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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 18:53
La transition écologique pour la décharge Veolia Claye-Souilly, c’est pour quand ?

 

 

En 2017 l’industriel a augmenté de près de 6 % ses émissions de CO2 par rapport à 2016.

 

Depuis plus de 10 ans l’industriel est classé dans les 5 premiers émetteurs français de Méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2.

 

Au 1er rang en 2008 et 2011

Au 2ème rang en 2013

Au 3ème rang en 2016

Au 5ème rang en 2015 et 2017

 

 « Le méthane est incolore, inodore, et non toxique. A très haute concentration, il peut cependant provoquer des asphyxies en prenant la place de l'oxygène dans l'air. » 

 

 

 

Plutôt que de faire des recommandations

Antoine Frérot, PDG de VEOLIA

devrait  les mettre en pratique.

 

 

Paru dans l'Usine Nouvelle :

COP21 : DES INDUSTRIELS S'ENGAGENT POUR LE CLIMAT

 
COP21 : Les trois recommandations d’Antoine Frérot, le PDG de Veolia

Par Ludovic Dupin - Publié le 13 mai 2015, à 12h23

Pour Antoine Frérot, le patron de Veolia, la lutte contre le réchauffement climatique passe par trois grandes solutions : le développement de l’économie circulaire, la création d’une redevance carbone et de taxes douanières à l’entrée de l’Europe, la capture du méthane.

Le 20 mai prochain, Antoine Frérot, le PDG deVeolia, participera au Business & Climate summit où près de 1000 entreprises tenteront de se mettre d’accord sur un message commun à porter lors dusommet COP21 sur le climat à Paris en décembre prochain. Le patron des services à l’environnement se sent concerné en premier lieu car "les gaz à effet de serre sont une pollution difficile à traiter… or les pollutions difficiles sont au cœur de nos solutions."

Il porte trois grandes propositions. La première est d’infléchir l’économie classique : "Pour diminuer les émissions de CO2, Il faut sortir du schéma linéaire - produire, consommer, jeter - et développer l’économie circulaire." Il donne, à titre d’exemple, le cas des bouteilles plastiques recyclées qui émettent 70% de moins de CO2 qu’une production à partir de matière vierge. Chez Veolia, l’économie circulaire compte pour 10% des 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

TAXES DOUANIÈRES À L’ENTRÉE DE L’EUROPE

Sa deuxième proposition est de donner un coût au carbone. Le grand patron juge que le marché carbone ne fonctionne pas bien et sera plutôt en faveur d’une "redevance carbone". "Aujourd’hui ne rien faire (Ndlr: pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre) ne coûte rien… et agir coûte cher", explique-t-il. Antoine Frérot rappelle que ce concept de pollueur-payeur existe depuis 50 ans dans le secteur de l’eau et que cela fonctionne très bien.

Il juge que le coût du carbone doit atteindre de 30 à 40 euros la tonne, une somme incompressible pour rentabiliser des technologies comme la capture et la séquestration du CO2. Mais il va encore plus loin. Selon lui, pour que le système soit efficient, il doit être étendu au moins à l’échelle de l’Union Européenne. Cette dernière doit aussi créer des barrières douanières pour taxer le contenu CO2 de ce qui pénètre dans le marché.

Sa troisième proposition est de s’attaquer aux émissions de gaz à effet de serre à courte durée de vie. C’est-à-dire s’attaquer en priorité au méthane, qui compte pour 40% de l’effet de serre des 20 dernières années, plutôt qu’au CO2. "Le méthane est plus facile à capturer, à valoriser et à éliminer. Autant s’attaquer au plus facile afin d’avoir le temps de développer de meilleures technologies pour le CO2", propose Antoine Frérot.

 

 

Ludovic Dupin

 

 

http://www.usinenouvelle.com/article/cop21-les-trois-recommandations-d-antoine-frerot-le-pdg-de-veolia.N329534

 

 

 

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 14:12

 

Ne pas contrarier les industriels

de

l'aéronautique français ?

 

 

 

 

 

 

 

Comme l'indique l'article qui suit, l'ETAT français pourrait récupérer près de 3 milliards d'euros par an en taxant le kérosène, mais il semble que ce ne soit pas à l'ordre du jour, il semblerait que ce soit l'intérêt des industriels de l'aéronautique français qui soit pris en compte par le gouvernement et non celui de la transition écologique comme pour l'essence et le gas-oil,

 

 

Deux poids = deux mesures ?

A vous de juger

 

 

 

 

Extrait article du FIGARO du 16/11/2018

« il serait ainsi possible pour l'exécutif d'instaurer la TICPE sur le carburant des avions pour les vols domestiques, comme l'ont fait les États-Unis, le Brésil, le Japon, la Suisse, la Norvège ou encore les Pays-Bas. En échappant à la TICPE, mais également à la TVA, le kérosène est le seul carburant issu du pétrole qui est exonéré de taxes. De fait, une taxation du kérosène utilisé pour les vols intérieurs en France, représentant 20% du trafic aérien du pays, permettrait de recueillir près de 310 millions d'euros par an. Plus largement, en considérant tous les vols au départ et à l'arrivée du territoire français, le manque à gagner pour l'État se chiffre à hauteur de 3 milliards d'euros par an. »

 

Lien vers l'article complet :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/16/20002-20181116ARTFIG00206-carburants-pourquoi-les-avions-et-les-bateaux-echappent-aux-taxes.php

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 19:19

 

 

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT

Pétition : stop aux cadeaux fiscaux accordés aux camions les plus pollueurs

En 2017, les poids lourds ont bénéficié d'un cadeau fiscal sur la taxe carbone sur le gazole de près de 900 millions d'euros. Or, ce mode de transport est un grand responsable de la pollution de l'air, du dérèglement du climat et contribue également à la perte de biodiversité. Avec ses futurs projets de loi sur les finances et sur les mobilités, le gouvernement peut mettre fin à ces cadeaux injustifiés qui freinent le développement d'une mobilité plus durable. Avec France Nature Environnement, demandez au Premier ministre l'arrêt de ces avantages fiscaux.

La pollution de l'air est la 3ème cause de mortalité en France. Parmi les premiers responsables, le transport routier, également premier contributeur d’émissions de gaz à effet de serre en France et l'un des responsables du déclin de la biodiversité. Face à ces enjeux, la France continue pourtant de favoriser le transport par camions en leur accordant des cadeaux fiscaux.

Ainsi, les camions à moteur diesel ne payent pas la totalité des émissions de CO2 qu’ils génèrent par leur consommation de carburant. Pourtant, cette taxe est payée par chaque automobiliste qui fait son plein. Rien qu'en 2017, ce cadeau fiscal représente près de 900 millions d’euros[1] pour le gazole routier des poids lourds. La loi sur les mobilités et la loi de finances préparées par le gouvernement pour la fin de l'année 2018 sont deux grandes occasions de corriger la trajectoire et de mettre fin à ces cadeaux qui freinent le déploiement d'une mobilité plus durable.

Avec France Nature Environnement, demandez la fin de ces cadeaux fiscaux au profit d'investissements dans les infrastructures et services qui rendront plus durable, souhaitable et vivable notre mobilité au quotidien : signez la pétition.

 

Monsieur le Premier Ministre,

Alors que la France a mené tambour battant en 2015 l’Accord de Paris sur le climat, sa politique fiscale favorise pourtant (encore) les modes de transports les plus émetteurs de gaz à effet de serre et de polluants de l’air. Depuis 2015, le secteur du transport routier de marchandises est ainsi exonéré des hausses de la Contribution Climat Energie (taxe carbone) sur le gazole.

Autrement dit, contrairement aux automobilistes, les camions à moteur diesel ne payent pas la totalité des émissions de CO2 qu’ils génèrent par leur consommation de carburant. En 2017, ce cadeau fiscal s’élevait à près de 900 millions d’euros pour le gazole routier des poids lourds. Ce sont autant de moyens en moins pour engager la nécessaire transition vers une mobilité plus soutenable.

Favoriser ainsi le transport des marchandises par la route freine en effet le report vers des modes de transports moins polluants, comme le transport ferroviaire ou fluvial. Ce report est pourtant urgent quand on considère que la pollution de l’air est à l’origine de plus de 500 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an et coûte chaque année 101,3 milliards d’euros en France !

Je vous demande donc, Monsieur le Premier Ministre, de supprimer cette exonération fiscale injuste et incompatible avec nos engagements internationaux en matière de lutte contre le dérèglement climatique et la préservation de la qualité de notre air !

Lien pour signer la pétition :

https://www.fne.asso.fr/actualites/p%C3%A9tition%C2%A0-stop-aux-cadeaux-fiscaux-accord%C3%A9s-aux-camions-les-plus-pollueurs

 

 

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 19:01

 

 

Il y a quelques années, l'élu avait, semble t-il, évoqué la pose d'un point de contrôle de la qualité de l'air sur sa commune, mais à ce jour aucun projet n'a vu le jour.

 

 

Pourtant certains parents d'enfants en bas âge, inquiets pour la qualité de l'air dans leur commune, souhaiteraient que de tels contrôles soient effectués.

 

 

Suivant une étude réalisée dans une décharge du Val d'Oise par l'Institut de Veille Sanitaire (CIRE), http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3332

une décharge comme Veolia Fresnes sur Marne serait susceptible de renvoyer  dans l'air les polluants suivants :

Fresnes sur Marne : Jean Lefort va-t-il implanter des points de contrôles de la qualité de l'air sur sa commune, près des 2 décharges Veolia ?

 

 

 

La majorité des points de contrôles d’Airparif sont concentrés sur Paris et Petite Couronne. Le point de contrôle le plus proche de Fresnes sur Marne se trouve à Montgé en Goële et  ne contrôle que l'Ozone.

 

 

Bien que l’industriel Veolia soit membre du collège des acteurs économiques siégeant au sein d'Airparif (1), à notre connaissance, cette association n'a pas fait de contrôles de la qualité de l’air autour de cette décharge, même avec du matériel itinérant.

 

 

 Pour Fresnes sur Marne l’association fait des modélisations (approximations) à l’aide d’un logiciel mais rien ne vaut les contrôles sur site.

 

 

Il est vrai que depuis plusieurs années Airparif semble avoir délaissé quelque peu la Seine et Marne, notamment depuis que le Conseil Départemental 77 a décidé de ne plus subventionner cette association.

 

 

A Jouars-Pontchartrain (78) la commune  inquiète  pour la santé de sa population a décidé de  financer, elle-même, l’installation de points de contrôles de la qualité de l’air.

Fresnes sur Marne pourrait en faire autant, en utilisant une partie de la taxe sur les déchets que lui verse, chaque année,  l’industriel Veolia.

 

 

 

Affaire à suivre..........

 

 (1)https://www.airparif.asso.fr/qui-sommes-nous/missions-les-membres

 

Paru dans Actu,fr :

La première commune rurale à analyser son air

C'est une première en milieu rural. La commune de Jouars-Pontchartain, 5 300 habitants, s'est dotée de capteurs pour analyser la qualité de son air. En cas de pic de pollution, une alerte sera lancée à la population.

Publié le 7 Avr 17 à 14:00

Trois capteurs seront installés dans différents endroits stratégiques de la commune. Les premiers résultats d'analyse de la qualité de l'air seront disponibles sur le site de la Ville dans quelques semaines. -

Au premier abord cela peut paraître insolite mais au final, il s’agit d’un enjeu de santé publique. Depuis quelques mois la commune s’est dotée trois capteurs d’analyse de l’air fabriqués par la société Eynix. Ils relèvent les taux de dioxyde de soufre, de gaz carbonique, d’ozone et bien sûr de particules fines, le but étant d’avoir un indice de la qualité de l’air dans ce village où transitent pas moins de 10 000 véhicules par jour. Pour l’heure, il s’agit de la phase d’essai.

 

Alerte lancée à tous les habitants

« Dans quelques semaines, nous allons les installer dans trois lieux pertinents : l’école, l’église de Jouars et le rond-point d’Ergal. D’ici l’été, les habitants pourront voir sur le site de la ville ou via la toute nouvelle application mobile, les résultats des analyses quotidiennes. Si la qualité de l’air est mauvaise, une alerte sera immédiatement lancée à la population. », explique Olivier Gousseau, maire adjoint. Et le maire, Hervé Lemoine d’ajouter « Une liste concrète de précautions à prendre sera envoyée aux habitants. Quant aux enseignants, ils prendront les mesures qu’ils jugent utiles comme, comme par exemple annuler les activités sportives des enfants lorsque le seuil d’alerte est atteint. »

 

Des données très locales

Jouars-Pontchartrain, environ 5 300 habitants, est la première commune rurale à se doter d’un tel dispositif. « Certes, nous sommes en Ile-de-France et nous avons accès aux données d’Airparif mais ce sont des informations régionales. Ils ont des capteurs à Versailles et Rambouillet mais il n’y a rien entre les deux. Ce système nous permet d’obtenir une analyse de la qualité de l’air très locale. S’il y a un pic de pollution à Paris, cela ne veut pas forcément dire que c’est vrai pour Jouars-Pontchartrain. L’inverse est également possible. On pourrait avoir un pic dans la commune sans que la capitale soit atteinte », conclut Olivier Gousseau.

 

marievermeersch78actu

 

https://actu.fr/ile-de-france/jouars-pontchartrain_78321/la-premiere-commune-rurale-a-analyser-son-air_12695637.html

 

 

 

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 10:42

 

 

Paru sur le site « Le Monde » :

 

Pollution de l’air : Bruxelles renvoie la France devant la Cour de justice de l’Union européenne

 

La France était dans le viseur de Bruxelles depuis près de dix ans pour non-respect de la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air.

 

 

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Stéphane Mandard

 

La menace planait depuis plusieurs mois. La Commission européenne l’a mise a exécution, jeudi 17 mai, en annonçant sa décision de renvoyer la France devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour non-respect des normes de qualité de l’air. Des neuf Etats faisant l’objet d’une procédure d’infraction, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la Hongrie et la Roumanie subissent le même sort. L’Espagne, la Slovaquie et la République tchèque échappent à la punition mais restent sous surveillance, indique-t-on à Bruxelles

 

Urgence sanitaire

 

Après des années d’avertissements et d’ultimatums sans lendemain, Bruxelles a décidé de taper du poing sur la table. Pour une raison principale : l’urgence sanitaire. Le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié au début du mois, rappelle que la pollution de l’air tue environ 500 000 personnes en Europe chaque année, dont 48 000 en France.

 

La Commission reproche aux Etats cancres des dépassements répétés des valeurs limites (fixées à 40 µg/m3 en moyenne annuelle) des émissions de particules fines PM10 (de diamètre inférieur à 10 micromètres) et de dioxyde d’azote (NO2).

 

Cette décision n’est pas une surprise pour le gouvernement. La France est dans le viseur de Bruxelles depuis près de dix ans pour non-respect de la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air. La première mise en demeure remonte à 2009. D’autres ont suivi en 2010, 2011, 2013, 2015 et 2017.

A chaque fois, le législateur européen martelait les mêmes griefs : « La France n’a pas pris les mesures qui auraient dû être mises en place depuis 2005 [pour les PM10, et 2010 pour les NO2pour protéger la santé des citoyens, et il lui est demandé d’engager des actions rapides et efficaces pour mettre un terme aussi vite que possible à cette situation de non-conformité. » Et à chaque fois, il brandissait la même menace : « Si la France n’agit pas dans les deux mois, la Commission peut décider de porter l’affaire devant la Cour de justice de l’UE. »…

 

 

« Feuilles de route » pour les 14 zones concernées

 

Le 30 janvier, le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, avait convoqué le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, et ses collègues européens à un sommet de la « dernière chance » à Bruxelles. « Nous sommes à la fin d’une longue période – trop longue diront certains – d’offre d’aide, de conseils et d’avertissements », avait tonné M. Vella avant de leur accorder un ultime délai (mi-février) pour présenter des plans d’actions susceptibles de réduire la pollution de l’air dans les meilleurs délais.

 

Enjoint également par le Conseil d’Etat de transmettre un tel plan à la Commission avant le 31 mars, M. Hulot avait présenté le 13 avril les « feuilles de route » des quatorze zones concernées par des dépassements des normes : Ile-de-France, Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence, vallée de l’Arve, Strasbourg, Reims, Montpellier, Toulouse et la Martinique.

Sans mesures radicales et se contentant souvent d’empiler des dispositifs déjà existants, ces feuilles de route ont été jugées insuffisantes par la Commission européenne....


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/05/17/pollution-de-l-air-bruxelles-renvoie-la-france-devant-la-cour-de-justice-de-l-union-europeenne_5300331_1652666.html#IMLYZ8xrXE55UCK8.99

 

 

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 18:27
GES et polluants atmosphériques des aéroports : Le bilan de l’ADEME est un pavé dans la mare pour le lobby aérien !
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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 20:02

Communiqué de France Nature Environnement 

Pollution de l’air : L’(in)action de la France renvoyée devant la cours de justice européenne

Le 30 janvier dernier, le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire était rappelé à l’ordre par l’Union Européenne. Celle-ci lui donnait 10 jours pour lui présenter des mesures afin d’améliorer la qualité de l’air. La Commission européenne a rendu son verdict ce jeudi 17 mai: le plan d’action présenté par la France n’est pas assez ambitieux et la France devra rendre des comptes concernant le dioxyde d’azote (NO2), le polluant mis sur le devant de la scène par le Dieselgate. France Nature Environnement s’inquiète du manque d’application des mesures et demande au gouvernement de passer à la vitesse supérieure.

jeudi 17 mai 2018

Santé

 


 

Trop polluer coûte déjà cher à la France… et l’addition pourrait être salée

 

Troisième cause de mortalité en France, la pollution de l’air coûte chaque année 100 milliards d’euros au pays. Son coût sanitaire n’est pas prêt de diminuer puisque depuis près de 10 ans, la France dépasse régulièrement les seuils de pollution à ne pas dépasser pour les particules fines et le dioxyde d’azote1

Bien que le plan d’action présenté par la France soit peu convaincant aussi bien concernant la réduction de la pollution aux particules fines ou au dioxyde d’azote, le pays sera convoqué devant la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) uniquement sur ses dépassements des seuils de pollution européens de dioxyde d’azote. La CJUE a le pouvoir de forcer les pays mis en cause à prendre des mesures supplémentaires rapidement pour réduire la pollution de l’air et imposer de lourdes amendes aux pays en infraction.

La pollution de l’air est 14 fois plus meurtrière que les accidents de la route et est responsable d’au moins 48 000 décès de prématurés chaque année en France, soit 9% de la mortalité totale.

Un plan sans mesures nouvelles ambitieuses

 

Malgré l’ampleur de l’enjeu sanitaire, le plan d’action remis par les autorités françaises en janvier est insuffisant et incomplet et reste dans la continuité des actions des gouvernements précédents. Il met en avant le Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PRÉPA) publié en mai 2017. Bien que ce plan prévoie des mesures pour tous les secteurs contributeurs à la pollution de l’air – agriculture, industries, transports routier et maritime… – des doutes demeurent sur son efficacité, liée à son contenu et surtout à la réalité de sa mise en œuvre. Parmi les problèmes relevés :

  • Ce plan repose sur des mesures annoncées en 2017, qui ne sont toujours pas mises en œuvre,, telles que la généralisation des « zones à basses émissions ». Les villes qui imposent des restrictions de circulation aux véhicules polluants en ville sont des exceptions plutôt que la règle en France. Notre pays a pris beaucoup de retard dans ce domaine.

  • Si la convergence de la fiscalité entre l’essence et le gazole est une mesure positive et en cours de mise en œuvre, la France continue de favoriser outrageusement le transport routier de marchandises. Elle n’a pas remis en cause les exonérations fiscales accordées sur le gazole professionnel, qui s’élèvent à 1,2 milliard d’€ de cadeau fiscal en 2017, d’après le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures, dont 900 millions d’€ pour les seuls poids lourds.

  • A cela s’ajoutent les fraudes sur les systèmes de dépollution à l’AdBlue des poids-lourds, qui ne sont toujours pas contrôlées et sanctionnées.

Michel Dubromel, président de France Nature Environnement souligne que « en l’état, le plan de la France manque d’indicateurs de réussite, de moyens d’accompagnement de mise en œuvre, de contrôle, ou encore de sanction afin de protéger la santé des citoyens ‘sans délais’, comme le demande la commission Européenne. Nous demandons au gouvernement d’enclencher la vitesse supérieure, particulièrement dans le domaine des transports et de la mobilité et de créer une rupture en faveur de solutions moins polluantes, telles que le ferroviaire, les transports en commun ou encore les mobilités actives. »

 

1 Seuils fixés par la directive de 2003

 

https://www.fne.asso.fr/communiques/pollution-de-l%E2%80%99air%C2%A0-l%E2%80%99inaction-de-la-france-renvoy%C3%A9e-devant-la-cours-de-justice

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 20:14

 

Extrait article  paru sur le site FNE :
Pollution de l'air : les mesures à prendre

 

Aujourd'hui, aucun médecin n'annonce aux familles « votre proche est mort de la pollution de l'air ». Pourtant, derrière des infarctus, cancers ou encore arrêts cardiaques se cache parfois la 3ème cause de mortalité en France : la pollution de l'air. Que faire face à ce fléau ? Face au cocktail de pollutions, France Nature Environnement défend un cocktail de solutions.

 

500 000 européens en meurent chaque année, 48 000 en France. La pollution de l'air est la troisième cause de mortalité, après l'alcool et le tabac. A cette mortalité s'ajoute les maladies qui dégradent la qualité de vie de nombreux citoyens : asthmes, irritations, impacts neurologiques… Depuis près de vingt ans, France Nature Environnement dénonce la pollution de l'air et l'inaction des différents acteurs. Seulement, qui est responsable ? La pollution de l'air ne vient pas uniquement des voitures mais aussi de l'agriculture, du chauffage au bois de l'industrie ou encore du transport maritime comme l'explique Charlotte Lepitre, coordinatrice du réseau Santé-Environnement de France Nature Environnement face à Samuel Étienne.

 

 

Comment réduire la pollution de l'air de l’agriculture ?

 

À lui seul, le secteur agricole est responsable de 98 % des émissions d'ammoniac, un polluant de l'air responsable de la création de particules fines. Pour réduire leurs émissions, l’ensemble des acteurs concernés doivent se réunir pour trouver des solutions partagées et adaptées à la situation du territoire, comme par exemple :

  • A court terme, en période de pic de pollution, se mettre d’accord pour répartir dans le temps les travaux agricoles sur les zones concernées
  • Veiller aux bonnes pratiques d’épandage et à l’équilibre de la fertilisation. L’incorporation rapide des effluents (4h après) réduit de 80 à 90 % des émissions d’ammoniac.
  • Sur le long terme, promouvoir les pratiques agroécologiques qui permettent de réduire la pollution de l’air : diversifier les cultures afin d’étaler l’activité agricole en sortie d’hiver et limiter le recours aux engrais grâce à l’introduction, dans la rotation, de légumineuses qui permettent d’enrichir le sol en azote, améliorer la teneur en matière organique du sol afin de limiter les émissions de particules au moment du travail du sol.
  •  

Que faire du côté des transports routiers ?

 

Responsable en grande partie de la pollution en ville, des actions immédiates et urgentes sont à mettre en place face à la pollution de l'air du transport routier, tout comme des mesures sur le long terme :

 

  • Développer les circulations douces (piéton, roller, vélo…)
  • Encourager les mobilités durables (réseau de transports en commun développés, développer les parkings à l’entrée des villes, covoiturage, autopartage…)
  • Réduire le besoin en transport à la source (télétravail, pratique de la marche à pied, développement des plans de déplacement à l’échelle de l’employeur)
  • Soutenir financièrement les collectivités dans leurs projets de transports publics et vélo, en vue de généraliser les villes à basses émissions.
  • Renforcer les aides au changement de comportement comme l’indemnité kilométrique vélo obligatoire et le bonus pour les vélos à assistance électrique.
  • Encourager le transport ferré des marchandises et supprimer les exonérations fiscales accordées aujourd’hui aux énergies fossiles et au gazole routier en particulier.
  • Abandonner les projets de nouvelle infrastructure routière qui auraient pour effet d’aggraver la situation.
  • Assurer le rappel des véhicules (dieselgate) en vue de corriger leur niveau de pollution….

 

Et l'industrie dans tout ça ?

 

Les divers secteurs industriels français émettent également leur lot de particules fines. Afin de les réduire, la France peut :

  • Rénover le parc industriel français qui est vieillissant, en utilisant les meilleures techniques disponibles. Par exemple, réduire les émissions en apposant des filtres en sortie de cheminées
  • Abaisser les Valeurs Limites d’Emissions définies par la législation nationale et européenne, pour imposer une réduction progressive des émissions des industries
  • Améliorer la performance énergétique des installations industrielles afin qu’elles soient moins gourmandes en énergie fossile (qui engendre elle-même une pollution atmosphérique lors de la sa production).
  • Renforcer les contrôles de l'État dans les installations industrielles, tout au long de leur fonctionnement….

 

Ainsi, nous alertons les pouvoirs publics et le grand public mais aussi, au sein des commissions et instances de décision, nous proposons de nombreuses actions à mettre en place. France Nature Environnement milite ainsi pour que chaque acteur réduise ses émissions. Puisqu'en matière de pollution de l'air, celle qui nous affecte le plus, c'est celle qui se trouve à côté de nous, c'est la mobilisation de tous qui nous permettra de vivre dans un monde vivable et… respirable.

 

 

https://www.fne.asso.fr/node/398748

 

 

 

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 18:52

 

 

 

Réchauffement climatique

 

 Quelles mesures

comptent prendre

la décharge Veolia Claye-Souilly

pour réduire ses émissions de méthane ?

 

Nous n'en savons rien

à la commission de suivi de site

de novembre dernier

l'industriel

n'a donné aucunes informations à ce sujet

 

 

Veolia Claye-Souilly

dans le peloton de tête

depuis de nombreuses années

des plus importants émetteurs dans l'air

de méthane de France 

il passe  même du 5ème rang en 2015

au 2ème rang en 2016 (1)

 

L'INRA indique sur son site :

" Le méthane (CH4) est un gaz contribuant fortement à l'effet de serre. Sa durée de vie dans l'atmosphère est d'environ 12 ans. Son potentiel de réchauffement est 25 fois celui du CO2 à l'horizon d'un siècle." (2)

 

 AIR BREITZ indique sur son site :

 « Le méthane est incolore, inodore, et non toxique. A très haute concentration, il peut cependant provoquer des asphyxies en prenant la place de l'oxygène dans l'air. » (3)

 

 

Un industriel qui semble faire peu d'efforts pour réduire ses émissions de gaz méthane dans l'air, pourtant près de sa décharge se trouve une école maternelle et un centre aéré sur la commune de Fresnes sur Marne. 

 

 

Pour savoir si des actions sont menées par vos élus pour demander à l’industriel de réduire ses émissions de Méthane, afin de protéger la population, nous vous conseillons de vous rapprocher des mairies de Claye-Souilly, Charny, Fresnes sur Marne, Annet sur Marne et Messy ainsi que des conseillers généraux des cantons de Claye-Souilly,Véronique Pasquier et Olivier Morin.

 

 

Pour votre information à la dernière réunion commission de suivi de site de cette décharge nous n'avons entendu aucuns élus présents aborder ce sujet.

 

 

 

(1) Site IREP Registre des émissions polluantes

2016

http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/irep/form-substance/resultats?annee=2016&rejet=1&polluant=91#/

2015

http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/irep/form-substance/resultats?annee=2015&rejet=1&polluant=91#/

 

 

 

 

Paru dans l'Usine Nouvelle :

 

COP21 : DES INDUSTRIELS S'ENGAGENT POUR LE CLIMAT

 
COP21 : Les trois recommandations d’Antoine Frérot, le PDG de Veolia

Par Ludovic Dupin - Publié le 13 mai 2015, à 12h23

 

Pour Antoine Frérot, le patron de Veolia, la lutte contre le réchauffement climatique passe par trois grandes solutions : le développement de l’économie circulaire, la création d’une redevance carbone et de taxes douanières à l’entrée de l’Europe, la capture du méthane.

 

Le 20 mai prochain, Antoine Frérot, le PDG deVeolia, participera au Business & Climate summit où près de 1000 entreprises tenteront de se mettre d’accord sur un message commun à porter lors dusommet COP21 sur le climat à Paris en décembre prochain. Le patron des services à l’environnement se sent concerné en premier lieu car "les gaz à effet de serre sont une pollution difficile à traiter… or les pollutions difficiles sont au cœur de nos solutions."

Il porte trois grandes propositions. La première est d’infléchir l’économie classique : "Pour diminuer les émissions de CO2, Il faut sortir du schéma linéaire - produire, consommer, jeter - et développer l’économie circulaire." Il donne, à titre d’exemple, le cas des bouteilles plastiques recyclées qui émettent 70% de moins de CO2 qu’une production à partir de matière vierge. Chez Veolia, l’économie circulaire compte pour 10% des 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

TAXES DOUANIÈRES À L’ENTRÉE DE L’EUROPE

Sa deuxième proposition est de donner un coût au carbone. Le grand patron juge que le marché carbone ne fonctionne pas bien et sera plutôt en faveur d’une "redevance carbone". "Aujourd’hui ne rien faire (Ndlr: pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre) ne coûte rien… et agir coûte cher", explique-t-il. Antoine Frérot rappelle que ce concept de pollueur-payeur existe depuis 50 ans dans le secteur de l’eau et que cela fonctionne très bien.

Il juge que le coût du carbone doit atteindre de 30 à 40 euros la tonne, une somme incompressible pour rentabiliser des technologies comme la capture et la séquestration du CO2. Mais il va encore plus loin. Selon lui, pour que le système soit efficient, il doit être étendu au moins à l’échelle de l’Union Européenne. Cette dernière doit aussi créer des barrières douanières pour taxer le contenu CO2 de ce qui pénètre dans le marché.

 

Sa troisième proposition est de s’attaquer aux émissions de gaz à effet de serre à courte durée de vie. C’est-à-dire s’attaquer en priorité au méthane, qui compte pour 40% de l’effet de serre des 20 dernières années, plutôt qu’au CO2. "Le méthane est plus facile à capturer, à valoriser et à éliminer. Autant s’attaquer au plus facile afin d’avoir le temps de développer de meilleures technologies pour le CO2", propose Antoine Frérot.

 

 

Ludovic Dupin

 

 

http://www.usinenouvelle.com/article/cop21-les-trois-recommandations-d-antoine-frerot-le-pdg-de-veolia.N329534

 

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 11:19

 

L'exemple d'un village rural

qui subit

 la pollution de l'air

St Mesmes

 

Une commune entourée de champs cultivés par l'agriculture intensive, dont l' école primaire a été construite au bord de ces champs.

 

Une commune survolée par les avions de l'aéroport de Roissy.

 

Une commune riveraine de la zone industrielle de Mitry-Compans qui compte 6 sites Seveso.

 

Une commune riveraine de la plus importante décharge d'ordures ménagères et déchets non dangereux d'Europe : Veolia Charny/Claye-Souilly/Fresnes sur Marne.

 

 

St Mesmes l'école primaire construite au bord de champs cultivés par l'agriculture intensive

St Mesmes l'école primaire construite au bord de champs cultivés par l'agriculture intensive

 

Paru sur le site La Marne :

 
La pollution même à la campagne

La mauvaise qualité de l'air aurait été responsable, à elle seule, de 6,5 millions de décès à travers le monde en 2015. En France, on estime ce chiffre à 48 000 cas.

Publié le 30 Oct 17 à 7:00


La Seine-et-Marne, malgré son aspect rural, est aussi sujette à la pollution atmosphérique, notamment celle liée aux particules fines, les PM10. Ces particules, en grande partie dues au chauffage au bois, à l’agriculture, au trafic routier et aux chantiers, peuvent transporter des substances toxiques capables de passer la barrière air/sang au niveau des alvéoles pulmonaires.

C’est évidemment près des axes à fort trafic routier, l’autoroute A4 notamment, que les concentrations de PM10 sont les plus importantes. AirParif note notamment un dépassement régulier des valeurs limites le long des zones de trafic.

Quant à la qualité de l’ozone en Seine-et-Marne, l’association constate que le seuil au-delà duquel la qualité de l’air n’est pas bonne est souvent dépassé, surtout en zone périurbaine, mais pas uniquement. Les zones rurales sont également concernées.

Dans les zones rurales, on estime que l’espérance de vie est réduite de 9 mois à cause de la pollution

https://actu.fr/societe/la-pollution-meme-la-campagne_13189949.html

 

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