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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:32

Après 3 mois d’ouverture,

 une école implantée sur un ancien site industriel

ferme ses portes suite à une pollution au mercure 

Paru sur le site FR3 Paris :

 Asnières (92): fermeture d'une école polluée au mercure

L'école maternelle Sempé, à Asnières (Hauts-de-Seine) sera fermée au moins pour la semaine, du 28 avril au 2 mai, pour cause de pollution au mercure.

·                                 Par Christian Meyze

·                                 Publié le 28/04/2014 | 12:04, mis à jour le 28/04/2014 | 12:04

 

© France3 Paris 

 ·                                  

Pollution au mercure à l'école Sempé à Asnières-sur-Seine, dans les Hauts de Seine. Des analyses ont montré la présence, anormalement élevée, de ce produit toxique dans certaines parties de l'établissement. La maternelle, ouverte au début de l'année, est construite sur un ancien site industriel. Elle est donc fermée jusqu'à nouvel ordre. Didier Morel avec Yves Dewulf 

http://paris-ile-de-france.france3.fr/2014/04/28/asnieres-92-fermeture-d-une-ecole-polluee-au-mercure-467441.html

 

 

 

pour aller plus loin :

 

http://www.asnieres-sur-seine.fr/Famille-Enfance/Enfance-education/Une-nouvelle-ecole-maternelle-rue-Berlin-Spandau

http://www.senat.fr/questions/base/1993/qSEQ930902796.html

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 15:51

 

Plutôt que de distribuer des décorations aux dirigeant et administrateur de la multinationale St Gobain, ne serait-il pas temps que l’ETAT se préoccupe des risques sur la santé des populations riveraines de la future carrière à ciel ouvert que voudrait implanter cette multinationale sur l’ancien site du CEA de Vaujours/Courtry.

http://adenca.over-blog.com/article-promotion-legion-d-honneur-de-paques-pierre-andre-de-chalendar-president-directeur-general-de-sai-123388228.html

 

 

Alors que Mesdames le sénatrices Hélène Lipietz (77), Aline Archimbaud (93),  Monsieur le sénateur Gilbert Roger (93), Monsieur Ludovic Toro, médecin et maire de Coubron (93) alertent sur les risques sanitaires, il semblerait, vu l’article du Parisien 77 du 23/4/2014, que les services de Madame Marisol Touraine, ministre de la santé, renvoient ce dossier vers Madame Ségolène Royal, ministre de l’environnement.

 

Dans ces 2 départements du 93 et du 77

où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France,

la santé des populations

ne doit pas être une balle que l’on se renvoie d’un ministère à l’autre 

 

 

Carrières 93 et 77 définitive

 

Une seule route sépare l'ancien site du CEA Courtry/Vaujours de la plus importante décharge de déchets dangereux de France, classée Seveso à hauts risques, Sita Villeparisis. Cette multinationale a été autorisée par les services de l’ETAT à stocker dans cette décharge des déchets radioactifs (DRNR).

 

Villeparisis , commune qui a fait récemment la "une" de nombreux médias avec le dossier des déchets RTR Environnement. http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Les-decharges-sauvages-du-clan-Hornec-656349

 

 

A Claye-Souilly, commune riveraine de Villeparisis se trouve la plus importante décharge de France d’ordures ménagères et déchets industriels.

 

A Annet sur Marne commune riveraine de Claye-Souilly se trouve une décharge de déchets « dits inertes » de 98 hectares, autorisée en 2012 par Madame Nicole Klein, préfète de Seine et Marne sur la même commune où se trouve le plus important captage de Seine et Marne dans la rivière Marne, captage qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

Nous voyions beaucoup de députés de Seine et Marne faire la "une" des médias mais leurs préoccupations semblent bien éloignées de celles de leurs administrés.

 

 Nous voyions circuler beaucoup de ministres dans ce département, mais ni  Madame la ministre de la santé, ni aucuns des ministres de l’environnement qui se sont succédés à ce jour dans ce gouvernement ne sont venus à la rencontre des populations  du nord-ouest 77.

 

Il est temps que Mesdames Marisol Touraine et Ségolène Royal se préoccupent ensemble de l’état de santé des populations le l’Est Parisien et des risques supplémentaires  que l’accumulation de nouveaux sites polluants pourraient leur faire courir. 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 14:32

Pour rappel 

les obligations des agents de l’ETAT 

 

Nous listerons prochainement nos demandes

auxquelles nous n’avons reçu ni accusé de réception, ni réponse.

Notre association travaille sur  des sujets graves

de pollutions, de préservation de la ressource en eau

et de la santé des populations.

 

Paru sur le site de l’ETAT :

Obligations de l'administration dans ses échanges avec les usagers

Mise à jour le 24.01.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Principe
Loi prévoyant qu'un silence de 2 mois de l'administration vaut acceptation  - 23.01.2014

La loi relative à la simplification des relations entre l'administration et les citoyens prévoit que le silence gardé pendant 2 mois par l'autorité administrative sur une demande vaut décision d'acceptation et non plus de refus.

Ce texte ne s'appliquera qu'à partir du 13 novembre 2014 pour les actes relevant de l'État et du 13 novembre 2015 pour les actes des collectivités territoriales.

Les informations contenues dans cette page restent d'actualité.

Dans ses échanges avec les usagers, l'administration de l'État (préfectures, trésoreries, ministères...), des collectivités territoriales (communes, départements, régions), des organismes de Sécurité sociale ou de tous autres organismes chargés d'un service public administratif est tenue de respecter certaines règles relatives notamment à l'information sur la réception de la demande formulée et sur la suite donnée à cette demande.

·                                 Accusé de réception

·                                 Information si le dossier est incomplet

·                                 Redirection d'une demande

·                                 Coordonnées de la personne chargée de la demande

·                          Réponse dans le délai prévu

·                          Références

Accusé de réception
Obligation

Les administrations doivent accuser réception des demandes qu'elles reçoivent, quel que soit le support utilisé pour faire ces demandes (papier libre, imprimé, formulaire ou courrier électronique).

L'accusé de réception mentionne :

·                           la date de réception de la demande et la date à laquelle, à défaut de réponse écrite, celle-ci sera réputée acceptée ou rejetée,

·                           la désignation, l'adresse postale (et le cas échéant, électronique), le numéro de téléphone du service chargé du dossier.

Cet accusé doit indiquer également si la demande peut faire l'objet d'une décision implicite de rejet (la demande est refusée si l'administration garde le silence pendant un certain délai) ou d'une décision implicite d'acceptation (la demande est accordée dans les mêmes conditions de silence).

Il mentionne dans le premier cas les délais et voies de recours contre la décision de  rejet, et dans le second cas, la possibilité de se voir délivrer une attestation en cas d'acceptation.

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F2547.xhtml

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 13:52

CHALIFERT 24.3.2013 1

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:35
Paru sur le site « Le Point » :
Cancers suspects dans l'armée : vers un nouveau scandale sanitaire ?

Le Point.fr - Publié le 22/04/2014 à 16:40

Selon "Le Parisien", "des dizaines" de militaires ayant été en poste au plateau d'Albion entre la fin des années 1960 et 1996 "souffrent de formes rares de cancer".`

Unespécialiste des cancers d'origine professionnelle pointe le risque d'un nouveau "scandale sanitaire", après les révélations duParisien sur les pathologies développées par des dizaines de vétérans du site de lancement des missiles nucléaires du plateau d'Albion. Interrogée mardi sur Europe 1 sur les risques encourus par les milliers de personnes - civils et militaires - qui travaillent enFrance au contact du nucléaire, Annie Thébaud-Mony estime qu'"effectivement, on est en présence à nouveau du type de scandale sanitaire qu'on a connu avec l'amiante".

Selon le quotidien Le Parisien de lundi, "des dizaines" de militaires ayant été en poste au plateau d'Albion entre la fin des années 1960 et 1996 "souffrent de formes rares de cancer". À la question : "Y a-t-il un lien entre le travail sur des sites nucléaires comme le plateau d'Albion et les cancers développés par certains vétérans ?" Annie Thébaud-Mony, sociologue de la santé, qui dirige l'unité de l'Inserm Groupement d'intérêt scientifique sur les cancers d'origine professionnelle, répond : "Oui, bien sûr ! Dans la mesure où la radioactivité est un des cancérogènes avérés."

Manque de protection

Le ministère de la Défense recueillait de son côté mardi "des éléments de fond" sur ce dossier avant toute réaction. Le Parisien a publié plusieurs témoignages d'ex-militaires du plateau d'Albion souffrant de cancers qui soulignent en particulier le manque de protection dont ils disposaient lorsqu'ils étaient à proximité des installations nucléaires. "Les scientifiques étaient alors intégralement protégés. Moi, je n'avais rien", affirme un ex-commando de l'armée de l'air.

Situé à la limite de la Drôme, du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence, le plateau d'Albion a abrité à partir de 1967 les dix-huit silos abritant les missiles nucléaires sol-sol qui constituaient alors la composante terrestre de la force de dissuasion française. En 1996, le président Jacques Chirac avait annoncé leur suppression, entraînant le démantèlement des installations. Selon les spécialistes, environ 500 à 600 militaires étaient affectés en permanence sur le site. Jean-Luc Sans, président de l'Association des vétérans des essais nucléaires (AVEN), regrette pour sa part le manque d'informations sur la situation des vétérans du nucléaire militaire. "Ça fait partie des mensonges, des chapes de plomb de l'État, des difficultés à obtenir des informations", a-t-il déclaré à l'AFP, soulignant que "les gens qui étaient sur place parlent peu".

http://www.lepoint.fr/sante/cancers-suspects-dans-l-armee-vers-un-nouveau-scandale-sanitaire-22-04-2014-1815177_40.php

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:34

Paru sur le site de le Coordination Eau Ile de France :

 

 

DOSSIER THÉMATIQUE : L’EAU DE NEW YORK

Près de 9 millions de personnes vivent à New York ; certaines d’entre elles ne s’en rendent même pas compte, mais elles boivent l’une des meilleures eaux potables au monde.

Chaque jour, le réseau d’eau de New York achemine 4,5 milliards de litres d’eau ; les restaurants chics la servent en carafe et, dans les échoppes de pizzas ou de bagels, on affirme que l’eau est l’un des ingrédients clés qui assurent la qualité de la pâte…(1)
Et pourtant, l’eau de New York n’est même pas filtrée ! Le secret de l’excellence de cette eau potable ? Des années de volonté politique pour un service public de qualité, mais aussi la recherche de la rentabilité économique : la valorisation des services écologiques en actes.


>>> Voir ICI

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 08:51

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ECT Annet sur Marne

 

 

 

Madame Nicole Klein, préfète de Seine et Marne, vient d’autorisation l’implantation d’une nouvelle décharge à l’industriel Cosson à Crégy les Meaux sur une surface de 4 hectares, 600 000 tonnes de déchets « dits inertes ».

C’est Monsieur Gérard Chomont maire de cette commune qui avait fait l’appel d’offre.

Cette décharge se trouve à proximité d’un lotissement.

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Dechets2/Installations-de-stockage-de-dechets-inertes

 

La préservation de la ressource en eau

du nord-ouest 77

est-elle la préoccupation principale

de l’ETAT français ?

A vous de juger

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-bientot-une-nouvelle-decharge-a-cregy-les-meaux-au-milieu-d-un-lotissement-119204189.html

 

http://cregylesmeaux.com/politique/0705-decharge-cregy-rapport.pdf

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:37

 

 

Rappelons qu'une partie des déchets dangereux en provenance de CMMP Aulnay sous bois sont stockés dans la décharge de déchets dangereux Sita Villeparisis, classée SEVESO à Hauts risques.

 

Quels risques

pour les habitants de Villeparisis et Alentours ?

Nous n'en savons rien. 

 

 

Paru sur le site Andeva :

 

CMMP (AULNAY-SOUS-BOIS)

19 avril 2013

 

La déconstruction du Comptoir des Minéraux et matières premières est terminée. Les enfants de l’école voisine vont réintégrer leurs classes. L’histoire des maladies et des décès dus à cette usine n’est malheureusement pas terminée.

ENFIN !

Pendant un demi-siècle, à Aulnay-sous-Bois, le Comptoir des minéraux et matières premières a broyé des centaines de tonnes d’amiante en plein quartier résidentiel, à quelques dizaines de mètres d’une école. La bataille a été engagée par Gérard et Nicole Voide, suite au décès de Pierre Léonard, contaminé en allant à l’école, mort d’un mésothéliome à 49 ans en 1996.
Un collectif d’associations s’est créé avec le collectif des riverains du CMMP, Aulnay-Environ
nement, les parents d’élèves, Ban Asbestos et l’Addeva 93.
Elles ont recensé 113 victimes profession
nelles et environnementales. Plus de 50 décès et une trentaine de mésothéliomes - maladie rare - connus à ce jour !
Les associations réclamaient depuis des années u
ne déconstruction de l’usine sous confinement extérieur, une recherche active des victimes par les pouvoirs publics et un suivi médical pour les anciens salariés et les riverains de volontaires.
La déconstruction est achevée. Pour le reste, le combat continue.


L’usine-poison a disparu

La maîtrise d’oeuvre a été assurée par la SETEC, la maîtrise d’ouvrage par la mairie qui a fait le choix de racheter le terrain.

Un exploitant irresponsable

Les associations se sont heurtées à l’ancien exploitant sur le choix du mode opératoire. Il prétendait que le site avait été dépollué en 1991 et qu’un simple dépoussiérage suffirait. On a retrouvé de l’amiante en quantité dans plusieurs bâtiments et dans le sol, ainsi que du zircon radioactif !
Il proposait de démolir l’usi
ne à l’air libre, à côté de l’école maternelle. Les associations ont obtenu que les élèves déménagent dans des locaux provisoires et que le chantier ait lieu sous confinement extérieur étanche à l’air et à l’eau.

Une dalle sur toute l’étendue du site

Les bâtiments ont disparu. Une couche de terre superficielle de quelques dizaines de centimètres a été retirée sur le site, mais tout l’amiante présent dans le sol n’a pas été enlevé.
A l’origi
ne était prévu un géotextile recouvert d’une couche de terre saine. Les associations ont dit leur crainte qu’il soit dégradé par la végétation et les rongeurs. Elles ont demandé que soit coulée sur tout le site une dalle de béton, qui soit une véritable barrière physique entre le sous-sol et la couche de terre saine. C’est cette solution qui a finalement été retenue.
Malgré l’inconfort des locaux scolaires provisoires, les parents d’élèves ont insisté pour que la réinstallation de l’école
ne se fasse qu’après la fin des travaux.

Penser aux générations futures

Les associations ont demandé que la mairie et la préfecture édictent des restrictions d’usage (interdiction de creuser des fondations ou un parking). Le maire s’est engagé. Elles ont aussi demandé que soit érigé sur le site un monument à la mémoire des victimes de l’amiante du CMMP. Elles ressentent aujourd’hui à la fois une légitime fierté du travail accompli et l’amertume de n’avoir pas encore réussi à imposer que le pollueur assume ses responsabilités financières et pénales.


Un dispositif de santé publique peut et doit être mis en place autour du site

Un rapport du Giscop 93 démontre la faisabilité d’une recherche active de personnes ayant été exposées dans et autour de l’usine afin qu’elles puissent bénéficier d’un suivi médical et faire valoir leurs droits.

Le 8 février 2013 a été présenté au siège de l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France (ARS) un rapport du Groupement d’intérêt scientifique Giscop.

Dans un communiqué du 25 février, les docteurs Marc Mathieu, pneumologue à l’hôpital Robert Ballanger, le docteur Maurice Allouch, directeur du Comité de pilotage, les quatre associations, le maire d’Aulnay et son adjointe à la santé ont salué la qualité de cette étude, qui « montre qu’il est possible de retrouver les cohortes de personnes ayant pu être contaminées par les poussières d’amiante dues à l’exploitation de cette usine implantée en plein centre ville durant des décennies. C’est indispensable pour qu’elles puissent bénéficier d’un suivi médical et pour que les malades et les familles de personnes décédées puissent faire valoir leurs droits. »

Ils estiment qu’il est important «  de rendre enfin visible les conséquences de cette véritable catastrophe sanitaire » Ils insistent sur « la priorité à donner à la recherche des personnes à partir des registres des élèves des 3 écoles voisines de l’usine particulièrement exposées par leur proximité et la circulation des camions transportant l’amiante sur le chemin des écoles ». « L’étude a évalué la zone de dispersions des poussières d’amiante. Elle a géolocalisé les pathologies recueillies depuis 13 ans par les associations » et souligné « les répercussions de la co-exposition et l’effet multiplicateur de l’amiante, du zircon (radioactif) et de la silice ».

Les auteurs de ce communiqué précisent qu’ils «  demanderont audience à Monsieur Évin et à Madame la Ministre de la Santé afin que soit mis en place dans les plus brefs délais, un dispositif de recherche active et d’accueil pluridisciplinaire capable d’assurer le suivi post-exposition des populations concernées et la recherche des malades, selon les préconisations de l’étude  ».

Ils demandent à l’ARS de mettre en ligne cette étude sur Internet.


Article paru dans le bulletin de l’Andeva n°42 (avril 2013)

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:36
Extrait article paru dans « Le Monde » :
Nucléaire : voyage au pays des forçats de l'atome

LE MONDE | 09.04.2014 à 10h18 • Mis à jour le 10.04.2014 à 16h08 |Rémi Barroux

 

Gérard Teyssier connaît les sales boulots du nucléaire. Quinquagénaire robuste, adepte de la course de fond, cet employé de la sous-traitance a notamment décontaminé les sols « avec unemachinemonobrosse, mais souvent à la main, à quatre pattes, vêtu d'unecagoule, d'unecombinaison en papier et d'unepaire de gants en vinyle ».

Employé par la société Essor à la centrale de Cruas (Ardèche), Gérard est l'une des quelque 22 000 « petites mains » de l'atome, un nombre quasi équivalent à celui des agents EDF affectés au nucléaire. Sans ces « prestataires de service » ou « sous-traitants », qu'EDF appelle des « collaborateurs », voire des « partenaires » – ce qui fait sourire les intéressés –, les dix-neuf centrales françaises ne fonctionneraient pas. Sans eux, impossible aussi d'envisager la révision complète du parc nucléaire dans le cadre du projet Grand Carénage, avec les modifications demandées par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après la catastrophe de Fukushima. Ce programme pharaonique, évalué à 50 milliards d'euros d'ici à 2025, représentera une augmentation de l'activité de 70 %.

 « Les grands travaux visant à prolonger la vie du parc nucléaire vont accroître la pression, dit Michel Lallier, représentant de la CGT au Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire. Tout comme les contraintes de temps, parce qu'il n'est pas possible d'arrêter une centrale trop longtemps. Orles prestataires n'ont pas assez de monde pour répondre aux attentes d'EDF. Ce qui obligera à embaucher, abaissera le niveau de compétences et augmentera le risque d'accident. »

La direction d'EDF, elle, est confiante. « Je ne doute pas que l'on trouve les bonnes personnes pour ces grands chantiers, estime Dominique Minière, directeur délégué production ingénierie à EDF. Nous sommes en phase de renouvellement des compétences, dans la maintenance notamment. Quant à annoncer zéro accident demain, c'est impossible, mais nous devrions pouvoir progresser. » Les entreprises sous-traitantes du nucléaire, qu'elles soient de taille moyenne ou très importantes, comme Areva, Alstom, GDF Suez, Endel et Essor, vont elles aussi devoir faire un appel renouvelé à l'intérim. « Cette division du travail reste une contradiction insoluble pour EDF, qui est obligé de faire appel à des prestataires et d'exposer des gens », juge Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Rarement hostiles au nucléaire, et pour cause, ces salariés témoignent tous des dangers encourus. « J'ai commencé en 1995 comme “agent de servitude” – c'était l'expression –, on faisait toutes les tâches difficiles, raconte Gérard Teyssier. J'ai sorti mon premier générateur de vapeur en 2000 à la centrale du Tricastin . Puis je suis devenu pontier et je me suis éloigné de la dose. »

La dose : c'est l'outil de mesure des sous-traitants du nucléaire, leur étalon à eux. Le dosimètre, qu'ils portent sur eux pendant les interventions, enregistre le niveau d'exposition aux radiations. Dans le séjour de sa maison, au Teil (Ardèche), sur les rives du Rhône, Gérard raconte comment il a plongé dans l'atome. Parce que ses copains qui travaillaient à la centrale avaient « les mains propres » et semblaient, à l'apéro en fin de journée, moins fatigués que lui, qui fabriquait des dalles de béton. Parce que son entreprise a fermé, qu'il attendait un enfant, qu'EDF embauchait et que, disaient à l'époque les recruteurs, « travailler dans le nucléaire, c'est pas plus dangereux que de regarder la télévision ».

 « ENTRE NOUS, ON S'APPELAIT LES SAUCISSES À GRILLER »

Les sous-traitants effectuent les trois quarts des opérations de maintenance. A eux l'exposition la plus importante aux risques d'irradiation, les accidents du travail parfois dissimulés, la pression pour réduire la durée des chantiers, les déplacements de plusieurs milliers de kilomètres par an pour ceux qu'on appelle les « nomades », mais aussi la différence de statut avec les agents EDF, vécue souvent comme discriminatoire, « alors qu'on prend la dose à leur place », disent les plus chagrins.

Plus vulnérables, plus exposés et moins protégés. Les statistiques d'EDF le montrent : le taux de fréquence (le rapport entre le nombre d'accidents et le nombre d'heures travaillées) était de 4,2 en 2012 pour les prestataires, et de 2,7 pour les agents de l'entreprise publique. En baisse chez EDF entre 2011 et 2012, ce taux a augmenté pour les sous-traitants.

De fait, le fossé est grand entre ceux qui assurent les « servitudes nucléaires », rebaptisées « logistique » par EDF, ceux qui sont chargés de l'entretien, du tri des déchets ou de la décontamination des piscines, entre ceux qui posent les tabliers de plomb pour permettre à d'autres d'intervenir en étant mieux protégés, et les travaux plus qualifiés. Cette division se traduit par des tensions sur le terrain. « Il n'y a pas de raison que l'on fasse 80 % de l'activité, que l'on prenne 80 % de la dose et qu'on n'ait pas les mêmes avantages que ceux d'EDF », proteste Charles Rumaux, 50 ans, lui aussi chez Essor.

Aux vexations des inégalités de statut, comme ces restaurants d'entreprise ou ces parkings interdits aux sous-traitants, s'ajoute l'incompréhension de voir de jeunes agents EDF venir contrôler un travail qu'ils ne connaissent pas. « Il y a beaucoup de jalousie, de frustration par rapport à nous, reconnaît Elisabeth Pozzi, d'EDF, responsable SUD-Energie à la centrale de Dampierre-en-Burly (Loiret). J'ai même vu des graffitis “EDF enculés” dans les vestiaires. »

Après avoir été l'une des premières femmes en France à grimper aux poteaux électriques pour l'entreprise publique, Elisabeth Pozzi, 46 ans, est entrée dans les générateurs de vapeur pour poser les « bouchons » – qui obturent les tuyaux reliant le générateur au réacteur. « Jumper », c'est le poste le plus exposé. L'opération ne doit pas durer plus de deux minutes, tant l'irradiation est forte. « En trente secondes, tu prends entre 100 et 200 millirems . On s'entraînait beaucoup pour ne pas perdre de temps et on découpait l'action pour répartir la dose entre nous, raconte-t-elle. En deux ans, j'avais pris 250 millisieverts. Entre nous, on s'appelait les saucisses à griller. »

Quand elle a annoncé qu'elle voulait un enfant, le médecin du travail l'a mise au vert d'autorité. « On a un bon suivi médical, mais ce n'est pas le cas des sous-traitants, insiste Elisabeth Pozzi, qui a maintenant deux grandes filles. Si on est au maximum de la dose, on va travailler hors zone, dans un atelier, et on garde notre salaire. Les prestataires, s'ils sont au taquet, ils rentrent chez eux et beaucoup n'ont alors plus rien. » Ce qui peut les inciter à tricher…

Faut-il alors aller jusqu'à titrer, comme le numéro de décembre 2013 du mensuelTerra eco, « Les sous-traitants de l'atome se cachent pour mourir » ? José Andrade, responsable syndical dans l'entreprise sous-traitante SPIE-DEN et membre de la direction de la Fédération nationale des mines et de l'énergie (FNME) de la CGT, ne le pense pas. « Il faut plutôt dire “Ces sous-traitants qu'EDF cache pour ne pas savoir s'ils meurent”. Ce sont eux qui sautent dans la marmite et qui se retrouvent contaminés. EDF a externalisé le risque sanitaire etsocial. »

Résultat : atteints de cancers, certains meurent sans que la responsabilité de l'entreprise puisse être établie. « Si, dans quinze ans, on me dit que je suis atteint d'un cancer, contre quelle entreprise vais-je me retourner ? Qui sera responsable? », s'émeut Eric Barbier, qui travaille pour Essor à la centrale de Cruas. Depuis vingt-sept ans dans le nucléaire, il a changé plusieurs fois d'entreprise.

BATAILLES JUDICIAIRES LONGUES ET ÉPROUVANTES

Responsable de l'association Santé sous-traitance nucléaire-chimie, à Fécamp (Seine-Maritime), Philippe Billard, 48 ans, travaille dans le nucléaire depuis près de trente ans, surtout dans les centrales normandes de Paluel et Penly. Durant sa longue carrière, il a été jumper, décontamineur, mécanicien de maintenance. Lui aussi a été employé par plusieurs sociétés, au gré des pertes de marché, des fusions et des acquisitions. « A chaque fois, je perdais mon ancienneté, mes avantages, tout repartait de zéro », dit-il. Tout sauf sa santé et le risque qui augmentait. « On côtoie la mort pendant des années mais, lorsque la maladie arrive, qu'une personne est contaminée, son dossier a été perdu, son histoire professionnelle est difficile à reconstituer et il devient impossible d'établir une responsabilité dans son exposition aux rayonnements du nucléaire. » Parfois, même, l'entreprise affirme que c'est le salarié qui est en tort, ajoute Philippe Billard.

S'ensuivent des batailles judiciaires longues et éprouvantes. Rares, aussi, parce qu'elles exigent des moyens importants face à ceux de l'entreprise. Chaque année, de seize à vingt cas de maladies professionnelles liées à l'exposition aux radiations sont reconnus – des chiffres stables depuis une dizaine d'années, mais qui pourraient augmenter avec l'avancée en âge des salariés. Eugénie Verronneau a perdu son mari le 10 septembre 2012. Après une trentaine d'années dans le nucléaire, Christian, 57 ans, mécanicien pour l'entreprise Endel (groupe GDF Suez) à la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), a succombé à un cancer du poumon dû aux expositions à des rayonnements ionisants. Si sa maladie a été reconnue d'origine professionnelle, Christian n'a pas eu le temps de faire condamner son employeur pour « faute inexcusable ». Il est mort avant.

« Il adorait son travail et, quand il a appris qu'il avait le cancer, il espérait encore retourner en centrale, dit Mme Verronneau. Il s'est toujours battu. A la fin, il a mis toute son énergie à faire en sorte que son entreprise lui verse les indemnités auxquelles il avait droit. » Eugénie Verronneau poursuit la bataille et ne comprend toujours pas pourquoi EDF, principal responsable selon elle, est absent. « Pas même une gerbe le jour de l'enterrement ! »

Chaque chantier semble être l'occasion de petites tricheries, de dissimulations d'accidents par les entreprises sous-traitantes. On demande par exemple au salarié blessé de sortir de la zone pour aller consulter un médecin de ville, afin que l'accident du travail ne soit pas comptabilisé. « La pression est très forte, raconte Vincent, 31 ans (il a souhaité conserver l'anonymat), qui travaille sur les tuyauteries et les changements de pompe chez GADS, à la centrale de Dampierre. Si tu refuses de faire ce que dit ton chef, si tu ne veux pas faire deweek-end, par exemple, on t'envoie faire le tour de France. Mon chef m'a dit : “Tu peux changer les pneus de ta voiture.” Cela signifiait qu'il allait m'envoyer sur des chantiers lointains. »

Eric (encore en activité, son identité a été changée) est depuis 1996 dans le nucléaire et depuis 2004 à plein temps pour la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher), après avoir été intérimaire. Il est technicien de radioprotection pour l'entreprise Kaefer Wanner, spécialisée dans l'échafaudage et la décontamination. Il gère les vestiaires en zone contrôlée. « Il y a des prises de risque liées à la méconnaissance du matériel, notamment de radioprotection. L'incendie est aussi un risque majeur, dit-il. Avec la pression, de nombreuses activités se font en parallèle et le contrôle devient impossible. Quand je reprends un collègue mal équipé, il m'envoie bien souvent sur les roses. Beaucoup estiment qu'il y a trop de tracasseries, trop de temps perdu. »................

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/04/09/nucleaire-voyage-au-pays-de-la-dose_4398075_3208.html

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 16:49
Paru sur le site du Parisien 77 :
Fort de Vaujours : une pollution radioactive 10 à 20 fois supérieure à la normale

Marion Kremp | Publié le 15.04.2014, 17h32 | Mise à jour : 17h47

L’Autorité de sûreté nucléaire vient de publier, ce mardi, les résultats des mesures de radioactivité du site du Fort de Vaujours, à l'est de Paris à la limite entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. Elles ont mis en évidence « un niveau de rayonnement 10 à 20 fois supérieur au niveau naturel dans une casemate », a indiqué l’ASN dans sa note d’information publiée sur son site.



Ces mesures ont été réalisées par l’ASN, l’ACRO (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest) et la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) à la demande de la préfecture de Sei
ne-et-Marne. En effet, le site racheté par Placoplatre, filiale de Saint-Gobain, est voué à devenir une carrière de gypse à ciel ouvert. 

C’est la première fois qu’un organisme d’Etat reconnaît une pollution radioactive sur cet ancien site d’expérimentation du Commissariat à l’énergie atomique, fermé en 1997. C’est là que, durant 40 ans, des essais de détonique à l’uranium ont été réalisés à l’air libre et en casemates, notamment le détonateur de la première bombe atomique française « Gerboise bleue ». 

Depuis plusieurs années, les associations locales se battent pour que la pollution du site soit reconnue. En 2011, l’association Sauvons la Dhuis y avait relevé un « point chaud » 30 fois supérieur à la norme. U
ne mesure que l’IRSN à l’époque avait balayée.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/fort-de-vaujours-une-pollution-radioactive-10-a-20-fois-superieure-a-la-normale-identifiee-15-04-2014-3770425.php

 

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