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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 21:33
Paru sur actu-environnement :
Le blog des experts
Sdrif 2030 : la bombe à retardement du transport aérien en Île-de-France

L'économie francilienne se nourrit des échanges internationaux, et le Sdrif 2030 consacre le Grand Roissy comme porte d'entrée principale à la Région Île-de-France. Sébastien Trollé revient sur la politique du "tout-Roissy" et une alternative bien encombrante.

Avis d'expert  |  Transport  |  Aujourd'hui à 14h57  |  Actu-Environnement.com

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Sébastien Trollé
Auteur de l'ouvrage sur les nuisances aérien
nes ''Les Poisons du Ciel''.
Directeur commercial des Éditions Cogiterra.

    

La lecture du Schéma directeur d'Île-de-France pour 2030 (Sdrif 2030), adopté par le conseil régional le 18 octobre 2013, révèle le fort intérêt que porte la Région au développement du transport aérien et à ses infrastructures dédiées. Car l'économie régionale, tertiarisée, dans un contexte de mondialisation, dépend pour partie des échanges internationaux et de l'implantation de fonctions stratégiques de très haut niveau international.


Une économie dopée par les échanges internationaux 

Selon le Sdrif, Paris serait la 3ème ville de congrès au monde, l'Île-de-France serait la 2ème métropole mondiale pour l'accueil des sièges d'organisations internationales, elle serait même classée au 1er rang des projets d'implantation de centres de recherche. Le classement "Global Destination Cities Index 2013", classe Paris au 3ème rang des villes les plus visitées au monde, avec 13,92 millions de touristes étrangers.

Dans ce contexte, le rôle pivot que jouent les aéroports franciliens constitue un atout. Avec 234.067 mouvements d'avions à Paris-Orly, 497 127 à Paris-CDG, et 88,8 millions de passagers en 2012, un record, le transport aérien résiste bien à la crise. D'ici à 2030, la DGAC prévoit 217.000 mouvements annuels supplémentaires sur les aéroports franciliens, selon une hypothèse de croissance du trafic de 1,2% par an. Eurocontrol, pour sa part, avance une hypothèse de croissance de 2,8% par an, soit 593.000 mouvements supplémentaires.

Un développement que la Région Île-de-France souhaiterait accueillir en son sein, grâce à des capacités techniques aéroportuaires extensibles : le plafonnement à Paris-Orly pourrait être remis en cause, les réserves de capacités à Paris-CDG sont grandes (la saturation technique de Roissy-CDG interviendrait aux alentours de 2025, à cadencement des aéronefs constant), et il est possible d'y construire une cinquième piste.


Le Grand Roissy, déclaré Territoire d'Intérêt Métropolitain 

Présenté dans le Sdrif comme l'un des principaux moteurs du développement économique de la Région, leGrand Roissy a été déclaré Territoire d'Intérêt Métropolitain. Le pôle de Roissy dispose ainsi d'un cadre institutionnel volontariste pour accélérer son développement : objectifs d'aménagement et secteurs d'application prioritaires, concentration des moyens de tous les acteurs autour d'une vision commune et solidaire, contrôle de cohérence des projets.

Les ambitions pour le Grand Roissy sont grandes et la liste des projets impressionnante : développement de la plateforme aéroportuaire, RER B+, ligne 17 du Grand Paris Express, ligne CDG-Express, ligne TGV Roissy-Picardie, interconnexion avec la future ligne TGV Paris-Normandie, gare TGV Fret à Goussainville, extension du parc des expositions de Paris Nord Villepinte, enrichissement de l'offre hôtelière, commerciale et de loisirs, International Trade Center, développement de parcs d'activités...

Paris, métropole mondiale, s'appuiera sur le développement polycentrique de la région Île-de-france, et le Grand Roissy aura pour mission d'être une porte d'échanges avec l'international.


Le Sdrif 2030 confirme le choix de la Région pour le “tout-Roissy” 

S'il est justifié de nourrir des ambitions économiques pour les territoires, et que le secteur des transports ait son rôle à jouer, deux impasses trahissent un certain dogmatisme de la part des auteurs du Sdrif 2030 :
1 - l'état actuel de saturation environnementale des aéroports existants est habilement nié, à la faveur du sacro-saint "tout-Roissy",
2- certaines solutions alternatives de moindres nuisances, taboues, n'ont pas été mentionnées.

Et pourtant, les auteurs du Sdrif estiment porter “le projet de la transition à l'aune du développement durable” et se préoccuper du cadre de vie des Franciliens.L'ambition revendiquée est même “d'établir un nouveau modèle de développement”... Mais pour l'aérien, c'est le conformisme qui a été retenu.

Étonnamment, le Sdrif dresse un diagnostic plutôt réaliste de la difficulté sociale et environnementale àconcentrer tout le trafic aérien sur un petit territoire, particulièrement dense : bruit et pollution atmosphérique problématiques, vols de nuit à très fort impact sanitaire, coût environnemental supporté par les populations les plus modestes, dépendance déraisonnable du territoire aux énergies fossiles, pression foncière excessive sur les terres agricoles encore disponibles, saturation du territoire...


De sombres perspectives environnementales pour l'Île-de-France 

Pire, de l'aveu des auteurs du Sdrif 2030, les perspectives de croissance du trafic aérien sont problématiques, notamment en raison de la quête de densification de l'habitat en Île-de-France : aux abords des grands aéroports, le Sdrif recense 74 secteurs majeurs de densification urbaine et 89 secteurs d'urbanisation nouvelle, localisés dans les zones de dépassement du seuil réglementaire de 55dB.

Outre les secteurs couverts par un Plan d'Expostion au Bruit, éligibles à des règles d'urbanisme spécifiques, mais assez peu protectrices en définitive, le Sdrif passe sous silence la carte non-administrative du bruit, qui concerne les populations survolées à plusieurs dizaines de kilomètres des aéroports. Là aussi, la densification est à l'oeuvre et exposera les populations aux pollutions.

Concernant l'aérien, le Sdrif 2030 n'apporte pas de solutions suffisantes pour protéger les Franciliens. Les mesures d'évitement des nuisances sont dérisoires face à l'augmentation annoncée du trafic : maîtrise des déplacements (mensonge), augmentation du taux d'emport (insuffisant), report modal air-rail (le plan TGV français est à l'arrêt et le TGV permet tout autant de drainer des clients supplémentaires à Roissy-CDG), réduction des nuisances à la source grâce aux évolutions techniques (très long terme) et aux procédures d'approche (aléatoire), plafonnement du nombre de mouvements à Roissy-CDG à l'horizon 2030 (lorsque les capacités techniques maximales seront atteintes), réduction du nombre de vols la nuit (de 0h à 5h30 seulement), valorisation des gisements de calme au sein des zones bruyantes, tels que les massifs forestiers (risible).


Une vision sacrificielle du développement, parfaitement assumée 

Reconnaissons que certaines influences chez les auteurs du Sdrif ont pu s'exprimer et souligner la vision sacrificielle du projet de la Région : les nuisances aériennes pour certains, le développement économique pour d'autres. Le Grand Roissy sera bien un moteur économique pour l'Île-de-France, dans son ensemble, et le confortement du hub aéroportuaire francilien permettra de soulager d'autres régions, voire d'autres pays du bruit et de la pollution chimique.

    


    

Malheureusement, ces "incidences positives", mentionnées dans le Sdrif 2030, se font au prix de la concentration des nuisances au sein d'un territoire très urbanisé, et donc, au prix de la maximisation "des incidences négatives" sur le plan social et environnemental. Sans compensation économique suffisante pour les victimes, d'ailleurs, dont le parcours à l'emploi et la mobilité sont en décalage par rapport à l'économie aéroportuaire. Et ce, malgré les 160.000 emplois recensés au sein du coeur de pôle du Grand Roissy, un des tout premiers pôles créateurs d'emplois en France.


Le gigantisme aéroportuaire peine à nourrir ses victimes 

Le Sdrif 2030 présente nombre de mesures, évoquées ou appliquées depuis plus de 10 ans, et destinées à"réduire la fracture entre un pôle de richesse et une population fortement fragilisée" : mécanismes de péréquation, optimisation de l'accès à l'emploi, politique de transports collectifs, formation des populations limitrophes… Les politiques publiques en la matière peinent à donner les résultats escomptés, et ce, malgré le niveau de développement actuel de Roissy-CDG et la vitalité de l'emploi à faible niveau de qualification dans le transport et la logistique.

Pour satisfaire le besoin en emplois, localement, le Sdrif préconise de diversifier l'économie locale en réindustrialisant le territoire et en exploitant davantage le potentiel des terres agricoles encore présentes, sans pour autant diluer ni affaiblir l'économie aéroportuaire.

De plus, certaines justifications au gigantisme aéroportuaire sont contestables sur le plan économique : le Sdrif 2030 souligne le développement anarchique de la zone de Roissy, caractérisé par des concurrences territoriales et un morcellement du territoire, aux dépends des réserves foncières, des terres agricoles, de la fluidité des échanges et de la compétitivité de la zone d'influence.


L'alternative au “tout-Roissy” est toujours fondée 

Si le projet du Grand Roissy sait être convaincant par certains aspects (dynamique territoriale positive, des projets d'infrastructures pertinents, attraction des investissements étrangers...), certains renoncements aux principes fondateurs du Sdrif imposent un rééquilibrage en faveur de complémentarités plus durables et supportables.

Tout d'abord, le Sdrif rappelle un principe qui doit orienter les décisions d'aménagement : éviter les“territoires exclusivement servants” en Île-de-France. Ensuite, le périmètre géographique à considérer pour le Sdrif doit dépasser les limites administratives de la région, tant les complémentarités interrégionales peuvent être créatrices de valeur.

Le propos est illustré avec les “grands flux logistiques” dont l'organisation doit intégrer les principaux corridors européens et se concevoir à l'échelle du Bassin parisien. Le Sdrif souligne d'ailleurs l'éloignement de Paris-CDG de l'axe rhénan européen.

Enfin, situation économique oblige, le Sdrif rappelle la nécessité de “miser sur la transformation de ce qui existe déjà, pour le conforter, le compléter ou le revisiter”, plutôt que de systématiquement penser à des infrastructures nouvelles. Une fois encore, les transports sont cités en exemple, avec un intérêt marqué pour “la réaffectation de certaines infrastructures dont le rôle au sein du réseau mérite d'être redéfini.”


Paris-Vatry, complémentaire de Roissy-CDG 

Sans être mentionné au Sdrif 2030, l'aéroport Paris-Vatry et sa plateforme logistique multimodale air/fer/route reviennent en tête des solutions possibles pour renforcer le pôle aérien d'Île-de-France, avec la garantie de faire sauter un des verrous environnementaux. Situé à 120 kilomètres de la Région parisienne, l'aéroport a longtemps été considéré comme une solution crédible pour devenir le 3ème aéroport francilien.

La plateforme marnaise, déjà opérationnelle, dispose d'une des plus longues pistes d'Europe, compatible Airbus A380. Qualifié d'aéroport de moindres nuisances, grâce à une très faible densité de population (+/- 10 habitants/km2), Paris-Vatry peut être exploité 24h/24 et 7j/7, pour des activités de fret (tout cargo, industriel, périssable, Express) et de transport passagers (capacité actuelle : 600.000 passagers/an). À moindre coût d'exploitation pour les opérateurs.


Paris-Vatry, utile à la logistique francilienne 

La contribution de Paris-Vatry à l'économie francilienne ciblerait aussi les difficultés logistiques de la Région Île-de-France, portées au Sdrif 2030, qui décrit "un ensemble de polarités et de plateformes logistiques insuffisantes ou vieillissantes" et prône une vision élargie des flux avec "la constitution d'un système de transport multimodal à l'échelle du Bassin parisien, composé de rocades de contournement de l'Île-de-France et de radiales, et devant s'appuyer sur la création d'un nombre restreint de grandes plateformes d'échelle européenne." 

Paris-Vatry est idéalement placé au coeur des échanges européens de marchandises : 75% des flux communautaires s'effectuent dans un rayon de 800 km, et sa zone de chalandise concerne plus de 10 millions d'habitants dans un rayon de 200 km, incluant des pôles stratégiques comme Rungis ou Disneyland. Sa desserte routière comprend un axe Nord/Sud (A26/RN77) et un axe Est/Ouest (A4/RN4), tandis que le fret ferroviaire a toute sa place avec un embranchement SNCF existant et évolutif, mais qui nécessite d'être modernisé.


Paris-Vatry, une réserve foncière pertinente

Paris-Vatry, c'est aussi l'opportunité pour l'Île-de-France de soulager les besoins fonciers nécessaires au développement de sa logistique. D'après le Sdrif 2030, ils seraient de l'ordre de 2.800 à 4.000 hectares en besoins nouveaux, soit l'équivalent des surfaces exploitées aujourd'hui. Paris-Vatry dispose de 900 ha disponibles et de 230.000 m2 d'entrepôts déjà implantés.

Dans un contexte de pénurie foncière, de conflit d'usages et de saturation des échanges en Île-de-France, les complémentarités régionales au sein du Bassin parisien devraient convaincre, y compris à propos de Paris-Vatry.


ADP, acteur légitime d'une vision polycentrique de l'aérien

Et pourtant, l'horizon de Paris-Vatry, que certains nomment "l'aéroport fantôme", ne s'éclaircit pas, malgré l'opportunité récente de voir Aéroports de Paris (ADP) entrer au capital de la Société d'Exploitation de Vatry Europort (SEVE). Les 51,07% du capital de la SEVE, libérés par SNC-Lavalin après avoir mis fin à sa Délégation de Service Public, n'ont pas eu les faveurs d'ADP.

Un tel rapprochement aurait validé une vision polycentrique de l'aérien dans le Bassin parisien avec Paris-Orly, Roissy-CDG et Paris-Vatry en synergie. Sans crainte pour ADP de faire le jeu d'un concurrent, en phase avec les attentes environnementales d'aujourd'hui. Parmi les freins au dossier, les performances environnementales des plateformes franciliennes d'ADP, qui auraient incité les dirigeants à la prudence, de peur de subir une pression encore plus forte des élus et des associations de riverains pour un transfert partiel du trafic.


L'art de faire échouer un scénario honni

Pour se prémunir de ce risque, le lobby politico-économique francilien est à l'oeuvre :

• le Sdrif 2030 évacue totalement l'hypothèse du développement polycentrique de l'aérien, au prix de contorsions pour nier l'impasse environnementale dans laquelle se trouve la Région
• ADP continue de profiter du soutien inconditionnel de l'État et de la Région qui créent le cadre institutionnel pour l'accélération de son développement
• Paris-Vatry est empêché dans son développement par un manque d'investissements en infrastructures, pourtant dérisoires par rapport à ce qui est mis en oeuvre pour Roissy

Résultat : sur la période 2006–2013, ADP a consenti 5,3 milliards d'euros d'investissements pour accroître les capacités et la qualité de service de Roissy-CDG et de Paris-Orly. La plateforme de Paris-Vatry, quant à elle, est à la diète, toujours dans l'attente de son raccordement à la LGV Est (44 km). Un investissement estimé à 300-450 millions d'euros en 2001, qui mettrait Paris-Gare de l'Est à 1h15 et l'aéroport de Roissy à 1h00. De belles perspectives en termes de complémentarités.


C'est au politique d'intervenir

Aujourd'hui, force est de constater que, sans la constance des associations de riverains en faveur de Paris-Vatry, et sans contraintes réglementaires nouvelles à propos de Roissy-CDG, la maîtrise de l'impact environnemental de l'économie aéroportuaire restera un voeu pieux en Île-de-France. Étonnamment, c'est au mutique Sdrif 2030 que revient le mérite de mettre la lumière sur une incongruité de taille. Avec mesure et respect pour l'économie francilienne existante, il est légitime de rouvrir le chapitre du rééquilibrage aéroportuaire... sans s'exonérer, pour autant, de la problématique du changement climatique qui s'impose à nous.

Avis d'expert proposé par Sébastien Trollé, Directeur commercial des Éditions Cogiterra, auteur de l'ouvrage sur les nuisances aériennes "Les Poisons du Ciel".

Notes :

A - La consolidation des cartes stratégiques du bruit indique que le trafic aérien constitue la deuxième source de pollution en Île-de-France. Environ 351.000 personnes seraient exposées à des niveaux de bruit supérieurs à la valeur seuil de 55dB(A). En tenant compte des zones survolées à moins de 1000 mètres dans au moins une configuration (vent d'est ou vent d'ouest) ou à moins de 2000 mètres tout le temps, le nombre de Franciliens potentiellement impactés par les nuisances du trafic aérien a été évalué à plus de 1,7 million d'habitants. Étude Survol, janvier 2011 – Bruitparif.

B - Sur le plan énergétique, l'Île-de-France dépend à 90% de l'extérieur. Plus de 70% de la consommation énergétique finale du territoire est d'origine fossile. La sécurité des approvisionnements est un enjeu important. Roissy-CDG et Paris-Orly sont approvisionnés en kérosène par pipeline. Le pétrole brut livré au Havre est acheminé par oléoduc dans une raffinerie à Grandpuits, en Seine-et-Marne, puis redistribué aux aéroports par oléoduc. En 2010, une grève à la raffinerie a contraint certains avions à s'approvisionner sur d'autres aéroports de province.

C - L'Île-de-France génère environ 260 millions de tonnes (MT) de marchandises : 52% de flux internes, 40% de flux avec les autres régions de France et 8% de flux internationaux. Les marchandises en transit par l'Île-de-France sont estimées à 80 millions de tonnes (chiffres 2008). Le fret aérien représente 2% des marchandises transportées dans le monde en volume (30 MT en 2000 / 43,5 MT en 2010), et le quart de la valeur des échanges internationaux. Roissy-CDG, avec 2,15 MT se situe au premier rang européen pour le fret et le courrier. Source : Sdrif.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/sdrif-2013-transport-aerien-ile-de-france-20326.php4

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 10:50

 

 

 

ST THIBAULT DES VIGNES 

commune qui est bordée par la Francilienne

et qui compte deux incinérateurs

 

L’exploitant de l’un de ces incinérateurs dépasse depuis plusieurs années les tonnages autorisés par l’arrêté préfectoral  sans que les services de l’ETAT ne dressent procès-verbal

voir notre article

http://adenca.over-blog.com/article-incinerateur-de-st-thibault-des-vignes-non-respect-de-l-arrete-prefectoral-120783193.html

 

 

 

Nous relayons aujourd’hui

le communiqué de presse du collectif  « C’est dans l’air »

qui attire l’attention des services de l’ETAT sur un autre dossier :

les émissions de perchloroéthylène dans l’air 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Nous collectif « C’est dans l’air » comprenant des habitant(e)s de Marne et Gondoire portons à la connaissance de la population les faits suivants, incontestables, concernant l’entreprise industrielle de pressing Thimeau, située dans la Zone Industrielle de Saint Thibault des Vignes, fournisseur en grande partie de la société Eurodisney. Le 18 avril 2013, Madame La Préfète a pris un arrêté  concernant  les émissions de perchloroéthylène dans l’air de la part de la société Thimeau (Magic Rambo) et a ordonné à cette entreprise de réaliser une étude technico-économique sur ses rejets de pollution.

En effet La SNC Thimeau a rejeté 50 tonnes de perchloroéthylène dans l’air pour la seule année 2012 (49 700 kg en 2011, 46 200 kg en 2010, 52 500 kg en 2009, 61 000  en 2008 et en 2007 65 000 kg.) Un deuxième arrêté préfectoral a été publié  le 14 mai 2013 concernant la pollution de l’eau.

 

Depuis plusieurs années ‘Réseau Environnement Santé’, ‘l’Association des Victimes des Emanations de Perchloroéthylène dans les Pressings’ et autres associations environnementalistes ont alerté les Pouvoirs Publics sur la dangerosité du ‘perchlo’ dans les pressings et réclament son interdiction sans délai au vu des risques graves pour la santé.

 

« Aujourd’hui la question des causes environnementales du cancer n’est pas prise au sérieux par les pouvoirs publics dans notre pays. Le cas du perchloroéthylène en est le triste exemple. Solvant toxique encore utilisé dans plus de 90% des pressings (cancérigène, mais aussi neurotoxique, hépatotoxique et néphrotoxique), il intoxique les travailleurs et les riverains. Les preuves de sa dangerosité ne sont désormais plus à démontrer, au vu des données épidémiologiques chez les travailleurs et les riverains, données cohérentes avec les très nombreuses données expérimentales sur le sujet. » (Source : RES). Le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) a classé au niveau 3 le perchlo cancérigène probable chez l’homme. 

 

Nous nous interrogeons fortement sur la qualité de l’air que nous respirons sur le bassin environnant d’une population à forte densité. Ceci doit être pris en compte également au vu de l’aspect multifactoriel des causes de pollution sur ce site précis. Nous nous interrogeons donc légitimement sur les graves conséquences que ces émissions peuvent et ont pu avoir pour la santé des employé(e)s de cette entreprise, de nos enfants, des femmes enceintes et personnes âgées, fragiles ou malades, pour notre santé à tous.

 

Vu les risques encourus, nous souhaitons donc connaître les impacts des émissions de perchlo sur les habitant(e)s et avons demandé à tous les pouvoirs publics concernés un contrôle de la contamination par un organisme indépendant. Une étude sanitaire s’impose et des décisions devront être prises rapidement, il n’est plus possible d’attendre davantage !

Nous venons d’apprendre que l’entreprise CIPEL, à Lagny sur Marne (en cessation d’activité depuis 2011) a également émis des tonnes de perchlo dans l’air:

55 000 kg en 2005, 49 200 kg en 2006,  17 200 kg en 2008, 12 500 kg en 2009 et 6 360 en 2010.

 

Collectif « C’est dans l’air »

5 Avenue des Joncs 77400 ,

Saint Thibault des Vignes

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 18:07
Paru dans le journal le Monde :
Pollution aux particules : seuil d'alerte déclenché à Paris, Lyon et Bordeaux

Le Monde.fr avec AFP | 10.12.2013 à 19h40 • Mis à jour le 10.12.2013 à 19h46

 

Le niveau le plus élevé du seuil d'alerte à la pollution aux particules a été déclenché, mardi 10 décembre, en région parisienne, dans l'agglomération bordelaise et le bassin lyonnais, ainsi qu'à Poitiers et Castres.

En Ile-de-France, la préfecture de police a instauré une baisse de 20 km/h sur toutes les routes où les vitesses maximales sont supérieures ou égales à 80 km/h et a notamment appelé à « limiter l'usage des véhicules diesel non équipés de filtres à particules », ainsi que « les transports routiers de transit ». Les feux de cheminée en foyer ouvert sont interdits et il est demandé à la population de« privilégier les activités calmes ».

Le niveau d'alerte est déclenché pour les PM 10 (particules au diamètre inférieur à 10 microns) à partir d'une concentration de 80 microgrammes de particules par mètre cube d'air. Ce seuil signifie qu'une « exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l'ensemble de la population ou de dégradation de l'environnement, justifiant l'intervention de mesures d'urgence », expliquait lundi Airparif, l'agence régionale pour l'Ile-de-France, alors que le seuil d'alerte était déjà atteint et sera maintenu mercredi.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/10/pollution-aux-particules-le-seuil-d-alerte-declenche-dans-plusieurs-villes_3528863_3244.html

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:10

Paru sur le site France Nature environnement :

 

L’air de rien, l’année de l’air s’achève…

 

Ce lundi 9 décembre 2013 se tient à Strasbourg la Conférence de clôture de l’année européenne de l’air, lancée le 8 janvier 2013 à Bruxelles. Cette rencontre organisée par la fédération ATMO-France sous le patronage de Janez Potočnik Commissaire de l’environnement, est l’occasion de revenir sur les temps forts de cette année et d’avancer sur la question pour relever enfin le défi de la qualité de l’air en Europe. Explications de France Nature Environnement (FNE). 



L’air pollué attaque aussi notre économie

Alors que la Commission devait annoncer u
ne partie de la révision de sa stratégie européenne de la qualité de l’air à l’automne, rien n’a été présenté à ce jour. Ceci alors même qu’un épisode de pollution aux particules fines traverse toute l’Europe et impacte une fois de plus la santé et le porte-monnaie des citoyens européens. Pour FNE, l’heure des constats est dépassée. Nous connaissons les impacts sanitaires désastreux des polluants de l’air. Le CIRC a classé le 17 octobre dernier l’air extérieur pollué comme cancérigène certain pour l’homme. La facture elle aussi est lourde, de l’ordre de 20 à 30 milliards d’euros par an en France métropolitaine rien que pour les coûts sanitaires liés à l’air extérieur. La facture humaine et pour notre économie est insoutenable ! 

Un éventail de solutions

Alors que des lobbies industriels font pression dans le sens d’u
ne régression de la stratégie air de l’Europe, France Nature Environnement rappelle qu’un éventail de moyens d’actions existe. De nombreuses solutions sont même testées et approuvées par certains de nos voisins européens. Comme le souligne le dernier rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement : « vivre en ville ne signifie pas nécessairement air pollué, congestion, bruit et longs temps de transport. De nouvelles idées dans les transports urbains sont en train de rendre de nombreuses villes plus saines et plus agréables à vivre ».

Pour José Cambou, pilote du réseau Santé-environ
nement de France Nature Environnement : « les institutions et les Etats européens, dont l’Etat français, doivent dès aujourd’hui prendre des engagements forts pour réduire les concentrations de polluants dans l’air qui mettent en danger les citoyens et affaiblissent encore un peu plus les finances de la collectivité. »

Télécharger ce communiqué en format PDF.

http://www.fne.asso.fr/fr/l-air-de-rien-l-annee-de-l-air-s-acheve.html?cmp_id=33&news_id=13510&vID=897

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 13:10

 

 

Pour permettre d’améliorer la qualité de l’air

 les industriels de Seine et Marne

doivent verser

leur TGAP

Taxe sur les activités polluantes

à AIRPARIF

 

 

 

En effet la TGAP (Taxe sur les activités polluantes) peut être versée jusqu’à 171 000 € par an et par installation à Airparif, ceci permet à cette association de pouvoir financer des contrôles et des études de la qualité de l’air.

http://www.douane.gouv.fr/data/dab/pdf/00-233.pdf

 

http://www.airaq.asso.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/COLLECTIVITE/Adhérer%20à%20AIRAQ.pdf

 

La Seine et Marne, une fois de plus lanterne rouge

en effet, nous constatons qu’en 2012

seulement 4 industriels de ce département

ont versé la TGAP à Airparif :

 

                                                       GPN grande paroisse usine de Grandpuits

                                         TOTAL Grandpuits

                                         KNAUF  Saint Soupplets

                                         SITA NOVERGIE St Thibault des Vignes

 

Alors que dans les Yvelines et les Hauts de Seine ils étaient plus de 12.

 

 

Dans ce département qu’on surnomme « Le dépotoir de l’Ile de France » un seul exploitant  d’entreprise traitant les déchets verse la TGAP à AIRPARIF c’est SITA St Thibault.

 

Citons quelques  industriels du déchet  qui  ne versent pas cette contribution à AIRPARIF, il s’agit de :

 

Capoulade décharge Isles les Meldeuses

 

Gerep incinérateur de déchets dangereux de Compans.


   

Groupe Veolia

- Generis incinérateur Vaux le Pénil

- Somoval incinérateur de Monthyon

- Sytradem incinérateur de Montereau-Fault-Yonne

- décharge de Claye-Souilly

- décharge Veolia Fouju

- décharge Veolia Monthyon

 

 

 

Airparif au début de ce mois  a contacté un  certain nombre de ces industriels  qui à ce jour n’ont toujours pas donné suite.

 

 

Pour mémoire les incinérateurs de Vaux le Pénil, Monthyon et Montereau Fault Yonne sont la propriété de collectivités territoriales.

Pour préserver la santé des populations de Seine et Marne les élus de ces collectivités doivent imposer à leur sous-traitant de verser cette TGAP à AIRPARIF afin que cette association puisse réaliser plus d’études et de contrôles de la qualité de l’air en Seine et Marne

 

 

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:36
Paru sur  le  site  Atlantico :
 
Pollution de l'air : la carte des régions du monde où elle tue le plus

Selon une étude publiée en juillet 2013, la pollution de l'air serait à l'origine de la mort de 2,1 millions de personnes dans le monde chaque année.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pollution-air-carte-regions-monde-ou-elle-tue-plus-pierre-souvet-847445.html#wKJbSQwZCzlUWhSv.99

 

Publié le 25 septembre 2013

 

La carte publiée par la Nasa

Où sur la planète la pollution de l’air cause-t-elle le plus de ravagse ? Une carte publiée jeudi 19 septembre par la Nasa permet de s’en faire une idée : en marron sont affichés les endroits où surviennent le plus de morts prématurées liées à la mauvaise qualité de l’air – jusqu’à 1000 morts par an et par 1000 km² dans certaines régions – et celles, ça existe aussi, où la qualité de l’air s’est améliorée (cliquez ici pour accès à la carte en grand format).

Pour y parvenir, l’équipe dirigée par Jason West, un spécialiste de l’observation terrestre rattaché à l’université de Caroline du nord, a compilé six modèles informatiques différents pour représenter l’évolution de la pollution de l’air causée par l’homme entre 1850 et 2000.

Sans grande surprise, les régions où cette cause de mortalité est la plus élevée sont parmi les plus industrialisées de la planète : l’Europe centrale, l’Inde, la Chi
ne, l’Indonésie et le Japon. Certaines ont, à l’inverse, connues un recul de la mortalité sur la période étudiée : le centre de l’Amérique du sud et le sud-est des Etats-Unis. Une amélioration qui s’explique, dans cette dernière zone, par une baisse des émissions liées à l’industrie et des incendies depuis le milieu de XIXe siècle.

Dans une étude publiée en juillet 2013, un groupe de chercheurs estimait que la pollution de l’air serait à l’origine de la mort d’environ 2,1 millions de personnes dans le monde chaque année. Principaux responsables : l’ozone et les particules fines en suspensions dans l’atmosphère (dont les plus dangereuses sont les PM2,5 essentiellement rejetées par les véhicules diesel).

« Dans la plupart des cas, la pollution la plus toxique persiste pendant des jours voire des semaines, entraînant une augmentation des problèmes respiratoires et cardiaques, écrit la Nasa. Même des niveaux peu élevés de la pollution de l’air peuvent avoir un effet significatif sur la santé humaine. Les impacts peuvent se cumuler sur des longues périodes au niveau mondial ».

La France compte parmi les pays les plus affectés. Quels sont les risques et les réflexes à avoir pour s’en prémunir ? Nous avons interrogé Pierre Souvet, président de l’Association santé environnement France.

Atlantico : La pollution de l’air représente-t-elle un réel danger en France ?

Pierre Souvet : Clairement, oui. Ses risques sur la santé ont été mesurés dans une récente étude européenne (APHEA) : à Marseille, la pollution de l’air provoque une perte d’espérance de vie de près de 8 mois, tandis que les accidents cardio-vasculaires sont 15 à 30 % plus nombreux, pareil pour les maladies respiratoires. Ces impacts ont été observés dans toutes les grandes villes françaises. A cela s’ajoutent les effets à long terme sur les risques de cancer, d’accidents vasculaires et de thrombose.

Cette situation va-t-elle s’aggraver ?

Très probablement. Le diesel, l’une des principales sources de microparticules et d’oxydes d’azotes, reste majoritaire dans le parc automobile français. Pire, cette flotte de véhicules ne diminue pas mais augmente. Tout cela, sachant qu’il faut près de 20 ans pour renouveler un parc automobile si on décidait de changer les choses… Les autres sources de pollution sont le chauffage au bois et les gaz rejetés à proximité des aéroports.

Existe-t-il des réflexes simples pour se protéger de cette pollution ?

C’est mon slogan : pas de jogging sur l’autoroute. Quand on fait du sport dans une zone polluée, on a deux à trois fois plus de risque de faire un infarctus. Dans les grandes villes, je conseille donc de courir et de promener le bébé dans des espaces verts : l’effet est immédiat sur l’amélioration de la fonction respiratoire. Le masque anti-pollution, lui, n’apporte aucun résultat efficace, puisque les particules fines continuent de passer. Le mieux est encore que les maires prennent leurs responsabilités en modifiant les plans de circulation afin d’éloigner les autoroutes de la population.

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 18:20

 

 

 

Nord Ouest Seine et Marne :

Le dioxyde de d’azote un danger pour la santé

 

A la lecture d’une étude éditée par Airparif en janvier 2009 nous apprenons que le trafic routier en Seine-et-Marne représente de 12 à 16 % des émissions franciliennes liées au trafic routier selon les polluants (NOx, PM10, CO, SO2 et COVNM). Cinq gros axes très empruntés parcourent le département : la francilienne, une petite partie de l’autoroute du soleil, l’autoroute de l’est, la N2 et la N3, quatre  de ces axes traversent le nord-ouest 77.

Les dépassements de l’objectif de qualité  de 40 Mg de NO²/m3 ont lieu essentiellement à l’ouest du département suivant la modélisation Airparif.

 

En effet il faut savoir ce qu’est une modélisation, c’est une évaluation de la pollution, voir le dossier Laboratoire central de Surveillance de la qualité de l’air sur le sujet (2).

 

Une évaluation ne peut pas remplacer un point de contrôle, or au nord-ouest 77, sur les cantons martyres de Claye-Souilly, Mitry-Mory et Dammartin-en-Goële nous n’avons pas de point de contrôle NOx, PM10, CO, SO2 et COVNM.

Le seul point Airparif de Montgé en Goële ne contrôle que l’Ozone.

 

Extrait page 48 de l’Etude Airparif  éditée en janvier 2009 (1)

« Niveaux à proximité du trafic routier modélisés

Les niveaux moyens annuels sur les autres axes routiers principaux du département sont

obtenus par modélisation. Les résultats pour 2007 montrent que 114 km de voirie (sur 3076 km

soit 3.7 % du réseau modélisé sur le département de Seine-et-Marne) ont dépassé l’objectif

qualité de 40 Mg/m3 de NO2 en moyenne annuelle en 2007 …

Les dépassements ont essentiellement lieu à l’ouest du département, les

principaux axes concernés par les dépassements sont : la francilienne (A104), en bordure

ouest du département, et les principales autoroutes qui traversent le département (A6, A4) ;

ces axes autoroutiers neconnaissent des dépassements que sur les dizaines de kilomètres les

plus proches de l’agglomération parisienne, donc en bordure ouest du département aussi.

L’A199, la N2 et la N3 sont aussi concernées par des dépassements. »

 

 

 (1) La qualité de l’air dans le département de Seine-et-Marne

Emissions et concentrations des principaux polluants (sources d’émission

établi pour l’année 2005 en Ile-de-France.) édité en janvier 2009 (p4, 48)

 

(2) http://www.lcsqa.org/modelisation-qualite-air 

 

   

Paru sur le site Organisation Mondiale de la Santé OMS :

Santé et qualité de l'air

Aide-mémoire N°313
Septembre 2011
 

 

 Dioxyde d’azote (NO2)
Valeurs recommandées

NO2
40 μg/m
3 moyenne annuelle
200 μg/m
3 moyenne horaire

La valeur guide actuelle de l'OMS de 40 μg/m3 (moyenne annuelle), fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé, reste inchangée par rapport aux directives précédentes.

Définition et principales sources
Dans l'air, le NO
2 a les effets suivants:

·                                 À des concentrations dépassant200 μg/m3, sur de courtes durées, c'est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

·                                 C'est le principal agent responsable de la formation des aérosols de nitrates, qui représentent une proportion importante des PM2.5 et d'ozone, en présence de rayons ultraviolets.

Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

 

Effets sur la santé
Les études épidémiologiques ont montré que les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec u
ne exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire aux concentrations actuellement mesurées (ou observées) dans les villes d'Europe et d'Amérique du Nord.

 

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs313/fr/

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 12:20
Alors que dans la forêt de Fontainebleau
 Airparif contrôle
les particules, le monoxyde et le dioxyde d’azote,
le dioxyde de souffre,  l’ozone 
sous les avions de Roissy  la station de Montgé en Goële

ne contrôle que l'ozone

 
 
La santé des arbres
de la forêt de Fontainebleau
est-elle plus importante que celle
des nord seine et marnais ?

 

Paru sur le journal de l’environnement :
La pollution de l’air extérieur est classée cancérigène avéré

Le 17 octobre 2013 par Marine Jobert

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Humains des villes et des champs, sous toutes les latitudes, vous respirez un air extérieur qui peut vous rendre malades. C’est le message du Centre international de recherche sur le cancer, qui vient de classer comme cancérigène avéré la pollution de l’air extérieur. Rien de nouveau au plan scientifique, mais les implications politiques d’un tel classement sont réelles. 

Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé, ce 17 octobre, la pollution de l’air extérieur, sur l’ensemble de la planète, comme cancérigène avéré (classe 1). Après une revue de littérature des dernières publications disponibles –environ 1.000 articles, portant sur l’état de santé de millions d’humains sur trois continents-, les experts ont conclu qu’il y a «suffisamment de preuves que l’exposition à la pollution de l’air extérieur provoque le cancer des poumons et favorise le cancer de la vessie». Les particules fines –l’un des principaux composants de l’air extérieur- ont été évaluées séparément et sont aussi classées cancérigènes pour les humains, tout comme le diesel en juin 2012. «Bien que la composition de la pollution de l’air et les niveaux d’exposition puissent varier puissamment d’un endroit à l’autre, les conclusions du groupe de travail concernent toutes les régions du globe»,indique le Circ dans un communiqué. L’agence dépendant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiera ses conclusions en détail, le 24 octobre, dans la revue médicale britannique The Lancet Oncology.

«Classer la pollution de l’air extérieur comme cancérigène pour les humains est une étape importante», a commenté Christopher Wild, médecin et directeur du Circ. «Il existe des solutions concrètes pour réduire la pollution de l’air, et au vu de l’ampleur de l’exposition mondiale, ce rapport devrait envoyer un signal fort à la communauté internationale pour qu’elle agisse sans délai.»

 

Mélange cancérigène

Les conséquences délétères de la pollution de l’air sur les pathologies respiratoires et cardiaques sont également bien connues. Mais c’est l’intensité et la fréquence des épisodes de pollution qui ont évolué ces dernières années, notamment dans les pays industrialisés et densément peuplés. Les données les plus récentes, selon le Circ, font état du décès de 223.000 personnes, à travers le monde, du seul cancer des poumons, à cause de la pollution de l’air. «L’air que nous respirons est désormais pollué par un mélange de substances qui causent le cancer», explique Kurt Straif, médecin qui dirige le département du Circ chargé d’identifier les facteurs environnementaux susceptibles d’accroître le risque de cancer chez l’homme. «Nous savons maintenant que la pollution de l’air extérieur n’est pas seulement un risque majeur pour la santé en général, mais aussi une des causes environnementales principales des décès par cancer.»

 

Emissions industrielles et agricoles

Au lieu d’envisager la pollution polluant par polluant –diesel, solvants, métaux, poussières- les experts du Circ l’ont envisagée dans sa globalité. «Notre mission était d’évaluer l’air que chacun respire plutôt que de focaliser sur certains polluants atmosphériques», détaille Dana Loomis, médecin du Circ. «Les résultats obtenus vont tous dans la même direction: le risque de développer un cancer des poumons augmente significativement chez les gens exposés à la pollution de l’air.» Parmi les sources de ‘production’ de cette pollution, le Circ énumère les transports, les centrales électriques à flammes, les émissions industrielles et agricoles, le chauffage résidentiel et la combustion de matériaux pour faire la cuisine.

 

Constat difficile à assumer

Des vues qui rejoignent celles portées par l’association française Respire. «C’est un constat qui va sûrement être très difficile à assumer pour les politiques, car s’ils l’acceptent, cela signifie que les situations dans lesquelles nous vivons ne sont pas acceptables», estime Thibaut Vonthron, le porte-parole de l’association pour Le Journal de l’Environnement. «Cela me fait penser aux annonces du Giec[1] sur le changement climatique: le premier rapport a fait l’effet d’une bombe, mais les politiques ont mis du temps à accepter ces conclusions. Après, on peut être dans le déni, mais le fait est que du point de vue scientifique, les choses sont dites clairement.»

 

Chère pollution

Ce classement fait écho à la publication par l’Agence européenne de l’environnement (AEE) d’une étude qui met en évidence que 90% des urbains sont exposés régulièrement à des seuils de particules fines (PM 2,5) supérieurs aux recommandation de l’OMS (10 microgrammes par mètre cube d’air) et que 98% d’entre eux ont été exposés en 2011 à des concentrations d’ozone mesurées à des niveaux supérieurs aux seuils de recommandation de l’OMS. Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié, en octobre, deux rapports qui analysent le coût de la pollution de l’air en général et des particules PM 2,5 en particulier pour le système de soins français (consultations, soins, médicaments, hospitalisations, indemnités journalières). La pollution atmosphérique coûte entre 0,8 et 1,7 milliards d'euros par an. Les seuls PM 2,5 engendrent des dépenses oscillant entre 20 et 30 Md€ par an.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat

 http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-pollution-de-l-air-exterieur-est-classee-cancerigene-avere,37966?xtor=EPR-9

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 20:59

 

 

 AIRPARIF

association présidée par

  Jean-Felix Bernard

ancien conseiller régional (Verts) d'IDF

http://www.bagnoletenvert.com/article-airparif-et-son-nouveau-president-jean-felix-bernard-113797781.html

 

Alors que nombre de région en France ont implanté des points de contrôles de la qualité de l’air (1) dans des sites industriels, en Ile de France, Airparif semble avoir orienté son action  sur la qualité de l'air à proximité du trafic routier, en particulier sur Paris et petite couronne.

 

 

Pourquoi Airpaca a-t-il implanté un point de contrôle fixe  sur le petit aéroport de Nice

depuis 2005 (2), alors qu’Airparif n’a implanté aucuns points de contrôles sur les 2 plus grands aéroports de France Orly et Roissy.

 

Sur ces deux aéroports les contrôles de l’air sont semble-t-il uniquement  effectués par l’industriel : Le pollueur-contrôleur en quelque sorte.


 


Pour avoir plus d’informations  sur ce dossier  nous vous conseillons de vous rapprocher de vos conseillers généraux.

 

 

 

(1)     voir cartes à partir de la page 12 http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/bilan-qualite-air-2012.pdf

 

        (2) http://www.atmopaca.org/stations_de_mesure.php 

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:23
Au nord-ouest 77 
sous les avions de l'aéroport de Roissy
 Airparif n'a implanté
qu'un point fixe
de contrôle de la qualité de l'air,
qui ne contrôle que l'Ozone

Paru sur le site Agence Européenne pour l’environnement :
La pollution atmosphérique continue d’endommager la santé en Europe

Publié: 15/10/2013 Dernière modification: 15/10/2013 11:20

Topics: , , ,

Environ 90 % des citadins de l’Union européenne (UE) sont exposés à l’un des polluants atmosphériques les plus nocifs et à des niveaux jugés dangereux pour la santé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est ce qui ressort de la dernière étude de la qualité de l’air en Europe, publiée par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).

 

Le rapport 'Air quality in Europe – 2013en', est une contribution de l’AEE à la révision par la Commission européenne de la politique européenne de la qualité de l’air et à l’Année de l’air de l’UEen.

Les véhicules, l’industrie, l’agriculture et les habitations contribuent à la pollution de l’air en Europe. Le rapport montre que, malgré la diminution des rejets et la baisse de la concentration de certains polluants atmosphériques au cours des dernières décennies, le problème de la pollution de l’air en Europe est loin d’être résolu. Deux polluants particuliers, les particules fines et l’ozone au niveau du sol, continuent d’entraîner des problèmes respiratoires, des maladies cardiovasculaires et des décès précocesen. De nouveaux résultats scientifiques montrent que la pollution de l’air peut être dangereuse pour la santé humaine à des niveaux de concentration inférieurs à ceux admis jusqu’à présent.

Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE a déclaré : « La pollution de l’air est nocive pour la santé de l’homme et pour les écosystèmes. Selon les normes actuelles, une grande partie de la population ne vit pas dans un environnement sain. Pour s’engager sur la voie de la durabilité, l’Europe devra se montrer ambitieuse et aller plus loin que la législation en cours. »

Janez Potočnik, commissaire européen à l’Environnement, a ajouté : « La qualité de l’air est l’une des principales préoccupations de nombreux citoyens. Des enquêtes révèlent qu’une large majorité d’Européens a parfaitement conscience de l’impact de la qualité de l’air sur la santé, et réclame des autorités publiques qu’elles agissent aux niveaux européen, national et local, même en période d’austérité et de crise. Je suis prêt à répondre à ces préoccupations au travers de la révision prochaine de la politique de qualité de l’air par la Commission. »

Entre 2009 et 2011, jusqu’à 96 % des citadins ont été exposés à des niveaux de concentrations en particules fines (PM2.5) supérieurs aux seuils définis par l’OMS, et jusqu’à 98 % ont été exposés à des niveaux d’ozone (O3) supérieurs aux niveaux indiqués par l’organisation. Des proportions moins importantes d’Européens ont été exposées à des niveaux de ces polluants qui dépassent les limites ou objectifs définis par la législation européenneen. Dans certains cas, de tels limites ou objectifs imposés par l’UE sont moins stricts que les directives de l’OMS. Voir les données de l’AEE sur l’exposition aux polluants dans l’UEen.

Le rapport révèle également que la pollution excessive n’est pas l’apanage des villes, certaines zones rurales présentant aussi des niveaux élevés. Les différences nationales au sein de l’UE sont présentées dans une série de fiches par paysen qui accompagnent les résultats principaux.

Des succès ont été enregistrés dans le domaine de la réduction des émissions de polluants atmosphériques. Par exemple, les émissions de dioxyde de soufre des centrales électriques, de l’industrie et des transports ont été réduites au cours des dix dernières années, limitant ainsi le risque d’exposition. La suppression de l’essence au plomb a également contribué à réduire la concentration atmosphérique de plomb, lequel affecte le développement neurologique.

Eutrophisation

Parallèlement aux risques pour la santé, le rapport met aussi en évidence des problèmes environnementaux tels que l’eutrophisation, un phénomène lié à un excès d’azote nutritif, ayant pour effet d’endommager les écosystèmes et de menacer la biodiversité. L’eutrophisation reste un problème répandu qui touche la plupart des écosystèmes européens.

Les émissions de certains polluants contenant de l’azote ont été réduites. Par exemple celles d’oxydes d’azote et d’ammoniac ont diminué respectivement de 27 % et 7 % depuis 2002. Toutefois, la réduction de ces émissions n’a pas atteint les niveaux anticipés, et huit États membres de l’UE enfreignent encore les seuils légauxen un an après le délai de mise en conformité. Pour remédier à l’eutrophisation, des mesures supplémentaires de réduction des émissions d’azote sont nécessaires

http://www.eea.europa.eu/fr/pressroom/newsreleases/la-pollution-atmospherique-continue-d2019endommager

 

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