Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 10:48
canal de l'ourcq

canal de l'ourcq

 

En effet par arrêté préfectoral du 23 juillet 2015 certaines communes de Seine et Marne sont en restriction d’eau pour le lavage des véhicules, lavage des trottoirs, arrosage des pelouses, alimentations des fontaines publiques, remplissage des plans d’eau…..

 

Sont concernées par ces restrictions d’eau les communes de Montgé-en-Goële, Monthyon, Oissery, St Pathus, St Soupplets, Marcilly …. situées dans le bassin versant de la Thérouanne.

 

Ironie du sort la Thérouanne est l’une des rivières qui donne ses eaux au Canal de l’Ourcq, canal qui fournit Paris en eau non potable.

 

Car il faut savoir que Paris prend l’eau de la Seine et Marne sans compter pour nettoyer ses égouts, ses trottoirs, arroser ses parcs et ses jardins, alimenter certains de ses lacs….

 

A notre connaissance à ce jour le Préfet de Paris n’a pris aucun arrêté pour restreindre la consommation d’eau à Paris alors que le Préfet de Seine et Marne l’a fait.

 

C’est probablement au titre de la solidarité régionale que les populations du nord-ouest 77 doivent restreindre leur consommation d’eau pour permettre à la capitale de dépenser sans compter l’eau de la Seine et Marne.

 

Le même système que pour les ordures de Paris qui sont déversées sans compter sur nos espaces agricoles, au titre de cette même solidarité régionale.

 

 

 

Une situation inacceptable 

qui ne peut pas

perdurer

 

 

(1)  http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Eau/Gestion-de-crise/Secheresse/Mesures-de-limitation-des-usages-de-l-eau

 

 

Paru sur le site Paris :

Paris compte un second réseau consacré à l’eau non potable. Reportage au Bassin de la Villette dans l’une des trois usines de production.

· 8 juillet 2015—

· Mis à jour le 20 juillet 2015—

· Eau et assainissement

 

C’est une entrée discrète au numéro 4 du quai de Seine. « Usine de la Villette », indique un panneau apposé près d’une porte bleue. Ici, la production ne s’arrête jamais : 7 jours/7, 24 heures/24, cette usine d’Eau de Paris filtre de l’eau non potable. 180.000 m3 sont prélevés chaque jour dans le Bassin de la Villette tout proche. « On prend l’eau en surface », précise Didier Cannet, responsable de la maintenance du service des installations. Avec Austerlitz (13e) et Auteuil (16e), la Villette est l’une des trois usines dédiées à l’eau non potable.

La galerie de l'usine. François Grunberg/Mairie de Paris

Paris est une des seules capitales au monde à disposer d’un second réseau, aux côtés de celui consacré à l’alimentation en eau potable. L’histoire remonte à la construction des infrastructures parisiennes au 19e siècle par l’ingénieur Eugène Belgrand. Au départ, le réseau privé est alimenté par les eaux de sources, tandis que l’eau du réseau public provient de la Seine et la Marne.

1700 km de conduites

Au total, 1700 km de conduites sont aménagés sur le territoire de la capitale. Actuellement, quelques 300 personnes travaillent à l’entretien du réseau.

François Grunberg/Mairie de Paris)

De l’intérieur, l’usine est de taille modeste. « Tout est piloté à distance, indique Didier Cannet. On intervient seulement en cas de souci et pour des opérations de maintenance ».

Dégrillage et tamisage

Première étape pour l’eau collectée, une grande grille. C’est là que sont bloqués les plus gros déchets : branches, pneus… Puis une seconde grille stoppe les herbes, les plastiques…

Après cette opération de dégrillage, l’eau chemine vers d’immenses tamiseurs, avant de disparaître sous terre vers la galerie.

Pour accéder à cet espace, il faut descendre une échelle accessible par une trappe située à l’extérieur de l’usine. Dans cette vaste salle, l’eau est invisible. On découvre d’immenses conduites en acier. Chacune relie l’un des trois pôles alimentés par l’usine et a sa propre couleur: Ourcq (en couleur sombre), Passy (en vert) et Ménilmontant (en bleu).

Au fond, des anti-béliers -des sortes d’énormes bonbonnes métalliques : ils permettent de limiter les risques de dégâts sur les canalisations en cas d’arrêt sur les pompes.

Où ira cette eau ?

Elle permet le nettoyage des égouts, des trottoirs, et l’alimentation des parcs et jardins. La demande en eau, notamment pour les égouts, est de plus en plus forte.

 

http://www.paris.fr/actualites/dans-les-coulisses-du-reseau-d-eau-non-potable-de-paris-2763

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 21:55
Paru sur le site Les Echos :
La Cour des comptes étrille la gestion de l’eau

JULIE CHAUVEAU / CHEF DE SERVICE | LE 16/07 À 18:04

 

La gestion des aides accordées par les agences de l’eau n’est pas assez sélective. Ségolène Royal promet de renforcer les contrôles et les politiques de mutualisation.

 

La Cour des comptes persiste et signe. Ce jeudi, les sages de la rue Cambon ont rendu public leur référé d’avril dernier sur la gestion des agences de l’eau et la réponse que lui a envoyé, début juillet, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal. Le constat est sévère sur ces six établissements publics, fondements du modèle français de gestion de l’eau, calqués sur la géographie des bassins versants. Les agences perçoivent les redevances des consommateurs d’eau et distribuent les subventions aux collectivités. Elles ont perçu 2,2 milliards d’euros de redevances et versé 1,9 milliards d’aides en 2013. Entre 2007 et 2013, l’augmentation des redevances (+ 24 %) leur a procuré une « aisance financière certaine », note le rapport. Cet accroissement « ne les a pas incitées à accentuer significativement la sélectivité des aides », qui représentent 90 % de leurs dépenses.

Coûteux reclassements d'agents

« Les charges de fonctionnement n’ont pas été maîtrisées », martèle le document, avant de préciser que les dépenses de personnel ont progressé de 13 % sur la même période. Les reclassements d’agents dans la catégorie supérieure se sont en outre révélés coûteux. Les dispositifs complémentaires santé-retraite des salariés des agences n’ont plus de base légale. Ils coûtent 1.221 euros par agent et par an à l’agence Rhin-Meuse, contre 39 euros au ministère de l’Ecologie. Le référé va même jusqu’à affirmer que les agences n’ont « pas suffisamment participé à l’effort de redressement des finances publiques ».

Dans sa réponse, Ségolène Royal prend la défense des institutions, insistant sur les efforts de rationalisation des loyers et des marchés de prestation. Elle fait valoir que l’augmentation des capacités d’intervention des agences est restée limitée (2,6 % de 2007 à 2013), compte tenu de l’obligation faites aux agences de verser des subventions aux agriculteurs pour la lutte contre les phytosanitaires et surtout des prélèvements de l’Etat. Il est vrai qu’en 2014, comme depuis de nombreuses années, Bercy a ponctionné 210 millions d’euros sur les moyens des agences. Un nouveau prélèvement de 175 millions est prévu chaque année entre 2015 et 2017.

Recherche de nouveaux redevables

Sur le fond, les reproches de la Cour sont pourtant sévères sur la gestion des redevances et des aides. Le processus d’instruction et d’attribution des subventions est « insuffisamment documenté et difficilement traçable ». Des aides ont pu être versées à des bénéficiaires débiteurs à l’égard des agences, ce qui est théoriquement interdit.

Enfin, la Cour pointe le peu de moyens consacrés à la recherche de nouveaux redevables. Une association qui s’occupe de restauration des cours d’eau et qui emploie des personnes en difficulté a par exemple reçu 6,4 millions d’euros de l’agence de l’eau Seine Normandie entre 2007 et 2012. « La mise en place d’équipes dédiées à la fonction de contrôle et notamment au contrôle interne est en cours », plaide la ministre. Pas de quoi satisfaire ceux qui dénoncent les déséquilibres du financement de l’eau en France, assuré aux trois quart par les usagers particuliers alors qu’une bonne partie des nouvelles pollutions proviennent de l’agriculture et de l’industrie, entraînant un gonflement des coûts de traitement.

@juliechauveau


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/021211338158-la-cour-des-comptes-etrille-la-gestion-de-leau-1137671.php?07sk0s0MpgP4kB5e.99

 

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 09:55

 

Alors que vous buvez

une eau

de qualité médiocre

(pour mémoire 13 non-conformité aux références de qualité de l’eau potable

enregistrées en 2013

sur le site du ministère de la santé)

 

 

Vous payez

l'eau

 plus chère qu’ailleurs

 

 

 

 

En 2013

5.51 € le m3 (1)

 

Prix supérieur de 20 %

à la moyenne de Seine et Marne

4.58 € le m3 (1)

 

 

 

Il est vrai que cette commune possède la plus importante décharge de déchets ultimes de France sur son territoire et plusieurs autres décharges alentours (Villevaudé, Annet, Fresnes sur Marne,Villeparisis), plusieurs carrières remblayées par des déchets « dits inertes » (Villeparisis, Le Pin)….

 

Il est vrai que la rivière Beuvronne qui traverse la commune reçoit les eaux de ruissellements de ces décharges et est bordée par le site pollué Wabco, qu’elle reçoit les eaux pluviales d’Aéroport de Paris, eaux chargées en période hivernale de fondants hivernaux dont nous ne connaissons pas la composition chimique, rivière qui reçoit également les eaux de ruissellements de la zone industrielle de Mitry-Compans qui compte 4 sites pollués inscrits dans la base Basol.

 

Il est vrai que cette rivière Beuvronne se rejette dans la Marne à Annet sur Marne en amont proche de la station de pompage d’Annet sur Marne, station qui fournit en eau potable Claye-Souilly.

 

 

Combien coûte au consommateur de Claye-Souilly

la dépollution de l’eau pompée dans la Marne

pour la rendre potable ?

 

 

 

L’eau potable combien cela coûte ailleurs ?

 

En 2013

à Saint Mard

3.78 € le m3 (1)

soit 46% de moins qu’à Claye-Souilly

(soit 207 € de plus à Claye-Souilly pour une consommation annuelle de 120 m3)

 

En 2013

à Fontainebleau (1)

3.82€ le m3

Soit 44% de moins qu’à Claye-Souilly

 

 

 

Pour plus amples renseignements sur ce dossier contactez :

M. Jean-Luc Servières

 référant eau

 adjoint au maire de Claye-Souilly

 

 

 

 

(1) Calculé sur la base de 120 m3 consommés annuellement voir détail ci-dessous :

http://eau.seine-et-marne.fr/library/OBS-2014---PRIX-DE-L-EAU

 

 

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 15:45

 

C’est la question que nous nous posons à la lecture de la publication qualité des cours d’eau.

Alors que l’année dernière la publication indiquait l’analyse détaillée de l’état des cours d’eau par bassin versant et notamment de la pollution par les herbicides, nitrates, pesticides, cette année cette analyse est supprimée.(1)

 

Un observatoire qui gêne le monde de l’agriculture intensive ?

 

M. Barbaux, à grands renforts de médias indique :

" Parmi les priorités que nous avons fixées, j’ai souhaité que l’agriculture retrouve toute sa place au sein des politiques départementales. [...] j’ai souhaité vous réserver l’exclusivité des nouvelles orientations de la politique agricole de notre Département." a annoncé Jean-Jacques Barbaux devant l'assemblée d'exploitants agricoles.(2)

 

 

M. Barbaux ne doit pas oublier que l’eau c’est la vie et que préserver cette eau doit être sa priorité dans l'intérêt général.

 

M. Barbaux doit encourager les exploitants agricoles à utiliser moins de pesticides pour protéger cette eau et dans un souci de transparence il doit continuer à fournir des informations détaillées aux populations sur la qualité de l’eau de leurs rivières comme le faisait le précédent conseil départemental.

 

 

 

(1)http://eau.seine-et-marne.fr/library/OBS-2014---QUALITE-DES-COURS-D-EAU

(2) http://www.seine-et-marne.fr/Departement/Actualites/Politique-agricole-les-annonces-de-Jean-Jacques-Barbaux

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 13:51

 

Paru sur le site de la coordination eau ile de France :

Nos rivières sont­-elles toutes polluées ?

 

Posted on juillet 6, 2015

C’est ce qu’on pourrait conclure si l’on regarde de près l’étude conduite par l’INERIS (institut national de l’environnement industriel et des risques) et rendue publique fin juin 2015. Accéder au dossier de presse et à l’étude.

Effectivement, en 2012, l’INERIS a coordonné ce travail prospectif sur les polluants dits « émergents » dans les eaux des rivières et plans d’eau du territoire national (métropole et DOM). Commandée par le Ministère chargé de l’Écologie (MEDDE), cette étude, dont la maîtrise d’ouvrage a été assurée par l’ONEMA (office national de l’eau et des milieux aquatiques), avait pour objectif de faire un état des lieux de la présence de polluants peu recherchés ou mal connus.

Elle s’inscrit dans le « plan national d’action contre la pollution des milieux aquatiques par les micropolluants », mais est également conforme aux exigences du « Plan National sur les Résidus de Médicaments dans les Eaux ». Plus précisément, son objectif était de : « définir la liste des substances les plus pertinentes à surveiller de manière régulière dans les prochains plans de gestion (2016­2021) ; faire ressortir les ‘lacunes’ qui nécessiteraient d’améliorer les connaissances sur les effets toxiques et écotoxiques de certaines substances… » Il s’agissait plus précisément d’établir, de mettre à jour la liste des « substances pertinentes à surveiller (SPAS) » dans la réglementation française, de construire la liste des « polluants spécifiques à l’état écologique (PSEE) », mais aussi de repérer les polluants émergents et de consolider la liste de substances visées par le plan ECOPHYTO.

D’emblée, les auteurs prennent des précautions discursives et affirment qu’elle « ne constitue pas non plus le reflet exhaustif de la contamination des milieux aquatiques en France par les micropolluants. » Parce que nous pourrions nous inquiéter des résultats publiés ? Pour autant, le nombre de mesures faites (80 000), le nombre de substances recherchées (182) et le nombre de points de mesure (158) répartis entre cours d’eau et plans d’eau (à la fois dans l’eau et dans les sédiments), représentatifs de notre territoire (agricole, urbain et industriel) le tout à des saisons hydrologiques différentes (printemps, été et automne) nous donnent une idée de la qualité du travail conduit.

Cette liste de 182 substances comprend essentiellement des molécules à usage professionnel ou domestique. On y trouve par exemple : des produits de soin corporel, des plastifiants, des résidus de médicaments, des pesticides et biocides, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des retardateurs de flamme, des tensio­actifs (encore appelé surfactants), des alkylperfluorés, des antioxydants, des additifs d’essence, des organo­étains, des molécules industrielles diverses (naphtalène et anilines), etc.

Les résultats sont pour le moins inquiétants :

• Dans l’eau 73 % des substances recherchées (soit 60 molécules) ont été trouvées au moins

une fois dans les cours d’eau et 28 % (soit 23 molécules) au moins une fois dans les plans d’eau.

• Dans les sédiments, 63 % des produits recherchés (soit 85 molécules) ont été quantifiés au moins une fois dans les cours d’eau et 44 % (soit 59 molécules) au moins une fois dans les plans d’eau.

• Dans l’eau, 34 substances peuvent être qualifiées « d’omniprésentes » puisque trouvées
dans tous les bassins au moins une fois. Une grande partie des catégories d’usage est
représentée : 1 additif d’essence, 1 molécule industrielle type naphtalène, 1 HAP, 4 produits de soins corporels, 12 pesticides et biocides, 9 résidus de médicaments, 5 plastifiants et 1 alkylperfluoré.

• Dans les sédiments, plus de 40 produits qualifiés « d’omniprésents » sont retrouvés au
moins une fois. La quasi­ totalité des catégories d’usage est représentée : 2 retardateurs de flamme, 2 métabolites d’additifs d’essence, 3 molécules industrielles (naphtalène et organo­ étains), 3 résidus de médicaments, 18 HAP, 7 pesticides, 2 plastifiants, 1 antioxydant, 5 surfactants.

Parmi les molécules omniprésentes dans l’eau (entre 99 et 100 %), on trouve 3 composés de parabène (soins corporels) et un plastifiant à base de phtalates.

• Les 3 parabènes : l’éthyl­parabène (100 %), le propyl­parabène et le méthyl­parabène
(99,7 %). Du fait de leur activité effective antibactérienne et antimycosique, ces produits se retrouvent dans plus de 80 % des produits d’hygiène et de toilette, dont des shampooings, des crèmes hydratantes, mousses à raser et gels nettoyants. Le problème, c’est que les parabènes sont considérés comme des perturbateurs endocriniens !

• Le diisobutyl phtalate est lui trouvé dans 99,7 % des cas. Il s’agit d’un additif utilisé pour
accroître la flexibilité et la souplesse des plastiques (plastifiant), souvent en combinaison avec d’autres phtalates. Il est couramment utilisé dans les plastiques en nitrocellulose, les vernis à ongles ou encore la laque.

Si l’on en croit l’AFP, « d’ici fin 2015, le gouvernement devrait par arrêté fournir une nouvelle liste actualisée des substances prioritaires au sens des directives européennes. Une demi ­douzaine de nouvelles molécules issues des travaux de l’INERIS devraient y être adjointes. » Quant à l’INERIS, il pense qu’il faudrait « dans un second temps, étudier les effets de ces molécules sur la faune et la flore aquatique ».

Si la détection de ces produits dans l’eau de nos rivières et plans d’eau est certainement une avancée pour la connaissance de notre environnement, s’il faut certainement en mesurer l’impact, les résultats publiés sont inquiétants. Les industriels de la cosmétique, de la plasturgie, du médicament, etc. feraient bien de revoir la composition de leurs produits !

 

 

http://eau-iledefrance.fr/doc/nos-rivieres-sont%C2%AD-elles-toutes-polluees/

 

 

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 18:35

 

La France

« Pays des droits de l’homme »

est-elle devenue

aujourd’hui

 

« Pays des droits des industriels » ?

 

A vous de juger

 

 

 

Paru sur le site coordination eau Ile de France :

 

En pleine canicule, Veolia coupe l’eau à dix familles pendant 25 jours à Sète

 

Le 2 juillet 2015, France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France ont assigné Veolia à comparaitre pour coupure d’eau illégale dans un immeuble de dix familles à Sète.

 

La décision du Conseil Constitutionnel, en confirmant l’interdiction des coupures d’eau pour impayés, aurait dû mettre fin à cette pratique. Il n’en est rien : au mois de juin, nous avons reçu plusieurs dizaines de témoignages qui montrent que certains distributeurs dont Veolia continuent leurs pratiques irrespectueuses de la loi et des personnes.

 

France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France portent l’un de ces cas au tribunal le 2 juillet 2015. Il s’agit d’une réduction de débit dans un immeuble de Sète accueillant dix familles, comprenant en leur sein une retraitée de 98 ans et un enfant de deux ans, particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs. Une réduction de débit dans un immeuble de deux étages n’est ni plus ni moins qu’une coupure, car avec un faible débit l’eau ne peut pas monter deux étages.

 

Les propriétaires et les locataires sont pris en otage par Veolia. La multinationale en litige avec le syndic de l’immeuble, a considéré qu’il était plus simple de couper l’eau plutôt que de contraindre judiciairement le syndic à respecter ses obligations. Les habitants ont ainsi subi une coupure de 25 jours en pleine période de canicule. L’alimentation en eau a été rétablie dès que l’assignation a été déposée, comme dans le cas de Bourges qui avait condamné Veolia.

 

Pour Veolia, la seule loi qui vaut est celle du plus fort et la prise d’otages est un moyen d’être en position de force. Quand une résidente se plaint à Veolia, le service client lui rétorque dans un courrier daté du 23 juin 2015 : « Toutefois, compte tenu des désagréments mentionnés dans votre courrier, nous vous invitons à prendre contact avec votre syndic afin qu’il régularise cette situation connue de leur service ». Les otages sont ainsi appelés à aider Veolia à recouvrer sa créance.

 

France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France demandent réparation pour cette atteinte inadmissible à la dignité de dix familles durant près d’un mois pour un dommage de plus de 140.000 euros. L’audience se tiendra au tribunal de Nanterre le 21 juillet à 9h30.


Il est urgent que Veolia comprenne qu’elle ne fait pas la loi dans notre pays et que la mise en œuvre du service public de l’eau lui impose de respecter la dignité de tous.

 

http://eau-iledefrance.fr/?p=5076

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:01
Paru dans le journal de l’environnement :
BPA, parabènes et phtalates «omniprésents» dans les eaux françaises

Le 25 juin 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

L’Ineris vient d’établir un état des lieux de la pollution des eaux par les contaminants «émergents». Certains sont déjà présents partout.

C’est à un travail de titan que se sont attelés les chercheurs de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Douze mois durant, les scientifiques ont quantifié, dans des échantillons d’eau superficielle et souterraine prélevés aux 8 coins de l’Hexagone et des DOM, la présence de «polluants peu recherchés ou mal connus». But de l’opération: dresser un état des lieux de la contamination des eaux tricolores par les contaminants «émergents», à l’instar du tristement célèbre bisphénol A (BPA), des phtalates ou des molécules très présentes dans nos produits de beauté.

 

TRIPLE OBJECTIF

L’objectif de l’étude est triple, rappelle-t-on à l’Ineris: définir la liste des substances à surveiller régulièrement dans les prochains plans de gestion; faire ressortir les lacunes en matière de toxicologie et d’écotoxicologie; éprouver les méthodes d’analyse académiques pour sélectionner celles qui seront le plus facilement utilisables sur le terrain.

A terme, les données collectées serviront aussi à établir la liste des polluants spécifiques à l’état écologique (PSEE), propre à chaque bassin hydrographique et dont les données doivent être rapportées au niveau européen, conformément à la directive-cadre sur l’eau[1] (DCE). Elles ne seront pas inutiles non plus pour d’autres programmes, tels Ecophyto, le plan national contre la pollution des milieux aquatiques par les micropolluants ou le non moins célèbre plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux.

 

180 MOLÉCULES À SUIVRE

La créativité des chimistes étant infinie, les chercheurs de l’Ineris ont sélectionné les molécules à suivre en fonction de cahiers des charges simples: des molécules mal connues ou peu suivies, souvent utilisées, potentiellement dangereuses pour l’homme et l’environnement. Dans un premier temps, 540 substances ont été retenues. Une liste rabotée des deux tiers par la suite.

Dans le lot, on trouve des produits de soin corporel, des plastifiants, des pesticides et biocides, des résidus de médicaments, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des retardateurs de flamme, des additifs d’essence. Bref, un sacré cocktail.

Les échantillons d’eau ont été prélevés entre avril 2012 et 2013 sur 158 sites du réseau de contrôle et de surveillance (RCS), dont 25 situés dans les DOM. Au total, plus de 550 analyses ont été effectuées par substance, produisant 80.000 résultats exploitables tant pour les eaux superficielles continentales ou les eaux littorales que pour les eaux souterraines (dans les DOM uniquement).

 

TENDANCES LOURDES

Si le travail n’est pas présenté comme une étude prospective, l’état des lieux permet néanmoins d’esquisser certaines tendances lourdes. Jamais recherchés jusqu’alors de façon systématique, les parabènes sont présents partout: ils sont présents dans plus de 99% des échantillons analysés. Utilisés comme conservateurs dans les cosmétiques et les produits de soins, ces phénols sont fortement suspectés d’accroître le poids des nouveau-nés.

Moins surprenant, le BPA et les phtalates, autres perturbateurs endocriniens reconnus, sont très fréquents: le diisobutyl-, le diéthyl-, le n-butyl phtalate et le bisphénol A ont été quantifiés dans plus de 50% des échantillons d’eau et le benzyl butyl phtalate dans un tiers des échantillons de sédiments.«Ces substances peuvent être considérées comme omniprésentes sur le territoire», insiste l’Ineris.

Autre non-événement: la présence de nombreux phytosanitaires dans les eaux. Plus surprenante, en revanche, est la contamination de quelques échantillons par des produits dont l’utilisation est interdite depuis des lustres. Deux métabolites du DDT ont été retrouvés dans plus de la moitié des échantillons de sédiments analysés. Dans l’eau, on trouve encore régulièrement du parathion méthyl, du parathion éthyl, de l’ométhoate, du monocrotophos, du carbofuran et de la carbendazime, dont la vente et l’utilisation sont également interdites.

 

UNE ORDONNANCE POUR L’EAU?

Faudra-t-il une ordonnance pour boire un verre d’eau? Pas impossible, au vu des médicaments que l’on y trouve. Une vingtaine de résidus médicamenteux ont été détectés au moins une fois dans les eaux superficielles, dont 4 molécules[2] ont été retrouvées dans plus de la moitié des échantillons. Sont également à signaler deux hormones (un œstrogène -l’estrone- et un progestatif de synthèse -le norethindrone) quantifiées sur environ 5% des analyses.

La quasi-totalité des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sélectionnés ont été détectés au moins une fois dans les sédiments. «Il s’agit de HAP non réglementés et pour lesquels un manque d’information sur l’occurrence dans les sédiments avait été constaté lors de la priorisation»,précise l’Ineris.

Parmi les produits industriels, 11 retardateurs de flammes non réglementés dans la DCE au moment de l’étude prospective, ont été recherchés dans la matrice sédiment. Six ont été quantifiés au moins une fois dans les cours d’eau de métropole. Les plus fréquents sont le décabromodiphényléther (BDE-209), le HBCDD (15% des analyses) et le TBBPA (10% des analyses). Et pour l’eau en bouteille?

 

 

[1] Un arrêté ministériel, réformant celui du 25 janvier 2010, doit être publié d’ici la fin de l’année.

[2] Carbamazepine, acide niflumique, oxazepam et kétoprofène.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/bpa-parabenes-et-phtalates-omnipresents-dans-les-eaux-francaises,59895?xtor=EPR-9

 

Partager cet article
Repost0
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 19:18

 

 

Paru sur le site de la Coordination Eau Ile de France :

 

Pollution de la Marne: audition par la mission sur les nuisances aéroportuaires

 

Mardi 9 juin, la Coordination Eau Île-de-France et l’association ADENCA ont été auditionnées par Messieurs Jacques-Alain Bénisti, député du Val-de-Marne, et Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime, rapporteurs de la mission d’information sur les nuisances aéroportuaires. Cette mission a été créée par le bureau de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale le 21 janvier dernier.

 

L’aéroport Paris-Charles de Gaulle (3 400 hectares) est avec ses 60 millions de passagers le septième aéroport mondial. Les surfaces imperméabilisées (1 000 hectares) des 4 pistes, des voiries et des parkings ont besoin pendant l’hiver d’être déneigées et déverglacées. Il en est de même pour les ailes des aéronefs qui doivent être traitées au moment du décollage. Pour ce faire, Aéroports de Paris (ADP) utilise des composés glycolés qui se retrouvent dans les eaux pluviales, puis dans les rivières (Reneuse et Beuvrone) et enfin dans la Marne, juste en amont de la prise d’eau de l’usine d’Annet-sur-Marne et peut-être dans le verre des 500 000 Franciliens habitant la Seine-et-Marne, le Val d’Oise ou la Seine-Saint-Denis.

 

Un produit particulièrement toxique, l’éthylène glycol, a été retrouvé dans les eaux brutes de la Marne en 2009 : une présence confirmée lors d’un contrôle inopiné réalisé dans la Marne en mars 2013.

 

Partant de cette affaire de pollution, les associations ont montré les dysfonctionnements qui ont pu conduire à cette situation.

§             La question des rejets d’eau pluviale ne sont pas pris en compte au bon niveau, y compris dans leur dimension climatique, par ADP, le gestionnaire de la plate-forme aéroportuaire. Cette eau doit être, suivant son degré de pollution, le plus possible infiltrée, l’imperméabilisation à outrance des sols doit trouver des limites.

§             Les conditions de traitement, les produits utilisés et les procédures mises en œuvre doivent être respectueuses de la santé publique et réalisés dans la plus grande transparence. Ils doivent l’être sous le contrôle des services de l’État et les riverains doivent pouvoir intervenir dans toutes les étapes des décisions.

§             D’une manière générale, la démocratie n’est pas au centre des préoccupations. Les riverains, les citoyens avec leur expertise doivent pouvoir prendre toute leur place dans toutes les questions mettant en jeu leur santé et leurs conditions de vie.

 

La Coordination Eau Île-de-France et l’association ADENCA ont été satisfaites de leur échange avec les parlementaires et souhaitent que la richesse de leurs débats anticipe la qualité d’écoute qu’ils sont en droit d’attendre des services publics compétents, des entreprises (ADP, VEOLIA, etc.) actrices du territoire, des élus des villes et des établissements publics de coopération intercommunale impliqués.

 

 

http://eau-iledefrance.fr/pollution-de-la-marne-audition-par-la-mission-sur-les-nuisances-aeroportuaires/

 

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:47

 

Pourquoi M. Franck GOLDNADEL, actuel directeur de l’Aéroport de Roissy ne met pas en place un marais filtrant à l’aéroport de Roissy ?

 

C’est la question que les populations

du nord-ouest 77

se posent.

 

En effet nous apprenons que c’est M. Franck GOLDNADEL, alors directeur d’Orly, qui a mis en place ce marais filtrant à Orly pour éviter de polluer les rivières de l’Ouest Parisien, mais qu’en il s’agit de protéger les rivières de l’Est Parisien : la Beuvronne et ses affluents, là c’est une autre affaire.

 

Comme à l’habitude

n’y aurait-il pas d’argent

quand il s’agit de la Seine et Marne ?

 

En effet il faut savoir que ce système a coûté 4 millions d’euros pour l’Ouest parisien.

 

Dépenser une somme pareille

pour protéger

les eaux de la rivière Beuvronne

est-ce vraiment utile ?

 

L’ETAT est actionnaire majoritaire chez Aéroports de Paris, Mme Royal ne pourrait-elle pas intervenir dans ce sens ?

 

Mais il est vrai que sur la commune de Compans, voisine de Roissy en France, Mme Royal laisse s’étendre une monstrueuse décharge illégale sur les terrains appartenant à son ministère.

 

 

Extrait communiqué de Presse Aéroports de Paris du 8 avril 2014 :

 

L'aéroport Paris-Orly inaugure son "marais filtrant" Un procédé innovant pour le traitement des eaux de ruissellement Aéroports de Paris inaugure le marais filtrant de Paris-Orly. Conçu par ADPI (Aéroports de Paris Ingénierie), filiale à 100 % du Groupe Aéroports de Paris en collaboration avec le bureau d'études Antéagroup et bénéficiant de l'expertise de Lyonnaise des Eaux qui en assure le fonctionnement, ce marais est un système innovant de filtration des eaux de ruissellement. Inédite sur un aéroport, la création d'un bassin et d'un marais planté de roseaux permettra de traiter les produits hivernaux contenus dans les eaux pluviales de l'aéroport. A Paris-Orly, 3 à 5 millions de m3 d'eaux de ruissellement sont collectés et traités chaque année par le Système de Traitement des Eaux Pluviales (STEP) de l'aéroport. Indispensables en hiver au bon fonctionnement de l'aéroport, les produits hivernaux sont utilisés pour le dégivrage des avions et le déverglaçage des pistes et des voies de circulation des avions. La réalisation d'un marais , grâce à l'expertise d'un groupement d'entreprises, permet à Aéroports de Paris de compléter le traitement physico-chimique du STEP par un procédé naturel de dépollution dédié aux produits hivernaux….

 

Aéroports de Paris a investi 4 millions d'euros dans cet équipement souple et innovant, renforcé par une subvention de 20% de l'Agence de l'eau.

 

http://www.aeroportsdeparis.fr/docs/default-source/groupe-fichiers/presse/cp_avril-juin-2014/2014_04_08-presse-adp_inauguration_marais_filtrant_traitement_eaux.pdf?

 

Partager cet article
Repost0
17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 17:29

 

Messy, charmant village rural de 1100 âmes, où vécut Jehan de Brie (1336-1380) auteur du premier traité d’agriculture en français et premier code de la bergerie (1)

 

C’est là qu’est implanté le moulin de Moulignon, construit sur la Beuvronne au 13ème siècle, ce moulin fournira de la farine jusqu’en 1927 (2), l’écrivain Yvan Dionis en fera l’acquisition en 1954, le rénovera et y vivra jusqu’à sa mort en 2002, aujourd’hui ses salles sont utilisées pour y organiser des réunions ou des festivités.

 

La commune de Messy est riveraine du village rural de Gressy qui compte 900 âmes et où vécut Pierre Jacques Macquer (1718-1784), médecin et chimiste français dans une propriété baignée par la Beuvronne (4)

 

 

 

L'étang de Gressy, alimenté par la Beuvronne, situé en aval de l'entreprise illégale « Gressy Auto Prestige »

L'étang de Gressy, alimenté par la Beuvronne, situé en aval de l'entreprise illégale « Gressy Auto Prestige »

C’est à Messy presque en face du Moulin de Moulignon, que s’est implantée une installation en infraction avec la législation en vigueur « Gressy Auto Prestige », au bord du village rural de Gressy.

 

Une installation sous surveillance de la DRIEE 77 depuis juillet 2014 qui a reçu déjà plusieurs rappels de cette administration, mais qui est toujours en infraction, le dernier rappel datant de moins d’un mois.

 

Comme nous le relations dans notre article du 13/10/2014 (5) :

« Nous apprenons qu’un arrêté préfectoral portant suspension d’activité a été pris par les services de l’ETAT en date du 19 septembre 2014 n° 2014/DRIEE/UT77/171 à l’encontre de la Sté Gressy Auto Prestige qui fonctionne depuis près de 18 mois.

 

Nous apprenons à la lecture de cet arrêté préfectoral :

 

1° Que cette société ne dispose pas d’agrément pour l’entreposage, la dépollution et le démontage des véhicules hors d’usage

 

2° Que le site de la Sté Gressy Auto Prestige est dépourvu de dispositif de rétention des eaux polluées et des écoulements de matières dangereuses pour l’environnement (fluides, graisse, produits pétroliers…)

 

3° Que les fluides fuyant des véhicules lors de démontage et dépollution s’écoulent directement vers le réseau des eaux pluviales

 

4° Que les cuves utilisées pour le stockage des fluides extraits de véhicules hors d’usage, entreposés dans l’atelier, ne possèdent pas de rétention

 

5° Que le site ne possède pas de dispositif de type débourbeur-deshuileur.

 

6° Que ces installations peuvent présenter de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts visés à l’article L511-1 du code de l’environnement et peuvent être à l’origine d’une pollution des eaux ……

 

7° Que la Sté doit évacuer avant le 20/10/2014 la totalité des véhicules hors d’usage et des déchets (pneumatiques usagés, batteries usagées, fluides…) »

 

 

 

Quant aux risques de pollution de la Beuvronne

pour savoir si des analyses ont été réalisées depuis septembre dernier

nous vous conseillons de vous rapprocher de

M. Jean-Pierre Dormeau

 président du Syndicat de la Haute Beuvronne

 

(1) http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-6581724.html

(2) http://labrie.free.fr/historique/moulignon/historique.php

(3) http://labrie.free.fr/historique/moulignon/biographie.php

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Joseph_Macquer

(5) http://adenca.over-blog.com/article-l-entreprise-gressy-auto-prestige-a-t-elle-polluee-la-beuvronne-124769622.html

Partager cet article
Repost0

Recherche