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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:33

Extrait article paru sur Sud-Ouest. Com


Jeudi 11 Mars 2010

CAMPUS
FAC EXPRESS
LES MOMENTS FORTS DE LA SEMAINE, INITIATIVE.
Du 13 au 19 mars, l'association Aspe organise sa 6e Semaine de l'environnement. Des animations prévues en ville et sur le campus

Les étudiants se mettent au vert

 

Les membres de l'Aspe se mobilisent, ces jours-ci, pour attirer encore plus d'étudiants à la manifestation écologique. (photo g. e.)

Conférences, films, forum associatif, débats, expositions, concert... Cette année encore, l'Association de sensibilisation aux problèmes environnementaux (Aspe) propose un riche programme pour la sixième édition de la Semaine de l'environnement. « Notre idée, c'est de proposer, à travers diverses manifestations, une information sur l'environnement, alternative à celle proposée par les médias de masse, annonce clairement Thomas Contamine, en troisième année d'histoire à l'UPPA et président de l'association étudiante. Nous voulons aller plus loin sur la qualité et la quantité de l'information par rapport aux enjeux écologiques. »

Pour mettre les Palois directement dans le bain, dès le samedi, une « vélorution » est proposée dans les rues de la ville. Une petite balade où tous les transports non motorisés sont les bienvenus : le vélo bien sûr, mais aussi le roller, le skateboard ou encore le pousse-pousse. Une sortie au grand air avant de faire fonctionner les méninges avec la première soirée débat autour de l'écologie politique.

……À noter déjà, un débat qui risque d'intéresser les habitants de l'agglomération : celui prévu en clôture, le vendredi 17 mars. Il est, en effet, consacré au captage et au stockage géologique du CO2 et sera animé par Marie-Laure Lambert, spécialiste en droit de l'environnement, et Daniel Broseta, professeur de physique à l'UPPA.

…….

Tout le programme sur le site : www.asso-aspe.com

 

 - Contacts : 06 74 39 14 22 ou 06 89 52 59 77.

Auteur : Guillemette Échalier

Pour plus amples informations :

http://www.sudouest.com/bearn/actualite/pau/article/891945/mil/5805383.html

 

 

 

 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 17:04

Paru  sur le site Enviro  2B :

Chantal Jouanno rédige les « principes d’une écologie de droite »

Publié par Rédaction le 12/02/10 dans la catégorie Société & Ecologie.

Dans le cadre des élections régionales, Chantal Jouanno a élaboré un argumentaire à destination des candidats UMP, reprenant les "principes d'une écologie de droite"…….

S'agissant de la lutte contre le changement climatique, la sauvegarde des espèces et la protection de la santé face au pollutions, Chantal Jouanno estime partager "avec les Verts les enjeux écologiques d'avenir". "Il est utile de rappeler cette convergence quant aux objectifs" précise-t-elle dans son mémo, même si les moyens d'y parvenir divergent.

Des divergences économiques et sociales

Sur l'épineuse question des OGM, la secrétaire d'Etat réitère "le refus des cultures commerciales d'OGM proposées par Monsanto", dont "les bénéfices pour la société n'apparaissent pas". Elle rappelle toutefois que la France ne condamne "pas la recherche".

Quant au changement climatique, "nous ne condamnons pas le captage et le stockage du carbone". Quant aux solutions préconisées pour lutter contre le réchauffement,elle préconise la réduction des énergies fossiles et le développement des énergies renouvelables sans toutefois "renoncer au nucléaire", énergie "faiblement émettrice de CO2"…….


Article complet :

http://www.enviro2b.com/2010/02/12/chantal-jouanno-redige-les-%C2%AB-principes-dune-ecologie-de-droite-%C2%BB/

 

 

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 21:51

Stockage CO2 Jurançon/Lacq :
l’inquiétude des riverains

 

Extrait article paru sur le site : SUD-OUEST.com

Vendredi 19 Février 2010


GAN.
Une réunion a été organisée mercredi à l'intention des habitants. Des échanges animés

Le dialogue se poursuit sur l'injection souterraine de CO2

Le pilote industriel de captage-stockage de CO2 qui amène Total à injecter du dioxyde de carbone dans le sous-sol de Jurançon est entré en service début janvier. Mais l'information délivrée sur cet équipement continue à être menée. Et le débat se poursuit.

C'est ce qui s'est produit mercredi soir à Gan. À la demande de certains habitants, la municipalité avait invité les représentants du groupe pétrolier à répondre aux questions de toutes les personnes intéressées.

Cette rencontre, qui s'est également déroulée en présence de membres de l'association Coteaux de Jurançon Environnement, très critiques sur le recours à cette technologie en Béarn, a permis d'évoquer de multiples questions.

Parmi elles, figurait la responsabilité que le groupe Total continuera à assumer après les deux années d'injection de CO2, mais aussi après l'arrêt de l'exploitation du gaz sur le bassin de Lacq, dont le dioxyde de carbone est issu. C'est-à-dire au-delà de l'horizon 2013.

« Une autorisation d'injection nous a été accordée pour deux ans. Puis une surveillance sera assurée pendant trois ans, avant que soient définies les conditions d'abandon du site », ont rappelé les intéressés. « Mais, comme c'est le cas ailleurs en matière de sécurité et d'environnement, nous continuons à assumer l'entière responsabilité du projet. La réglementation indique en effet que l'exploitant garde cette responsabilité jusqu'à la maîtrise complète du risque éventuel, et jusqu'à ce qu'il ait donné à l'État l'ensemble des fonds permettant de traiter les déchets résiduels pendant une période de trente ans. »

Une lettre aux riverains

Une garantie qui n'a pas vraiment convaincu certains riverains demeurant opposés au pilote : « Et après, et pour nos enfants, que se passera-t-il ? »……

 « Des efforts multiples » Le débat, mené pendant près de deux heures, a également porté sur l'utilité de l'injection alors que, selon les opposants, d'autres alternatives « moins onéreuses et moins énergivores », sont envisageables…….

Auteur : J.-J. N

article complet : http://www.sudouest.com/bearn/actualite/pau/article/870952/mil/5727171.html

 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 22:35

 

Nous ne ferons pas de commentaires,

nous vous laissons libres de juger.

 

Extrait article paru sur le site : Sud-Ouest.com :


Lundi 15 Février 2010

CAPTAGE CO2.
 Le maire de Mourenx fustige la manière dont Total délivre les aides promises aux communes concernées


David Habib dénonce la répartition des aides de Total

David Habib est en colère contre Total au sujet de la répartition des aides promises aux communes concernées par le pilote de captage-stockage de CO2. Lors des négociations entre Total et les communes qui sont traversées par le pipeline de captation, l'industriel avait fait savoir qu'il souhaitait, selon le député-maire de Mourenx, apporter sa contribution à l'aménagement des collectivités (une douzaine environ sur les cantons de Monein, Lescar et Lasseube).

Les dossiers ont été remplis par les communes à la demande du Conseil général et une somme globale de 3 millions d'euros était initialement été prévue.

« Quelques jours après l'inauguration du pipe, Total nous a fait un numéro mémorable », a déclaré ce week-end David Habib. « Ils ont en effet affirmé que, désormais, ils ne financeraient que les projets économiques. » Et de dénoncer un système qu'il qualifie de « prime à la canaille ». Jurançon sera ainsi aidée à hauteur de 1,5 million d'euros pour sa maison de retraite. « Total a acheté le silence de la mairie de Jurançon », affirme le premier magistrat de Mourenx qui ne décolère pas contre ce qu'il considère comme une injustice…..

 

Article complet : :http://www.sudouest.com/bearn/actualite/article/866702/mil/5714013.html

 

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 08:02
Paru sur le site Usine Nouvelle.com :
Le captage et le stockage du carbone, un procédé controversé

Le 02 février 2010 par Ana Lutzky

 

Commercialisable en 2015, la séquestration industrielle du CO2 doit répondre à deux défis : réduire la pénalité énergétique du captage et les risques du stockage

A côté des puits de carbone naturels, tels les océans ou les prairies, la séquestration industrielle du CO2 est une autre solution pour stocker sous terre ce gaz rejeté par les gros émetteurs, en attendant le développement des énergies renouvelables qui réduiraient l’émission à la source. Les États sont conscients de cet état de fait. La technologie du captage et du stockage de carbone (CCS en anglais), coûteuse, constitue un point d’achoppement des transferts de financements et de technologies des pays du Nord vers les pays du Sud. Les États-Unis s’activent sur ce secteur, la Chine a, bien sûr, commencé ses travaux de recherche en la matière. Parmi les pays les plus actifs, on doit citer la Norvège, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie, l’Allemagne, mais aussi la France. …..

Le stockage en ligne de mire

Aujourd’hui, l’enjeu de la technologie s’est déplacé vers le stockage…... L’inconvénient majeur du captage, en dehors du coût, vient de la pénalité énergétique. Aujourd’hui, absorber le CO2 contenu par les fumées d’une centrale au charbon prend encore… un quart de l’énergie de la centrale !  De quoi attirer la méfiance des associations environnementales.

Mais c’est bien plus le stockage qui retient l’attention. Domai
ne de prédilection de la plupart des pétroliers et gaziers mondiaux et des sociétés de services pétrolières, telles Schlumberger, HalliBurton, CGG Veritas, ou des géologues comme le BRGM, la situation y est beaucoup moins compétitive, et plus coopérative. D’autant que le stockage dépend de permis venant des autorités étatiques. Transporté par pipeline ou par container jusqu’au lieu sous-terrain de stockage, le CO2 sera le plus souvent injecté en aquifère salin : une poche d’eau de mer préhistorique enterrée sous une couche imperméable d’argile à 2 000 mètres de profondeur. Il peut aussi être injecté dans un gisement de pétrole ou de gaz déplété (ndr. : vidé), voire dans une veine de charbon inexploitée. Des interrogations existent encore sur les risques de fuite et de pollution des nappes phréatiques : le CO2 acidifie l’eau, il est toxique à une concentration de 5 % dans l’air et mortel à 20 %.  Réinjecté dans des puits de pétrole déplétés, il peut migrer vers d’autres puits ouverts ou mal bouchés. Dès lors, les sites de stockage doivent faire l’objet d’études préalables poussées et d’une surveillance sur les milliers d’années qui suivent leur mise en service. D’autant que les lieux de stockage ne sont pas toujours les moins peuplés en surface : par exemple le Bassin parisien et Berlin constituent des sites privilégiés compte tenu de leur structure géologique !

Qui portera la responsabilité des risques ?

De nombreuses questions se posent à propos de la personne morale sur laquelle portera le risque. D’une part, les réservoirs souterrains seront sûrement partagés entre plusieurs opérateurs. D’autant plus qu’une directive européenne précise qu’un propriétaire ne pourra interdire l’accès à son stockage. D’autre part, la spécialité du stockage de carbone est souvent confiée à des filières des majors, plutôt destinées à être opératrices et non propriétaires : Geogreen pour le BRGM, Ruhrgas pour l’allemand E.ON. Les opérateurs sont trop petits pour prendre la responsabilité du stockage, même si ce sont eux qui gèrent, sur le terrain, les paramètres d’injection … et donc les risques.

A.L

 

Article complet :
http://www.usinenouvelle.com/article/le-captage-et-le-stockage-du-carbone-un-procede-controverse.N125609

 

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 16:10

Site de l’Assemblée Nationale :

 

 

Question N° : 52176

de Mme Chantal Robin-Rodrigo ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Hautes-Pyrénées )

Question écrite

 

Ministère interrogé > Écologie, énergie, développement durable et aménagement du territoire

Ministère attributaire > Écologie, énergie, développement durable et mer

 

Rubrique > environnement

Tête d'analyse > protection

Analyse > capture et stockage du CO2. perspectives. rapport. conclusions

 

Question publiée au JO le : 16/06/2009 page : 5737
Réponse publiée au JO le : 08/12/2009 page : 11718
Date de changement d'attribution : 23/06/2009

 

Texte de la question

Mme Chantal Robin-Rodrigo appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, sur le stockage de CO2. Le rapport du « programme des Nations-unies pour l'environnement » (PNUE) publié le 5 juin indique que, pour lutter contre le réchauffement climatique, les solutions ne manquent pas : réduire la consommation d'énergie, en inventer de nouvelles, renouvelables et non polluantes, stocker les émissions de CO2. Elle lui demande quelles mesures ont été prises afin de stocker le CO2 et quels sont les sites qui ont été retenus

Texte de la réponse

Le rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement intitulé « The Natural Fix ? The Rote of Ecosystems in Climate Mitigation » et publié le 5 juin 2009, attire l'attention de la communauté internationale sur le rôle des écosystèmes terrestres, notamment des forêts tropicales, des tourbières et des terres agricoles, par rapport à la séquestration naturelle du carbone. La France est consciente de l'importance de la conservation et du renforcement des stocks naturels de carbone dans la lutte contre le changement climatique. La loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, précise en particulier, dans son article 28, que « le changement climatique [...] impose à l'agriculture de [...] contribuer à la réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre », et dans son article 29, que « l'État s'engage à prendre en compte la lutte contre le changement climatique dans la politique forestière et dans les modalités de gestion des peuplements forestiers ; [...] à défendre aux plans communautaire et international la forêt [...] comme un des piliers du cadre international de lutte contre le changement climatique, [...] notamment en soutenant la prise en compte de la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation forestière dans le marché international du carbone ». Elle prévoit également, dans son article 20, « l'acquisition de 20 000 hectares de zones humides par les collectivités publiques à des fins de lutte contre l'artificialisation des sols et de valorisation, notamment agricole ». ….

 

 

Réponse complète : http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-52176QE.htm

 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:26

Paru sur le blog de Nature Environnement 77 :

Stockage du CO2:
 Inutile et Energivore

Le stockage du CO2 qui est présenté comme une parade au réchauffement climatique et à l'émission de gaz à effet de serre est un leurre qui permet de continuer à consommer des énergies fossiles et des matières premières sans modération. Lire sur ce sujet le  texte de Thierry DE LAROCHELAMBERT,  spécialiste dans le domaine de l'énergie: "Piégeage Stockage du CO2 : analyse critique" .

Pour plus amples informations :

http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-stockage-du-co2-inutile-et-energivore-43601205.html

 http://nature.environnement.77.over-blog.com/

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:17
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:13

Extrait article paru sur le site La Dépêche.fr

 

Publié le 12/01/2010 08:52 | Arnaud Paul.

Lacq. Total piège le CO2 à 4 500 m sous terre

Environnement. Inauguration, hier, du site de captage et de stockage de CO2 à Lacq contesté par les opposants des coteaux de Jurançon.

Une double pression sur un gros bouton rouge déclenche une sonnerie stridente. Sur l'écran, une animation démarre : les premiers mètres cubes de CO2 viennent de se faire capturer sur le site de Lacq. Concentré, ce gaz, jugé parmi les principaux responsables du réchauffement climatique de la terre, est injecté à 4.500 m sous terre, dans le puits de Rousse, non loin de Jurançon, en Béarn. Sur scène, Valérie Létard, secrétaire d'état en charge des technologies vertes auprès du ministre de l'environnement, et Christophe de Margerie, directeur général du groupe Total, ne cachent pas leur satisfaction…..

La représentante du gouvernement n'a pas manqué de rappeler les enjeux de cette nouvelle technologie : « Environnementaux : cette technologie pourrait contribuer à réduire de 20 % les émissions de CO2 d'ici 2050. Enjeu économique également : le marché est potentiellement considérable : 600 milliards d'euros d'ici 2030 » avec des retombées en terme d'activité, d'emploi, de valeur ajoutée… à trois conditions : la technologie doit être économiquement viable, la sécurité parfaite et l'acceptabilité par les populations locales la plus large : « Cela ne se décrète pas, cela se gagne. »


à l'entrée. Salariés et opposants s'invitent à la fête.

« L'enfouissement, c'est pour les autruches »

« L'enfouissement, c'est pour les autruches… » Vêtus de gilets jaune fluo, la vingtaine de militants de Coteaux de Jurançon Envrionnement (CJE) tente de se faire entendre face à un cordon de gendarmes. CJE, qui regroupe des riverains du puits d'enfouissement de CO2 de Rousse, conteste le projet par la voix de Paulette Loustalet, sa présidente. « Nous ne voulons pas de ce projet. C'est mettre de la poussière sous le tapis. Nous proposons plutôt de développer les énergies renouvelables car là, il faudra bien s'y mettre », reprend Mme Loustalet. Pour CJE, « Total expérimente la capture du CO2 pour verdir son image ». Pour Paulette Loustalet, c'est d'abord un projet dangereux : « Le CO2 est un gaz lourd asphyxiant à plus de 5 % de volume dans l'air. à Jurançon, le puits d'injection est situé au milieu des habitations et du vignoble. La capture et le stockage de CO2 est énergivore et polluante en consommant de 10 à 40 % de la capacité d'une centrale électrique en produisant 40 % de CO2 supplémentaires. La CS est coûteuse et ne profite qu'aux pétroliers », pointe encore Paulette Loustalet, « par la vente des brevets. à Jurançon, Total se désengagera en 2013, laissant la charge de la surveillance, de la maintenance et des responsabilités à l'état sur fonds publics pour l'éternité ! » Autant d'arguments que CJE a déjà eu l'occasion d'exposer au sein de la commission locale d'information et de sécurité présidée par le Bigourdan Claude Miqueu. Appelé en tant qu'universitaire, Claude Miqueu a fait en sorte que chacun puisse échanger au sein de cette commission de concertation. Pour Christophe de Margerie, directeur général de Total, «faire l'unanimité sur un tel projet est impossible.» Ar. P.

 

Pour plus amples informations :

Article complet :

http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/12/753043-Lacq-Total-piege-le-CO2-a-4-500-m-sous-terre.html

 

sur le site RTL :

http://www.rtl.fr/fiche/5931945228/polemique-autour-du-stockage-de-co2.html

 

sur le site sud_ouest.com :

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/831518/mil.html

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 13:27
Article paru sur le site Sud-Ouest. Com :

Lundi 11 Janvier 2010

JURANÇON. Des habitants de La Chapelle-de-Rousse ne voient pas tous d'un bon oeil le stockage du gaz carbonique sous le plancher de leur maison. Ils craignent pour leur terroir

Du CO2 sous les pieds
Paulette Loustalet, Isabelle Razavet, Jean-Bernard Larrieu et Monique Gauthier font partie des 80 adhérents de l'association Coteaux de Jurançon environnement, opposé au projet de captage et de stockage de CO2. (photo guillaume bonnaud)
Paulette Loustalet, Isabelle Razavet, Jean-Bernard Larrieu et Monique Gauthier font partie des 80 adhérents de l'association Coteaux de Jurançon environnement, opposé au projet de captage et de stockage de CO2. (photo guillaume bonnaud)

Un soleil d'hiver inonde les coteaux du jurançon, revêtus d'une légère couche de poudre blanche. Un paysage sublime, rehaussé au loin par la chaîne des Pyrénées et son fameux pic du Midi d'Ossau. C'est pour cette vue imprenable que Monique Gauthier s'est installée en 1962 avec son mari, pharmacien à Pau. Ils ont acheté un terrain et fait construire une jolie maison dont la terrasse donne sur le panorama. Puis, l'aventure du gaz à Lacq a débouché sur une plate-forme d'extraction, située pile en face de chez Monique Gauthier. « On était estomaqué mais on ne disait rien. Tout le monde travaillait dans le gaz ».

« J'aime ma terre »

L'extraction de gaz terminée, voilà, qu'en 2008, un autre projet se fait jour, celui de l'enfouissement dans la poche désormais vide, de dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2). Le processus industriel pilote, porté par l'entreprise Total, inauguré aujourd'hui à Lacq par la secrétaire d'État aux technologies vertes, Valérie Létard, est un procédé novateur mais il dérange Monique et ses voisins qui ont décidé de rejoindre l'association Coteaux de Jurançon environnement. Ce n'est pas le petit bâtiment sorti de terre, qui - malgré son bardage en bois - reste une petite verrue dans le paysage qui gêne le plus la retraitée. « Ce sont les risques qui nous révoltent et puis le fait que Total crée une zone à risques en se désengageant trois ans plus tard. Qui prendra la suite en cas de problème ? ».

La Jurançonnaise redoute les secousses sismiques, fréquentes dans la région, qui pourraient occasionner « une fissure dans les tuyaux » et engendrer une « fuite de gaz » (1). Cette crainte est accompagnée d'un autre sentiment. « La colère. Elle est montée avec les mensonges. On nous dit qu'il n'y a pas de risques mais on n'en sait rien ».

Pas loin de chez elle, habite Isabelle Razavet, secrétaire de l'association Coteaux de Jurançon environnement qui a fait construire une maison en bois. Cette secrétaire bilingue travaille sur le bassin de Lacq. Elle est la fille du Clos Thou, un domaine viticole réputé sur les coteaux du jurançon. « Je suis née dans la maison de mes parents. J'aime ma terre. Ce projet est une atteinte au patrimoine . Je suis triste de voir que de telles choses peuvent se faire dans un tel cadre. Et puis, je crains pour l'image du site qui peut avoir des conséquences sur le vin. D'ailleurs, dans tous les prospectus de Total, vous verrez que le mot ' 'jurançon'' n'est jamais évoqué. On nous a dit que c'était fait exprès. C'est bien la preuve qu'il y a une atteinte ! »

« Le vin, c'est le sol à 25 % »

Jean-Bernard Larrieu, vigneron et propriétaire du Clos Lapeyre, fait également partie des opposants. « Dans le vin, trois éléments comptent : le sol, le climat, le cépage et les hommes. Le sol, il est donc au moins pour 25 % dans l'empreinte du vin ! » Le risque d'acidification à long terme des terrains est notamment redouté par le vigneron, converti à l'agriculture biologique. « Je me sens victime d'une '' Monsanto-isation''. On vit sur cette terre et on a l'impression qu'on nous pique ce qui se passe en dessous. Après moi, d'autres exploiteront. Mais si un jour, on se rend compte qu'il y a un problème, il sera trop tard. Nos enfants nous accuseront.

Enfin, plus globalement, on sait que tout ceci ne servira à rien. Les capacités enfouies sont ridicules. L'argent mis là-dedans pourrait servir à autre chose. »

Jean-Bernard Larrieu et Isabelle Razavet ont l'habitude de se réunir tous les dimanches matin chez Paulette Loustalet, la présidente de l'association, pour faire le point (2). C'était encore le cas hier à la veille de l'inauguration des installations. Paulette Loustalet est enseignante d'art plastique à la retraite, installée à La Chapelle-de-Rousse depuis 1979. « Je n'ai rien contre Total. Mon père a fait partie des premiers pétroliers de Lacq et j'ai deux frères géologues. Nous savons ce que nous devons au pétrole, je suis pleine de gratitude. Mais tout ceci c'était bien au XXe siècle. Aujourd'hui, nous reprochons à l'industriel de ne pas avoir préparé de reconversion. » Paulette ne peut pas s'empêcher de penser que Total a fait « d'énormes pressions » sur les riverains, les viticulteurs et même sur la mairie de Jurançon « qui a reçu 1,5 million d'euros en compensation du stockage de Rousse ».

« Au final, nous n'avons pas échoué du tout. Nous étions 150 au début, puis 80 mais aujourd'hui toutes les associations de défense de l'environnement sont à nos côtés (3). La première victoire, c'est que tout devait commencer en 2008 et je vous fais remarquer que sommes en 2010 ! » conclut Paulette Loustalet.

(1) Des risques impossibles selon Jacques Jacob, de l'Institut français du pétrole (lire Sud-Ouest du 2 janvier 2009). (2) L'association a déposé un recours devant le tribunal administratif de Pau contre l'arrêté d'autorisation de stockage du préfet. (3) La pétition mise en ligne a d0éjà recueilli 560 signatures.

Une lettre ouverte à Jean-Louis Borloo

Vendredi soir, neuf associations de défense de l'environnement ont envoyé une lettre ouverte à Jean-Louis Borloo. Elles rappellent leur opposition au projet « dangereux, coûteux et inutile ». Elles dénoncent également une série de dysfonctionnements : un exercice de sécurité qui a été « un fiasco total », des sondes sismiques « hors-service » et le compresseur situé à Lacq « en panne depuis fin décembre 2009 ».

Pour plus amples informations : http://www.sudouest.com/bearn/actualite/pau/article/831109/mil/5572048.html

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