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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:29

 

Paru sur le site de bassin Seine Normandie :

 

La pollution de l'eau par l'industrie

 

 

 

L’industrie rejette des matières organiques (substances susceptibles de consommer l'oxygène lors de leur dégradation, provoquant la mort des poissons) et environ 90% des métaux toxiques. 

 

Les rejets les plus polluants proviennent pour l'essentiel de l'industrie électronique, de l’ensemble sidérurgie-métallurgie-fonderie, des usines de traitement des déchets, des activités d’assemblage et de l’imprimerie. 

   

La pollution industrielle de l'eau présente certaines spécificités :

 

  1. Une grande variabilité, aussi bien dans la forme des rejets (liquides, pâteux, boueux ou solides) que dans ses volumes, sa concentration, sa nocivité ou son caractère saisonnier (viticulture ou cidreries…). 
  2. Une toxicité plus fréquente que les autres pollutions, avec notamment celle, chronique, des métaux lourds et micro-polluants organiques qui polluent durablement le milieu, compte tenu de leur stabilité et de leur faculté à s'accumuler dans la chaîne alimentaire.
  3. Une pollution des sols due à des pratiques anciennes peu soucieuses de l'environnement. D'où, par endroits, la dégradation des nappes ou un risque élevé de leur contamination. 
  4. Un impact des pollutions accidentelles d'origine industrielle sur le milieu souvent plus fort que les autres, compte tenu du type de rejet concerné.

 

Malgré les progrès réalisés par l'industrie depuis trente ans,  le flux de matières organiques rejeté dans le bassin reste significatif et des efforts importants restent à faire. 

 

L'industrie demeure le principal responsable des rejets de métaux toxiques non dégradables (plomb, cadmium, zinc, cuivre, nickel, chrome et mercure).

Le rejet vers les stations urbaines d'effluents industriels chargés en métaux contamine les boues d'épuration, rendant problématique, voire impossible, leur épandage.

 

 

Le sous-bassin Seine-Aval se distingue assez nettement des autres sous-bassins par l’importance des prélèvements et des métaux rejetés. L’analyse des sédiments montre par endroits une qualité assez médiocre due à la présence de ces polluants métalliques (notamment à l’aval de Paris). L’agglomération parisienne serait ainsi responsable d’environ 40% des flux transitant par la Seine. Cette pollution ne pouvant être dégradée, sa réduction passe par la maîtrise des rejets.

 

Outre le rejet de ses eaux usées, l'industrie est à l'origine de 1,2 million de tonnes de déchets industriels dangereux (DID) par an (éliminées à 80%) et de 450 000 tonnes de boues industrielles par an (dont 50% sont épandues, 25% enfouies, le reste valorisé ou éliminé).

 

Parmi ces déchets industriels dangereux, les déchets toxiques en quantité dispersée (DTQD) sont encore, pour beaucoup, mélangés aux déchets banals ou déversés dans les égouts, où ils rejoignent des stations d'épuration non équipées pour leur traitement (solvants chlorés des pressings, bains chimiques des petits laboratoires photographiques et des imprimeries, peintures, huiles, produits chimiques de laboratoire, liquides de frein et de refroidissement...)

 

On peut distinguer trois types d'établissements industriels : 

  • ceux qui disposent de leur propre station d'épuration (11% des sites) et traitant l'ensemble de leurs eaux usées (grands sites industriels ou sites plus petits mais produisant des pollutions très concentrées) ;
  • ceux qui sont raccordés à l'égout (88%), qui font traiter leurs effluents (parfois prétraités) par une station d'épuration communale (petits établissements ou sites moyens ne produisant pas des flux de pollution trop importants) ;
  • les établissements mixtes (1%) qui traitent une partie de leurs effluents et en rejettent une autre.

 

 

 

  http://www.eau-seine-normandie.fr/index.php?id=3441

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 20:38
Madame Ségolène Royal
Ministre de l'Environnement
va-t-elle se pencher
sur le dossier des déchets
et sur certains vides juridiques qui permettent en France de déverser des déchets "dits inertes" sur des terres agricoles sans demander aucune autorisation ? 

 

 

Le triangle de la mort en Italie

va-t-il faire prendre conscience à l’ETAT français

que ce dossier doit être traité en priorité afin de préserver la santé

des populations qui vivent au milieu des déchets ?

 

 

Paru sur le site du nouvel observateur :
  Italie: "Le triangle de la mort", un territoire empoisonné

Publié le 21-11-2013 à 12h35Mis à jour le 22-11-2013 à 12h46 

Unefumée âcre enveloppe les rues du "Parc vert", un quartier résidentiel de de déchets hautement toxiques. (c) Afp

Caivano (Italie) (AFP) - Une fumée âcre enveloppe les rues du "Parc vert", un quartier résidentiel de Caivano, au sud de l'Italie, au coeur du "triangle de la mort" où la mafia locale a enterré des tonnes de déchets hautement toxiques.

"C'est du bitume (...) qui a été enlevé de vieilles toitures et jeté ici. C'est un matériau hautement toxique quand il brûle. Et là, tout a été brûlé, il y a même de l'amiante, vous voyez?", explique à l'AFP Enzo Tosti, membre du Comité "Terre des feux" en montrant un amas informe.

La "Terre des feux" est le surnom italien de cette zone située à mi-chemin entre Naples et Caserte, et dont Caivano est le centre. Elle tire son nom des innombrables incendies allumés au cours des décennies pour brûler les déchets, le plus souvent toxiques, enterrés illégalement ou jetés dans les champs par la Camorra, la mafia napolitaine, qui en a fait une affaire juteuse.

Ces déchets dégagent des fumées toxiques en brûlant mais ils empoisonnent également la terre et les nappes phréatiques, entraînant une hausse très élevée du nombre de cancers (+40% chez les femmes, +47% pour les hommes).

"Il n'y a pas que le nombre de tumeurs qui a augmenté, mais aussi l'incidence des allergies. Les malformations aussi. J'ai trois de mes patientes qui ont dû avorter, des jeunes femmes, car les foetus avaient des malformations graves. Donc des avortements, mais aussi des problèmes de stérilité", raconte le médecin Luigi Costanzo.

Tina Zaccaria et d'autres femmes ont payé un lourd tribu: elles ont toutes perdu un enfant de cancers liés à ces déchets toxiques.

"Personne n'a encore eu le courage de nous dire, chiffres à l'appui: +nous avons tué vos enfants, nous en assumons les conséquences et nous sommes prêts à intervenir pour sauver les enfants de demain, et ceux qui respirent encore ce poison et qui continuent à manger ces saloperies+", déclare à l'AFP Tina qui a perdu sa fille de 13 ans.

Bitume et amiante, mais aussi colles industrielles et solvants, pneus, conteneurs et frigos, sont enfouis ou simplement jetés depuis la fin des années 80 quand la Camorra a décidé de se lancer dans le "traitement" des déchets.

Des entreprises souvent basées au nord et centre de l'Italie ont préféré lui verser des sommes dérisoires pour se débarrasser de leurs déchets plutôt que de passer par des firmes respectueuses des règles qui pratiquent des prix plus élevés.

Des dégâts incalculables

Selon l'association de protection de l'environnement Legambiente, 10 millions de tonnes de déchets industriels ont été brûlées ou enfouies dans cette zone entre 1991 et 2013 grâce à des milliers de camions travaillant de nuit.

Ces dernières semaines, les pouvoirs publics ont multiplié la mise sous séquestre de terrains pollués. Un choc pour certains agriculteurs qui ignoraient que leurs champs avaient servi de décharge toxique.

"Certains ont eu des soupçons mais quand ils ont tenté de prévenir la police, ils ont été menacés", raconte Pasquale Crispino, un agriculteur de la zone.

Selon un récent rapport parlementaire, les déchets illégaux en Campanie "ont provoqué des dégâts incalculables dont les effets se feront sentir progressivement avec un pic dans environ 50 ans".

Francesco Bidognetti, un boss du clan des Casalesi, le plus puissant de la Camorra, déjà en prison à la suite d'une condamnation à perpétuité pour meurtre, a récemment été condamné à 20 ans de prison pour dégâts à l'environnement.

Mais les riverains sont sceptiques et pensent que la Camorra n'abandonnera pas un secteur aussi lucratif. "Nous n'attendons rien de positif de la part des boss. Mais nous vivons dans un Etat qui a le devoir de protéger ses citoyens", souligne le père Maurizio Patriciello, curé de Caivano en pointe dans la lutte des habitants.

Le gouvernement a mis au point un groupe d'action pour prévenir les incendies et un vaste plan de décontamination.

"Ceux qui ont pollué vont changer leur fusil d'épaule et créer des sociétés pour l'assainissement des terrains et la protection de l'environnement", avertit Enzo Tosti.

Tandis que Legambiente lance une autre mise en garde: "le triangle de la mort ne se trouve pas seulement en Campanie, il y en a dans toute l'Italie", selon Rossella Muroni, une de ses responsables.

Sur le web: Italie: au coeur du "triangle de la mort"

·                               

Italie: au coeur du "triangle de...

Italie: au coeur du "triangle de la mort"

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 10:55

 

 

le Monde.fr :

Au cœur du triangle de la mort italien

http://www.dailymotion.com/video/x17gm75_au-coeur-du-triangle-de-la-mort-italien_news

 

 

L'élimination illégale des déchets toxiques est l'un des business les plus juteux de la mafia napolitaine, la Camorra, et des plus dangereux pour la population du sud de l'Italie. Des tonnes de matériaux toxiques ont ainsi été enfouis 

 

 

 

Madame Ségolène Royal
Ministre de l'Environnement
va-t-elle se pencher
sur le dossier des déchets
et sur certains vides juridiques qui permettent en France de déverser des déchets "dits inertes" sur des terres agricoles sans demander aucune autorisation ?

 

 

Le triangle de la mort en Italie

va-t-il faire prendre conscience à l’ETAT français

que ce dossier doit être traité en priorité afin de préserver la santé

des populations qui vivent au milieu des déchets ?

 

 

 

 

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 20:37

 

 

Paru sur le site les dessus de Causette :

L'Italie empoisonnée 

Trafic de déchets toxiques

Depuis plus de vingt ans, l’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, les terres qu’ils cultivent sont contaminés par du mercure, des solvants, de l’uranium. Et cela, les habitants de la Campanie, dans le sud de l’Italie, l’ignoraient. Les autorités politiques, elles, savaient, mais ont gardé le silence. Un silence coupable, car aujourd’hui la région pleure ses morts.  

Ce n’est un secret pour personne: depuis le début des années 80, la mafia napolitaine, la tristement célèbre Camorra, a fait main basse sur le très juteux marché des déchets industriels en Italie. Bien loin de les recycler, elle se contente de balancer à même la terre pneus, sacs plastique, ordures ména- gères, avant d’y mettre le feu. Mille cinq cents décharges illégales à ciel ouvert brûlent encore aujourd’hui en Campanie, d’où son surnom de «Terre des feux». Autant dire que les 6 millions d’habitants de la région sont au courant, comme ils savent aussi que la fumée noire qui s’en dégage est chargée de dioxine. En revanche, ils étaient loin de se douter que la Camorra était allée beaucoup plus loin, la poignée de parlementaires qui détenait cette information explosive depuis 1997 s’étant bien gardée de la révéler

 

Retour à ce début d’octobre 1997 : dans le cadre d’une commission parlementaire sur « le trafic de déchets toxiques », deux sénateurs et trois députés s’apprêtent à entendre en huis clos les confessions d’un repenti de la Camorra, Carmine Schiavone. Avec son sourire enfantin, ses yeux azur et ses cheveux poivre et sel, on donnerait le bon Dieu sans confession à ce papy de 70 ans. Pourtant, il est loin d’être un enfant de chœur. Pendant plus de vingt ans, il a été l’un des boss du clan des Casalesi, l’une des plus redoutables familles de la Camorra. À leur actif: enlèvements, racket, assassinats, à l’arme à feu ou à l’arme blanche au choix, ou par étran- glement. Carmine Schiavone reconnaît avoir commandité à lui seul cinquante meurtres et tué entre dix et vingt personnes – il ne s’en souvient plus très bien, l’âge sans doute. 

 

Étrangement, s’il a accepté de collaborer avec la justice, ce n’est pas uniquement pour dénoncer ses petits copains, ni même pour confesser ses crimes, mais pour révéler un secret qui l’«empêche de dormir». 

 

La suite dans Causette #45.

Publié le 29 Avril 2014
Auteur : Virginie Roels | Photo : Francesco Alesi
242 vues | 0 commentaire

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 12:09

 

 

Emission complément d’enquête

diffusée le 8 mai 2014

sur France 2 

 

Trafics, vols, petites combines : les voyous de la crise

 

 Enquête en Seine-et-Marne,

nouvel eldorado

de l’enfouissement des déchets

 

http://www.france2.fr/emissions/complement-d-enquete/les-reportages/du-beton-sous-les-patates_235251

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 11:45
Paru sur le site Libération :
Santé urbaine, quand la ville fait mal aux hommes

La pollution atmosphérique qui revient régulièrement dans nos villes, avec ses pics alarmants, n’est pas un phénomène naturel. La priorité donnée à l’urbanisme des réseaux et des flux, à l’hégémonie de l’automobile, aux énergies fossiles dominantes, éclatement des espaces bâtis, accélération du mode de vie, ségrégation sociospatiale. Tous ces choix urbanistiques, fondés sur le primat de la mobilité motorisée, ne sont pas sans conséquences sanitaires sur la population. Ils ont produit une forme urbaine caractérisée par l’opposition centre - périphérie et surtout par la périurbanisation et l’étalement urbain. Si la ville-centre, compacte, reste la forme idéale de ville durable, elle devient vite un piège mortel pour la santé lorsqu’elle est livrée à l’automobile. La circulation induite par la périurbanisation et ses mouvements pendulaires entre centre et périphérie ainsi que la pollution industrielle sont à l’origine de graves altérations de l’environnement qui menacent la santé. Parmi lesquelles la pollution de l’air, mais aussi la perturbation du climat et enfin les nuisances sonores et leurs effets pathologiques, touchant surtout les personnes vivant à proximité des grandes infrastructures de transport et de circulation. 

La première inégalité territoriale touche les habitants du périurbain qui représentent plus de la moitié de la population urbaine. Quel lien social peut se créer dans ces territoires à l’urbanisation diffuse, inaccessibles sans voiture et où se répandent des formes particulières de souffrance mentale ?

Une autre grande inégalité réside dans le mal-logement. Que l’on peut définir d’une façon générale par la mauvaise localisation, les matériaux de construction toxiques, la médiocre isolation thermique et phonique, la qualité de l’air intérieur. Mais aussi par la suroccupation, l’inadéquation des espaces qui sont à l’origine de bien des problèmes psychiques et d’échecs scolaires. Sans oublier l’impact du taux d’effort locatif sur le budget des familles modestes, au détriment des dépenses de soin.

Il y a une loi que les responsables politiques ne doivent pas ignorer : plus un pays est socio-économiquement inégalitaire, plus les problèmes de santé - et de violence - sont aigus, comme l’illustre le cas des Etats-Unis. Ces inégalités, qui se manifestent par des inégalités territoriales (quartiers défavorisés et violence urbaine), des inégalités professionnelles (différence d’espérance de vie selon les CSP) ont un coût croissant pour la santé publique.

Nous sommes dans une période de transition épidémiologique. Les maladies dites chroniques (cancers, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, asthme, allergies, obésité, diabète, souffrances mentales, baisse de fertilité masculine) prennent le pas sur les maladies infectieuses. Ces maladies, dites de «civilisation», résultent de la dégradation généralisée de notre environnement de vie. Ces maladies chroniques, appelées également «non transmissibles», connaissent, paradoxalement, une véritable épidémie dans le monde. En France, en 1994, on comptait 3,7 millions de personnes souffrant de ces affections longue durée (ALD), elles sont passées à 11 millions (l’âge moyen des malades est de 61 ans, elles ne sont donc pas des maladies de la vieillesse, et si l’espérance de vie a augmenté, on vit aussi plus longtemps malade et dépendant). De 50% en 1994, les dépenses engendrées par ces nouvelles pathologies représentent 75% des remboursements de l’assurance maladie. Cette explosion des dépenses de santé a fait dire à Margaret Chan, directrice de l’OMS (21 avril 2011) : «L’augmentation des maladies chroniques non transmissibles représente un énorme défi. Pour certains pays, il n’est pas exagéré de décrire la situation comme une catastrophe imminente pour la santé, pour la société, et surtout pour les économies nationales.» Mais le redressement de la sécurité sociale ne peut se faire que par des mesures d’économie uniquement, comme le préconise la Cour des comptes (chirurgie ambulatoire à développer, labos de biologie à concentrer, permanence des soins à restructurer, hospitalisation à domicile à multiplier, hôpital à réformer, mutuelles étudiantes à réviser). Tout ne pourra venir non plus de l’innovation technologique, un changement de paradigme s’impose : passer d’une politique centrée sur les soins à une action plus orientée sur les causes et sur la prévention. Si la médecine conventionnelle a fait des progrès fulgurants en s’orientant vers le tout biomédical, le tout pharmacologique, le tout technologique, le tout curatif, elle a délaissé la santé environnementale, trop complexe, parce que combinant plusieurs facteurs (génétiques, biologiques, socio-économiques, environnementaux).

On a pris conscience que la dégradation de l’environnement nuit gravement à la santé : pollutions et substances chimiques toxiques qui ont envahi notre quotidien, sont, en grande partie, à l’origine de l’extension des maladies chroniques. Mais l’environnement, à prendre en compte, ne peut se réduire aux milieux «naturels» uniquement (air, eau, sol, flore, faune). Il faut inclure, d’une part,l’environnement construit (le contexte bâti, physique, où s’effectuent les interrelations entre espaces, individus, groupes), et d’autre part, l’environnement socio-économique et culturel (le cadre urbain, quotidien, où se déroulent les interactions sociales entre individus, entre groupes). De plus, l’environnement doit être également saisi dans une perspective dynamique et confronté au développement : l’avenir d’une société dépendra de sa capacité à gérer ses ressources, à préserver son patrimoine, à protéger son environnement, à adapter ses usages et ses espaces aux changements, à trouver des nouveaux rapports avec la nature. Intégrer le temps à l’action : c’est toute la problématique du développement durable.

Nous devons interroger l’urbanisme actuel, responsable de la dégradation des milieux, qui a produit cet environnement physique et social pathogène, et pour ce faire appréhender l’environnement urbain, dans sa globalité, comme un facteur de risque, un facteur d’exposition, un facteur potentiel d’altération (mentale, physique) de la santé. La «santé urbaine», aujourd’hui en question, a pour tâche de diagnostiquer les causes et les mécanismes par lesquels la ville, dans son organisation et son fonctionnement, affecte la santé, en proposant des solutions (urbanistiques) alternatives. L’urbanisme durable, aujourd’hui, en gestation, devrait mieux intégrer la dimension sanitaire dans ses objectifs.

Albert LEVY Architecte urbaniste, chercheur

 

 

 

 

http://www.liberation.fr/terre/2014/05/01/sante-urbaine-quand-la-ville-fait-mal-aux-hommes_1008642

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:12

7 BMR 4.9.2011

 

 

Emission complément d’enquête

Ce soir à 22h20

sur France 2 

 

Trafics, vols, petites combines : les voyous de la crise

 

 Enquête en Seine-et-Marne,

nouvel eldorado

de l’enfouissement des déchets

 

http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r4983-complement-d-enquete/4856640-trafics-vols-petites-combines-les-voyous-de-la-crise/

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 12:19

Qui se préoccupe

de la préservation de la ressource en eau

du bassin versant Beuvronne ?

 

Pourquoi n’y a-t-il pas

de Schéma d’Aménagement et de Gestion des eaux

sur ce territoire ?

article L212-3 du code de l’environnement (1)

 

 

 

Pourquoi

Monsieur Jean-Pierre Dormeau

ne répond pas au courrier d’ADENCA ?

 

 

 

 

 

(1) http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000006833014&dateTexte=&categorieLien=cid

 

M.DORMEAU SAGE

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 10:33
Audience de ce jour au Tribunal Administratif de Melun
 
Paru sur le site Coordination Eau Ile de France :
La pollution de la Marne au tribunal

Depuis plusieurs années, la « Coordination Eau Île-de-France » avec l’association « Actions vertes Roissy Val-Maubuée » (AVRVM) et divers particuliers ont lancé  l’alerte sur la présence de composés de glycol dans  la Marne, et des conséquences éventuelles sur la qualité de l’eau mise en distribution par l’usine de production d’eau potable d’Annet-sur-Marne propriété de Veolia Eau.

L’aéroport Paris-Charles de Gaulle (3 400 hectares) est avec ses 60 millions de passagers le septième aéroport mondial. Les surfaces imperméabilisées (1 000 hectares) des 4 pistes, des voiries et des parkings ont besoin pendant l’hiver d’être déneigées et déverglacées. Il en est de même pour les ailes des aéronefs qui doivent être traitées au moment du décollage. Pour ce faire, Aéroports de Paris utilise divers produits dont des composés de glycol (propylène glycol et éthylène glycol), qui se retrouvent dans les eaux pluviales, puis dans les rivières (Reneuse et Beuvrone) et enfin dans la Marne, juste en amont de la prise d’eau de l’usine d’Annet-sur-Marne et peut-être dans le verre des 500 000 Franciliens habitant la Seine-et-Marne, le Val d’Oise ou la Seine-Saint-Denis.

Dans cette affaire, les citoyens et les associations qui les représentent se trouvent face aux énormes machines économiques que sont Aéroports de Paris et Veolia Eau. Ils sont confrontés à des difficultés d’accès à l’information, à une législation non adaptée à l’usage (et au rejet) de composés chimiques relativement récents, ainsi qu’à toute une série d’arrangements ou de négligences qui permettent à des pollutions liées à l’activité humaine de mettre en danger les écosystèmes et la santé des habitants.

La pollution à l’éthylène glycol en amont de l’usine de potabilisation d’Annet-sur-Marne est emblématique des combats que nous devons mener pour la défense de l’environnement.

Cela a conduit les associations et les citoyens à contester devant le tribunal administratif de Melun les arrêtés préfectoraux autorisant le rejet des eaux pluviales polluées dans la Marne. L’audience est prévue le 7 mai.

D’ores et déjà, la « Coordination Eau Île-de-France », l’association « Actions vertes Roissy Val-Maubuée » et les particuliers qui s’y sont joints,  se félicitent :
-d’avoir mis sur la place publique cette question de santé publique jusqu’à présent tue;
-des acquis obtenus de la part des services de l’État, d’ADP et de Veolia; en particulier, de la publication du plan d’actions d’ADP (pour un montant estimé à 50 millions d’euros) et de la signature d’un protocole d’alerte entre ADP et Veolia concernant la pollution de l’eau.
-de l’exemple donné qui montre l’intérêt qu’il y a de voir des citoyens s’impliquer dans ce type d’action.

> Synthèse documentaire de cette affaire & liste des documents de référence consultables en ligne >>> http://eau-iledefrance.fr/doc/dossier-glycol/

> Synthèse documentaire version pdf à télécharger >>> dossier Glycol

 

 

 

http://eau-iledefrance.fr/la-pollution-de-la-marne-au-ta-de-melun-le-7-mai/

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 16:45

 

Commission

du Développement durable  

et de l’aménagement du territoire

du 8/10/2013

 

Intervention de

M. Yves Albarello,

député maire de Claye-Souilly

 

« Au sud du Sénégal, j'observe chaque année une montée des eaux de plusieurs centimètres, avec une destruction de la flore et l'ensablement du fleuve Casamance. »

 

http://www.nosdeputes.fr/14/seance/2029#inter_e9096dffd4bec4f3f46d1c054140b449

 

 

 

Nous constatons que M. Yves Albarello est très préoccupé par la destruction de la flore et l'ensablement du fleuve Casamance au Sénégal, mais que fait-il pour améliorer  l’état de la rivière Beuvronne qui coule dans la commune de Claye-Souilly dont il est maire, rivière que certains dénomment « égout à ciel ouvert" ? 

 

Pour le savoir nous vous conseillons de le contacter.

 

 3b. beuvron

Reverrons-nous un jour des pêcheurs dans la Beuvronne comme au 20ème siècle ?

 

 

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