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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 09:48

 

La SPPEF

Société pour la protection des Paysages et de l’Esthétique de la France

http://sppef.free.fr/texte/result.php


vient de faire paraître dans son n° 204 du 1 T 2009 un article signé par  François Régis BACH concernant la convention européenne du paysage et sa mise en œuvre en France.


Pour extrait : « La convention européenne du paysage a été ratifiée par la France, par la loi du 13 octobre 2005. Elle est entrée en vigueur le 1er juillet 2006. Le décret d’application a été publié au JO le 22.12.2006. Elle fait donc force de loi en France.

Une circulaire ministérielle du 1er mars 2008 rappelle aux préfets ses éléments essentiels et précise ses consignes de mise en œuvre. »

 

Le site du ministère de l’écologie :

http://www.ecologie.gouv.fr/Convention-europeenne-du-paysage.html

 

La convention et la circulaire :

http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/conv_eur_paysages.pdf

http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/circulaire_mars2007.pdf

 


 Annet s/Marne lieu-dit  "Les Carreaux" 23/3/2008 exploitant ECT

 

                             Annet s/Marne lieu-dit  "Les Carreaux"11/3/2009 exploitant ECT

 

Il semblerait que dans notre département les services de la DDEA qui instruisent les dossiers pour la Préfecture n’est pas tenus compte de cet élément (le paysage) pour délivrer les autorisations, notamment à Annet sur Marne, au lieu-dit « Les Carreaux » où le site de la Vallée de la Beuvronne est aujourd’hui complètement occulté par un dépôt de gravats de bâtiment, voir photo 1 ci-dessus.

 

  Au19ème siècle Annet sur/Marne était très prisé

par les peintres de l’Ecole de Barbizon :

 


Charles JACQUE (1813-1894)

 Il a réalisé à Annet sur Marne et ses environs nombre de ses œuvres, scènes champêtres et animalières, tableaux et gravures .

 

 


Camille FLERS

Il naquit le 18.1.1802 à Paris (75)

Il  décéda le 26.6.1868 Annet sur/Marne (77).

 

Il a peint en Normandie, sur les bords de la Seine et de l’Oise et beaucoup à Annet sur/Marne et dans ses environs.

 

Quelques unes de ses œuvres :

1849 La Marne, Bain de dames à Annet, 1850 arbres à Annet, 1859 saules sur la Beuvronne, Moulins à eau sur la Beuvronne, Plaine d’Annet.

 

 

Pour plus amples informations sur ces peintres , consultez le blog Claye-Souilly découverte :

http://www.claye-souilly-decouverte.com/categorie-1236659.html

 

 

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 09:04

COVED go home !

 

 

La petite ville de Château-Landon ( 3500 habitants dans le sud Seine-et-Marnais ), vient d’échapper à un monstrueux projet COVED :

Enfouissement de 100.000 tonnes de déchets par an pendant plus de 8 années, soit une colline d’ordures, haute de 22 mètres et étalée sur 5 terrains de foot.

 

            Mais, pour en arriver là…. 3 années d’efforts pour faire valoir ce qui paraît être un droit élémentaire : pouvoir respirer chez soi, à l’école, au gymnase, dans les rues… de l’air « normal », sans odeurs de viandes décomposées ou d’œufs pourris !

 

En novembre 2005, alors que depuis 1998 la population subit bon gré, mal gré, les désagréments du centre d’enfouissement technique n°2 (CET), où COVED enfouit 70.000 T de déchets par an, le bruit circule qu’une 3ème décharge, 2 fois plus grosse, est sur le point d’ouvrir, au même endroit.

C’est la poubelle de trop : voici des décennies que les anciennes carrières se remplissent, d’abord avec les ordures des locaux, puis, depuis le CET n°1, avec les poubelles du SICTRM ( syndicat des ordures ménagères des 33 communes environnantes ).

 

Il apparaît très vite que cette information, peu ou pas donnée aux conseillers municipaux, était détenue par Madame le Maire, qui encourageait  même ce projet en tant que présidente du SICTRM.

 

Début 2006 :

organisation d’une réunion publique avec près de 200 participants

création d’une association locale, rattachée à AID France, avec 150 adhérents

pétitions contre ce projet avec plus de 1600 signataires

démission de madame le Maire et de 4 autres élus.

 

Nous croyons pouvoir dire, avec du recul, que le refus cette 3ème décharge a été aidé par une levée de bouclier contre la façon dont Madame le Maire partageait les informations au sein de la municipalité.

 

Tout au long de 2006, de nombreuses actions ont montré la motivation de la population (Opération escargot à la déchèterie, manifestations dans les rues de Château-Landon, à la sous-préfecture et lors des différents meeting politiques… )

Les lettres envoyées aux politiques n’ont pas toutes été vaines : Jean Dey, vice-président du conseil général s’est déplacé personnellement sur le site et, par la suite, le conseil général a voté une motion contre les déchets issus des autres départements.

La nouvelle municipalité a organisé un referendum, en juin 2006, où 88% des votants se sont exprimés contre ce projet.

Le sous-préfet de Fontainebleau, Monsieur Chopin, a reçu des représentants de l’association ce même mois.

 

Bilan provisoire : COVED, qui était sur le point d’ouvrir le 3ème CET « en douce » en 2006, voit ses projets contrariés et demande une rallonge à la préfecture pour continuer avec le CET n°2.

A noter : La DRIRE ( Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Equipement ) et la préfecture acceptent complaisamment toutes les demandes de COVED car, à cette époque, il n’existe pas d’autre solution pour gérer les déchets du sud 77, même si la construction d’un incinérateur à Pithiviers est décidée.

Ce qui donne 550.000 T de déchets dans un site prévu pour 360.000 T initialement, sans aucun procès verbal adressé à l’exploitant !

 

Début 2007 : Clash à la CLIS ( Commission Locale d’Information et de Surveillance du site n°2).

Dans cette commission, paradoxalement, il ne siégeait aucun riverain du CET, aucun habitant pourtant placé aux premières loges….

Seule Madame le Maire, avec le parti pris qu’on lui connaît, en tant que présidente du SICTRM, pouvait s’exprimer au nom de la population.

La plupart des autres membres avaient grand intérêt à cette décharge où leurs déchets aboutissaient à moindre coût, loin de leurs prés carrés….

En janvier 2007, 2 riverains viennent siéger à la CLIS, au nom de l’ASMSN ( association Seine et Marnaise de Sauvegarde de la Nature, maintenant dénommée « Nature Environnement 77 » ) mais le sous-préfet, Monsieur Chopin, se méprend en pensant que ces 2 personnes sont là pour représenter l’association locale AID, à qui il avait refusé la présence aux CLIS.

Monsieur Chopin annonce alors qu’il ne commencera la séance que lorsque les « intrus » seront partis.

Les représentants de l’ASMSN, sûrs de leur bon droit, refusent de quitter la salle et, Monsieur le sous-préfet, n’ayant qu’une parole, rentre à Fontainebleau sans que la CLIS ne puisse se tenir.

 

Cette anecdote est loin d’être banale : Elle montre un virage, une nette détermination des habitants à ne plus vouloir subir sans se défendre.

Dès lors, COVED et les services de l’Etat comprennent que les riverains iront jusqu’au bout pour faire appliquer leurs droits, quitte à attaquer les arrêtés préfectoraux au Tribunal Administratif.

 

En février 2007, la CLIS se tient normalement, avec les 2 représentants de l’ASMSN, riverains de la décharge et reconnus, cette fois-ci, comme ayant droit de citer.

 

Les actions se poursuivent, les contacts politiques se multiplient, le dépôt du dossier par COVED est régulièrement repoussé…

 

En 2008 :

Election municipale d’une nouvelle équipe clairement opposée au projet COVED.

Nouveau sous-préfet à Fontainebleau. Monsieur Fétrot reçoit AIDe ( association désormais indépendante d’AID France dissoute) et accepte sa présence à la prochaine CLIS de septembre 2008.

Lors de cette CLIS, le ton est nettement différent, grâce, entre autre, à la présence de 6 habitants de notre commune, au travers de 2 associations ( AIDe et NE77 ) et de la nouvelle municipalité.

Monsieur le sous-préfet propose un vote, même s’il n’a aucune valeur décisionnelle, sur le projet présenté par COVED : seules 2 personnes ( le personnel COVED ) votent pour !

Tous les maires environnants ont compris que la coupe était pleine chez nous !

 

ouverture de l’incinérateur de Pithiviers en octobre 2008

Enquête publique en novembre.

 

Elle a constitué, sans aucun doute, le point d’orgue de ces 3 années… mais il est certain que sans tout ce qui précède, cette enquête publique ne se serait pas si bien déroulée :

Plus de 1000 dépositions, 7 registres pleins à craquer, des lettres issues de particuliers mais aussi d’institutions, de syndicats des ordures ménagères (BGV, SICTRM… ), de la municipalité, d’établissements publics, de politiques, de mairies, 80 pages de rapport envoyées par l’avocat d’AIDe, de spécialistes des sols et polluants, d’hydrologue…. expliquant l’inutilité d’un nouveau CET et sa dangerosité pour l’environnement.

Au final, le commissaire enquêteur, pourtant convaincu ouvertement du bien-fondé de ce projet au début de son enquête, donne un avis défavorable.

 

En février 2009, le CODERST ( Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques ) se réunit :

Chacun de ses membres a reçu, quelques jours avant, une information en provenance d’AIDe mais aussi de la mairie de Château-Landon.

 

Il faut savoir que le rapporteur ( DRIRE ou DDASS ) présente ses dossiers avec un avis tranché, et que les membres du CODERST suivent, en général, cette opinion.

 

En ce qui nous concerne, le rapporteur de la DRIRE a présenté ce dossier comme étant un mauvais projet (alors que 3 mois auparavant, avant l’enquête publique, la DRIRE n’y voyait pas grand chose à redire !!!)

Le vote du CODERST a donc été NON.

 

Quoi qu’il en soit, le dernier à décider, et ce, quels que soient les avis précédents ( Enquête publique, CODERST… ), c’est le préfet.

 

Pour notre histoire, le préfet devait donner sa réponse fin mars et, en toute logique, son intention était de dire NON au projet de COVED.

Dans une (dernière ?) pirouette, la COVED vient de retirer sa demande, afin d’éviter un refus cuisant.

Faut-il y voir une raison de se méfier ?

COVED possède-t-elle encore quelques atouts ?

 

Voilà peut-être une remarque qui peut en dire long :

Lors du CODERST, un représentant de la DRIRE a courageusement ( ou inconsciemment ? ) reconnu, peut-être pour soulager sa conscience, que COVED pouvait pratiquement tout se permettre, sachant qu’il n’existait pas d’autre solution pour la gestion des ordures.

Depuis l’ouverture de l’incinérateur de Pithiviers, la donne a changé, expliquant sûrement le revirement de la DRIRE, et la joie de son représentant lors du vote du CODERST…  

 

            Pour conclure, nous souhaiterions élargir le débat :

Enfouissement ou incinération, l’essentiel est ailleurs.

Nous devons absolument comprendre que nous, occidentaux, nous vivons comme si nous possédions 5 planètes.

En bref, nous consommons à crédit, sur le dos des autres populations, mais aussi sur celui des générations à venir.

Il devient indispensable de recycler, afin de limiter ces montagnes honteuses d’immondices et de faire face aux pénuries de plus en plus nombreuses.

Mais cette attitude doit aller de paire avec une nouvelle façon de consommer, le gaspillage doit cesser, malgré le discours politique qui nous pousse à toujours plus, au nom de la sacro-sainte croissance…

 

 

 

 

Contact :

AIDe Section locale de Château-Landon

4. rue du Lieutenant Charron                     

77570 Château-Landon

Xavier Ecoutin, vice président  xavier.ecoutin@wanadoo.fr

 

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 20:10

 

 Extrait lettre du CNIID du 16 avril 2009

 

Le département de Seine-et-Marne ou la décharge d'Île-de-France

 

Le Cniid a eu le « plaisir » de visiter début avril l'une des sept décharges de classe 2 de Seine-et-Marne, celle de Claye-Souilly. Cette décharge, exploitée par la REP, filiale de Veolia, est la plus grosse décharge de France et l'une des plus grosses d'Europe avec plus d'un million de tonnes de déchets enfouis annuellement. Les responsables de cette installation se sont targués d'avoir un des centres de stockage les plus performants et innovants grâce à leur centre de tri de déchets industriels banals (DIB). Pourtant, près de la moitié des déchets enfouis dans la décharge sont des DIB, véritable manne financière pour l'exploitant qui accueille les déchets des départements voisins. Mais quid de la pollution générée par cette décharge vieille de 40 ans et étendue sur près de 400 Ha ? De récentes mesures ont révélé la présence d'arsenic dans la nappe, provenant des casiers de stockage (joliment appelés « alvéoles de biodégradation des déchets » par l'exploitant).

La centrale de cogénération flambant neuve fait la fierté de l'exploitant ... mais encore au détriment de l'environnement. Devant l'impossibilité de respecter les normes de rejet, l'arrêté préfectoral modifié en février 2009 autorise désormais à dépasser les valeurs limites d'émissions initiales en SO 2 (valeur limite d'émission initialement à 100 augmentée à 650 mg/Nm 3 ).

Invité par l'association locale Adenca (membre de la Coordination), qui lutte pour limiter la prolifération des décharges et en particulier des dépôts de déchets inertes sur le canton (voir carte), le Cniid intervenait le soir même lors d'une soirée thématique sur les risques sanitaires et environnementaux du stockage. Bonne nouvelle lors de cette soirée puisqu'une élue du Conseil Général de Seine-et-Marne a annoncé la volonté de celui-ci de soutenir le mouvement associatif pour réduire le recours au stockage.

Liste de CET2 de Seine et Marne (source : Ademe)

CET2 Claye-Soully REP-VEOLIA ouverte en 1972 / fermeture prévisionnelle en 2008

CET2 Château Landon COVED ouverte en 1998 / fermeture prévisionnelle en 2007 repoussée après le retrait d'un dossier d'autorisation pour une autre décharge sous l'action de Nature Environnement 77 et de l'Association Information Défense de l'environnement.           

CET2 Isles-les-Meldeuses SABLIERE CAPOULADE ouverte en 1951

CET2 Fouju REP/VEOLIA ouverte en 1995

CET2 Moisenay REP/VEOLIA ouverte en 1995 / fermeture prévisionnelle en 2007

CET2 Monthyon    REP/VEOLIA ouverte en 1980 / fermeture prévisionnelle en 2007

CET2 Soignolles-en-Brie 2 (Buttes Bellot) SITA ouverte en 2005


Carte : installations de traitement des déchets autour de Claye-Souilly, source : Adenca.

Contact : David Dabo

 

Pour plus amples informations :

http://www.cniid.org/espace_mailing/lettre_cniid_toxics_20090416.html

 

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 15:46
Article paru le 2/4/2009 sur le site Novethic
Alain Chauveau
 
Lacq : opposition au projet de captage du CO2 de Total

Total se prépare à tester dans le bassin de Lacq un projet de captage et de stockage géologique du CO2 . Les enjeux sont énormes, tant du point de vue technologique, qu'économique. Mais l’acceptation locale ne va pas de soi et les riverains les plus exposés restent opposés au projet.

……

Questions sans réponses

En avril 2008, une commission locale d'information et de suivi du projet (Clis), née de la concertation, est créée par le préfet. Composée d'élus, de représentants de l'administration, d'associations, de Total et de personnalités qualifiées, elle a été présidée par le professeur Claude Miqueu, élu des Hautes-Pyrénées. De juillet à septembre 2008, une enquête publique est lancée sur le projet et donne son accord en octobre. Selon Claude Miqueu : "Le travail fait dans la CLIS a permis d'apaiser les tensions, de faire circuler l'information et  d'être dans la transparence". De plus, ajoute-t-il : "N'oubliez pas que le territoire a une culture du risque, que la prospérité locale est née du sous-sol ". L'acceptation sociétale et administrative lui semble donc probable.
Mais deux associations environnementales, Coteaux de Jurançon Environnement et la SEPANSO, soutenues par France Nature Environnement, écrivent au Président de la République pour demander un débat public sur la technique du CSC, et mandatent le cabinet d'avocats Huglo-Lepage, au cas où l'autorisation préfectorale était donnée, pour l'attaquer devant le tribunal administratif. Elles dénoncent en effet « l’indifférence affichée par les responsables du groupe TOTAL, le choix aberrant du puits de Rousse , région viticole et zone à forte sismicité, les incertitudes quant à la technique retenue dans ce projet-pilote, la sécurité trop aléatoire d’un tel projet, un gaspillage financier important et  les faux espoirs du stockage géologique terrestre du CO2 ». Claude Miqueu reconnaît là « une inquiétude sincère et sociétale qu'il faut entendre ». En particulier, il avoue qu'il reste des questions sans réponse. Que se passera-t-il en effet dans 5 ans, quand Total se retirera du projet ? La question reste posée et n’a sans doute pas fini d’inquiéter les riverains. Marie-Laure Lambert, membre de FNE, dénonce un projet  qui « méprise les risques de fuites pour les riverains et l’acidification des terrains », « protégé par un régime juridique sur mesure qui dégagera Total, en 2013, de toute responsabilité en matière de surveillance, d’entretien du site et d’intervention en cas d’accident. » L’association demande « la suspension immédiate des travaux en cours sur ce site Total, qui relèvent du coup de force ». « En effet, toutes les autorisations n’ont pas été données » souligne l’association.

 

 

Pour plus amples informations consultez :

http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/impact_local/sites_et_riverains/lacq_opposition_projet_captage_co2_total.jsp

 

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:47
Article paru le 16/1/2009 sur le site Novethic
Sandrine Dumont à Rotterdam (Pays- Bas)
Pays-Bas : le stockage du CO2 inquiète les riverains

Pour respecter leurs engagements en matière de réduction d'émission de CO2, les Pays-Bas investissent dans deux projets-pilotes de grande envergure visant à stocker le dioxyde de carbone sous terre. Mais la population riveraine des sites s'inquiète pour sa sécurité.

« Pas de CO2 enfoui sous mon jardin  ! » C'est avec ce slogan digne du phénomène « NIMBY » (« Not in my back yard ») que la population de la petite ville de Barendrecht (45 000 habitants), proche de Rotterdam, tente de se faire entendre contre le projet du pétrolier Shell et de la raffinerie Nam (Nederlandse Aardolie Maatschappij). En cause : l’enfouissement de milliers de tonnes de dioxyde de carbone sous leurs habitations. Des protestations identiques se sont fait entendre à Geleen (33 000 habitants), dans la province de Limbourg, où la GTI , filiale de GDF / Suez, étudie un projet similaire.

……..

La stupéfaction est grande, surtout à Barendrecht, où les habitants manifestent leur incompréhension et leurs inquiétudes pour leur sécurité. Barendrecht est placée sur d'anciennes réserves de gaz naturelles presque vides, situées entre 1 700 et 2 700 mètres de profondeur. L'idée est de remplir l'espace laissé par le gaz, déjà exploité, avec le dioxyde de carbone. Shell peut ainsi répondre aux craintes de la population en arguant que  "Le gaz est resté dans ces champs pendant des millions d’années, il n’y a aucune raison d’admettre que le stockage de CO2 soit moins sûr". A l'exaspération d'un habitant qui demande pourquoi le projet ne se fait pas en mer du Nord,  la réponse d'un représentant de la Nam est des plus pragmatiques : « Stocker le CO2 en mer du Nord n'était pas pratique pour un projet-pilote. Il n'y a pas de réservoirs que nous pouvons facilement vérifier. A Barendrecht, l'ancien champ gazier est petit et facile à étudier et à vérifier. »
L'enthousiasme de la ministre de l'Environnement pour cette technologie exacerbe la rancœur des habitants, qui se sentent mis devant le fait accompli. « On ne peut donc plus rien dire dans cette petite dictature ? » s'exclame une des 5 600 habitants du lotissement dans un des plus grand journaux nationaux. En plus de la peur d'une éventuelle fuite du gaz, c'est également à la valeur immobilière de leurs habitations que ces récents propriétaires pensent. Qui voudrait, en effet, investir dans un logement placé au-dessus de tonnes de CO2 ?



Pour plus amples informations consultez : http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/impact_local/sites_et_riverains/pays_bas_stockage_co2_inquiete_riverains.jsp

 

 

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 09:18

 

 Demande d’autorisation présentée au titre des articles L214-1 à L214-6 du code de

l’environnement (LOI SUR L’EAU) par le groupement d’aménageurs

la Société d’Etudes, d’Aménagement et de Réalisations Immobilières et Foncières (SODEARIF)

domiciliée Challenger 1 avenue Eugène Freyssinet 78 280 Guyancourt

et la Société d’Aménagement Foncier (SAF) domiciliée 9 bis rue Jean Jaurès 77410 Claye-Souilly.

 


 

Enquête Publique pour l’aménagement de la Zac du Bois des Granges

sur la commune de CLAYE-SOUILLY


du Vendredi 17 avril 2009 au samedi 16 mai 2009 inclus

 

Le dossier de la demande ainsi qu’un registre d’enquête seront tenus à la disposition du public à la mairie de Claye-Souilly pendant toute la durée de l’enquête afin de permettre aux personnes intéressées d’en prendre connaissance et de consigner leurs observations éventuelles sur le registre aux jours et heures normales d’ouverture des bureaux au public

Commissaire enquêteur M. Michel BOUDET  se tiendra à la disposition du public à la Mairie

de Claye-Souilly pour recevoir les observations des intéressés les :


                                                  Vendredi 17 avril 2009  de 14 h à 17h

                                                   Lundi 27 avril 2009       de 14h30 à 17h 30

                                                   Mercredi 6 mai 2009     de 14h30 à 17h30

                                                   Mardi 12 mai 2009        de 14h30 à 17h 30

                                                  Samedi 16 mai 2009      de 9h à 12h.


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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:50

REUNION 2/4/2009 A VILLEPARISIS

STOCKAGE DE NOS DECHETS

« Les risques pour la santé et l’environnement »

Jeudi la salle Wissols avait fait le plein, les riverains des décharges autour de Claye-Souilly inquiets pour leur santé et la dégradation de leur environnement étaient venus nombreux.

 

La présidente d’ADENCA, Mireille Lopez remercie Monsieur le Maire de Villeparisis d’avoir permis cette réunion, en effet sur les 8 communes contactées c’est la seule mairie qui ait accepté de prêter une salle ; puis elle  fait un court historique des faits marquants depuis la création de l’association.

 

L’association s’est créée en mars 2008 à la suite des 4 autorisations de décharges délivrées dans un rayon inférieur à 5 kms par Monsieur le Préfet de Seine et Marne entre octobre 2007 et février 2008, Rep Veolia Claye-Souilly 1 100 000 tonnes de déchets par an jusqu’en 2026, et les 3 décharges de déchets inertes (gravats de bâtiment) Fresnes sur Marne et 2 à Annet sur Marne.

 

Le projet de stockage de déchets industriels CO2 à Claye-Souilly par  Veolia a été annoncé en mars 2008 et depuis cette date l’association n’a pu obtenir aucune information  de cette société.

 

La 1ère CLIS (1)  de la décharge Rep Veolia a eu lieu le 5/3/2009, nous avons noté des dysfonctionnements des services de l’Etat, puisque la DRIRE n’a dressé aucuns procès verbaux pour non respect des normes fixées dans les arrêtés préfectoraux : dépassement du  tonnage autorisé, dépassement depuis 2004 des seuils d’arsenic dans le piézomètre PZ5,  dépassement des concentrations moyennes en SO2 (dioxyde de souffre) des 3 chaudières.

 

L’institut de veille sanitaire n’a pas donné suite à la demande d’étude sanitaire, ni Monsieur le Préfet de Seine et Marne, ni la D.D.A.S.S., ni l’ordre des médecins de Seine et Marne n’ayant soutenu la demande de  notre association.

 

 

Les deux intervenants Sébastien Lapeyre, directeur du C.N.I.I.D. http://www.cniid.org/

et Francis Glémet, président du C.N.M.S.E.  http://cnmse.ouvaton.org/  exposent ensuite le fonctionnement et les risques sanitaires d’une décharge de déchets ultimes comme Rep Veolia Claye-Souilly.

La France possède environ  300 décharges et multiplie les projets de méga-décharges.

Sur le stockage et  les risques sanitaires notre pays a de  grosses lacunes de connaissance  et d’expertise sur les effets à long terme liés au stockage des déchets, notamment biogaz et aux lixiviats (2),  aucune évaluation jusqu’à 2002. L’approche épidémiologique a été faite autour des incinérateurs principalement.

Les solutions :

- moins produire de déchets, sensibiliser le plus possible les populations.

- les collectivités doivent travailler en amont  par la collecte séparative  des fermentescibles,

  le traitement des bio déchets par méthanisation-compostage et par le recyclage

- pas de méga-décharge, seulement des petites installations, plus transparentes,

  limitant les transports et permettant un meilleur contrôle.

 

Francis Glémet, professionnel de santé, traite plus particulièrement les risques sanitaires : cancers, leucémies, maladies respiratoires et cardiovasculaires, infertilité …. Il insiste sur les risques plus importants pour les plus fragiles et notamment les enfants.

Il promet de revenir pour une autre réunion avec nos professionnels de santé, bien sûr si ceux-ci  le souhaitent.

 

Notons l’intervention de Madame Michèle Pélabère, adjointe à La Culture à Villeparisis et Conseillère Générale du canton de Claye-Souilly qui nous a informé  que le Conseil Général de Seine et Marne avait émis un avis défavorable concernant le futur Plan Régional d’Elimination des déchets ménagers et assimilés et nous a lu une motion votée également par cette collectivité concernant les déchets inertes, motion que vous trouverez dans l’article qui suit.

Nous souhaiterions que le Conseil Général 77 organise également un comptage des camions à l’entrée de la décharge de la Rep Veolia et intervienne auprès d’AirParif, en sa qualité de membre de conseil d’administration pour permettre la pose d’une station de mesure de la qualité de l’air près de cette décharge.

 

 A cette réunion participaient  des élus de diverses communes,  plusieurs représentants d’associations locales et même une association de l’Aube qui doit voir prochainement s’implanter une décharge dans sa commune.

 

Un diaporama déroulant les photos des décharges autour de Claye-Souilly fut projeté tout au long de la réunion.

 

Les participants apprécièrent le professionnalisme et la qualité des informations données par les deux intervenants  et les remercièrent, mais  l’inquiétude grandie et notre association ne peut que conseiller aux riverains de demander à leur médecin de faire des signalements (3) auprès de la D.D.A.S.S. pour permettre un suivi sanitaire  renforcé autour de Claye-Souilly.

 

 

(1) Commission Locale d’Information et de Surveillance

(2) Jus de décharge

(3) http://ile-de-france.sante.gouv.fr/veille-sanitaire-et-alerte/le-dispositif-regional-de-veille-sanitaire/la-veille-sanitaire-et-l-alerte-en-ile-de.html

 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:47

 

Motion

(Article 66 du Règlement Intérieur)

 

 

Présentée par Jean Dey, au nom de la majorité départementale

Relative aux installations de stockage de déchets inertes

 

 

 

Considérant la situation préoccupante face à la dizaine de millions de tonnes de déchets inertes stockés chaque année en seine-et-marne ;

 

Considérant le déséquilibre de plus en plus prononcé constaté entre la quantité de déchets produite  par le Département et la quantité reçue provenant de Paris et la petite couronne ;

 

Considérant les effets directs ou indirects suivants de cette situation sur le territoire :

diminution irrémédiable des surfaces agricoles;

sur le paysage : émergence de volumes qui banalisent le territoire sans vision globale, sans réflexion sur la pertinence de leur localisation, leur insertion (hauteurs excessives, pentes trop raides), ni leur vocation, usages et fonctions ;

sur les milieux naturels (proximité fréquente de sites Natura 2000, ZNIEFF, espaces protégés) par la plantation d’espèces non indiquées, la destruction d’habitats naturels, la rupture de continuité biologique…

sur la qualité et le régime des eaux : modification de l’écoulement (inondabilité des zones amont) et de la recharge des nappes, qualité et exploitation des ressources en eau …

sur les risques de pollution non étudiés du fait de l’absence de contrôle sur la nature des déchets déposés : le dépôt d’amiante est autorisé, les terres polluées sont acceptées selon des modalités imprécises, les déchets non triés et mélangés sont invisibles…

sur le trafic, la sécurité routière et le coût d’entretien des routes départementales (salissures et dégradation) ;

 

Considérant que l’association du Département à l’instruction des dossiers par les services de l’Etat des ISDI est indispensable et doit être renforcée ;

 

Le Conseil général de Seine-et-Marne,

 

DEMANDE à l’Etat de mettre en place une coordination avec les services du Département afin d’évaluer l’incidence générale de ces installations sur le cadre de vie et l’environnement et d’envisager la réalisation d’études à l’échelle départementale précisant le recensement et les conditions d’acceptation de ces déchets ;

 

DEMANDE la mise en place de modes transports des déchets alternatifs (voie d’eau et ferrée)

 

DEMANDE que le nombre d’installations futures en seine-et-marne soit limité à hauteur des besoins seine-et-marnais et qu’une réflexion sur l’exploitation de sites alternatifs soit menée;

 

Exige la mise en place de modalités de contrôles accrues par les exploitants et des contrôles réguliers par les services de l’Etat permettant de vérifier la nature des déchets enfouis ;

 

Exige que seuls les projets les plus respectueux de l’environnement et des paysages soient retenus.

 

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 12:31
      Décharge de gravats de bâtiment le 11.3.2009  Annet sur Marne (entreprise ECT)                         
                            

                              A.D.EN.C.A.

 


Vous invite à une réunion publique d’information sur le thème

 

STOCKAGE DE NOS DECHETS

« Les risques pour la santé et l’environnement »


avec la participation de :


Sébastien LAPEYRE, directeur du CNIID

(Centre national d’information indépendante sur les déchets)

http://www.cniid.org/


et


Francis GLEMET, président de la CNMSE

(Coordination nationale médicale santé environnement)

http://cnmse.ouvaton.org/

 

 

Jeudi 2 avril 2009 à 19 h30  à Villeparisis (77)

Salle Wissols, chemin des petits marais

(Rer B Gare Villeparisis Mitry-le-Neuf puis bus ligne 18 arrêt Collège Gérard Philippe)

 

 

 
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 09:39

 

 

PROJET PILOTE DE CAPTAGE CO2 A JURANCON

 

TOTAL A CONCLU AVEC LA COMMUNE DE JURANCON UN CONTRAT DE  MECENAT

                                     DE 1 500 000 € SUR 5 ANS.

 

COMBIEN D’ARGENT VA PROPOSER VEOLIA  AUX COMMUNES DE  CLAYE-SOUILLY, FRESNES SUR MARNE, CHARNY  POUR AUTORISER LE PROJET DE STOCKAGE DE CO2 ?? ?


COMBIEN DE TEMPS ALLONS-NOUS PERMETTRE AUX INDUSTRIELS DE CONTINUER A POLLUER  NOTRE ENVIRONNEMENT CONTRE DE L'ARGENT?

 

NE LAISSONS PLUS NOS ELUS DECIDER SEULS,

DEMANDONS UN REFERENDUM SUR LE

PROJET DE CAPTAGE CO2.

 

Extrait article paru sur le site Alternatives Paloises

Lundi 30 mars 2009 par Jean Yves Spinelli


LE CO2 LE DEBAT S’ORGANISE


Quand, le 8 février 2007, TOTAL annonçait le lancement du projet pilote de Capture et Stockage du CO2 (CSC) dans le bassin de Lacq, avec l’appui inconditionnel du gouvernement, pouvait-il imaginer l’ambiance deux ans plus tard ? Si oui, se serait-il alors lancé dans cette galère ? Rien n’est moins sûr !...


En 2007, que pouvait peser l’opposition de quelques dizaines de Jurançonnais, face :
➢ au soutien de toute la classe politique locale,
➢ à la volonté politique de tous les gouvernements des pays développés qui, sans exception, faisaient du CSC un axe stratégique de recherche pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
➢ aux perspectives de pouvoir poursuivre le développement de l’exploitation pétrolière et gazière au même rythme,
➢ aux perspectives de ventes de cette technologie à l’étranger,
➢ au rêve de la nouvelle image de TOTAL qui, de pollueur non payeur, se changeait brusquement en écologiste, sauveur du dérèglement climatique et adepte du développement durable.
Mais, depuis 2007, bien des choses ont changé :
➢ les expériences menées ailleurs dans le monde se sont avérées décevantes et ont singulièrement refroidi l’enthousiasme des gouvernements (cf. mon article précédent) ;
➢ le marché à l’export est moins prometteur qu’il n’y paraissait, en raison principalement de l’éloignement entre les zones potentielles de captage et celles de stockage ;
➢ l’opposition, non pas au projet, mais au principe du CSC lui-même, se développe, tant dans le monde politique que scientifique ;
➢ enfin l’image de TOTAL dans l’opinion publique ne s’est pas améliorée, c’est le moins que l’on puisse dire : son appel dans le procès Erika, son annonce quasi simultanée de bénéfices records (14 milliards d’euros) et d’un plan de restructuration qui supprime 555 emplois dont 25 en Béarn ne la positionne pas vraiment comme une société solidaire des préoccupations actuelles des français, en pleine crise économique et envolée du chômage...

………

Le 13 mars dernier, l’association Coteaux de Jurançon Environnement a adressé au préfet une lettre ouverte dénonçant des « Manquements à l’Ethique », avec notamment :
➢ une absence d’évaluation indépendante et un conflit d’intérêts, le BRGM étant rémunéré par TOTAL pour évaluer un projet dans lequel il est lui-même impliqué,
➢ des comportements cavaliers de la part de la CLIS en réponse aux demandes de l’association,
➢ une enquête publique biaisée, dont l’avis favorable ne faisait pas ressortir l’opposition franche des jurançonnais au projet
➢ un financement litigieux, TOTAL achetant le « droit de polluer » par l’octroi d’une importante somme d’argent la commune de Jurançon,
➢ des insuffisances sur la sécurité et le devenir à long terme.
Le texte intégral de cette lettre au Préfet se trouve sur le site :
http://blog.ifrance.com/coteauxdejuranconenvironnement


Le 27 mars, le Conseil Municipal de Jurançon a approuvé la conclusion d’un contrat de « Mécénat » entre TOTAL et la commune de Jurançon, qui prévoit le versement, par TOTAL, d’une somme de 1 500 000 € sur 5 ans (la durée du projet pilote) dont 850 000 en 2009, avec pour seules conditions que cet argent soit utilisé par la commune pour financer des actions « développement durable » .

 

Pour plus amples informations consultez :

http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=2285

 

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