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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 20:10

 

 Extrait lettre du CNIID du 16 avril 2009

 

Le département de Seine-et-Marne ou la décharge d'Île-de-France

 

Le Cniid a eu le « plaisir » de visiter début avril l'une des sept décharges de classe 2 de Seine-et-Marne, celle de Claye-Souilly. Cette décharge, exploitée par la REP, filiale de Veolia, est la plus grosse décharge de France et l'une des plus grosses d'Europe avec plus d'un million de tonnes de déchets enfouis annuellement. Les responsables de cette installation se sont targués d'avoir un des centres de stockage les plus performants et innovants grâce à leur centre de tri de déchets industriels banals (DIB). Pourtant, près de la moitié des déchets enfouis dans la décharge sont des DIB, véritable manne financière pour l'exploitant qui accueille les déchets des départements voisins. Mais quid de la pollution générée par cette décharge vieille de 40 ans et étendue sur près de 400 Ha ? De récentes mesures ont révélé la présence d'arsenic dans la nappe, provenant des casiers de stockage (joliment appelés « alvéoles de biodégradation des déchets » par l'exploitant).

La centrale de cogénération flambant neuve fait la fierté de l'exploitant ... mais encore au détriment de l'environnement. Devant l'impossibilité de respecter les normes de rejet, l'arrêté préfectoral modifié en février 2009 autorise désormais à dépasser les valeurs limites d'émissions initiales en SO 2 (valeur limite d'émission initialement à 100 augmentée à 650 mg/Nm 3 ).

Invité par l'association locale Adenca (membre de la Coordination), qui lutte pour limiter la prolifération des décharges et en particulier des dépôts de déchets inertes sur le canton (voir carte), le Cniid intervenait le soir même lors d'une soirée thématique sur les risques sanitaires et environnementaux du stockage. Bonne nouvelle lors de cette soirée puisqu'une élue du Conseil Général de Seine-et-Marne a annoncé la volonté de celui-ci de soutenir le mouvement associatif pour réduire le recours au stockage.

Liste de CET2 de Seine et Marne (source : Ademe)

CET2 Claye-Soully REP-VEOLIA ouverte en 1972 / fermeture prévisionnelle en 2008

CET2 Château Landon COVED ouverte en 1998 / fermeture prévisionnelle en 2007 repoussée après le retrait d'un dossier d'autorisation pour une autre décharge sous l'action de Nature Environnement 77 et de l'Association Information Défense de l'environnement.           

CET2 Isles-les-Meldeuses SABLIERE CAPOULADE ouverte en 1951

CET2 Fouju REP/VEOLIA ouverte en 1995

CET2 Moisenay REP/VEOLIA ouverte en 1995 / fermeture prévisionnelle en 2007

CET2 Monthyon    REP/VEOLIA ouverte en 1980 / fermeture prévisionnelle en 2007

CET2 Soignolles-en-Brie 2 (Buttes Bellot) SITA ouverte en 2005


Carte : installations de traitement des déchets autour de Claye-Souilly, source : Adenca.

Contact : David Dabo

 

Pour plus amples informations :

http://www.cniid.org/espace_mailing/lettre_cniid_toxics_20090416.html

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 14:08

Extrait de l’article du Parisien de Seine et Marne 24/3/2009 :

C’est la fin d’un feuilleton vieux de dix ans. Les riverains de Chaillouët, un lotissement de 58 pavillons, vont enfin toucher des indemnités allant de 11 855 € à 61 200 €.

 

Tout le quartier avait été évacué en juin 1999 à la suite d’émanations massives de biogaz, explosif et inflammable, de l’ancienne décharge. L’exploitant Aubine-Onyx, racheté depuis par Veolia, vient d’être condamné par la cour administrative d’appel à verser

800 000 €. La commune de Crégy-lès-Meaux et la communauté d’agglomération du

Pays de Meaux chacune à 600 000 €.

L’Etat, en revanche, a été relaxé.
……..
Consultez l’article :

Historique du dossier :
http://www.asmsn.org/ancien_site/Dechets/cregy_les_meaux.htm
 

 

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 20:56

 PLAN REGIONAL D’ELIMINATION DES DECHETS D’ILE DE FRANCE


                  L’enquête Publique est annoncée

                       pour Juin et Juillet 2009

Alors qu’à notre connaissance aucune réunion d’information n’a eu lieu et n’est prévue dans nord seine et marne, la région la plus impactée par les décharges en Ile de France.


Il semblerait que l’avis des riverains des deux plus importantes décharges de France n’intéresse personne.

 

       Les Seine et Marnais doivent être vigilants

   et répondre en masse à cette enquête publique.

 

Nous ne pouvons accepter que la Seine et Marne continue à être  « la terre d’accueil »

des déchets de l’Ile de France et même d’une partie de la France sans un engagement des collectivités d’une vrai politique en faveur de la réduction des déchets et de tri recyclable, créateur d’emplois et de la réduction

des trajets de transports afin d'éviter les gaz à effet de serre conformément au Grenelle de l'Environnement.

 

  Le profit de quelques uns ne doit pas passer

         avant l'intérêt des Seine et Marnais.

 

 

Pour plus amples informations consulter :

 

http://www.ordif.com/public/rubrique/planification-en-ile-de-france.html?id=9006

 

 

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 21:30

 

 

      324 HECTARES DE TERRES DE BRIE SACRIFIEES

    

                                                 R.E.P. VEOLIA

               VA UTILISER POUR CES DEUX  DECHARGES :

      

      289 hectares de terres agricoles sacrifiées

                            pour   établir

    la plus grande décharge de déchets ultimes

                              de France

   Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Annet sur Marne

 

                  Et maintenant près de 35 hectares

                     à Fresnes sur/Marne

  pour y implanter une décharge de déchets inertes

             près de la future école maternelle.

 

 

Si l’on y rajoute les décharges de déchets inertes :

- Remblais Paysagers de Claye-Souilly (derrière Carrefour),

- Terralia à Villevaudé,

- ECT d’Annet sur Marne (2 décharges),

- ECT Villeneuve sous Dammartin,

- ECT Moussy-le Neuf,

- ECT Moissy-Cramoyel,

- ECT Combs la Ville,

- ECT Brie Comte Robert  etc…..


Combien d’hectares au total de terres de Brie ont été

    sacrifiées pour y implanter des décharges ???


                                                         §§§§§§



Extrait de l’article de ce jour du Web de la Terre par Gérard Le Puill :

 

           Halte au massacre des terres agricoles

 Trois colloques se sont tenus au mois de novembre dernier sur la dégradation des terres agricoles et sur la perte de potentiel agronomique qui en résulte. 115 millions d’hectares, soit 12 % de la superficie totale des terres en Europe subissent l’érosion par les coulées de boue et 42 millions d’hectares par le vent. Dans les deux cas, une partie de la couche fertile des terres arables disparaît chaque année. En l’absence de couverts végétaux, les pluies du milieu de l’automne au début du printemps accentuent le mouvement naturel de la terre des sols en pente vers les vallées. Dans certaines zones agricoles, le vent combiné à la sécheresse prélève et transporte au loin de fines particules de poussière. En témoignent les pluies colorées dont nous voyons les traces sur nos voitures. Selon une étude de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) d’Orléans, 18 % de la surface du territoire français sont concernés par un risque élevé d’érosion. En France, la quantité moyenne de terre agricole enlevée par l’érosion s’élève à une tonne par hectare et par an. Mais certaines terres arables perdent entre 10 et 20 tonnes par an à l’hectare. Nous savons aussi que les arasements abusifs de talus effectués depuis 50 ans sont pour beaucoup dans l’accélération de ce phénomène négatif. De même, la tendance au développement de la monoculture de maïs et de céréales à paille, le défrichement de 600 000 hectares de prairies en France entre 1993 et 2003 contribuent à l’accélération du phénomène d’érosion des sols.

……….

Le gâchis des sols ne s’arrête pas là. En France, 0,2 % des terres arables sont définitivement perdues chaque année pour l’agriculture et servent à construire des zones d’activités, des zones pavillonnaires, des routes et des autoroutes.

                      A ce rythme là, l’agriculture française

                      perd la superficie moyenne

           d’un département rural tous les dix ans !

Les autres pays européens font de même. L’agglomération madrilène a augmenté sa surface bâtie et bétonnée de 50 % en dix ans alors que la population n’a augmenté que de 5 %. En France le même phénomène se développe autour de Paris depuis 40 ans.

………


pour plus amples informations consultez : http://www.laterre.fr/article.php3?id_article=203


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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 11:19

 

Est-ce que notre région va être inscrite au livre des records pour l’implantation de décharges et incinérateurs dans un périmètre aussi restreint.

 

Alors qu’en plus de toutes ces décharges autour de Claye-Souilly :

- Claye-Souilly, Fresnes s/Marne, Charny  Rep Veolia

- Villeparisis Sita FD,

- Claye-SouillyRemblais Paysagers

- Villevaudé « Terralia »

- Annet sur Marne E.C.T. ( 2 sites)

- et bientôt Fresnes sur/Marne Rep Veolia

 

à moins de 20 kms autour de Claye-Souilly on compte 3 incinérateurs :

- Mitry-Mory Gerep incinérateur de déchets dangereux

- incinérateurs d’ordures ménagères à Monthyon et

St Thibault des Vignes.

http://www.greenpeace.fr/incinerateurs/list.php?list_name=Hors+normes&filter_legal=true

http://www.greenpeace.fr/incinerateurs/detail.php?id=Monthyon

http://www.greenpeace.fr/incinerateurs/detail.php?id=StThibault

 


 

  Nous attendons une réponse à notre demande d’étude sanitaire sur Claye-Souilly et ses alentours, mais compte tenu des courriers reçus récemment tant de l’Institut de Veille Sanitaire que de la Préfecture nous avons peu d’espoir que notre demande aboutisse.

 

 

Pour information  Bulletin épidémiologique édité en Févier par l’Institut de Veille Sanitaire.

 

http://www.invs.sante.fr/display/?doc=beh/2009/07_08/index.htm

 

http://www.invs.sante.fr/

 

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 14:24

 

 

      Un article est paru dans  le bulletin de liaison

               de décembre 2008 n° 110  édité par :

  ILE DE FRANCE ENVIRONNEMENT

  Union régionale des associations franciliennes de l’environnement

 

               Claye-Souilly

           commune dépotoir :

        les riverains se rebiffent

                                     voir page 13

            http://www.idfe.org/upload/LIAISON_n_110_DECEMBRE_2008.1232620308.pdf

     Dans cet article notre association expose les difficultés

                       qu’elle rencontre pour se faire entendre.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 19:14

 

 

     PROJET D’EXTENSION DECHARGE COVED CHATEAU LANDON 

                        
Le commissaire Enquêteur en date du 24/12/2008 donne un avis défavorable.

 

La population était soutenue depuis de nombreuses années par ses élus : Député, Conseiller Général, Sénateur, Conseillers Municipaux.

 

Un référendum avait même eut lieu en 2006 : près de 90 % de la population avait voté contre l’extension de la décharge.

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 09:29

SEINE ET MARNE : DEPOTOIR DE L’ILE DE FRANCE ?

 

Encore 880 000 tonnes de déchets stockés en Seine et Marne !!!!

 

La Société E.C.T. qui exploite déjà des décharges à Combs la Ville, Moissy Cramoyel, Annet sur Marne (2), Villeneuve sous Dammartin et Brie Comte Robert  vient d’être autorisée à exploiter une nouvelle décharge à Moussy le Neuf.

 

Arrêté préfectoral n° 08 MEEDDAT 097 du 24 Décembre 2008  autorisant la Société ECT à exploiter une installation de stockage de déchets inertes pris au lieu-dit «Les longues raies» sur la commune de MOUSSY-LE-NEUF.

 

Extrait des déchets  stockés :

Déchets de construction et de démolition : bétons – briques – tuiles et céramiques – mélange de béton, briques, tuiles et céramiques – verre.

Terres provenant de sites contaminés, uniquement après réalisation d'une procédure d'acceptation préalable……

 

Pour plus amples informations :

http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/AP_autorisation_Moussy_cle79a873-1.pdf

 

http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/plan_de_circulation_Isdi_-_Les_longues_Raies_Moussy_le_Neuf_cle0fb33a.pdf

 

http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/

 

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 20:35

SEINE ET MARNE DEPOTOIR DE L’ILE DE FRANCE ???


Cette décharge exploitée depuis plus de 40 ans  a été fermée suite a un arrêté municipal du 26 mai 2008  après à un éboulement (ce n’était pas le premier).

 

Historique :

Extrait  du rapport de l’ingénieur T.P.E.  R. Moinard de la subdivision de Chelles en date du 30.11.1970 :

« Par lettre des 15 et 16 octobre 1970. M. Cartier et la Société Sater… demande l’autorisation d’ouvrir et d’exploiter une décharge de produits terreux, gravois et résidus industriels, sur un terrain appartenant au premier, qu’il indique d’une contenance de 10 ha, situé au lieu dit « l’Ermitage » », commune de Villevaudé, à proximité du C.D.34.

 Il s’agit d’une demande de régularisation et de continuation. Cette décharge est exploitée depuis 1965 et outre des terres et des gravats reçoit  une quantité non négligeable de déchets industriels et urbains, fermentescibles et putrescibles sans autorisant ni contrôle. Avant toute chose il faudrait donc la fermer »

….

« M. Cartier estime la contenance de son terrain à 10 ha, d’après mes mesures elle serait de 14ha32. Il pense que le remblaiement durera 10 ans. Il faut certainement comprendre 10 ans à partir de 1965, car la moitié du travail est déjà achevé. »

….

« Par ailleurs, je signale que toutes les eaux pluviales tombant sur la décharge, donc ensuite polluées, alimentent le Rû des Broutilles qui se jette dans la Beuvronne ». 

 

L’ingénieur Tessier de l’Arrondissement de Meaux Etudes et Travaux Neufs indique le 8 décembre 1970 :

« Je propose la fermeture de la décharge qui est située sur le tracé de G4 ».

 

L’ingénieur Divisionnaire Orange des T.P.E. de Meaux indique le 9 décembre 1970 :

« Vu et transmis avec avis défavorable sur la continuation de l’exploitation de cette décharge.

La seule chose qui sera demandée à l’exploitant est le réaménagement immédiat de l’ensemble de l’exploitation  pour qu’elle soit finalement transformée, soit en terre de culture, soit en massifs boisés, soit en terrain engazonné. »

 
Pourquoi cette décharge a-t-elle continué à fonctionner malgré ces avis défavorables ?

Pourquoi accumule-t-on  tous les déchets et pendant d’aussi longues périodes sur le canton de Claye-Souilly

- dépôts de déchets inertes : Annet sur/Marne (2), Claye-Souilly, Villevaudé

- décharges : Rep Claye-Souilly (déchets ultimes), Villeparisis (Déchets dangereux).

 

Quels contrôles de pollution ont été effectués pendant toutes ces années sur ces sites : nappes phréatiques, qualité de l’eau rû de l’étang et rû des broutilles, terres, air ???

 

QUI PARMI NOS ELUS SE PREOCCUPENT DES RISQUES SUR LA SANTE HUMAINE  AUTOUR DES DECHARGES ???

 

La demande d’exploitation d'une installation de déchets inertes à Villevaudé pour une nouvelle période de 4 ans 1/2 est toujours en cours d’instruction à la DDAE Vaux le Penil (déchets en provenance 77, 75, 93,92,95)
http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/IMG/doc/Avis_d_affichage_cle1b5994.doc

Pour toutes informations sur le dossier : DDAE 01 60 56 72 47 (M. Jackie Tonus).

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 14:27

SEINE ET MARNE : DEPOTOIR DE l’ILE DE FRANCE ???

 

 

Article Nature Environnement 77 (anciennement dénommée A.S.M.S.N.) de 2000.

                                    http://www.asmsn.org/

 

 

Encore une carrière transformée en décharge

et une pollution dont les citoyens font les frais.

Qui sera jugé responsable ?

 

Crégy les Meaux

Nature Actualités n°78/79 année 2000

 

Un peu d’histoire Une carrière de gypse ….

Le nord du département renferme des gisements de gypse importants qui ont connu une exploitation intensive pendant l’avènement de l’ère industrielle. Sur la commune de Crégy les Meaux, une carrière appelée « Trou du Chaillouet » d’abord souterraine puis à ciel ouvert fut exploitée jusqu’en 1971. En 1978, devant le problème grandissant de l’élimination des déchets ménagers, ce trou répondait aux exigences de l’époque de le destiner au stockage des déchets.

...transformée en décharge,

Après enquête et divers avis, la décharge d’ordures ménagères et de déchets assimilés de Cregy les Meaux est exploitée par le syndicat Intercommunal des Communes des résidus urbains (devenu depuis le SIRU), d’avril 1981 à décembre 1998. En 1991, on se rend compte que l’exploitant n’a pas mis en place les aménagements prescrits par l’arrêté de 1981 dont notamment la mise en place des piézomètres et les analyses bi-annuelles. En même temps, la décharge devenait un élément nuisible à une extension urbaine de la commune et les terrains situés à proximité immédiate devenaient un objet de convoitise.

puis en zone pavillonnaire

La commune veut mettre un terme à ce chancre et décide dans le cadre d’une ZAC, d’urbaniser en lieu et place de la décharge dans un premier temps pour des activités industrielles et commerciales et en dernier lieu pour en faire un secteur pavillonnaire avec une coulée verte . En mars 1999, suite à une inspection de la DRIRE, on se rend compte que le site est pollué par le biogaz et par les lixiviats. Des études de sol, d’hydrogéologie et de danger sont assignées à l’exploitant.

qui doit être évacuée en urgence...

Le 20 juin 1999, une remontée importante de méthane et d’hydrogène sulfuré provoque l’évacuation des pavillons. On découvre alors des « bouillonnements de méthane », une absence de captage efficace des gaz ; un cloaque dangereux.

Ces évènements mettent en lumière les carences et les négligences de 20 années d’exploitation et le non respect du principe même de précaution.

Aujourd’hui, après une étude, il apparaît que les nappes phréatiques ne sont pas touchées mais des travaux importants d’élimination des gaz et de drainage des lixiviats vont essayer de mette en sécurité le site. Une étude danger devra être remise pour le premier semestre 2000 et permettra de mettre en place des servitudes.

Aujourd’hui : Lors de la dernière Commission d’information et de surveillance (CLIS) du 09 mars dernier le préfet de Meaux, le S.I.R.U et son fermier AUBINE restent persuadés que les travaux prescrits suffiront et qu’avant l’été l’affaire sera terminée. Cette attitude nous paraît méconnaître de nombreux paramètres. C’est pourquoi nous avons adressé un courrier étayé et circonstancié au Préfet de seine et Marne en demandant :

1 - la mise en place d’un périmètre de protection et de servitudes d’utilité publique en application de l’article 7-5 de la loi du 19/07/76.

2 - la modification du POS et sa mise en compatibilité avec le schéma directeur d’Ile de France : la prise en compte du risque technologique, des pollutions et de la salubrité en application des articles L 121.10,

L123.1 et L300.1 du code de l’urbanisme. Le POS doit contenir dans les documents graphiques l’existence de risques naturels ou technologiques en application de l’article R123.18.

3 - le droit à l'information sur les risques majeurs Le décret n° 90-918 du 11 octobre 1990 pris pour l'application de l'article 21 de la loi du 22 juillet 1987 définit les conditions du droit à l'information des citoyens sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent . Pour le domaine des risques technologiques, le décret précise que l'information s'applique là où existe un plan particulier d'intervention et, éventuellement, dans les communes désignées par arrêté préfectoral en raison de leur exposition à un risque majeur particulier. 4- l’inscription de ce site dans la base de données sur les sites industriels et d’activités de services anciens en application de l’arrêté du 10/12/1998. Il faut garder la mémoire du site.

Nous espérons que le préfet tiendra compte de nos arguments et que ces événements pourront servir d’exemple pour d’autres sites.

 

suite dans le Nature Actualités n°83 décembre 2001

 

Je ne sais pas si c’est la plus dangereuse, mais c’est la décharge la plus étudiée en France ! 

Cette phrase a été prononcée par un expert à la dernière CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance) de décembre 2001, au cours de laquelle le point a été fait sur l’état actuel des travaux, des mesures et des décisions.

L’ASMSN a demandé que le bilan financier du coût de tous les travaux, études, indemnisations, procès soit fait à chaque CLIS.

De cette façon on pourra mettre en évidence que , lorsqu’on fait n’importe quoi, sans prendre en compte l’environnement, ça coûte extrêmement cher à la collectivité.

Sans compter les préjudices moraux et matériels des riverains de la décharge qui vivent dans la terreur permanente d’un dépassement des concentrations en gaz toxiques et d’une évacuation qui peut survenir à tout moment, et qui ont acheté un bien dont la valeur est devenue nulle.

 

http://www.asmsn.org/ancien_site/Dechets/cregy_les_meaux.htm

 

 

Pour plus amples informations sur cette décharge  consultez le site

du Ministère de l’écologie :

 

http://www.ecologie.gouv.fr/Rapport-sur-les-risques-engendres.html

 

 

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