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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 13:45

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Que nous cache-t-on ?

Pourquoi les riverains sont-ils mis à l’écart ?

*

Alors que le 5 mars 2009 lors de la réunion de la commission locale de surveillance de la décharge REP Veolia Claye-Souilly l’exploitant a répondu que le projet de stockage et captage CO2 était à l’étude de faisabilité et qu’il n’avait pas connaissance du résultat, nous apprenons par les medias  que cette société a déposé un dossier auprès de l’Ademe, ce dossier devait être déposé avant le 30.11.2008. http://www.dr6.cnrs.fr/SPV/spip.php?article73

 

 

 

Nous demandons

la restauration d’une démocratie écologique

 

Le respect de la convention Aarhus

http://www.ineris.fr/aida/?q=consult_doc/consultation/2.250.190.28.8.551

 

L'organisation d'un débat public

par la Commission nationale du débat public

http://www.debatpublic.fr/debat-public/principes.html

 

 

 

Nous sommes entièrement solidaires des associations

France Nature Environnement

Sepanso

Sepanso Béarn

Coteaux de Jurançon Environnement.

http://www.fne.asso.fr/fr/feu-vert-au-projet-total-de-stockage-souterrain-de-co2-les-associations-vont-saisir-la-justice.html?cmp_id=33&news_id=1064&vID=1

 

Article paru sur le site de l’Usine nouvelle :
Captage et stockage de CO2 : qui sont les pionniers français ?

03/06/2009

Le marché est des plus stratégiques à six mois du sommet de Copenhague. L'Ademe a jeté son dévolu sur cinq projets français, dans le cadre de son fonds de démonstrateurs de recherche.

…….

Les 5 dossiers captage et stockage de CO2

Cinq dossiers ont été réceptionnés dans le cadre de l'Appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé par l'Ademe. Parmi ces projets, un projet a déjà été accepté par le comité de pilotage : le projet Pil-Ansu. Les quatre autres sont en cours d'instruction.

Alstom, EdF, GdF Suez et Armines avec « Pil Ansu »
….
Alstom et EdF avec les amines 
….
Véolia à Claye-Souilly
En partenariat avec Geogreen, ce projet de captage et stockage annoncé à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) par Véolia est le troisième en France, derrière celui de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) et du Bassin parisien. Le CO2 sera produit par des unités de valorisation énergétique de biogaz déjà existantes et sera injecté dans un aquifère salin situé à plus de 1 500 mètres sous terre pendant plusieurs années.

Arcelor Mittal à Florange

…..
 Total dans le bassin parisien
……

Pour plus amples informations :

http://www.usinenouvelle.com/article/captage-et-stockage-de-co2-qui-sont-les-pionniers-francais.165810

 

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 19:14

 

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Article paru dans « Science et Vie » de Juin 2009


On en reparle

Stocker le CO2 sous terre bute sur l’eau.

 

En mars, Science et Vie relayait le scepticisme de certains chercheurs quant au stockage souterrain du gaz carbonique émis par l’industrie.

Leur constat : une technique trop risquée, trop chère, trop peu efficace et arrivant trop tard. D’autres spécialistes viennent aujourd’hui d’enfoncer le clou. Ils ont étudié la présence souterraine et très ancienne de CO2 dans les champs de gaz naturel en Chine, en Hongrie et aux Etats-Unis.

…….

Or les chercheurs ont observé que 90 % du CO2 contenu dans ces terrains était dissous dans l’eau des profondeurs.

Une mauvaise surprise car le gaz peut alors retourner rapidement dans l’atmosphère lorsque l’eau jaillit du sol, dans le cas de geysers par exemple.

……

 

Pour plus amples informations, consultez « Science et Vie » de Juin 2009.

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 09:07

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Alors que le département de l’Essonne donne le résultat de son bilan carbone,

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OU EN EST LE BILAN CARBONE PREVU EN 2008

EN SEINE ET MARNE ?

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Article paru sur le site du Conseil Général de Seine et Marne :

Agenda 21

Adopté en 2007, après concertation de l'ensemble des Seine-et-Marnais et des acteurs du développement durable, l'Agenda 21 du Conseil général de Seine-et-Marne s'articule autour de 5 enjeux prioritaires. Ces enjeux sont eux-mêmes déclinés en actions concrètes dont la mise en oeuvre a déjà commencé.

*

Lutter contre le réchauffement climatique

Via notamment :


La réalisation d'un Bilan Carbone® courant 2008, 

L'élaboration d'un plan climat départemental,

La présence de Points Info Energie sur le territoire,

L'application de la démarche  HQE® à la construction et la rénovation des collèges,

L'équipement du parc automobile du Conseil général de 20% de véhicules propres.

……

Pour plus amples informations consultez :

 

http://www.seine-et-marne.fr/front/go.do?pid=page_113758534320520128

 

 

 

Article paru sur le site du Conseil Général de l’Essonne :

Le Bilan carboneTM de l'Essonne

Dans quelle mesure notre département est-il pollué ? Quelles activités émettent le plus de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique ? Le Conseil général a fait réaliser un Bilan Carbone, à l'occasion de l'élaboration de la 2e étape de son agenda 21 départemental.

Engagé dans le développement durable depuis 2003, le Conseil général prépare actuellement, avec ses 150 partenaires, la 2e phase de l'Agenda 21 départemental.

........

Conçu par l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), il permet d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre induites directement et indirectement par les activités d’un territoire. Cette étude réalisée sur l’Essonne, entre décembre 2007 et août 2008, a été élaborée en concertation avec un Collectif Climat composé de 80 partenaires essonniens (dont des bailleurs, des transporteurs, des entrepreneurs…).

Le résultat ? Il est éloquent. L’Essonne produit 11 millions de tonnes équivalent CO2 par an*. À titre de comparaison, une tonne équivalent CO2 correspond à 6 mois de chauffage au gaz pour un appartement de trois pièces…

Sur ces 11 millions de tonnes équivalent CO2 par an, 43 % des émissions proviennent du transport de personnes et de marchandises dont 23 % des seuls déplacements en voiture des Essonniens ; 24 % des consommations énergétiques des bâtiments.

....

Objectif 2050

Pour Claire Robillard, la vice-présidente du Conseil général chargée du développement durable et solidaire, l’enjeu est simple : “Si l’on veut efficacement lutter contre le réchauffement climatique d’ici à 2050, il nous faut diviser par quatre cette pollution.

......

Pour plus amples informations consultez :

http://www.essonne.fr/developpement_durable/actualites/visualiser/le_bilan_carbonetm_de_lessonne/

 

 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 21:05
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Communiqué de presse France Nature Environnement :
Feu vert au projet Total
de stockage souterrain de CO2
Les associations vont saisir la justice

[28.05.2009] [Général]

La société Total vient d'obtenir l'autorisation d'enfouir 120 000 tonnes de C02 pendant deux ans, sur Ie site industriel de Lacq (Pyrénées-atlantiques). Les associations déposent un recours.

La stratégie du Shadok ?
Pour Total, lutter contre les émissions de gaz à effet de serre est très simple: il suffit de pomper ! Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples et la technique de Capture et de Stockage de Carbone présente plusieurs risques inacceptables :

La CSC est énergivore : le rapport parlementaire de M Birraux du 3 mars 2009 note sur ce point: « Le CSC est d'ailleurs présenté comme une technologie de l'énergie, alors qu'en soi, il ne procure aucun apport nouveau d'énergie (. ..) il induit au contraire une consommation supplémentaire d'énergie ». La CSC utilise en effet de l'énergie pour les opérations de capture, de transport et d'injection souterraine.

La CSC est polluante : cette technologie a pour raison première Ie développement des centrales thermiques au charbon à I'heure ou il faut au contraire développer les sources d'énergies renouvelables, les économies d'énergie et l'efficacité énergétique. Le rapport Birraux note que la CSC « conforte aussi l'utilisation des énergies carbonées dans les pays qui les importent avec même le risque d'accroître leur dépendance énergétique, puisque l'implantation d'un dispositif de CSC impose un supplément de consommation d’énergie ».

La CSC présente des risques pour l'environnement : L'enfouissement industriel de carbone sous terre présente des risques pour la santé et l'environnement qui ne sont pas maîtrisés. Aucune expertise indépendante et contradictoire n'a été financée à ce sujet. Total a préféré faire appel au BRGM qui... est engagé en faveur de la CSC !

La CSC est coûteuse : Elle peut« doubler le coût de fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, aboutir a une augmentation du coût de l'électricité de 21 à 91% » (cf. rapport Greenpeace « Faux espoir » de mai 2008).

La CSC est tardive : ainsi que Ie précise le PNUE : « Le CSC arrive beaucoup trop tard sur Ie champ de bataille pour aider Ie monde a éviter Ies changements climatiques ». Rappelons que les industriels eux-mêmes rappellent que la CSC ne sera pas opérationnelle avant 2030. Or, il nous faut réduire drastiquement nos émissions de GES dès 2015....

La CSC n'est pas viable : selon l'Agence internationale de l'énergie, il faudrait créer plus de 6000 installations de CSC, chacune d'une capacité d'enfouissement d' 1 million de tonnes de CO pour espérer stocker 20% de émissions mondiales de GES. Or, les cavités géologiques adéquates et non exposées à un risque sismique sont rares et l'acceptabilité sociale de ce procédé est très incertaine.

La CSC est fondée sur un mensonge : elle ne permet pas de réduire mais just d' enfouir nos émissions de gaz à effet de serre qui sont en quelque sorte mises sous le tapis ! La tonne de CO2 a bien été émise avant d'être stockée ! Ne doutons pas que les industriels en tireront cependant prétexte pour demander des quotas supplémentaires de CO2...

Le principe pollué / payeur ?
Total sera Ie seul bénéficiaire du projet et Ie contribuable sera mis à contribution avant et après les opérations d'enfouissement.

Le plan Borloo sur les énergies renouvelables, présenté le 17 novembre 2008, prévoit la création d'un « fond de soutien aux démonstrateurs industriels » doté de 400 millions d' euros sur 4 ans dont bénéficieront notamment les projets de CSC. Autant d' argent qui aurait pu être consacré a des solutions durables contre Ie dérèglement climatique ...

Le bénéficiaire c'est Total, le responsable c'est le contribuable : l'autorisation délivrée a Total prévoit que c'est l'Etat qui assurera la surveillance du site après injection et prendra donc en charge les éventuels problèmes.

Un projet illégal
Aucune loi n'autorise la Capture et Ie Stockage de Carbone. C'est si vrai que Ie Gouvernement a inséré dans Ie projet de Grenelle 2 des dispositions,jamais débattues lors du Grenelle - tendant a donner un cadre juridique aux opérations d'enfouissement de CO2

Problème : Total ne souhaitait pas attendre. Sans attendre Ie vote des parlementaires et a la veille de la Table ronde sur Ie risque industriel, I'Etat a donc accepte d' autoriser Ie projet de Lacq de manière absolument illégale et à la suite d'un simulacre de concertation.

Restaurer une démocratie écologique.
Les associations demandent très clairement un moratoire sur tout projet de CSC, l'organisation d'un débat public par la Commission nationale du débat public, l'organisation d'un débat parlementaire sur Ie cadre juridique applicable et une expertise réellement indépendante des risques. 

Communiqué de presse FNE / Sepanso / Sepanso Béarn / Côteaux du Jurançon Environnement


pour plus amples informations : http://www.fne.asso.fr/fr/feu-vert-au-projet-total-de-stockage-souterrain-de-co2-les-associations-vont-saisir-la-justice.html?cmp_id=33&news_id=1064&vID=1

 

 

 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 19:01




Comment sacrifier la vie des autres

par l’accumulation  de toutes les nuisances dans un même secteur 

 

Pour extrait dossier : Santé des Franciliens de l’observation à l’action, conférence régionale de santé 25.3.2009 (site Observatoire régionale Santé Ile de France)

 

De fortes inégalités territoriales.

Ile de France (2003-2005), plus de cancers en Seine et Marne dans les catégories suivantes :

 

de la plèvre (carte p 21)

du sein (carte p 19).

 

 

Pour plus amples informations : http://www.ors-idf.org/etudes/pdf/crs2009.pdf

 


Pour extrait dossier : Indicateurs transversaux (site Observatoire régionale Santé Ile de France)


Référence année 2004

«…. Le département de Seine-et-Marne est le seul département francilien où l’espérance de vie est inférieure à la moyenne nationale aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Dans ce département, l’espérance de vie des hommes est inférieure de 2,8 ans à celle des hommes des

Hauts-de-Seine et l’espérance de vie des femmes est inférieure de 2,4 ans à celle des Parisiennes (cartes 3 et 4).

Ces différences de mortalité au sein de la région ne sont pas récentes mais ont tendance à se renforcer…….. »

 

Espérance de vie en 2004 inférieure à la moyenne nationale pour les hommes comme pour les femmes et la plus faible de l’Ile de France voir carte page 26 :

http://www.ors-idf.org/prsp/pdf%5CThematique%5CPages19_40_webTh.pdf

 


Pour Mémoire la Seine et Marne est le département le plus impacté par les déchets de l’Ile de France sinon de France :

 

5 incinérateurs :

4 d’ordures ménagères Monthyon, St Thibault des Vignes, Vaux le Pénil, Montereau.

1 de déchets dangereux Gerep Mitry-Mory.


6 décharges de déchets ultimes (ordures ménagères, déchets industriels) :

Rep Veolia Claye-Souilly-Fresnes sur Marne-Charny, Monthyon, Isles les Meldeuses, Soignolles en Brie, Fouju, Moisenay les Bonnes.


1 décharge de déchets dangereux :

Sita FD Villeparisis.

 

10 décharges de déchets inertes (gravats de bâtiments) :

Claye-Souilly, Villevaudé, Annet sur Marne (2 exploitations), Fresnes sur Marne (près d’une future école maternelle), Misy sur Yonne, Combs la Ville, Moissy-Cramoyel, Brie Cte Robert, Vaux le Pénil.

 

Sans oublier les carrières de sable, graviers et gypses remblayées par des déchets inertes (gravats de bâtiments).

 

Et toutes les nuisances inhérentes à ces installations : transports routiers (bruit et pollution de l’air...)

Sans parler de l'extraction du gypse, du sable, des graviers, des sites Seveso,de la pollution de l'aéroport de Roissy.......


 

Depuis les statistiques 2003-2005 bientôt 4 années se sont écoulées,

qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Une étude épidémiologique a-t-elle été mise en place par l’Institut de Veille Sanitaire ?

Un registre des cancers a-t-il été mis en place ?

Une surveillance de la qualité de l’air autour de ces installations a-t-elle été mise en place ?

Pas à notre connaissance.


Qui se préoccupe de la santé des Seine et Marnais ?

A cette question nous n’avons pas de réponse

 

 

Article paru sur le site Vivagora

Injustice environnementale ou comment sacrifier la vie des autres ?

vendredi 25 janvier 2008
par Dorothée Benoit-Browaeys
Pour plus amples informations consultez : http://www.vivagora.org/spip.php?article210

 

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:05
Article paru sur le site de Yonne Lautre
Brèves de Daniel Delestre : Réévaluation de l’impact de l’aviation sur le climat

mercredi 20 mai 2009 par Administrateurs du site

Réévaluation de l’impact de l’aviation sur le climat

Des scientifiques viennent de réévaluer l’impact de l’aviation sur le climat.[1]

Voici quelques conclusions de leur étude.

1°) Impact actuel de l’aviation

Pour 2005, la contribution de l’aviation est estimée à 4,9% du forçage anthropique global du climat, en incluant l’impact des traînées persistantes (cirrus).

2°) Croissance passée

L’aviation a connu une croissance exceptionnelle entre 2000 et 2007 : le trafic passager y a augmenté de 38%, soit une augmentation moyenne annuelle de 5,3%.

Entre 2000 et 2005, l’impact du trafic aérien sur le forçage climatique a crû de 14%.

3°) Croissance future

Si la croissance du trafic aérien se poursuit à ce niveau jusqu’en 2050, sa contribution au forçage radiatif serait multipliée d’un facteur 3 ou 4.

Est-ce une perspective soutenable ?

Certains se prennent à espérer que les 75 prochaines années de l’aviation soient beaucoup moins belles [2] , tout en se disant que « même les avions ne peuvent monter plus haut que le ciel. »[3]

La Fédération Européenne pour le Transport et l’Environnement appelle, de son côté, à inclure l’aviation lors de la prochaine négociation mondiale sur le climat, à Copenhage. [4]

D. DELESTRE

[1] Aviation and global climate change in the 21st century. Lee, D.S., et al., Atmosp


Pour plus amples informations :

http://yonne.lautre.net/spip.php?article3180

 

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 12:28

Comment sacrifier la vie des autres

par l’accumulation  de toutes les nuisances dans un même secteur 

 

Qui se préoccupe de la santé

des populations de Claye-Souilly et ses alentours,

à cette question nous n’avons pas de réponse.

 

Quand une station de contrôle de la qualité de l’air serait établie

près de Claye-Souilly,

à cette question nous n’avons pas de réponse non plus.



Article paru sur le site Vivagora

 

Injustice environnementale ou comment sacrifier la vie des autres ?

vendredi 25 janvier 2008
par Dorothée Benoit-Browaeys

"Nous devons construire une éthique environnementale selon les mêmes principes que la bioéthique : autonomie, protection du plus faible (bien-faisance) et justice". Ces mots du sénateur Huriet, qui a porté les cadres juridiques de l’expérimentation clinique en 1988, ont clôturé la Conférence régionale de santé Ile-de France, le 28 novembre 2007.
Cette priorité donnée à l’équité environnementale (un milieu de vie sain pour tous) a été reconnue tout au long des débats de cette Conférence consacrée à l’"Air extérieur et santé" (1) réunissant acteurs et experts régionaux : élus (Conseil Régional, Ville de Paris), institutions publiques et privées (DRASS, ORS, Airparif, STIF, DRIRE et STIIIC, CIRE-InVS), associations d’usagers d’environnement et de santé (AFPRAL- allergies, Usagers des Transports et Ile de France Environnement).

En effet, les seuils européens de pollutions sont largement dépassés dans certains secteurs où se cumulent les charges en ozone, oxydes d’azote, microparticules (trafic routier intense, avions au décollage...) des émanations industrielles ou d’incinérateurs (dioxines...) et l’impact des ondes électromagnétiques et du bruit. L’inégalité d’exposition aux risques accroît l’impact pour les populations déjà vulnérables tant du point vue sanitaire que social : si la réglementation européenne et française (loi LAURE) encadrent précisément les seuils de pollution par des valeurs limites que les pouvoirs publics surveillent, en revanche, il s’agit de valeurs moyennes ne prenant pas en compte les surexpositions localisées (proximité de sources polluantes et allergènes). La zone de Champlan, située à 15 kms au sud de Paris près de Massy-Palaiseau-Orly, apparaît comme un de ces "maillons faibles" où Christian Leclerc, responsable du Comité de défense de Champlan contre les nuisances collectives et pour la protection de l’environnement, demande à connaître l’effet des cumuls de polluants et leur possible potentialisation. Question sans réponse tant le travail sur les synergies des produits polluants comme sur les cartes associant pollutions et types de maladies manque...

….
Il faut le volontarisme de chercheurs comme Annie Sasco, épidémiologiste pour la prévention des cancers (Inserm, Bordeaux 2) et André Cicolella (Ineris) pour monter un projet comme CIRCE (Cancer Inégalités régionales cantonales et Environnement). Comme John Snow, qui en 1854 a pu mettre en relation l’épidémie de choléra à Londres et les conduites d’eau contaminées, il s’agit de s’appuyer sur les systèmes d’information géographique en environnement (SIG) pour voir si certains cancers (sein, prostate, poumon, voies aérodigestives supérieures ou VADS) voient leur incidence accrue dans des zones polluées. Ce projet qui concerne quatre régions françaises (Ile-de-France, Nord-Pas de Calais, Rhône-Alpes et Picardie) répond à l’une des recommandations du PNSE qui préconise de "spatialiser les données". Dans cet esprit, Annie Sasco met en place actuellement un Réseau de Centres d’oncologie environnementale, notamment avec des laboratoires au Brésil, au Maroc, en Inde...
Des acteurs locaux s’impliquent aussi de plus en plus. Le 12 octobre dernier, un groupe de femmes du Nord-Pas de Calais a lancé l’Appel de Béthune "pour demander des recherches sur les causes environnementales du cancer" pourquoi le taux de cancer du sein est-il dans la région Nord-pas de calais, 32% plus élevé que la moyenne nationale ? interroge Michèle Zielinski, Présidente de Carole Entraide Cancer.
………

Les médecins qui sont parfaitement placés pour saisir les évolutions des incidences de pathologies, ont un devoir d’alerte. Que font les gynécologues qui voient se multiplier les pubertés précoces chez des filles de moins de 8 ans ou l’infertilité des couples ? Que disent les pneumologues qui voient exploser l’asthme et les dépenses en anti-histaminiques ? ………Dans les grandes villes européennes, 60.000 morts prématurées sont causées chaque année par la pollution de l’air". Enfin, on apprend que "la production de substances toxiques a augmenté de 25% entre 1995 et 2005, et celle des produits cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR), de 22%".

Le concept de "justice environnementale", fortement pointé par Yorghos Remvikos, vice-président de VivAgora lors du Grenelle de l’environnement, prend racine en France plus de 30 ans après les Etats-Unis où les inégalités d’exposition ont été soulignées dès 1972 par Freeman. L’expert en urbanisme et politiques régionale, Lucie Laurian, vient d’ailleurs de publier une enquête intitulée "L’injustice environnementale en France" (2) où ont été étudiées 36 565 villes de la France métropolitaine. …… "Progresser dans cette justice nécessite d’améliorer les processus démocratiques directs et participatifs et l’implication du public aux décisions environnementales".

(1) La pollution atmosphérique est tenue pour responsable de 3 000 morts prématurées par an en France (selon l’étude PSAS-9 réalisée par l’Institut de veille sanitaire - INVS- dans 9 villes françaises).
(2) dans le numéro de janvier 2008 du Journal of Environmental Planning and Management

 

Post Scriptum :

Dorothée Benoit Browaeys est déléguée générale de VivAgora

 

 

Pour plus amples informations consultez :

http://www.vivagora.org/spip.php?article210

 

 

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 14:18

Article paru sur le blog Yonne Lautre :
Lundi 18 mai 2009 par Administrateurs du site
Etats Généraux des déchets du Centre Yonne
du Samedi 16 mai 2009 à Auxerre
 

Patrick Picard : Mon rôle sera de faire respecter les temps de paroles, d’empêcher tout retard ; il y aura ce matin 4 temps :

1/ états des lieux, présentation des enjeux

2/ points de vue des élus, des entreprises, des associations généralistes et locales

3/ débats

4/ propositions pour avancer

9h45-10h15 présentation de la matinée par le Syndicat

1/ Denis Roycourt, Vice-président du Syndicat MIxte du Centre Yonne, Adjoint au Maire d’Auxerre, “Construire une démocratie écologique”

Je vous remercie d’avoir répondu présent à notre appel. Et je suis heureux de vous accueillir au nom de la ville d’Auxerre. En lançant ces Etats généraux , j’ai voulu répondre à une situation d’urgence dans laquelle le Centre Yonne se trouvait. En particulier sur les centres d’enfouissement.

A l’image du Grenelle de l’environnement, nous vous proposons une démarche de concertation et de codécision de tous les acteurs : « élus, préfecture, Conseil général, associations et industriels. C’est en effet tout un bassin de vie qui est concerné.

La première étape est de regarder la situation en face afin de dégager un état des lieux partagé, et de définir des pistes tenant compte de l’apport de chacun.

Il nous faut mettre en place une vision large de l’écologie qui sache organiser le débat démocratique pour définir les meilleurs compromis.

J’espère que c’est ce que nous commencerons à mettre en place ce matin et que nous saurons passer du rejet aux projets . Je vous remercie et j’espère qu’on aura des travaux intéressants

Denis Roycourt

…..

Pour plus amples informations  consultez : http://yonne.lautre.net/spip.php?article3320


Alors que la Seine et Marne est l’un des départements les plus impactés par les décharges, sinon le plus impacté de France, ici on n'organise pas d'états généraux des déchets pour permettre aux riverains de s'exprimer.

 

 

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 10:07



Article paru le 5/5/2009 sur le blog de l'association Coteaux de Jurançon Environnement


La réunion publique du 29 avril a eu lieu.


Jean-Bernard Larrieu,

viticulteur et Vice-Président de l'association CJE,

absent pour raisons professionnelles, a néanmoins tenu à s'exprimer et nous a livré par écrit quelques unes de ses interrogations que nous avons lu en ouverture de séance :


1 - A quoi sert une Enquête Publique ?
A Jurançon, les commissaires enquêteurs ont validé le projet CSC alors que 82% des gens qui se sont exprimés y sont opposés ?

2 - Pourquoi les réunions d'informations publiques demandées par l'Association et prévues dans plusieurs communes dont Jurançon en Janvier et annoncées dans la presse ont-elles été annulées ?

3 - Nous avons souvent entendu parler d'acceptabilité sociale :
Comment peut-elle être évaluée alors que l'acord de mécénat a été signé AVANT la validation du projet par la Préfecture ?

4 - En tant qu'habitant et responsable associatif à la Chapelle de Rousse, j'ai bien sûr envie de voir l'ancienne école restaurée et notre bourg relooké avec un projet précis mais ne sommes-nous pas entrain d'éplucher des légumes frais à mettre dans un bouillon déjà piqué !!!

5 - Je suis la 3ème génération d'une exploitation viticole familiale : j'ai pu la développer en pratiquant une agriculture propre, respectueuse et durable parce que c'est une exploitation saine dans un environnement propice : mes enfants pourront-ils en faire autant ?

Nos coteaux ne méritent-ils pas mieux que ce projet qui apparaît aujourd'hui comme un caprice industriel selon plusieurs versions scientifiques (sur Science & Vie par exemple) ?

Pourquoi accepter d'être des cobayes ?

Pourquoi prendre ces risques aujourd'hui alors que la situation économique de nos entreprises est si fragile ? Nous ne devons rien perdre du potentiel de nos sols, de la qualité de nos eaux, de nos paysages, de notre environnement, de notre notoriété, de notre économie et de nos emplois !!!

 


Pour plus amples informations consultez : http://asso-cje.over-blog.com/

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 09:08


Francis Glémet

l’un de nos intervenants à la réunion du 2/4/2009 à Villeparisis

déplore l’absence des professionnels de santé au Grenelle de l’Environnement

 


Extrait de l’article du 30/04/2009  Site Santé Environnement


Francis Glémet, pharmacien industriel en retraite, président de la Coordination Nationale Médecine Santé Environnement, présente son organisation et rappelle sa frustration de voir les professionnels de santé absents du Grenelle

Francis Glémet avait joué un rôle pivot dans l’Association de Médecins Indépendants pour la défense de l’Environnement et de la Santé Publique), association qui s’est créée dans la région de Béziers pour lutter contre l’incinérateur de Lunel-Viel. Depuis, il est de tous les combats militants, au sein de la CNMSE comme du Réseau Environnement Santé.

 


Pour plus amples informations consultez : http://www.net-sante-environnement.fr/

 

 

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