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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:16
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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 16:27

 

 

 

 

Pourquoi

aucuns contrôles des métaux lourds

dans le Basse Beuvronne ?

 

 

 

 

Observatoire de l’eau

Qualité des cours d’eau en Seine et Marne

Fiche de synthèse des 87 points de mesures du réseau départemental de surveillance des cours d’eau (édition 2013) http://eau.seine-et-marne.fr/library/87-points-surveillance-2013

 

Pour extrait p14 :

« Nature des mesures et prélèvements réalisés sur la station

…. Métaux :

Deux fois par an, sur 9 stations du réseau de surveillance sélectionnées selon pour la

sensibilité de leur bassin versant (zone industrielle, activités ICPE de type traitement de

surface, phénomène de ruissellement pluvial important…), le LDA réalise des analyses de

recherche des métaux suivants : arsenic, cuivre, nickel, plomb, chrome, cadmium et zinc. »

 

Les 9 stations sont les suivantes :

Beuvronne Gressy et Biberonne Compans ( avant déversement des eaux dans le Canal de l’Ourcq)

Ru de la Voulzie  Jutigny (RCO)

Grand Morin Pommeuse (RCS)

Marsange Presles en Brie (RCB)

Ecole Pringy (RCO)

Seine St Fargeau-Ponthierry (RCO)

Loing Souppes sur Loing  (RCS)

Grand Morin Tigeaux (RCS)

Auxence Vimpelles (RCS)  

 

Abréviation :le Laboratoire Départemental d'Analyse (LDA)

 

 

Qui sélectionne

les réseaux de surveillance de la qualité des eaux ?

 

Qui a décidé qu'il n'était pas utile

de faire des contrôles de métaux lourds

dans la Basse Beuvronne  ?

 

 

-alors que son affluent  « La Reneuse » reçoit les eaux de ruissellement  de l’Aéroport de  Roissy  et de la plus importante  zone industrielle de l’Est Parisien  Mitry-Compans

- alors que son affluent le ru des Grues reçoit les eaux de ruissellement des industries de Villeparisis et de l’ancienne décharge illégale « Les Remblais Paysagers » 

- alors que cette rivière reçoit les eaux de ruissellement en provenance des décharges ISDI de Villevaudé, Annet sur Marne, Fresnes sur Marne et de la décharge ISDND Veolia Claye-Souilly

- alors qu'un site pollué (Wabco Claye-Souilly) borde cette rivière.

 

 

Pour tous renseignements complémentaires contactez vos élus.

 

 


 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 22:27
Paru sur le site Actu-environnement : 
“ Nous possédons désormais de quoi faire un état chimique satisfaisant ”

Alors que les agences de l'eau achèvent leur bilan, retour avec Laurent Roy, directeur de l'eau et de la biodiversité à la Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature (DGALN) sur la politique de l'eau en France et notamment sur les objectifs de bon état fixés par la DCE.

Interview  |  Eau  |  23 décembre 2013  |  Actu-Environnement.com

Réduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageEnvoyer par e-mail

   

 

Laurent Roy
Directeur de l’eau et de la biodiversité à la Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature (DGALN)

   

Actu-environnement : Différents rapports préconisent de revoir les objectifs de bon état des masses d'eau  "pour qu'ils soient plus réalistes" tout en restant conformes à la DCE, cette piste sera-t-elle suivie en France ?

Laurent Roy : La DCE fixe un bon état général pour toutes les masses d'eau. Des dérogations sont possibles mais l'usage de ces dernières - que ce soit des reports d'échéance ou le fait d'anticiper la non atteinte du bon état - est strictement encadré par la Commission européenne : il faut pouvoir justifier le motif de cette dérogation. La Commission s'est avérée extrêmement vigilante vis-à-vis de certains Etats membres, qui ont utilisé les dérogations de manière plus importante que ce qui a été fait en France.
 Ceci étant dit, nous sommes en train de réviser les Sdage. Dans cette procédure, l'état des masses d'eau est réexaminé et nous affinerons la définition des objectifs ainsi que les échéances.

AE : La France s'est fixée comme objectif, que certains considèrent comme ambitieux, d'atteindre le bon état écologique pour 66% des eaux de surface dès 2015 : va-t-elle le maintenir ?

LR : Le taux d'effort de la France - la proportion des masses d'eau en bon état dans l'état initial par rapport à l'objectif fixé - est de près de 25 points.
 Notre état initial montre que près de 40% des masses d'eau était en bon état. Ceci place la France juste dans la moyenne des Etats membres de l'Union européenne. Désormais nous ne fixerons plus un taux à priori, mais nous adopterons une démarche ascendante, à partir de la situation de terrain pour avoir une vision beaucoup plus réaliste.

AE : Quelles sont les conséquences du changement de "thermomètre" entre les deux cycles de mesures ?

LR : Nous progressons dans la connaissance. Ce qui rend la comparaison entre l'état des masses d'eau de 2009 et celui en cours, difficile. Nous avons désormais plus de points de prélèvement renseignés pour plus de paramètres. Ceci découle d'ailleurs d'une obligation européenne : la Directive du 12 août 2013 qui renforce les obligations de suivi de qualité sur un certain nombre de substances chimiques. Selon la DCE, lorsqu'un paramètre est déclassant, la masse d'eau est déclassée. Puisque nous avons plus de paramètres, mécaniquement nous avons l'impression d'une dégradation. Nous travaillons avec la Commission européenne et les autres Etats membres pour obtenir une présentation de l'état des masses d'eau où nous aurions une vision un peu plus subtile : nous ferions une analyse par groupe de paramètres, pour avoir une meilleure perception de la réalité des masses d'eau.

AE : L'état des lieux de 2004 révèle des difficultés à évaluer l'état chimique (notamment des cours d'eau) dans certains bassins : quelles évolutions sont prévues et comment améliorer la connaissance ?

LR : Le premier état des lieux réalisé en 2004 pour l'état chimique était en effet très lacunaire. La raison réside dans le fait que pour beaucoup de substances chimiques, la décision de les suivre, prise au niveau européen, est arrivée en avance par rapport aux méthodes analytiques qui permettaient de les mesurer. Les méthodes ont nettement progressé depuis.
Nous disposons également de références plus claires : en 2004 nous nepouvions nous reposer ni sur des normes, ni sur des seuils. C'est chose faite avec la directive du 16 décembre 2008.
 Nous nous sommes également dotés d'un outil performant : Aquaref. C'est un consortium qui regroupe les organismes publics compétents en matière d'analyse de l'eau (le BRGM, l'Ifremer, l'Ineris, l'Irstea et le laboratoire national d'essai). Nous leur avons fixé comme priorité de travailler sur l'amélioration de ces méthodes analytiques dans le domaine du suivi chimique et nous possédons désormais de quoi faire un état chimique satisfaisant. Reste à obtenir des marges de progrès sur les substances nouvelles ajoutées par la directive du 12 août 2013.

AE : Les Sdage ont un champ plus large que les plans de gestion de district de la DCE, ce qui peut entraîner des différences dans le rapportage, des mesures vont-elles être prises pour "uniformiser" l'ensemble ?

LR : Les Sdage traitent effectivement de plus de sujet que ce qui est exigé par le DCE. Cela nous permet de mieux encadrer les différentes politiques publiques produites sur le territoire de manière à ce qu'elles soient davantage compatibles avec les objectifs de la politique de l'eau. Pour que les Sdage puissent être opposables par exemple aux décisions administratives dans le domaine de l'eau, aux schémas départementaux des carrières, aux documents d'urbanisme etc., il faut qu'il couvre un champ plus large que la DCE.

De notre point de vue, ce n'est pas un problème : cela ne nous empêche pas de faire un rapportage harmonisé à la Commission. D'autant qu'un arrêté du 17 mars 2006 définit précisément ce qu'est un Sdage : ils sont donc homogènes entre eux

AE : Une réorganisation des agences de l'eau  est-elle prévue ?

LR : Non ce n'est pas envisagé. Le rapport réalisé dans le cadre de la modernisation de l'action publique est venu nourrir les travaux de la table ronde sur la politique de l'eau qui s'est tenue lors de la Conférence environnementale. Ces travaux se sont traduits par une feuille de route : à aucun moment celle-ci envisage de modifier l'organisation des agences de l'eau.

AE : Certains préconisent que la compétence de la gestion du grand cycle de l'eau soit conférée à l'échelon des collectivités locales : cette option est-elle envisageable ?

LR : La discussion est en cours dans le cadre du projet de loi Décentralisation. Il est effectivement envisagé, suite à un amendement parlementaire, de confier le bloc de compétences "gestion de l'eau et des milieux aquatiques, protection des inondations" aux communes et EPCI à fiscalité propre pour les cours d'eau non domaniaux seulement – ces derniers sont de la responsabilité des propriétaires privés –.

Aujourd'hui, nous constatons que de nombreux cours d'eau non domaniaux sont entretenus de manière satisfaisante. Des syndicats de rivières se sont constitués et font un excellent travail. Néanmoins, il reste des endroits où il n'y a rien. Les communes ou EPCI à fiscalité propre pourront déléguer à leur tour cette compétence, s'ils le souhaitent, aux syndicats de rivières ou aux établissements publiques territoriaux de bassins quand ils existent …

AE : Quelles évolutions sont prévues pour améliorer le système d'information sur l'eau ?

LR : La transparence dans le domaine de l'eau passe par un bon accès aux données, c'est le seul moyen pour avoir une compréhension de la politique de l'eau par l'ensemble de nos citoyens. Cela montre également à quoi sert l'argent versé à travers la facture d'eau.

Aujourd'hui ce système est incomplet et pas assez facile d'accès, même pour des spécialistes.
 Il est indispensable d'améliorer la situation. Pour ce faire, nous allons initier un débat au sein du Conseil national de l'eau et associer les associations de consommateurs et de protection de l'environnement ainsi que les industriels pour faire apparaître leurs besoins d'information. En parallèle, un audit du système d'information sur l'eau est en cours de montage : il auditera la manière dont le système fonctionne au sein de l'Onema et formulera des propositions concrètes. Des pistes de progrès sont déjà lancées : l'Onema travaille à un point d'accès unique sur le web à toutes les données sur l'eau pour tous les acteurs publics. Nous proposons également un outil pour Smartphone.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/nous-possedons-desormais-de-quoi-faire-etat-chimique-satisfaisant-20307.php4

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 13:57

 

Pour protéger sa ressource en eau

Paris

achète les terres autour de ses captages d'eau.


 

Pourquoi les collectivités territoriales

ne font pas de même pour protéger le plus important captage d'eau

de Seine et Marne

situé dans la Marne à Annet sur Marne ?

 

 

Le conseil régional Ile de France

possède des terres agricoles

mais il semblerait qu'aucunes ne soient situées autour

du captage d'eau d'Annet sur Marne

Pourquoi ?

 

 

 

Extrait de l’article paru sur le site  Eau SeineNormandie :

 

La Maîtrise foncière : un outil de protection de vos captages d’eau potable.

 

L’eau est reconnue « patrimoine commun de la nation » par la loi sur l’eau de 1992.

 

Pour une protection de la qualité de l'eau potable à long terme

 

La qualité des eaux brutes du bassin Seine Normandie est dégradée par les pollutions diffuses.

39,9% des captages en eau potable sont considérés comme sensibles aux nitrates et aux

pesticides, avec 19 % des captages avec une eau brute supérieure à la norme pour les pesticides.

 

Pour lutter contre cette pollution diffuse, plusieurs actions sont possibles à travers la mise en place d'un programme d'actions. L'acquisition foncière est une solution permettant d'assurer un usage des sols cohérent avec la protection de la qualité de l'eau et cela sur une longue durée.

 

Les territoires d’actions

 

Afin d'être le plus efficace possible, l'agence aide les actions de maîtrise de l'usage des sols dans deux cas : dans les périmètres de protection et dans les zones les plus vulnérables des aires d'alimentation de captages.......

 

La maitrise foncière : Un des outils de protection pérenne

 

Grâce à la maîtrise foncière des terrains les plus vulnérables, une gestion adaptée à la

préservation de la ressource en eau est mise en place de manière pérenne et définitive. Elle

permet une dilution de la pollution diffuse, réduisant la pression polluante au captage. Le plus

souvent, les terrains à acquérir sont occupés par une activité agricole.

 

Un projet de maîtrise foncière s’appuie sur une démarche concertée avec les propriétaires et les agriculteurs. L’information et la sensibilisation sur l’enjeu d’intérêt général peuvent faciliter leur coopération.

Comment maîtriser le foncier ?

 

Les diagnostics fonciers

 

Afin d'avoir une bonne vision de l'état du foncier dans les territoires d'action et ainsi de connaître les possibilités d'actions, il est recommandé de mettre en place un diagnostic foncier. Il comprend une enquête parcellaire et est l’occasion de présenter (parfois, à nouveau) les enjeux du territoire.

 

En indiquant la surface détenue ou exploitée par chacun et les formes de faire-valoir (fermage,

métayage, pleine propriété, type de baux…), le diagnostic permet à la collectivité de mieux agir ensuite sur la maîtrise du foncier. Il permet surtout de connaître les volontés des propriétaires et des exploitants pour les années à venir (départ à la retraite, succession etc.) et donc de saisir les opportunités en amont, voire de démarcher les propriétaires.

 

L’acquisition amiable

 

C’est la solution la plus simple et la plus directe à proposer aux propriétaires du périmètre

rapproché et des zones les plus vulnérables de l’AAC. Elle peut être issue d'une opportunité (vente par la SAFER, par un particulier) ou d'une négociation issue du diagnostic foncier.

 

L’acquisition par préemption

 

Elle est rendue possible directement par la collectivité dans le périmètre rapproché après

délibération de la commune de localisation du captage pour l’instauration du Droit de Préemption Urbain. Ce droit peut être délégué au syndicat compétent en matière d’eau potable. Cette démarche permet de bénéficier d’une veille foncière et de s’interposer en cas de vente.

 

En dehors du périmètre rapproché, la préemption peut être demandée à la SAFER qui possède un droit de préemption en zone agricole, afin de préserver l’environnement.

 

Enfin, les DREAL peuvent demander une préemption à la SAFER pour répondre aux enjeux de protection de l’environnement.

L’échange foncier de gré à gré

 

L’acquisition foncière en dehors des zones les plus sensibles pour l’eau potable permet de

disposer de terrains à échanger avec les propriétaires et les agriculteurs des zones les plus

sensibles (périmètre rapproché et zones les plus vulnérables des aires d’alimentation des

captages). L’échange foncier peut être favorisé par la prestation d’un opérateur foncier........

 

L’aménagement foncier agricole et forestier

 

Il permet de regrouper les propriétés de la commune dans les zones les plus sensibles en fonction des apports initiaux. Des acquisitions peuvent être réalisées auprès des propriétaires au cours de la procédure.

En concertation avec les propriétaires et les agriculteurs, le transfert des activités agricoles à forte pression vers des zones moins sensibles et des aménagements préservant la ressource en eau (haies, bandes enherbées…) peuvent être réalisées.

Les outils de maitrise de l’usage du sol

 

Une fois le foncier acheté ou échangé, il s'agit de s'assurer que ce foncier est utilisé selon des

modalités compatibles avec la protection de la ressource. Pour cela, plusieurs outils sont

mobilisables.

 

Les clauses environnementales

 

Les collectivités peuvent inclure des clauses environnementales lors du renouvellement (avec

l’accord de l’exploitant) ou de l’instauration d’un bail rural (cf. article R.411-9-11-1 du Code rural et de la pêche maritime). Lorsqu’elles sont propriétaires de terrains situés à l’intérieur des périmètres de protection rapprochée, elles peuvent imposer ces prescriptions dites « clauses environnementales » à l’occasion d’un renouvellement d’un bail à condition de les notifier 18 mois avant l’expiration du bail en cours (et article R.1321-13-4 du code de la santé publique).

 

 Ces clauses portent sur les pratiques suivantes :

- Le non-retournement des prairies ;

- La création, le maintien et les modalités de gestion des surfaces en herbe ;

- Les modalités de récolte ;

…….

- La création, le maintien et les modalités d'entretien de haies, talus, bosquets, arbres

isolés, mares, fossés, terrasses, murets ;

- Les techniques de travail du sol ;  

- La conduite de cultures suivant le cahier des charges de l'agriculture biologique

…….

 

 

http://www.eau-seine-normandie.fr/fileadmin/mediatheque/Agriculteur/Maitrise_fonciere_validee.pdf

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 17:40

Paru sur le site Actu-environnement :

 

Comment adapter la facture d'eau à la chute des consommations ?

Le Conseil d'analyse stratégique estime que le prix de l'eau pourrait augmenter d'environ 10% à 20% à l'horizon 2020 à cause notamment de la baisse des consommations. Il préconise trois pistes pour contenir cette hausse.

Eau  |  10 avril 2013  |  Actu-Environnement.com

Réduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageEnvoyer par e-mail

 

© Jackin
 

Revoir le système de tarification de l'eau potable, instaurer une rémunération des services des eaux en fonction d'indicateurs de performance environnementale mais également rééquilibrer le financement de l'assainissement des eaux pluviales urbaines : le Centre d'analyse stratégique (Cas), dans une note d'analyse, pointe les nécessaires modifications pour contenir l'augmentation du prix de l'eau dans le futur.

"En moyenne, le prix actualisé de l'eau a quasiment été multiplié par trois depuis 1990, pour atteindre actuellement près de trois euros le mètre cube", situe le Cas.

Ces dernières années en France, une baisse de la consommation d'eau de 1% à 2% par an est constatée. Si elle perdure, le Conseil d'analyse stratégique estime que le prix de l'eau continuera dans le même temps à augmenter  (d'environ 10% à 20% à l'horizon 2020). Car le système de tarification repose sur le principe de "l'eau paie l'eau" : les coûts d'assainissement, de production de l'eau potable, de distribution mais aussi de qualité de l'eau sont essentiellement assumés par le consommateur.

Les ménages payent quasiment la moitié de la facture totale

En 2010, la facture totale pour les dépenses d'eau potable et d'assainissement était estimée à 26 milliards d'euros. Les ménages ont participé à hauteur de 12 milliards d'euros par le biais de leur facture d'eau. Les entreprises quant à elles financent leur abonnement à hauteur de 9,5 milliards d'euros environ. Une catégorie de consommateurs échappe toutefois aux obligations de financement de la gestion de l'eau. Comme le monde agricole accède à une eau d'irrigation, il bénéficie d'un régime particulier qui ne couvre pas les coûts. De plus, la plupart des irrigants individuels sont exonérés de la redevance pour pollution perçue par les agences de l'eau car leur volume annuel de consommation est inférieur aux seuils retenus par les comités de bassin. "Ainsi, entre 1997 et 2002, l'agriculture a prélevé 25% de la ressource en eau brute mais acquitté 10% seulement du montant des redevances assises par les agences de l'eau sur ce prélèvement", note le Cas.

Un prix de l'eau variable d'une collectivité à l'autre

Facteurs géographiques, caractéristiques techniques, données sociologiques, qualité du service ou mode de gouvernance, le prix s'avère variable d'un service et d'une collectivité à l'autre.

La facture de l'eau se compose en effet d'une part variable qui comprend le tarif associé à la production et la distribution d'eau potable, le tarif de l'assainissement et les redevances et une part fixe correspondant à l'abonnement. La part variable est payée sur les volumes d'eau potable consommés.

"Dans ce contexte, afin de renforcer l'efficacité environnementale du système de tarification, et dans le même temps de favoriser l'équité sociale, il faut revoir le calcul de la part fixe", estime le Cas. Une solution développée par le Centre d'analyse consisterait à baser le calcul de la part fixe non plus sur une consommation de 120 m3, mais sur la consommation médiane des ménages, (aujourd'hui de 80 à 90 m3 par an).

Depuis le 1er janvier 2012 pour les communes qui le souhaitent, la loi  autorise l'instauration d'un système de tarification progressive.

Cependant pour ne pas pénaliser les familles nombreuses, le Cas préconise que le système de tarification prenne en compte le nombre d'individus par ménage.

Ce système pourrait constituer un outil intéressant pour les communes qui connaissent des pénuries d'eau. "Néanmoins, elle nécessite au préalable une connaissance approfondie des populations visées et une modélisation économique pointue afin de choisir un niveau de tranches de tarification qui limite les effets négatifs en matière d'équité sociale", pointe le Cas. Le Conseil juge également indispensable de compléter ce dispositif d'une aide aux abonnés les plus pauvres pour détecter et réparer leurs fuites, de rénover les installations et de mettre en place des branchements particuliers et des compteurs individuels par logement.

Vers une généralisation des "bons" d'eau

Pour résoudre le problème de l'équité pour l'accès à l'eau, en France, le Cas propose de suivre l'exemple de l'Espagne, du Chili ou de l'Australie, et de en place des systèmes d'aides, des "bons" pour payer les factures d'eau aux familles les plus démunies.

"À cette fin, le ministère en charge de l'Ecologie devrait élaborer un document de référence à destination des communes et des CCAS précisant les options et bonnes pratiques pour la mise en place de tels bons", souligne le Cas. Il considère que le financement de ce dispositif pourrait être assuré en partie grâce aux fonds récoltés par le Fonds de solidarité pour le logement.

Financement de l'assainissement des eaux pluviales urbaines

Enfin, pour équilibrer le financement de l'assainissement des eaux pluviales urbaines, le Cas préconise d'inciter les collectivités à recourir à la nouvelle taxe pluviale assise sur le foncier imperméabilisé. Mise à part la communauté d'agglomération du Douaisis, aujourd'hui, cette taxe reste peu utilisée.

"Cette taxe, tout en permettant une couverture des coûts pour la gestion des eaux pluviales, tend à responsabiliser ceux qui imperméabilisent les sols, argumente le Cas, elle joue à la fois sur la non-réalimentation des nappes, donc la baisse des stocks de ressource en eau disponibles, à pluie égale, pour l'ensemble des usages anthropiques de l'eau, et sur la pollution des eaux de surface et côtières liée au lessivage urbain non traité ou coûteux à collecter puis à traiter".

Pour lui, elle constitue également une solution pour financer indirectement l'assainissement lié à l'utilisation des eaux de pluie.

Dorothée Laperche

http://www.actu-environnement.com/ae/news/comment-adapter-facture-eau-chute-consommation-18254.php4

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 09:00

Etat des lieux alimentation eau potable idf version V3 08.2

Source Agence de l’Eau SeineNormandie  Etat des lieux alimentation eau potable IDF version V3 08/2012 page 4 (1)

 

 

La commune d’Annet sur Marne se trouve dans la zone rouge de forte tension quantitative (limitation des prélèvements Alimentation eau potable) et qualitative (nitrates et pesticides)

 

Pour mémoire c’est sur cette commune que se trouve le plus important captage d’eau de Seine et Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

Les habitants reliés à ce captage vont-ils devoir  réduire leur consommation en eau potable ?.

 

Pour  plusieurs raisons :

- captage se trouvant en zone rouge de forte tension quantitative

- construction intensive de logements sur ce secteur (exemple Claye-Souilly 900 logements)

- projet d’extension d’Aéroport de Roissy( aéroport qui est déjà le plus important client de la multinationale gérant ce captage)

- projet de logements Grand Paris.

 

 

(1) http://www.eau-seine-normandie.fr/fileadmin/mediatheque/rivieres-ile_de_france/Etudes_diverses/11NHU075-Etat%20des%20lieux%20AEP%20en%20Ile%20de%20France-AESN_Rapport-final.pdf

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 14:16

 

 

 

 

Pourquoi les  conseillers régionaux de Seine et Marne

ont-ils voté un plan qui permet la maturation de mâchefers

venant d’autres départements

dans la décharge Veolia de Claye-Souilly 

en amont proche de la plus importante station de captage d’eau de Seine et Marne 

située à Annet sur Marne ?

 

 

Pourquoi le Syctom envoie ses mâchefers chez Veolia Claye-Souilly

dans cette décharge

située en amont proche  de cette station de captage d’eau ?

 

 

Rappelons que Monsieur Dagnaud,

président du Syctom est un élu de Paris.

Paris

la ville qui prend des mesures

pour préserver ses ressources en eau potable

mais qui envoie ses mâchefers à proximité du plus important  

captage d’eau de Seine et Marne.

Rappelons que Monsieur Dagnaud n’a toujours pas répondu

à notre courrier du 16 avril 2013.

 

 

Devons-nous considérer cette non réponse de Monsieur Dagnaud

 comme un  message envoyé

aux populations du nord-ouest 77 du genre : 

 

« Circulez, il n’y a rien à voir » ? 

 

A vous de juger

 

syctom 001

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 18:00

 

 

Aéroport de Roissy : l’envers du décor !


 

Dans un communiqué de presse du 14 mai 2013 ADP se félicite de la croissance de son chiffre d’affaires pour le 1er trimestre 2013.

 

A noter  la hausse de 27.8 %  des redevances spécialisées à 56 millions d'euros « grâce » à l'augmentation du produit de la redevance dégivrage suite aux épisodes neigeux exceptionnels sur le premier trimestre (+ 151,9 % soit + 11 millions d'euros) avec un nombre d'avions traités multiplié par 3 par rapport à 2012. (1) 

 

Mais ADP oublie d’indiquer que + de  fondants hivernaux utilisés sur la plateforme de Roissy c’est + de polluants renvoyés vers la Reneuse.

 

Mais ADP oublie de dire que cette rivière est à affluent de la Beuvronne qui se rejette dans la Marne en amont proche du captage d’Annet sur Marne, qui fournit près de 500 000 habitants en eau potable.

 


Beuvronne à Souilly 12.2010

  La Beuvronne à Souilly

 

 

Mais ADP oublie de dire qu’il a obtenu une dérogation à l’arrêté interpréfectoral de rejets des eaux pluviales dans la Reneuse du 27/12/2012 au 17/1/2013, pendant la période hivernale.

 

L’ETAT français actionnaire majoritaire d’ADP (50.6%) (3) ne doit-il pas se préoccuper  en priorité des risques de ces dérogations sur la qualité de l’eau brute pompée par l’usine d’Annet sur Marne ? 

 

La santé des habitants du nord-ouest 77 n’est-elle pas plus importante que  de faire décoller à tous prix des avions en période hivernale pour augmenter le chiffre d'affaires d'ADP ?

 

Pour protéger l’environnement et la santé des populations du nord-ouest 77,

pour le retour de la biodiversité dans la rivière Beuvronne, l’ETAT français majoritaire chez ADP ne doit-il pas exiger une réduction de distribution de dividendes (2) aux actionnaires en 2014  afin que les fonds non distribuées soient utilisés  à financer :

 

- la remise en état complète du réseau  d’assainissement de Roissy

- une étude sanitaire des sédiments et eaux de la Reneuse et de la Beuvronne comprenant les métaux lourds, l’éthylène  glycol, le diéthylène glycol et le propylène glycol ? 

 

 

(1) http://www.aeroportsdeparis.fr/ADP/Resources/c5cc1610-4a37-4b40-bacd-5ec28934bfd7-ADPCA3M2013FR.pdf

 

 (2) https://www.google.fr/#q=adp+dividendes 

http://www.boursier.com/actions/actualites/news/adp-le-dividende-decolle-520575.html

 

(3)

http://www.aeroportsdeparis.fr/ADP/fr-FR/Groupe/Finance/ActionAeroportsdeParis/Actionnariat/

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:20
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:12

 

 

CLAYE-SOUILLY

 

pourquoi pas d'information

concernant la conformité bactériologique

de l'eau potable le 25/11/2013 ?

 

 

 

 

 

cs 25.11.2013..

http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html

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