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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 13:24

ru des grues 16202013 3

 

 

 

Un an après la pollution par la Sté Clamens

du ru des Grues

affluent de la Beuvronne 

qu’en est-il ?

 

 

Au regard du site ICPE nous nous apercevons que les services de l'ETAT (la DRIEE 77) :

- n’ont pris aucunes sanctions envers l’exploitant

- n’ont imposé aucunes prescriptions complémentaires à l’exploitant pour éviter une nouvelle pollution.

 

 

Nous nous apercevons également que cette entreprise est autorisée à stocker des mâchefers

sans que l’arrêté préfectoral ne lui impose de contrôle de pollution de la nappe phréatique.

 

Nous vous conseillons de vous rapprocher des services de la préfecture pour plus d’informations sur ce dossier.

 

 

Après cette pollutiondu ru des Grues, nous avons appris par la presse (2) qu’une convention financière avait été signée entrela Sté Clamens  et le syndicat de la Basse Beuvronne qui gère ce ru.

 

Cette convention financière permettrait au syndicat de la basse Beuvronne de recevoir

50 000 € sur 5 ans de l’industriel Clamens mais pour quoi en faire ?

Nous n’en savons rien,

car  le syndicat de la basse Beuvronne n'a pas accepté de nous fournir une copie de cette convention, alors que c’est un document public.

 

Que nous cache ce syndicat ?

 

 Pour le savoir contacter les communes d’Annet sur Marne, Claye-Souilly,  Fresnes sur Marne, Mitry-Mory ou Villeparisis, membres de ce syndicat

 ou son président M. le Député Maire de Claye-Souilly.  

 

 

 

 

(1)

http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/


(2)

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/clamens-participe-a-l-entretien-de-la-beuvronne-12-04-2013-2718593.php

 

ru des grues 1622013

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:34

Paru sur le site de le Coordination Eau Ile de France :

 

 

DOSSIER THÉMATIQUE : L’EAU DE NEW YORK

Près de 9 millions de personnes vivent à New York ; certaines d’entre elles ne s’en rendent même pas compte, mais elles boivent l’une des meilleures eaux potables au monde.

Chaque jour, le réseau d’eau de New York achemine 4,5 milliards de litres d’eau ; les restaurants chics la servent en carafe et, dans les échoppes de pizzas ou de bagels, on affirme que l’eau est l’un des ingrédients clés qui assurent la qualité de la pâte…(1)
Et pourtant, l’eau de New York n’est même pas filtrée ! Le secret de l’excellence de cette eau potable ? Des années de volonté politique pour un service public de qualité, mais aussi la recherche de la rentabilité économique : la valorisation des services écologiques en actes.


>>> Voir ICI

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 15:29


ADP

investit 4 millions d’euros  à l’aéroport d’ORLY

dans un système de filtration de ses eaux de ruissellement.

 

Est-ce pour protéger la ressource en eau de Paris ?

Car le captage d’eau d’Orly dans la Seine fournit en eau potable le sud de la capitale.

 

 

Mais que fait ADP pour traiter à l’aéroport de Roissy ses eaux de ruissellements et protéger la ressource en eau du plus important captage de Seine et Marne à Annet sur Marne ? 

 

Il semblerait que pour réduire ses rejets de fondants hivernaux (glycol…) dans la Reneuse, affluent de la Beuvronne, Aéroport de Paris recherche toujours des solutions.

 

Une différence de traitement

entre Orly et Roissy ?

 A vous de juger

 

Paru sur le site Air journal :

 

ADP inaugure un « marais filtrant » à Orly

 

Publié le 8 avril 2014 à 18h00 

Conçu par Aéroports de Paris Ingénierie, filiale d’Aéroports de Paris (ADP), en collaboration avec le bureau d’études Antéagroup et la Lyonnaise des Eaux qui en assure le fonctionnement, ce « marais filtrant » est un système innovant de filtration des eaux de ruissellement.

A l’aéroport Paris-Orly, 3 à 5 millions de m3 d’eaux de ruissellement sont collectés et traités chaque année par le Système de Traitement des Eaux Pluviales (STEP) de l’aéroport. Inédite sur un aéroport, la création d’un bassin et d’un marais planté de roseaux permettra de traiter les produits hivernaux contenus dans les eaux pluviales de l’aéroport.

Indispensables en hiver au bon fonctionnement de l’aéroport, les produits hivernaux sont utilisés pour le dégivrage des avions et le déverglaçage des pistes et des voies de circulation des avions. La réalisation d’un marais , grâce à l’expertise d’un groupement d’entreprises, permet à Aéroports de Paris de compléter le traitement physico-chimique du STEP par un procédé naturel de dépollution dédié aux produits hivernaux.

L’eau de ruissellement est, dans un premier temps, collectée par le STEP et envoyée en période hivernale dans un nouveau bassin tampon de 13 000 m3 pour un début de traitement : les produits hivernaux commencent alors à se dégrader sous l’action de la biomasse (les bactéries et les éléments nutritifs) et de l’aération. Ce traitement dure de 24h à 48h, selon la charge de pollution.

Dans un second temps, l’eau est dirigée vers le marais filtrant adjacent de 6500 m2. Le marais est constitué de matériaux filtrants : des roseaux plantés dans du sable et des granulats. L’épuration est réalisée par le sable, les plantes servant à oxygéner ce filtre minéral. Immédiatement absorbée par le sable, l’eau ne stagne pas dans le « marais ». Pour cette seconde étape, un jour de traitement est habituellement suffisant. Grâce à des capteurs, des mesures sont réalisées en permanence à la sortie du marais. Si l’eau est de bonne qualité elle peut rejoindre le milieu naturel après un passage par le STEP ; sinon elle suit un second cycle de traitement dans le marais filtrant.

Aéroports de Paris a investi 4 millions d’euros dans cet équipement souple et innovant, renforcé par une subvention de 20% de l’Agence de l’eau. Comme toutes les filières d’exploitation actuelles du Système de Traitement des Eaux Pluviales, le marais sera géré par les techniciens de Lyonnaise des Eaux. Constitué de 12 bassins de 500 m2 chacun, le marais est en période de réglage pour une durée d’un an. Les 34 000 roseaux qui le composent devront être taillés tous les deux ans et leurs pieds changés tous les 8 à 10 ans.

http://www.air-journal.fr/2014-04-08-adp-inaugure-un-marais-filtrant-a-orly-5103580.html

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 10:14
Pollution eau en Seine et Marne
Villeparisis, St Augustin...
un reportage de la chaîne D8 
(à 7mn 56)

 

RU DES GRUES 21.3.2014

Villeparis, ru des Grues 21/3/2014
RU DES GRUES 21.3.2014
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 07:57

 

Villeparisis

Un an après la pollution du ru des Grues par la Sté Clamens

une autre pollution  dans ce ru ?

 

 

 RU DES GRUES 21.3.2014

 

En effet en date du 21/3/2014  nous avons constaté l’état douteux d’une eau qui se déversait dans le ru des Grues par un tuyau situé en amont proche de la station d’épuration de Villeparisis.

 

Nous en avons informé les services de l’ETAT : Préfecture, Onema, DDT.

 

A ce jour nous n’avons reçu aucunes réponses de toutes ces administrations.

 

Affaire à suivre......

RU DES GRUES 21.3.2014

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 09:39

Le talon d’Achille

de l’un des plus grands aéroports d’Europe

Roissy

son réseau d’assainissement ?

 

A cause d’un réseau d’assainissement inadapté ADP Roissy obtient régulièrement des dérogations par la police de l’eau pour rejet de ses eaux pluviales dans la rivière Beuvronne. Sur une période d’un peu plus de 6 mois entre le 27/12/2012 et le 4/7/2013 ADP a obtenu 40 jours de dérogation par les services de l’ETAT.

 

Une des solutions envisagées par ADP pour réduire la pollution dans la Beuvronne serait de prolonger   sa   canalisation   de 8 kms, afin que ses eaux  ne se rejettent plus dans la Reneuse, via la Beuvronne, mais directement dans la Marne en aval de la station de pompage d’Annet sur Marne.

 

Mais ADP a-t-il oublié qu’il  fallait également protéger de la pollution le captage stratégique de l’Est Parisien qui se trouve  à Neuily sur Marne en aval de cette future canalisation, ce captage fournit en eau potable 1 780 000 habitants.(2)

 


La solution ne peut pas se trouver dans ce projet qui semble simplement déplacer le problème en envoyant la pollution vers le captage stratégique de Neuilly sur Marne.

 

 

Extrait plaquette 2013 SEDIF

 

« L’usine de Neuilly sur Marne est l’une des plus grandes installations de production d’eau potable au monde alimentant la région parisienne. Située sur les bords de la Marn eà  une vingtaine de kilomètres en amont de son confluent avec la Seine, elle s’élève sur une superficie de 25 hectares. Elle a la particularité d’être répartie sur les communes de Neuilly sur Marne et Noisy-le-Grand reliées en 1967 par un aqueduc de 105 mètres qui assure le transfert de l’eau traitée d’une rive à l’autre de la Marne. A l’intérieur de cet ouvrage exceptionnel se trouve, depuis 2010, une canalisation de secours inter-usines. 

 

255 000m3/jour

1.78 millions d’habitants concernés

Capacité maximale de 600 000 m2/jour »

http://www.sedif.com/iso_album/sedif_plaquette_patrimoine_web_fr.pdf


Pour remettre aux normes son réseau d’assainissement ADP a besoin d’argent, mais ce n’est pas en distribuant plus de dividendes à ses actionnaires que l’industriel va trouver la solution.


En effet l’ETAT  propriétaire de 50.6 %  des parts d’ADP  a donné  son aval en 2013 pour augmenter la part des dividendes versés aux actionnaires  d'ADP:

« En 2013, l'Assemblée Générale des actionnaires a décidé de verser, au titre de l'exercice 2012, un dividende de 2.07 euro par action. Ce dividende correspond à un taux de distribution de 60%du résultat net part du Groupe de l'exercice 2012, contre 50% précédemment. Le paiement du dividende a eu lieu le 30 mai 2013. »(1)


 

 Dans ce dossier

la priorité de l’ETAT français

est-elle

la préservation de notre ressource en eau 

ou bien la rémunération

de plus en plus élevée des actionnaires d’ADP ?

 

A vous de juger 

 

 (1)http://www.aeroportsdeparis.fr/ADP/fr-FR/Groupe/Finance/ActionAeroportsdeParis/Actionnariat/

pour aller plus loin :   http://adenca.over-blog.com/article-si-on-parlait-du-plus-important-captage-d-eau-de-seine-et-marne-annet-sur-marne-121123002.html

  (2)

http://www.sedif.com/iso_album/sedif_plaquette_patrimoine_web_fr.pdf

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:13

Claye-Souilly

 l’envers du décor 

la qualité et le prix  de l’eau du robinet ? 

 

Alors que le prix moyen de l’eau du robinet

 était en 2011 de

 5.55 € le m3

sur notre commune (1) 

 

Prix supérieur de 25% à  la moyenne de Seine et Marne

4.43 € le m3 (1)

 

Nous apprenons qu’en moins de 13 mois les références de qualité de l’eau du robinet distribuée à Claye-Souilly n’ont pas été respectées  à 16 reprises

(dont 2 fois pour le seul mois de février 2014)

 

 

(1)   Calculé sur la base de 120 m3 consommés annuellement voir détail ci-dessous : http://eau.seine-et-marne.fr/analyse-departementale

 


Pour obtenir une réponse à vos questions nous vous conseillons de prendre  contact  avec Monsieur Jean-Luc Servières, adjoint au maire chargé de l’environnement, membre  du syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable.

 

Site du Ministère de la Santé

 

http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html

 

      cs 19.2.2014                                                      

cs 27.2.2014 

 

 

 


 

Pour aller plus loin : 

http://adenca.over-blog.com/article-une-nouvelle-fois-le-14-1-2014-les-analyses-de-l-eau-potable-distribuee-par-l-usine-d-annet-sur-122451352.html

http://adenca.over-blog.com/article-eau-du-robinet-distribuee-a-claye-souilly-non-conforme-aux-references-de-qualite-le-27-12-2013-que-122067838.html

http://adenca.over-blog.com/article-turbidite-dans-l-eau-du-robinet-a-claye-souilly-121256215.html

http://adenca.over-blog.com/article-claye-souilly-l-envers-du-decor-le-prix-et-la-qualite-de-l-eau-potable-120516180.html

http://adenca.over-blog.com/article-une-fois-de-plus-la-qualite-de-l-eau-du-robinet-distribuee-par-l-usine-d-annet-sur-marne-ne-respect-120326916.html

http://adenca.over-blog.com/article-claye-souilly-l-envers-du-decor-la-qualite-de-l-eau-du-robinet-120195662.html

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 10:07

La préservation de la ressource en eau

devrait être la priorité

des élus de Seine et Marne ! 


Seine et Marne

Paru sur le site NE 77 :

Eau du robinet polluée : encore 33 communes dans le rouge !

De nombreuses communes de Seine-et-Marne sont encore concernées par une eau du robinet non conforme aux normes en vigueur, et, dans plus de 30 de ces communes, l'eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons (pollution aux nitrates pour 31 communes) ou par les nourrissons et les enfants de moins de 12 ans (taux de sélénium trop élevé pour Boissy-le-Châtel et Chauffry).

 

Nature Environnement 77 a épluché les résultats fournis par les services de l'Etat afin de vous fournir une carte à jour (CLIQUER ICI). En effet, les cartes actuellement mises en ligne par ces services  sont en retard de presque 2 ans !

 

Nous invitons vivement nos lecteurs habitant dans ces communes à aller vérifier si l'affichage réglementaire est bien en place à l'extérieur de leur mairie.

Si des femmmes enceintes ou de jeunes mamans ne bénéficient pas de la distribution gratuite d'eau en bouteilles, nous prévenir : ne77@orange.fr et la réclamer à votre maire !

 

Cette carte est très parlante : ce sont les grands espaces agricoles qui sont concernés !

A quand la généralisation d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement et des populations ?

 http://www.environnement77.fr/article-eau-du-robinet-polluee-encore-33-communes-dans-le-rouge-122978827.html

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:39
Paru  sur le site CLCV :
Comité national de l’eau

mercredi, 19 mars 2014 11:20Dernière modification le jeudi, 20 mars 2014 12:16

La CLCV dénonce un manque de transparence et de démocratie et suspend sa participation !

Chargé de mettre en place la feuille de route issue de la conférence environnementale de septembre dernier, le Comité national de l’eau est aujourd’hui devenu un bateau ivre.

Des dysfonctionnements perturbent gravement le bon déroulement des travaux engagés et empêche une participation satisfaisante des acteurs.

Une succession de groupes de travail et de commissions au rythme difficilement soutenable, des convocations suivies de contrordres, des communications d’ordres du jour incomplets, des envois trop tardifs ou partiels de documents de travail, des défaillances dans le partage des informations et dans la gestion des réunions, ont entrainé des réactions de contestation de certains participants associatifs et poussent aujourd’hui à s’interroger sur la conformité règlementaire du pilotage de cette instance.

Après une réunion plénière particulièrement houleuse en décembre dernier et à quelques jours de la journée mondiale de l’eau qui est l’occasion de rappeler toute l’importance d’un partage équitable de cette ressource si précieuse, le constat que nous faisons est alarmant : la gouvernance de l’eau dans notre pays souffre cruellement d’un manque de transparence et de démocratie.

Face aux pressions des lobbies industriels et agricoles auxquelles certains élus sont parfois plus sensibles qu’à l’intérêt général, et lasse de ne pouvoir faire entendre les intérêts des consommateurs domestiques la CLCV, très impliquée sur le terrain et dans les diverses instances de concertation, a décidé de suspendre sa participation au Comité National de l’Eau et réaffirme sa demande : l’Etat doit prendre ses responsabilités et reprendre la barre de cette instance afin que tous les acteurs puissent y jouer démocratiquement leur rôle.

http://www.clcv.org/communiques-de-presse/comite-national-de-l-eau.html

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:37

Qualité de l’eau  du robinet

en Seine et Marne 

les populations

peuvent se faire du souci 

 

La Seine et Marne

 est le département français

dans lequel

les services de l’ETAT

accordent

 le plus de dérogations

aux seuils physico-chimiques normalement autorisés


Journal de l’environnement :
Plus de 400 communes en eaux troubles

Le 17 janvier 2013 par Stéphanie Senet

 

L'eau potable peut être conforme par dérogation

L’enquête de 60 millions de consommateurs et de France Libertés, lancée en juillet dernier, a conduit les associations à mettre le doigt sur l’étendue des dérogations accordées en France par rapport aux seuils physico-chimiques normalement autorisés. Et la réalité pourrait encore dépasser ces premiers résultats…

La transparence sur la qualité de l’eau potable apparaît comme une quête sans fin. Les associations France Libertés et 60 millions de consommateurs viennent d’y apporter leur contribution, en publiant, ce 17 janvier, une carte des dérogations dont bénéficient plus de 400 communes.

Soit autant de permis de polluer puisque ces collectivités dépassent en effet les seuils limites en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate et autres polluants. Et livrent une eau non conforme aux consommateurs.

Cette publication a été réalisée à partir des données transmises par la Direction générale de la Santé. Les associations ont demandé une vérification auprès des agences régionales de la santé (ARS) (1). Le résultat est impressionnant : plus d’un millier de dérogations, réparties sur 419 communes, étaient recensées à l’automne 2012. Elles sont accordées par les préfets pour trois ans, et peuvent être renouvelées deux fois, précise le communiqué de France Libertés.

Comme souvent, la réalité pourrait dépasser ces chiffres. La Bretagne ou l’Oise n’ont ainsi aucune dérogation recensée. C’est d’ailleurs le cas d’une cinquantaine de départements en tout. Au contraire, la Seine-et-Marne concentre à elle seule près d’un tiers des mesures. Derrière elle, le Val d’Oise et l’Orne disposent d’entre 5 et 30 dérogations.

Il faut dire que la procédure de dérogation s’avère assez souple. Dès qu’un dépassement des seuils physico-chimiques est constaté localement, le responsable de la distribution d’eau prévient aussitôt les responsables de l’Agence régionale de santé (ARS) ainsi que les maires des communes concernées. C’est aussi lui qui formule la demande de dérogation auprès du préfet. Trois conditions, fixées par un arrêté du 25 novembre 2003 (2), précise seulement que la santé des personnes ne doit pas être en danger, qu’il n’existe pas d’autres alternatives pour distribuer l’eau et qu’un plan d’action doit être mis en place pour rétablir la situation «à moyen terme».

C’est le 3 juillet dernier que France Libertés et 60 millions de consommateurs ont décidé de lancer une opération transparence sur la qualité de l’eau potable (voir JDLE), Les associations déploraient alors l’opacité intense entourant les données françaises sur la qualité de l’eau.

Un exemple parmi d’autres: une commune a diffusé pendant 35 jours une eau affichant des taux de bentazone (la molécule d’un pesticide) trois fois plus élevé que la dose journalière acceptable, en raison d’une dérogation. Le consommateur, lui, n’a pas été prévenu. Il pensait au contraire boire une eau conforme à la réglementation.

Aujourd’hui, France Libertés et 60 millions de consommateurs remontrent le chemin vers plus de transparence. Ils invitent tous les particuliers à interpeller leurs élus pour préciser, partout en France, l’état réel des dérogations.

 (1)La liste publiée montre les confirmations et les éventuels commentaires des Agences régionales de la santé (ARS)

http://www.france-libertes.org/IMG/pdf/tableau_derogations_eau_potable_en_france.pdf

 

 

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