une action agricole pilote et innovante et relever le défi de la ville de Munich. Il y avait déjà cinq agriculteurs bio présents dans le secteur, et les terres y ont un potentiel de rendement inférieur à celui d’autres territoires. » 

Tout a commencé en 2008 avec le financement d’un poste d’animateur agricole dédié au bassin de la Vanne, complété en 2011 par le département de l’Aube et la fédération régionale de l’AB. Les financements d’aides à la conversion, en tirant toutes les ficelles des mesures agri-environnementales sont passés de 200 €/ha à € en 2010 et 2011, à 447 € en 2012. Les résultats son spectaculaires : 290 ha et 5 producteurs en 2008, 1 500 ha et 22 producteurs en 2012 ! :« Soit 6 % de la surface agricole utile cultivée en bio. »

« Eau de Paris » ne s’est pas arrêté à ce seul soutien financier. En menant une politique de rachat des terres sur les zones les plus critiques en convention avec la Safer de Bourgogne, elle participe par une politique de bail réduit au retour à l’herbe dans les zones vulnérables. Et « Eau de Paris » participe à l’organisation d’une filière bio. La collectivité a mis 370 000 € dans la mise en place d’une station de semences bio à Maisse dans le département de l’Essonne. « Si seulement l’agriculture biologique était soutenue aussi fortement que l’agriculture conventionnelle, elle permettrait de fournir une alimentation à une population de plus en plus large et à un coût raisonnable », note Raoul Leturcq. Les agriculteurs biologiques pensent qu’ils ont un rôle primordial à jouer dans la protection de la ressource en eau sur le territoire. Pour peu qu’ils soient encouragés. Au moins autant que les agriculteurs conventionnels.

François LEMARCHAND.

http://www.ouest-france.fr/le-bio-rempart-de-la-qualite-de-leau-parisienne-164977
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 21:38

Turbidité dans l’eau du robinet à Claye-Souilly :

Nous avons relaté à plusieurs reprises dans nos articles
la non conformité à la référence
de qualité de l’eau du robinet distribuée
à Claye-Souilly
pour le paramètre Turbidité


Afin de connaître les risques pour les populations qui boivent cette eau du robinet nous relayons un rapport du Sénat sur le sujet :
 
La qualité de l'eau et l'assainissement en France (rapport)

 

C. LA QUALITE PHYSIQUE ET CHIMIQUE DE L'EAU
1. La turbidité

L'augmentation lente mais régulière de la turbidité des eaux brutes est une source de préoccupation des gestionnaires de l'eau.

Une eau turbide est une eau trouble. Cette caractéristique vient de la teneur de l'eau en particules en suspension, associées au transport de l'eau, notamment après la pluie. Au cours de ce parcours, l'eau se charge de quantités énormes de particules, qui troublent l'eau. Les matières, mêlées à l'eau, sont de natures très diverses : matières d'origine minérale (argile, limon, sable...), micro particules, micro organismes...

La turbidité se mesure par la réflexion d'un rayon lumineux dans l'eau. La turbidité est mesurée par un test optique qui détermine la capacité de réflexion de la lumière (l'unité de mesure est le « NFU » - unités néphélométriques). La turbidité maximale fixée par la réglementation française est de 0,5 ou 2 NFU selon les lieux de mesure.

La turbidité joue un rôle très important dans les traitements d'eau.

- Elle indique une probabilité plus grande de présence d'éléments pathogènes. Le ruissellement agricole remet en circulation des germes pathogènes et il existe un lien direct entre pluies et gastroentérites. Il existe deux pics de gastroentérites, à l'automne, après les premières grosses pluies qui succèdent à l'été, et en janvier.

- La turbidité perturbe la désinfection. Le traitement par ultraviolets est inefficace et le traitement par le chlore perd son efficacité.

- La matière organique associée à la turbidité favorise la formation de biofilms dans le réseau et par conséquent, le développement de bactéries insensibles au chlore notamment.

- La turbidité révèle une évolution préoccupante de l'état des sols, sur laquelle il faudra être très vigilant.

Pourquoi, parfois, l'eau du robinet
n'est-elle pas potable après la pluie ?

La turbidité de certaines eaux souterraines influencées par des eaux de surface est brutalement aggravée à l'occasion des pluies. Ce phénomène est à l'origine de nombreuses difficultés 

- la turbidité entraîne des difficultés de fonctionnement des unités de distribution. Très peu sont équipées de systèmes de traitement de la turbidité. La plupart des petites stations rurales notamment sont seulement équipées de traitement de désinfection, inopérants en l'espèce.

- la turbidité apporte des pollutions supplémentaires. Il existe une corrélation directe entre turbidité et hydrocarbures, entre turbidité et pesticides, et surtout entre turbidité et contaminations fécales. Les particules en suspension ont un pouvoir d'adsorption et constituent des supports aux bactéries. Cette contamination bactérienne ou parasitaire, peut être à l'origine de crises de gastroentérite. Ce lien a été mis en évidence par l'expérience (une surveillance épidémiologique des pharmaciens du Havre avait noté un doublement des gastroentérites après les crues de février 1995) et par l'analyse : la teneur en cryptosporidium (parasite à l'origine d'une partie des gastroentérites dues à l'eau) est directement corrélée à la turbidité. Le nombre d'unités de cryptosporidium est multiplié par cent en quelques jours après l'augmentation de la turbidité.

- la turbidité est un masque qui rend les tests de contamination microbiologiques aveugles et inopérants. Ces tests fonctionnent à partir de germes isolés de l'eau par filtration et mis au contact avec un milieu de culture. Leur développement est un indicateur de pollution. Mais avec la turbidité, les germes sont protégés et ne se développent pas.

- la turbidité réduit l'efficacité des désinfectants. Elle accroît la consommation de chlore (principal désinfectant utilisé) tout en diminuant son efficacité.

Pour toutes ces raisons, la consommation d'eau du robinet peut être déconseillée, voire interdite.

Le risque est cependant variable selon les unités de traitement. L'effet taille est très important. Les grandes unités sont mieux équipées et plus capables d'assurer des préventions. La SAGEP, société anonyme de gestion des eaux de Paris, cesse de prélever l'eau de source lorsque la turbidité dépasse 2 NTU, même s'il est possible de mélanger les eaux avec des eaux claires pour faire baisser la turbidité. Les petites unités offrent moins de garanties. Il est même arrivé que l'eau distribuée dépasse cent fois la norme...

 

Articles sur le même sujet :

http://adenca.over-blog.com/article-claye-souilly-l-envers-du-decor-le-prix-et-la-qualite-de-l-eau-potable-120516180.html

http://adenca.over-blog.com/article-une-fois-de-plus-la-qualite-de-l-eau-du-robinet-distribuee-par-l-usine-d-annet-sur-marne-ne-respect-120326916.html

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 17:58

 

 

 

Suite à l'article paru sur le site

de la coordination Eau Ile de France

http://eau-iledefrance.fr/ethylene-glycol-dans-la-marne-les-fortes-recommandations-de-la-cellule-de-veille-sanitaire/

 

Protection de notre ressource en eau 

 

L'hiver arrive et avec lui les intempéries

et l'utilisation de fondants hivernaux par Aéroport de Roissy

 

L'hiver dernier ADP a obtenu

une dérogation à l'arrêté interpréfectoral de rejet des eaux pluviales

dans la Reneuse

pendant plus de 20 jours

 

Cette situation  qui perdure depuis plusieurs années

doit être prise en compte

par le syndicat de la la Basse Beuvronne

 

C'est pourquoi nous demandons

à Monsieur Yves ALBARELLO

Président de ce  Syndicat

de faire réaliser des études

à la sortie du collecteur d'eaux pluviales

en  provenance de Roissy

 

 

Lien vers l'étude de la CIRE 

(Institut National de Veille Sanitaire) 

http://eau-iledefrance.fr/wp-content/uploads/2013/11/2012-E148_ARS-IDF_Avis-Cire-Glycol-vf.pdf

 

 

 

 

  Lettre déposée ce jour au secrétariat du syndicat Basse Beuvronne :

 

siaerbb fondants hivernaux ADP

 

siaerbb fondants hivernaux ADP 001

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 09:35
Les meilleures eaux de la Seine et Marne
partent-elles à Paris ? 

 

A vous de juger

 

 

 

Paru dans actu-environnement :
Descente au cœur de l'adduction d'eau potable vers Paris

L'aqueduc du Loing (77) est actuellement en arrêt d'eau exceptionnel pour travaux de piquage et de rénovation. L'occasion pour Eau de Paris de faire visiter cet ouvrage historique et d'informer sur la gestion du réseau d'eau potable de la capitale.

Les eaux du Loing représentent 25% de l'eau consommée à Paris. Mais actuellement, cette galerie de 95 km est en arrêt pour travaux avec un double objectif : étendre l'alimentation en eau souterraine jusqu'aux communes de Viry-Châtillon et de Grigny (91) et créer une unité de traitement par ultraviolet en aval de l'aqueduc afin de protéger les eaux d'une éventuelle infiltration de polluants.

Avec la Vanne, la Voulzie et l'Avre, le Loing forment un linéaire de 470 km qui transporte chaque jour plus de la moitié de l'eau potable fournie aux parisiens………

   

Lien vers l’article et la vidéo

http://www.actu-environnement.com/ae/news/adduction-eau-potable-paris-19869.php4

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 14:17

Paru sur le site les eaux glacées du calcul égoïste :

 

REMOUS

EAUX RÉSIDUAIRES URBAINES : LA COUR DE JUSTICE EUROPÉENNE CONDAMNE LA FRANCE

PAR MARC LAIMÉ, 7 NOVEMBRE 2013

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a condamné la France le jeudi 7 novembre 2013 en pointant ses manquements à ses obligations liées à la directive 91/271/CEE relative au traitement des eaux urbaines résiduaires.

La directive (qui date de 1991…) prévoyait que les agglomérations dont l’équivalent habitant (EH) est supérieur à 15 000 doivent être équipées de systèmes de collecte et traiter leurs eaux résiduaires, au plus tard le 21 décembre 2000.

Saisie en janvier 2013, la CJUE « constate le manquement de la France pour n’avoir pas assuré la collecte des eaux urbaines résiduaires de l’agglomération de Basse-Terre et le traitement des eaux urbaines résiduaires des agglomérations d’Ajaccio-Sanguinaires, de Basse-Terre, de Bastia-Nord, de Cayenne-Leblond et de Saint-Denis ».

La France ne conteste pas le manquement pointé ce jeudi par la Cour de justice européenne, mais précise que ce n’est qu’au cours de l’année 2014 qu’il sera possible de s’assurer de la conformité du traitement des eaux urbaines résiduaires de ces agglomérations. Quant à l’agglomération de Basse-Terre, la France a indiqué que le système de collecte de cette agglomération serait conforme à la directive au mois de mai 2013 », rappelle la CJUE.

La France avait jusqu’en décembre 2008 pour mettre en conformité les stations de collecte et de traitement des eaux résiduaires urbaines. « Les changements intervenus par la suite ne sauraient être pris en compte par la Cour », souligne la CJUE. « Or, à cette date (2008 donc), la France n’ayant pas pris toutes les mesures nécessaires afin de respecter les obligations lui incombant en vertu de la directive citée, le manquement à ses obligations découlant de la directive doit être constaté. »

La France n’est pas astreinte à des sanctions financières à ce stade.

Selon un plan du ministère de l’Écologie annoncé en 2011 par Nathalie Kosciusko-Morizet, 74 stations dites « prioritaires » devaient être mises en conformité avant le 31 décembre 2013, 123 autres « nouvellement non conformes ou à saturation » devront ensuite être mises en conformité « au plus tôt et pour les cas les plus complexes avant le 31 décembre 2015 ». Et de manière générale, toutes les stations devront être mises en conformité avant « juin 2017 au plus tard ».

Ce qui est positivement merveilleux dans cette affaire, initiée, comme Ecomouv, par Borloo et NKM, c’est qu’à peine s’est-on « mis aux normes », découvre-t-on de nouvelles stations « nouvellement non conformes ».

Le feuilleton est donc promis à des suites.

La Belgique a été condamnée le 17 octobre dernier à dix millions d’euros d’amende ainsi qu’à une astreinte de 4 722 euros par jour de manquement pour non respect de cette même directive, dans une agglomération flamande, 60 agglomérations de la région wallonne et l’agglomération bruxelloise.

Histoire d’embrouiller la Commission le brain-trust de la DEB-ONEMA-CNE et associés pense avoir trouvé la parade en faisant embaucher comme « expert extérieur » par la Commission, pour une durée de trois ans, le haut fonctionnaire français en charge depuis dix ans, depuis Berteaud, de la DERU à la DEB…

Une kolossale finesse que ne devrait pas manquer d’apprécier la DG Environnement à sa juste valeur.

http://www.eauxglacees.com/Eaux-residuaires-urbaines-la-Cour

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 16:43

 

Conseil Général 77

Observatoire de l’eau

Analyses des performances

des réseaux d’eau potable en Seine et Marne 2011

http://eau.seine-et-marne.fr/library/Observatoire-2011---Performances-des-reseaux-AEP

 

 

Extrait : Page 38

 

CG77 performances eau potable 2011

 

TRILBARDOU

 

Analyses des performances des réseaux d’eau potable 

 

Rendement primaire :   très mauvais

ILP Indice Linéaire de pertes des réseaux : mauvais

Performance globale réseau : mauvaise

Réseau vis-à-vis des exigence loi Grenelle II :Exigences non respectées

Rendement vis-à-vis des critères d’éco conditionnement des aides

du Conseil Général dans le domaine de l’eau : Eco conditions non respectées 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:24
Paru sur le site Agoravox :
Pollution de l’eau potable en France : à la recherche de données fiables…

Que savons-nous de la qualité de notre eau ? La question est aussi brûlante que polémique, à l’heure où l’organisme chargé de collecter les données sur la pollution des eaux françaises est durement mis en cause par la Cour des Comptes.

Il ne se passe pas une semaine sans que des révélations fracassantes ou des discours anxiogènes sur la qualité de nos eaux soient relayés dans les médias : résidus médicamenteux (hormones des pilules contraceptives, antibiotiques, anxiolytiques) qui contaminent la faune aquatique, rejets industriels (perchlorates, phosphates) et agricoles (pesticides, nitrates)… Au-delà des gros titres, la question se pose de savoir si les eaux destinées à la consommation sont correctement contrôlées et si ces informations sont accessibles. Cette interrogation est plus que jamais d’actualité puisqu’un rapport de la Cour des comptes remet en cause la capacité de l’Office national des eaux et des milieux aquatiques à fournir des données fiables (Onema).

 

Un instrument de mesure imparfait

Cet établissement public, créé en 2007, sous la tutelle du Ministère de l’Ecologie a notamment pour mission de collecter toutes les informations concernant l’eau, de surveiller l’évolution de la qualité, de contrôler le respect des normes françaises et européennes. Il coordonne le service d’information sur l’eau (SIE), une base de données officielle théoriquement exhaustive et fiable. Le rapport de la Cour des comptes dénonce à la fois la désorganisation, le manque de moyens et de transparence qui empêchent l’Onema d’assumer pleinement les tâches qui lui incombent.

Ces révélations mettent la lumière sur des critiques formulées par des chercheurs, et des associations de défense de l’environnement depuis plusieurs années. Une vaste enquête publiée par le WWF en 2011 sur la qualité des eaux souterraines et de surface soulignait notamment les points suivants : les mesures effectuées sur les polluants sont inadaptées (les micro-polluants ne sont pas assez recherchés donc leur effet potentiel sur la santé à long terme n’est pas évalué, pas plus que les risques liés à des combinaisons de substances) et les analyses portent sur un trop petit nombre de produits. L’ONG considère donc que la France ne se soumet qu’a minima aux exigences de la directive-cadre européenne sur l’eau adoptée en 2000. Elle soulève enfin une question de fond : un jeune organisme, l’Onema, placé sous l’autorité du Ministère de l’Ecologie, peut-il travailler de façon indépendante sachant que ses analyses révèlent l’impact des décisions prises par sa tutelle ?

En aval, des normes plus ou moins respectées

 

Les messages officiels et les compagnies de distribution le répètent à l’envie : l’eau du robinet est l’« aliment le plus contrôlé » ! Ces contrôles permettent régulièrement d’identifier des substances potentiellement dangereuses pour la santé, les agences régionales de santé et les préfets peuvent alors avertir la population ou les personnes à risques (enfants, femmes enceintes, personnes âgées) qu’elles ne doivent pas consommer cette eau.

 

Ce fut le cas en juillet 2012 en Haute-Normandie pour une pollution aux nitrosamines, dans le Nord-Pas-Calais, après la découverte d’ions perchlorates. Mais le respect des normes légales et sanitaires est, lui aussi, mis en question par des associations. L’UFC-Que choisir et la fondation Danielle-Mitterrand France Libertés se sont penchés sur les dérogations accordées aux réseaux de distribution d’eau quand certains produits dépassent les normes de qualité sans présenter un danger pour la santé. Dans un objectif de transparence, ils publient des cartes de ces dérogations, qui peuvent concerner un ou plusieurs polluants, une ou plusieurs communes, pour 3 à 9 ans. La distribution de l’eau potable quoique très encadrée dépend de différentes normes, plus ou moins contraignantes.

 

Cette réalité ajoute à la confusion des consommateurs… Tel taux de telle substance est-il impératif ou conseillé ? A partir de quand présente-t-il un danger pour la santé ? Il existe de multiples données : des ministères de la santé et de l’écologie, du Centre d’information sur l’eau (une association de sociétés de distribution et d’exploitation) et des Agences régionales de santé etc., facilement consultables, mais difficiles à interpréter pour les non-spécialistes.

 

Enfin, la collecte de données, leur traitement, l’évaluation des risques sanitaires dépendent de divers organismes publics et autorités administratives ce qui n’aide certainement pas les citoyens, pourtant en attente d’une information claire et durablement fiable, à s’y retrouver.

 

Des réformes à venir ?

 

En réponse au rapport de la Cour des comptes, la Ministre de l’Ecologie a annoncé un renforcement du contrôle interne des services de l’Onema et souligné les progrès déjà effectués dans le fonctionnement de cet organisme.

 

Il y a 10 ans, un rapport du Sénat (« La qualité de l’eau et l’assainissement en France ») pointait déjà que : « les réglementations relatives à la protection des eaux et les actions de prévention des pollutions diffuses ont, au mieux, un bilan médiocre ».

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pollution-de-l-eau-potable-en-143747

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