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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 17:07

 

Dans le bulletin municipal d’avril 2021 un article d’une page était consacré au sauvetage de 300 Grenouilles et Crapauds qui ont été déplacés des alentours de Roissy vers Souilly.

 

Souilly : des arbres se sont effondrés sur la mare qui devait « accueillir » les amphibiens !

 

Mais hélas la mare a disparu aujourd'hui sous des branchages

 comme vous pouvez le constater

 au vu de la photo ci-dessous.

Souilly : des arbres se sont effondrés sur la mare qui devait « accueillir » les amphibiens !

 

 

Que fait la communauté d'agglo

CARPF

qui est en charge de l'entretien de ce site ?

 

 

 

 

Pour le savoir, nous vous conseillons de contacter

Jean-Luc Servières

vice président de la CARPF

 

 

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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 14:54

 

Paru sur le site Reporterre :

Victoire pour les opposants d’une usine à bitume

Victoire pour les opposants d’une usine à bitume

Victoire pour les opposants à la centrale d’enrobage à chaud de la Ville-sous-la-Ferté (Aube). Le 24 février, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a annulé l’autorisation d’exploiter délivrée en octobre 2019 par le préfet de l’Aube à la SARL Jean Poirier, qui porte ce projet d’installation de production d’enrobé bitumineux routier. Il avait été saisi en mars 2020 par les associations Les Amis de la Terre et Préservons la vallée de Clairvaux.

Présenté lors d’une réunion publique en avril 2019 aux habitants de la commune, ce projet d’une capacité de production de 49 500 tonnes d’enrobé par an, à 600 mètres des premières habitations, avait immédiatement inquiété une partie de la population. Le jugement, que Reporterre a pu consulter, évoque ainsi « des émanations odorantes de goudron » dont l’intensité et le périmètre « n’ont pas été précisément évaluées » et un risque de pollution des eaux aux hydrocarbures.

« Après maintes recherches et une étude très approfondie de l’ensemble du dossier du pétitionnaire et de l’arrêté préfectoral, en première instance, sans contestation possible ni une seule ligne désapprouvant notre action, le président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a débouté de sa demande d’exploitation la SARL Poirier et a annulé purement et simplement l’arrêté préfectoral du 11 octobre 2019, s’est réjoui dans un communiqué Patrick Lorne, de Préservons la vallée de Clairvaux. Nous souhaitons partager avec vous tous la joie que nous ressentons ! Mais aussi apporter à chacun l’espoir que tout est possible quand tout est tenté et que rien n’est négligé... ni le courage pour la masse de travail à produire pour se défendre, ni la hargne à ne pas se laisser enfumer ! »

 

 

Puisque vous êtes ici…

… nous avons un petit service à vous demander. Chaque mois, plus d’un million de personnes font confiance au travail des journalistes de Reporterre pour se tenir informées sur l’urgence écologique. Plus de 27 000 lecteurs financent le journal par des dons, lui permettant de rester en accès libre, sans aucune publicité, et totalement indépendant.

Contrairement à beaucoup d’autres, Reporterre n’a pas d’actionnaire ni de propriétaire milliardaire. Le journal, à but non lucratif, est libre de toute influence commerciale ou politique. Par ailleurs, nous avons la conviction que le bouleversement environnemental est l’enjeu principal de ce siècle. À ce titre, il nous semble que ce sujet doit être mis en avant chaque jour dans le débat public. Les articles, reportages et enquêtes que vous pouvez lire sur le site sont vitaux pour la démocratie, pour la prise de conscience écologique, et pour exiger mieux de nos dirigeants.

Nous fournissons tous nos articles gratuitement, pour tous. Nous le faisons parce que nous croyons en l’égalité de l’accès à l’information. Ainsi, davantage de personnes peuvent suivre l’actualité de l’écologie, comprendre l’impact du désastre en cours sur la population et les communautés, et s’engager. Tout le monde peut bénéficier d’un accès libre à des informations de qualité, quelle que soit sa capacité à payer pour cela.

S’il y a bien un moment pour nous soutenir, c’est maintenant. Chaque contribution, grande ou petite, renforce notre capacité à porter l’écologie au cœur de l’agenda médiatique. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Si vous le pouvez, soutenez le journal avec un don mensuel. Merci

https://reporterre.net/Victoire-dans-l-Aube-une-usine-a-asphalte-routier-annulee

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 18:55
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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 11:17
base de loisirs de Jablines
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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 10:33

 

 

Nexity a déposé un permis de construire modificatif le 19/11/2021, avec réduction du nombre de logements, passant de 159 à 146, suite à l’exclusion de la parcelle communale ZH 13 du projet.

Le 17/1/2022 Nexity a interrogé la MRAE sur la nécessité ou non d’actualiser son étude d’impact.

 

 

En date du 17/2/2022 la MRAE a rendu son avis :

« une actualisation de l’étude d’impact est nécessaire »

 

 

Qu’est-ce qu’une étude d’impact :

C’est une procédure administrative  qui doit évaluer l’impact des projets et aménagement sur l’environnement.

 

 

 

Extrait de la réponse de la MRAE DU 17/2/2022

 

En effet  la MRAE dans son avis du 3/10/2019 avait fait des recommandations mais le promoteur n'a pas répondu à toutes les demandes de cet organisme.

Pour extrait :

 

 

Projet immobilier « l’Ecrin » 41 rue de la Tour à Villevaudé : le promoteur doit revoir sa copie !
Projet immobilier « l’Ecrin » 41 rue de la Tour à Villevaudé : le promoteur doit revoir sa copie !
Projet immobilier « l’Ecrin » 41 rue de la Tour à Villevaudé : le promoteur doit revoir sa copie !
Projet immobilier « l’Ecrin » 41 rue de la Tour à Villevaudé : le promoteur doit revoir sa copie !
Projet immobilier « l’Ecrin » 41 rue de la Tour à Villevaudé : le promoteur doit revoir sa copie !

 

La réponse complète de la MRAE du 17/2/2022 :

http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2022-02-17_avis_sur_la_necessite_d_actualiser_l_etude_d_impact_du_projet_l_ecrin_a_villevaude_-_signe.pdf

 

 

 

Qu'est-ce que la Mission régionale d'autorité environnementale (MRAe)  ?

C’est une autorité dite indépendante constituée de fonctionnaires et avec au minimum 1/3 d’experts indépendants externes à l’administration. http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/les-membres-r32.html

 

 

 

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 15:27
Dessin sur le site de l'association "Respire"

Dessin sur le site de l'association "Respire"

 

Les petits écoliers de Souilly sont classés en secteur indéfini, c’est-à-dire qu’on les dispache au gré des places disponibles dans les écoles du centre ville, ils servent, en quelque sorte, de bouche trou.

 

Cette méthode provoque une augmentation de la pollution de l’air près de nos écoles  du centre ville puisque les petits écoliers de Souilly, qui n'ont pas d'école sur le hameau, sont acheminés dans les écoles du centre ville soit par cars scolaires, soit par les véhicules de leurs parents.

 

D’après une étude récente de l’association « Respire » un air mauvais est constaté aux abords de 69 % des écoles de la commune,  un air pollué aux particules fines PM 2.5.

 

 

extrait du site "Respire"

extrait du site "Respire"

Particules fines PM 2.5

Les particules fines pénètrent en profondeur dans les poumons. Elles peuvent être à l’origine d’inflammations, et de l’aggravation de l’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques et pulmonaires. De plus, elles peuvent transporter des composés cancérigènes absorbés sur leur surface jusque dans les poumons. 

 

 

 

La solution pour réduire la pollution de l’air

près de nos écoles 

Implanter une école à Souilly

 

 

 

Le futur Plan Local d’Urbanisme qui est à l’étude pourrait être l’occasion de programmer cette école et de réserver un emplacement à cet effet.

 

 

 

 

Paru sur le site de l’association Respire :

 

Pollution de l’air : la grande majorité des écoles d’Île-de-France au dessus des recommandations de l’OMS

D’après une nouvelle étude de l’association RESPIRE, une grande majorité des 12 000 établissements scolaires de la Région Île-de-France dépassent les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d’azote (NO2). RESPIRE appelle les élu.es à l’action pour répondre à cette urgence sanitaire…..

 

Retrouvez l’étude complète ici : https://www.respire-asso.org/wp-content/uploads/2022/02/Analyse-RESPIRE-Carte-IDF-2013-2019.pdf

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 13:51

 

 

Ce panneau accroché au grillage de clôture du méthaniseur n’encourage pas particulièrement les randonneurs à poursuivre leur chemin.

 

 

Marchémoret méthaniseur Goële Bioénergies ou une usine à gaz au bord d’un chemin de randonnées inscrit au PDIPR !

 

Quelques dizaines de mètres plus loin on découvre la torchère.

Torchère sur la photo à gauche

Torchère sur la photo à gauche

 

Qu’est-ce qu’une torchère ?

C’est une installation qui permet aux exploitants de se débarrasser du biogaz qu’ils ne peuvent pas utiliser :

             En cas de panne de l’installation

              En cas de surproduction de gaz

              En cas de qualité de gaz non conforme refusé par le client.

 

Mais cette opération n’est pas anodine, elle renvoie des gaz à effet de serre (méthane, CO2) dans l’air mais également des gaz toxiques pour la santé des populations.

 

 

 

Pour en revenir au chemin des Virots qui longe le méthaniseur, c’est un chemin commun à Marchémoret et Montgé en Goële, il est inscrit au Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et Randonnées PDIPR, il est  fort emprunté aux beaux jours par des familles avec enfants en bas âge qui fréquentent la forêt régionale de Montgé en Goële et encore plus depuis la levée du confinement « Covid ».

 

Le but du classement en PDIPR est de favoriser la découverte des sites naturels et des paysages ruraux par la pratique de la randonnée, en garantissant la continuité des itinéraires de randonnée (circulaire de 1988), tout en assurant la conservation du patrimoine que constitue les chemins ruraux.

 

 

Implanter une usine à gaz au bord de tels chemins

ne va-t-il pas à contresens de ce qu’attendent les randonneurs :

la sécurité, la qualité de l’air et la tranquillité ?

 

 

 

 

Marchémoret méthaniseur Goële Bioénergies ou une usine à gaz au bord d’un chemin de randonnées inscrit au PDIPR !

Pour protéger ce type de chemin, d’après l’article L 2213-4 du CGCT « Le maire peut, par arrêté motivé, interdire l'accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité publique, soit la qualité de l'air, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la protection des espaces naturels, des paysages ou des sites… »

 

Difficile de comprendre pourquoi les maires de Marchémoret et Montgé en Goële n'ont pas pris cette décision et ont permis l'implantation de ce méthaniseur  en autorisant le goudronnage de ce chemin jusqu’à l’entrée de l’installation, alors que le conseil municipal de Marchémoret avait donné le 18/12/2019 un avis défavorable à l’implantation de cette installation sur sa commune.

 

 

Pour toutes informations complémentaires

nous vous conseillons

de vous rapprocher de 

 

Jean-Louis Durand  maire de Marchémoret

Et

Pascal Hiraux maire de Montgé en Goële

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 11:02
Une  promenade en foret régionale de Montgé en Goële
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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 17:32

 

UN EXEMPLE A SUIVRE

 

 

 

Paru sur le site  "La Marne" :

 

Bussy : la ville installe des éclairages intelligents pour préserver la faune nocturne

Plusieurs chemins piétons à Bussy-Saint-Georges ont été équipés de candélabres LED intelligents. Objectif, réaliser des économies d'énergie, financières et protéger la biodiversité

BUSSY ST GEORGES, un exemple à suivre : Faire des économies d'énergie en protégeant la faune nocturne !

Les nouveaux luminaires équipés de capteurs se déclenchent automatiquement, sur certains chemins piétons de Bussy-Saint-Georges. (©Illustration/La Marne)

Par Julia GualtieriPublié le 15 Fév 22 à 20:48 

 

 

La ville de Bussy-Saint-Georges équipe ses cheminements piétons d’éclairages LED. Objectif ? Réaliser des économies d’énergie et protéger la faune nocturne et le cycle des plantes.

Cinq voies piétonnes de la ville sont désormais équipées de ces nouveaux candélabres. En tout, 232 luminaires ont été installés dans l’allée des Petits Pas qui traverse la commune mais aussi la promenade Jacques-de-Thou, l’allée Albert-Giribal ainsi que l’allée du Parc et des Bergeries.

« Nous avons équipé en priorité les grands axes piétons, l’objectifs est de généraliser de dispositif », assure Yann Dubosc, maire de Bussy-Saint-Georges.

 

Économes et intelligents

Plus économes, grâce aux LED, ces nouveaux éclairages sont aussi « intelligents », annonce la ville. Concrètement, ils sont équipés de capteurs qui détectent la présence d’un promeneur pour ne s’allumer que lorsque c’est nécessaire. Il s’éteint ensuite, 60 secondes après le passage d’un habitant et transmet aux deux candélabres suivant l’ordre de s’allumer à leur tour.

Quid en cas de dysfonctionnement ? Selon la municipalité, le système est dans ce cas prévu pour rester allumé toute la nuit, à la demande de la mairie. Il est également prévu pour conserver une faible luminosité pour conserver une visibilité à 60 mètres.

La lumière fait aussi partie des outils de sécurité. Mais c'est ce qui est génial avec les LED, la possibilité de gérer l'intensité, d'avoir des systèmes intelligents.

Yann Dubosc

Ces deux qualités permettent ainsi de réaliser encore plus d’économies d’énergie et de réduire l’empreinte carbone de la ville. Selon la mairie, économie est estimée à « 125 272 kWh par an pour les 10 rues équipées » soit, « une économie d’énergie annuelle d’environ 76 % et une économie de 15 032 € en frais de fonctionnement ».

 

Préserver la flore et la faune nocturne

Cet équipement répond aussi au Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) qui s’applique sur l’agglomération de Marne et Gondoire et ses 20 communes.

Vidéos : en ce moment sur Actu

Ce plan, avec le Contrat de Transition Écologique (CTE), prévoit en effet le déploiement de « trames noires » pour lutter contre la pollution lumineuse, qui a de nombreuses conséquences sur la biodiversité : dégradation et fragmentation des habitats naturels, dérèglement des cycles biologiques, perturbation des relations proies-prédateurs…

Ce nouvel éclairage « durable » permettra donc à la faune de profiter de l’obscurité partielle la nuit pour se développer et à la flore de conserver son cycle circadien et de profiter d’un repos bien mérité, la nuit.

 

https://actu.fr/ile-de-france/bussy-saint-georges_77058/bussy-la-ville-installe-des-eclairages-intelligents-pour-preserver-la-faune-nocturne_48720392.html

 

 

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 10:51
Pollution air 2020 : la décharge Veolia de Claye-Souilly est le 1er émetteur de COV  (formaldéhyde) d’Ile de France, elle double ses émissions entre 2019 et 2020 !

 

En 2020 c’est 2 fois plus qu’en 2019!

 

 La décharge Veolia Claye-Souilly au 1er rang en 2020 des émetteurs en Ile de France dans l'air de COV (Composés organiques volatils) gaz polluant Aldéhyde formique (formaldéhyde), un gaz reconnu cancérigène avéré chez l’Homme (groupe 1) en 2004 par le  Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

 

 

Alors que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail  (ANSES) attire l’attention sur la dangerosité de ce polluant que fait le Préfet Lionel Beffre ?

 

 

 

 

Paru le 11/2/2022 sur le site de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail  (ANSES)

 

Encourager la substitution du formaldéhyde dans plusieurs secteurs professionnels

Reconnu cancérogène au niveau européen, le formaldéhyde, plus communément appelé « formol », doit être substitué par d’autres substances ou procédés pour protéger la santé des professionnels exposés. L’Anses a mené plusieurs expertises pour identifier des alternatives moins dangereuses dans cinq secteurs professionnels. Elle pointe ainsi les leviers et freins à la substitution dans différentes filières. Ces travaux permettront d’appuyer les pouvoirs publics dans la mise en œuvre des obligations de substitution par les employeurs. Ils seront également utiles pour les acteurs de la prévention des risques en santé au travail afin d’accompagner les actions de substitution


 

Formaldéhyde, une substance cancérogène

Le formaldéhyde est une substance chimique utilisée dans de nombreux secteurs d’activité, principalement comme agent désinfectant ou biocide, comme conservateur dans l’agroalimentaire ou la thanatopraxie, ou encore comme intermédiaire de synthèse pour la production de résines utilisées dans des panneaux de bois ou dans le traitement du cuir, de peintures, de colles et vernis, de textiles.

Au niveau européen, cette substance a été classée cancérogène de catégorie 1B en 2014, ce qui implique d’engager des actions pour la substituer et réduire les expositions au niveau le plus bas possible. En France, les employeurs ont l’obligation de rechercher des alternatives au formaldéhyde depuis l’arrêté du 13 juillet 2006 ayant classé les travaux exposant au formaldéhyde comme un procédé cancérogène.

Promouvoir la mise en place d’alternatives

Afin d’accompagner la mise en œuvre de cette obligation de substitution par les employeurs, l’Anses a été sollicitée par ses ministères de tutelles pour identifier des alternatives à cette substance dans cinq secteurs d’activités :


Pour mener ces travaux, l’Agence a développé une méthode permettant de comparer les alternatives à une substance chimique. La première étape consiste à identifier les critères techniques essentiels justifiant l’usage de la substance puis des alternatives moins toxiques pouvant la remplacer pour ce même usage.

Mobiliser tous les acteurs pour rendre possible la substitution

Pour chacun des secteurs, les expertises documentent un panel d’alternatives potentielles avec leurs caractéristiques en comparaison du formaldéhyde : capacité technique, réglementation, toxicité, conditions d’expositions, coûts de substitution et autres impacts.

Au-delà de cette analyse, les résultats mettent en évidence que la suppression du formaldéhyde, au profit d’une alternative moins dangereuse, apparaît possible dans certains secteurs, comme par exemple pour le tannage des tourteaux en alimentation animale.

« La mise en œuvre d’une démarche de substitution ne consiste pas uniquement à remplacer une substance par une autre mais peut nécessiter de revoir les processus de production, les matériaux utilisés et même l’organisation du travail. Il est donc important que les employeurs mènent cette réflexion avec l’ensemble des parties prenantes concernées : fournisseurs, salariés et leurs représentants, etc. » explique Henri Bastos, directeur scientifique Santé Travail.

Dans certains cas, la mise en place d’alternatives précises n’est toutefois pas possible dans l’immédiat. L’Anses a recommandé différents leviers d’action pour, dans un premier temps, limiter les usages du formaldéhyde qui ne seraient pas indispensables d’un point de vue technique. Cela concerne certaines situations dans les secteurs de la pisciculture, de l’anatomie et cytologie pathologiques et de la thanatopraxie.

Enfin, les travaux de l’Agence ont mis en évidence certains freins à la substitution tels que l’existence de standards internationaux dans le domaine du diagnostic médical notamment. 

Substitut et alternative, deux notions distinctes

Un substitut est une substance, un mélange ou un procédé à considérer en remplacement de la substance à substituer.

Une alternative prend en considération à la fois le substitut lui-même et les modifications à apporter au procédé de travail lors de la mise en œuvre.

https://www.anses.fr/fr/content/pr%C3%A9sentation-de-lanses

 

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