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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 21:05

 

 

L'Essonne envoie des boues contaminées

en Seine et Marne

 dans la décharge de Claye-Souilly

 

 

 

Paru sur le site Robin des Bois :

 

Une plainte après la pollution de la station d’épuration

 

JULIEN HEYLIGEN | Publié le 09.04.2011, 07h00

 

éVRY. Des PCB, substances toxiques, ont été retrouvés dans des boues stockées à la station d’épuration. Un

transformateur défectueux serait à l’origine des écoulements. | (LP/J.H.)

Polychlorobiphényles. Sous ce doux nom fleurant bon les langues mortes se cachent les désormais tristement connus PCB. Ces substances toxiques polluent les rivières et cours d’eau de la France entière. Hier, les services de la communauté d’agglomération Evry Centre Essonne (CAECE) ont lancé une alerte : des PCB ont été retrouvés dans des boues stockées à la station d’épuration d’Evry. « Il y a peu de risques que ces PCB finissent dans l’eau potable », assure-t-on à la CAECE. Plusieurs plaintes ont été déposées par l’agglo et la Société des eaux de l’Essonne, en charge de l’assainissement, auprès du procureur de la République d’Evry.

C’est le 22 mars que les PCB ont été découverts. Des analyses révèlent leur présence dans les boues stockées dans des plates-formes étanches, destinées à être épandues sur des terres agricoles. Les boues contaminées sont  immédiatement regroupées, confinées puis évacuées dans un centre d’enfouissement technique à Claye-Souilly (Seine et-Marne). « La pollution venait du cycle de récupération, pas de l’approvisionnement en eau potable. En revanche, nous ne savons pas du tout ce qui a causé cet événement », s’interroge-t-on à l’agglo.

De nombreuses pistes Plusieurs hypothèses sont étudiées. La plus plausible serait celle d’un transformateur électrique défectueux, ou détérioré à la suite de vols de métaux, qui laisserait s’écouler des PCB. Encre, revêtements, adhésifs, peintures… Les pistes sont nombreuses. « Nous remontons actuellement vers l’origine de la pollution. Mais c’est difficile », assure-t-on à la Caece.

Les PCB n’étant pas solubles dans l’eau et étant piégés dans les boues, le risque de rejet dans la Seine est minime.

« Mais pas nul », reconnaît-on à l’agglo.

Le Parisien

http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/annexes_seine_normandie/91-Courcouronnes_Evry.pdf

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:51
Paru sur le site du journal le Parisien 77 :

S.B. | Publié le 20.03.2012, 07h00

De quoi donner du baume au cœur aux membres de l’association Mieux vivre à Blandy (MVAB). Vendredi soir, lors de leur assemblée générale, ils ont appris leur victoire face au groupe Veolia-Rep, qui exploite un centre d’enfouissement technique de déchets plus connu sous le nom de « décharge » de Fouju-Moisenay. Il s’agit d’une carrière de calcaire remblayée avec des ordures ménagères.


« Suite à notre recours et à celui de l’association Bien vivre à Moisenay, l’autorisation du 6 juillet 2007 (de poursuite d’activité) a été annulée par le tribunal administratif de Melun. Il nous a donné raison car il a estimé insuffisants les argiles et marnes vertes censées empêcher les lixiviats d’infiltrer la nappe phréatique de Champigny, explique Marc Pasquet, de l’association. L’Etat a donc été condamné. Mais il fait appel auprès de la cour administrative d’appel de Paris. »

Moins d’ordures ménagères à traiter, plus d’encombrants

L’activité de Veolia-Rep va tout de même continuer car elle repose, selon Marc Pasquet, sur des autorisations antérieures à celle de juillet 2007. Le 16 septembre 1999, un arrêté préfectoral avait imposé la création d’une paroi étanche d’isolation sur 3,5 km, pour confiner la pollution à l’intérieur de la décharge et protéger la nappe.
La Rep a présenté son rapport d’activités lors de la dernière réunion de la commission locale d’information et de surveillance, où siègent des représentants du préfet, du conseil général, des associations et le groupe Veolia. L’entreprise indique traiter entre 82 000 et 85 000 t de déchets par an depuis 2005, dont un tiers issu du département. La part des ordures ménagères diminue, celle des encombrants augmente. Le bois est valorisé à 94% et permet de produire du biogaz livré ensuite à EDF.
L’analyse des eaux souterraines, testées chaque trimestre, est conforme à la réglementation. « Dans ces réunions-là, on nous assène des chiffres qu’on n’a aucun moyen de vérifier », soupire Marc Pasquet.
Autre sujet évoqué vendredi soir, les hydrocarbures de schiste. « A Blandy, on voit que des travaux sont faits pour restaurer l’activité des puits. Quand ils auront une autorisation, ils le feront. » MVAB organisera une réunion publique sur le sujet en mai prochain.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/la-decharge-cible-des-associations-20-03-2012-1913993.php

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:30

 

1 GVTP cOUPVRAY 6.9.2011

 

ORDURES ILE DE FRANCE

Qu’est-ce que la solidarité régionale ?

 

C’est faire porter le poids de ses ordures sur une minorité : les riverains des décharges et incinérateurs.

C’est leur faire prendre des risques sur leur bien le plus cher " leur santé".

C’est détruire leurs  paysages, polluer leur sol, leur nappe phréatique, leurs rivières, leur air…

C’est leur imposer une noria de camions de jour comme de nuit, à ceux-là même qui supportent déjà les nuisances des aéroports de Roissy et du Bourget.

C’est détruire à petit feu les terres agricoles et les emplois liés à l’agriculture.

 

 

Le cauchemar de 5 cantons de  Seine et Marne :

 

 

Bien que ce département représente la moitié de l’Ile de France  on a accumulé les décharges sur un territoire réduit :

5 cantons

sur 43

supportent

70 % des décharges de Seine et Marne

 

 

 

 

5 cantons martyres ?

 Brie Comte Robert, Claye-Souilly, Combs-la Ville,

 Dammartin en Goële, Mitry-Mory.

 

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 16:38

Paru sur le site de Nature Environnement 77 :


 

Mercredi 29 février 2012

Déchets en Seine-et-Marne : ça déborde toujours !

 

 

Alors que la Seine-et-Marne sert depuis des années, en silence  et dans l'indifférence, avec le Val-d'Oise, de poubelle à toute l'Ile-de-France, les voix de plus en plus nombreuses qui s'élèvent des associations environnementales et de la population ont rompu cette omerta.

Du nord, véritable zone sinistrée par les déchets où se cotoyent ordures ménagères, déchets dangereux, déchets inertes, remblaiement de carrières dans une noria de camions, au sud, qui n'est pas épargné non plus (incinérateurs, déchets plus ou moins inertes), les sujets ne manquent pas et les médias s'en emparent enfin………

 

Pour consulter l’article complet : http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-dechets-en-seine-et-marne-a-deborde-toujours-100427969.html

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 20:16

DECHARGES

Afin de permettre aux seine et marnais

 de ne plus vivre au milieu des ordures des autres

  combien de propositions de loi

ont déposé nos députés et sénateurs de Seine et Marne

pour obtenir un rééquilibrage territorial des décharges ?

 

A cette question nous n'avons pas de réponse. 

Pour aller plus loin :

 rapport cour des comptes voir page 101 et 102

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics//114000558/0000.pdf

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:15

 

_6597.jpg

Décharge déchets inertes ECT Annet sur Marne

 

 

Predec Ile de France

Plan Régional

d’Elimination des Déchets de Chantiers

 

 

 

La mise à l’écart d’ADENCA dans les réunions Predec depuis plusieurs mois, c’est la mise à l’écart des plus faibles, ces minorités invisibles que sont les riverains des décharges.

 

Pourquoi les services de Madame Gassin (vice présidente du Conseil Régional chargée de l’Environnement EELV), n’ont pas donné suite à nos demandes de participer aux réunions  PREDEC organisées depuis le début de l’année 2012 alors que les industriels du déchet sont invités généreusement à ces réunions ?

 

La démocratie aurait voulu que les plus faibles soient accueillis les bras ouverts, mais il en a été décidé autrement et nous le regrettons d’autant plus que le déséquilibre territorial continue à se creuser en défaveur de la Seine et Marne, en effet :

- 3 nouvelles autorisations d’implantation de décharges de déchets de bâtiment (déchets inertes) ont été données en moins de 6 mois (Montgé-en-Goële, Combs la Ville, La Chapelle la Reine)

- une décharge de déchets ultimes (ordures ménagères et déchets industriels) va fermer dans les Yvelines à Brueil en Vexin, les 150 000 tonnes de déchets vont être redirigé probablement en grande partie vers notre département (Soignolles, Claye-Souilly…).

 

 

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:11

 

 

Dernière minute…..

 

 

 

Ile de France

On ferme les décharges à l’Ouest (Yvelines),

on les ouvre à l’Est (en Seine et Marne)

 

Nous apprenons que la décharge de Brueil en Vexin  dans les Yvelines qui reçoit 150 000 tonnes de déchets ultimes devrait fermer dans les mois à venir.

 

Aucune autre décharge ne devant s’ouvrir dans le département des Yvelines, les déchets devront être transférés vers d’autres départements.

 Il semblerait qu’une fois de plus ce soit la Seine et Marne qui doive accueillir pour partie ce surplus de déchets à  Soignolles, Claye-Souilly….

 

 

Qu’en est-il du rééquilibrage territorial prévu

par le Plan Régional d’Elimination des déchets de l’Ile de France ?

 

 

        Le tableau qui suit vous permettra de mieux comprendre la situation

 

 

Décharges déchets ultimes (ordures ménagères et déchets industriels


Exploitant

Commune d’implantation

Arrêté préfectoral

Début

d’exploi-

tation

Fin d’exploi-

tation

Nombre hectares

Tonnage

Autorisé

 

Pour-

centage

Ile de France

surface

Observations

 

77

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VEOLIA REP

Claye-Souilly

 

1972

2026

289

1 100 000T

 

289 ha

 

VEOLIA REP

Fouju

 

1971

2020

 

    85 000T

 

 

 

VEOLIA REP

Monthyon

 

1980

2018

 

  100 000T

 

 

 

CAPOULADE

Isles les Meldeuses

 

1951

2017

 

  220 000T

 

 

 

SITA FD

Soignolles

 

1974

2017

 

  260 000T

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 765 000T

57 %

 

Total 77

78

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guitrancourt

 

 

2038

 

100 000T

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 100 000 T

 3 %

 

Total 78

91

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vert-le-Grand

 

 

2014

 

  220 000T

 

 

 

 

 

 

 

 

 

220 000T

 7 %

 

Total 91

95

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VEOLIA REP

Le Plessis Gassot

 

 

2027

 

  950 000 T

 

 

 

 

Attainville

 

 

2024

 

   80 000T

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1030 000T

33 %

 

Total 95

 

 

 

 

 

 

3 115 000T

100%                  

 

Total général

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 19:27

 _6597.jpg

      Décharge ECT Annet sur Marne

 

 

 

En moins de 6 mois

Monsieur le Préfet de Seine et Marne

a autorisé l’implantation de 3 décharges

dont 2 au Nord 77(Montgé-en-Goële et Combs la Ville)

 

 

En effet le 28/2/2012

une nouvelle décharge vient d’être autorisée

sur 30 hectares de terres agricoles

au lieudit :

 

Le Bois d'Egrenay"

sur le territoire de la commune de Combs-la-Ville

 

 

2 106 420 tonnes de déchets

vont être déversés sur nos belles terres de Brie

 

 

Lien vers l’arrêté préfectoral :

http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/arrete_d_autorisation_extension_Combs-la-Ville.pdf

 

 

Depuis toutes ces années que l’on nous déverse

ces ordures sur nos belles terres de Brie


nos députés et sénateurs de Seine et Marne

ont-ils déposé des propositions de loi

pour demander le rééquilibrage territorial des décharges en France ?

 

Pas à notre connaissance.

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:46

 

 

 

Créer des emplois en Seine et Marne : oui

Mais pas dans des activités polluantes

 

Après les décharges,

la Seine et Marne va-t-elle recevoir

la majorité des entreprises de recyclage de déchets de l'Ile de France ?

 

Chaque département de l'Ile de France doit implanter des entreprises de recyclage au plus près des sites de production des déchets, même Paris peut le faire, en recyclant directement ses déchets sur les sites de déconstruction ou en utilisant ses délaissés.

 

 

 

 

 

Paru dans le journal le Parisien 77 :

 

Le Parisien > Louis Moulin | Publié le 27.02.2012 

 

Déchets : le département demande de l’aide 

 

La Seine-et-Marne, qui reçoit la moitié des déchets franciliens, demande le soutien financier des départements voisins. Elle compte aussi sur la filière pour créer de l’emploi. 

 

 

soignolles-en-brie, vendredi. Vincent Eblé (à gauche), qui a visité la déchetterie Big Bennes en compagnie de son directeur, Henry De Wulf, veut « reconquérir ces montagnes qui polluent nos paysages et nos sous-sols ». | (lp/l.m.)  

 

La Seine-et-Marne, poubelle de l’Ile-de-France. L’image est communément admise dans le département qui accueille la moitié des déchets enfouis de la région, alors qu’il n’en héberge que le dixième de la population. Mais le président (PS) du conseil général, Vincent Eblé, estime que le département n’en reçoit aucune contrepartie.  

« Certes, on accueille toutes les nuisances de la région, mais il faut que nous ayons un juste retour. La problématique des déchets doit être pensée à l’échelle de la métropole », a-t-il martelé à l’occasion de sa visite, vendredi, à Big Bennes, l’une des plus grandes déchetteries du département, à Soignolles-en-Brie. 

 

La situation du département est dénoncée par les associations écologistes et le conseil général. Tous demandent un rééquilibrage, notamment vers les Yvelines. Fin 2011, ils ont à nouveau manifesté leur colère en apprenant qu’une partie de la montagne de déchets de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) serait transférée vers le centre d’enfouissement technique de Claye-Souilly, la « plus grande décharged’Ile-de-France ». 

 

L’exigence de compensations s’exprime notamment au sein du syndicat Paris Métropole, qui regroupe un très grand nombre de collectivités de l’agglomération parisienne. Mais quelle pourrait être la nature de ces compensations? Financières? Vincent Eblé balaye l’éventualité : « Unecompensation pécuniaire, c’est accepter l’idée que l’on pourrait récupérer le pire. Ce qu’on souhaite, c’est déjà de faire progresser l’idée de ces compensations. » 

 

Concrètement, le patron du département a réclamé tout de même à ses voisins uneaide pour mener des études sur les décharges du département. « On veut reconquérir ces montagnes qui polluent nos paysages et nos sous-sols, lance Vincent Eblé. Mais, pour ce faire, il faut de l’argent pour mener des études environnementales. » Dans le département, on recense douze buttes, érigées essentiellement avec des déchets issus des chantiers des travaux publics, notamment à Brie-Comte-Robert, Moissy-Cramayel, Fresnes ouOzoir-la-Ferrière. Du haut de la butte d’Egrenay, construite par la société ECT à Moissy-Cramayel, on peut apercevoir désormais… Montmartre et son Sacré-Cœur. 

 

Un secteur qui crée des emplois 

 

Les déchets n’apportent pas que des nuisances. Le président PS du conseil général, Vincent Eblé, a reconnu que la filière des déchets peut être unechance pour le département : « Ce sont des emplois peu délocalisables. » Et ce n’est pas Henri De Wulf, le patron de la déchetterie Big Bennes de Soignolles-en-Brie, qui le contredira : « Nous sommes 65, sans compter les emplois indirects, à travailler à la récupération de matériaux. » A Soignolles, près de 90 000 tonnes de matériaux sont ainsi traitées chaque année, sur unsite de quelque 11 ha qui s’étend à l’abri d’unedes fameuses montagnes de déchets enfouis que compte le département. Outre l’emploi, une déchetterie comme Big Bennes permet aussi de lutter contre les dépôts sauvages. « L’intérêt, c’est que nous recyclons tout, détaille Henri de Wulf. Et ça évite notamment aux entreprises dans le bâtiment d’aller à droite à gauche. »

 

clés

 

3 millions de tonnes de déchets non dangereux et non inertes sont enfouis chaque année en Ile-de-France. Les sites de Claye-Souilly et du Plessis-Gassot (Val-d’Oise) en accueillent les deux tiers.

1 100 000 tonnes de déchets peuvent être enfouies chaque année dans la plus grande décharge d’Ile-de-France à Claye-Souilly. Les autres sites de stockage seine-et-marnais sont à Monthyon, Isles-les-Meldeuses, Soignolles-en-Brie et Fouju.

8 millions de tonnes de déchets du BTP sont accueillies en Seine-et-Marne, déposées dans des buttes ou des carrières. Le Val-d’Oise arrive derrière, avec 2 millions de tonnes.

Les 19 incinérateurs de la région brûlent 4,3 tonnes de déchets. Avec ses quatre incinérateurs, la Seine-et-Marne y contribue à hauteur de 10%.

 

 

Vingt tonnes de détritus sauvages à Dammartin-en-Goële

 

Un amas de pots de peinture, de matelas, de canapés, de sacs en plastique… Soit vingt tonnes de déchets sauvages qui empoisonnent la route d’Eve à Dammartin-en-Goële. Vingt tonnes de déchets qu’il faut chaque année évacuer à coups de milliers d’euros. « Cela ne semble affoler personne, alors que ces déchets posent un véritable problème écologique et sanitaire », insiste Emilie, unehabitante de la commune.

Pourtant, la mairie affirme agir en coulisses pour régler le problème. Mais rien n’est simple puisque la décharge sauvage est située sur un chemin communal partagé entre Dammartin et la commune voisine d’Eve (Oise). Il mène à la station d’épuration, elle-même du ressort de l’intercommunalité de la Goële et du Multien et gérée par Veolia. « Nous avons commencé par mettre des merlons de terre, mais l’effet a été de courte durée, regrette Brigitte Baguier, l’adjointe chargée de l’environnement. Et comme Veolia a du mal à accéder à la station, il met tout sur les côtés. »

 

dammartin-en-Goële, route d’ève, mercredi dernier. La municipalité a installé un panneau et une barrière. La police municipale patrouille. Mais rien à faire : quand on enlève les déchets, ils reviennenttoujours.

Il existe bien une barrière pour garder l’entrée du chemin. Mais elle est toujours relevée, sans doute cassée, laissant accès aux contrevenants. « C’est dur de prendre quelqu’un la main dans le sac, regrette l’adjointe. La police municipale ne peut pas être partout. On a bien mis un panneau site sous surveillance, mais ça n’a pas eu beaucoup d’effet. Ils viennent tôt le matin ou tard le soir. Ce sont sans doute des entrepreneurs, pour qui la déchetterie est payante. Malheureusement, nous savons bien que nous ne sommes pas les seuls à subir cette calamité. C’est pareil dans toutes les communes. Il n’y a pas qu’un problème d’esthétisme. Il y a aussi des risques d’infiltration de la pollution dans les sols. »

Il y a plus d’un an, une réunion a rassemblé les deux mairies, l’intercommunalité, la police municipale et Veolia pour trouver unesolution. Ses conclusions visaient à l’installation d’un portail, aux frais de l’intercommunalité. « Ce n’est pas à nous de payer, affirme Brigitte Baguier. Mais j’ai dû répéter mes courriers pour que ça bouge enfin. » La semaine dernière, le président de la communauté de communes, Bernard Rigault, a répondu dans unelettre qu’« uneentreprise a été missionnée afin de mettre en place dans les plus brefs délais unebarrière permettant d’interdire l’accès du chemin aux personnes non autorisées ».

 

http://www.leparisien.fr/brie-comte-robert-77170/dechets-le-departement-demande-de-l-aide-27-02-2012-1879468.php

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:44

_6597.jpg

Décharge ECT Annet sur Marne, lieudit les carreaux.

 

 

Article paru dans le journal « Le Monde » :
Les décharges du BTP se répandent en France

| 08.02.12 | 16h23   •  Mis à jour le 08.02.12 | 16h31

A ce rythme, la Seine-et-Marne pourra bientôt disputer au Rwanda son surnom de pays des Mille Collines. Au fil des années, ce département au relief peu marqué se hérisse de hautes buttes d'une vingtaine de mètres, dont la forme trahit l'oeuvre des hommes. Sous une couche de terre recouverte d'herbe et de jeunes arbres, les archéologues du futur y trouveront un mélange de béton et de ciment, de débris minéraux ou bitumineux, de terres et de gravats. Ce sont, en langage du XXIe siècle, des installations de stockage de déchets inertes (ISDI).

Un déchet inerte est un déchet qui ne subit "aucunemodification physique, chimique ou biologique importante" avec le temps, et ne représente donc pas un danger pour l'environnement ou la santé humaine. Pour l'essentiel, il s'agit de déchets du bâtiment et des travaux publics (BTP). En 2008, selon le ministère de l'écologie, la France en a produit 254 millions de tonnes. Huit fois plus que d'ordures ménagères.

Moins de la moitié de ce "gisement" serait recyclée, après concassage, généralement comme matériau de remblai ou sous-couche pour travaux routiers. Une directive européenne fixe un objectif de recyclage et de valorisation de 70 % en 2020 pour ces déchets du BTP. Cela passera par une politique encourageant la création de plateformes de tri et de recyclage.

Pour l'heure, il est bien plus intéressant d'exploiter une ISDI. "C'est uneactivité raisonnablement lucrative", reconnaît Ann Philippe de la Giraudière, avocat d'Enviro Conseil Travaux (ECT), leader du marché en Ile-de-France.

Le principal souci des pouvoirs publics est plutôt de mieux encadrer le stockage de ces déchets. Car de nombreuses affaires ont nourri la suspicion, même si elles ne concernaient pas seulement des déchets inertes. En 2007, une entreprise de Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) avait ainsi été placée en liquidation après qu'une enquête eut prouvé qu'elle s'était débarrassée en pleine nature d'environ 400 000 m3 de gravats contenant de l'amiante.

En 2011, la montagne de déchets de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) a justifié la venue de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie. Ce mélange de déchets industriels, abandonnés par une entreprise défaillante, provoquait d'importantes nuisances. Le préfet du Val-de-Marne a assuré, mardi 7 février, que cette "montagne", en cours d'évacuation, aurait disparu d'ici à avril.

Lors de sa visite, Mme Kosciusko-Morizet avait annoncé des mesures. La publication d'un décret prévoyant la mise en place d'un système de garantie financière par l'exploitant, afin d'assurer la remise en état du site, est attendue pour la fin février. Et la ministre a signé, fin décembre 2011, une circulaire demandant aux préfets de renforcer le contrôle des ISDI en 2012.

La situation est explosive. Le ministère de l'écologie reconnaît que, sur les 1 300 décharges accueillant des déchets inertes recensées début 2011 en France, seules 557 disposaient d'une autorisation préfectorale : 239 attendaient une régularisation et les autres étaient illégales. "Nous en avons dénombré 37 illégales rien que dans le Var, et plus du double dans toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, affirme Robert Durand, de la Confédération environnement Méditerranée. Des vallons entiers sont comblés par des déchets du BTP, évidemment sans autorisation. C'est unequestion de prix : cela coûte deux fois moins cher, entre 2 et 4 euros la tonne, que dans une ISDI autorisée."

Même si la loi impose au producteur ou au détenteur de déchets d'en assurer l'élimination dans des conditions n'engendrant pas de nuisances pour la santé et l'environnement, la tentation est grande de s'en débarrasser, ni vu ni connu, au bord d'un chemin de campagne. En y glissant parfois, au passage, une plaque amiantée ou quelques déchets toxiques, coûteux à traiter. D'autant que les exploitants d'ISDI ne sont tenus d'effectuer que des contrôles visuels sur le contenu des camions venant décharger leurs cargaisons chez eux.

"Il y a aussi un problème de distance : il n'est pas raisonnable de demander aux gens de faire plus d'unedemi-heure de route pour se débarrasser de leurs déchets, sans parler des émissions de CO2 que cela provoque", estime Jacques Rabotin, président du Syndicat des recycleurs du BTP, qui déplore la multiplication des dépôts sauvages dans l'Aude, où est située son entreprise. D'où, ajoute-t-il, "l'importance d'un bon maillage du territoire".

Mais la pression foncière à proximité des zones urbaines, où se trouve le "gisement" de déchets, rend de plus en plus difficile la création de nouvelles installations. "On n'arrivera pas à s'en sortir sans de véritables choix politiques, estime Jean-Christophe Louvet, président de la Fédération des travaux publics des Pays-de-Loire. Or, la question des déchets du BTP a été laissée à l'abandon."

La loi Grenelle 2 fait pourtant obligation aux départements de se doter d'un plan de gestion et de prévention des déchets du BTP. Mais la préparation de ces plans suscite "la fébrilité des opérateurs, qui se précipitent aujourd'hui pour nepas avoir à trouver de nouvelles solutions ensuite", constate Hélène Gassin, vice-présidente (Europe Ecologie-Les Verts) du conseil régional d'Ile-de-France.

En Seine-et-Marne, où une douzaine d'ISDI sont en activité, sept demandes de création ou d'extension de sites existants ont été déposées en 2011. De quoi désespérer Mireille Lopez, présidente de l'Association de défense de l'environnement de Claye-Souilly et ses alentours (Adenca), qui se désole de "voir détruit notre paysage" et s'inquiète de la présence de terres polluées au milieu des déchets inertes. En 2006, le département avait produit 2 millions de tonnes de déchets du BTP, mais en avait enfoui cinq fois plus, en provenance du reste de l'Ile-de-France.

Gilles van Kote

 

Lien vers l’article :  http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/08/les-decharges-du-btp-se-repandent-ern-france_1640367_3244.html

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