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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 12:38

Grand Paris 

Placoplatre (St Gobain)

va-t-il s’engager

dans le recyclage des terres gypsifères

 pour créer des emplois ?

 

Les terres gypsifères représentent 45 % des déblais de chantier du Grand Paris.

Un casse tête pour trouver une décharge où les mettre, car il faut savoir que les décharges ISDI (gravats de bâtiment) de Seine et Marne ne sont  pas autorisées à  les recevoir, car elles contiennent trop de sulfates.

Mais qu’à cela ne tienne, un exploitant de décharge ISDI du nord-ouest 77 vient de faire récemment la demande à la préfecture  de modifier son arrêté préfectoral pour lui permettre de stocker des terres gypsifères contenant  jusqu’à 3 fois plus de sulfates.

Un sujet qui fâche les associations environnementales mais également certains élus.

Stocker des terres qui concentrent plus de sulfates risque d’impacter les eaux souterraines et de les rendre  impropres à la consommation.

Les habitants de Lesches, une commune du nord-ouest 77, connaissent bien le sujet et s’inquiètent de ce problème pour recevoir régulièrement une eau potable non conforme à la référence de qualité pour les sulfates (1).

Le nord-ouest 77 est suffisamment  touché par les divers problèmes de non-conformité à la référence de qualité  de son eau potable pour ne pas rajouter un problème supplémentaire.

Qu’en il s’agit de la Seine et Marne Mme Ségolène Royal ne doit pas regarder ailleurs, elle doit traiter de suite le dossier brûlant des terres gypsifères du Grand Paris, d’autant plus que leur recyclage pourrait créer des centaines d’emplois.

 
Extrait article paru dans La Gazette :
Trier et valoriser les déblais de chantiers : le Grand Paris cherche la voie de l'exemplarité

le 06/05/2015 à 16:00

……

Autre difficulté : sur les 40 millions de tonnes à sortir du sous-sol, 45% sont gypsifères, donc non inertes et impropres au comblement des carrières, y compris de gypse, pourtant nombreuses dans la région. Ce point pourrait évoluer à l’issue des discussions en cours avec le ministère de l’Ecologie adapter la législation. Une autre piste est à l’étude, entre la SGP et Saint-Gobain, pour utiliser ces terres dans la fabrication de plâtre…….

 

http://www.decideursenregion.fr/National/La-Gazette/Trier-et-valoriser-les-deblais-de-chantiers-le-Grand-Paris-cherche-la-voie-de-l-exemplarite

 

 

pour aller plus loin :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/14-15/c1415038.asp

 

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:58

Savoy Technology Quincy Voisins

5ème émetteur de France

de nickel

 dans l’eau (indirect) en 2014

et 1er émetteur d’IDF 2013 et 2014

 

Savoy Technology Quincy Voisins (anciennement Grothe et Hartmann Connexions), cet établissement est installé sur la commune depuis 1974.

Cette entreprise est spécialisée dans la production de connecteurs (connexions électriques montées dans des boîtiers plastiques).

 

Les effluents industriels, après traitement physico chimique dans la station de la société,

sont rejetés dans le réseau d’eaux usées communal, raccordé à la station d’épuration de Quincy-Voisins. (1)

 

La société bénéficie-t-elle d’une autorisation de déversement de ses eaux usées industrielles  vers la station d’épuration de Quincy-Voisins ?

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons c’est que la préfecture n’était pas en possession de ce document le 25/3/2013.(1)

 

Ce que nous savons c’est que le centre d’épuration de Quincy-Voisins est situé en zone inondable. (2)

 

Ce que nous savons, c’est que le centre d’épuration de Quincy-Voisins a été mis en service en 1983, que la station est saturée depuis de nombreuses années, tant sur le plan de la pollution que sur celui des débits à traiter, que lors des crues du Grand Morin, des retours d'eau de la rivière peuvent s'opérer par le trop-plein du poste du camping de Condé-Sainte-Libiaire (3).

 

 

Comment dans ces conditions les eaux rejetées par l’industriel Savoy dans la station d’épuration de Quincy-Voisins peuvent-elles être  traitées correctement ?

 

Nous n’en savons rien.

 

Ce que nous savons c’est que les eaux en provenance de la station d’épuration de Quincy-Voisins se rejettent dans la Marne en amont du captage d’eau d’Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

(1) rapport DRIEE 77 25/3/2013

(2) Groupe de travail DDT 77 13/4/2015 Vulnérabilité aux inondations, résilience et robustesse des

réseaux – TRI de Meaux

(3) DIRECTION DE L'EAU ET DE L'ENVIRONNEMENT - S.A.T.E.S.E. rapport 2014

file:///C:/Documents%20and%20Settings/Station/Mes%20documents/Downloads/19293%20(4).pdf

 

 

Savoy Technology Quincy Voisins 5ème émetteur de France de nickel  dans l’eau (indirect) en 2014 et 1er émetteur d’IDF 2013 et 2014
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 10:52

Claye-Souilly 

 pourquoi le Conseil Régional IDF

souhaite-t-il 

subventionner un projet coûteux

qui enverra 

encore des gravats vers nos villages ruraux ?

Claye-Souilly : pourquoi le Conseil Régional IDF souhaite-t-il subventionner un projet coûteux qui enverra encore des gravats vers nos villages ruraux ?

Claye-Souilly

les bureaux de l'ancien centre de sécurité sociale

qui devraient être démolis

 

 

 

Dans le bulletin municipal n° 108 de janvier 2016 nous apprenons que la ville a obtenu l’assurance de disposer  d’aides financières de la région IDF dans le cadre d’un contrat régional territorial pour lui permettre de démolir l’ancien centre de la sécurité sociale  et reconstruire un luxueux centre administratif.

 

Dans lesquels

de nos villages ruraux

seront déversés

les gravats de démolition ?

 

Dans la décharge ISDI près de l’école maternelle de Fresnes sur Marne ?

Dans la décharge ISDI près  de l’école primaire d’Isles Les Villenoy ?

Dans la décharge ISDI près  du captage d’eau d’Annet sur Marne ?

Dans la décharge ISDI près   d’un lotissement à Crégy les Meaux ?

 

 

Un mauvais signal envoyé

 aux populations des villages ruraux du nord-ouest 77

 par Valérie Pécresse

qui avait promis

lors de sa campagne électorale

d’aider

ces villages ruraux.

 

Aider les villages ruraux ce n’est pas seulement implanter la fibre optique, améliorer leurs transports, c’est aussi permettre aux populations de vivre dans un environnement propre, de respirer un air sain et de boire une eau potable de bonne qualité.

 

Rénover les bâtiments plutôt que les détruire

 

C’est vers cette démarche qu’aurait dû se diriger Valérie Pécresse car nos villages du nord-ouest 77 n’en peuvent plus de recevoir toutes les ordures des autres.

 

 

Un mauvais signal envoyé

 aux populations du nord-ouest 77

 par Valérie Pécresse

qui avait promis

lors de sa campagne électorale

de réduire

les dépenses publiques

 

A Claye-Souilly, les anciens bureaux du centre de sécurité sociale pouvaient tout à fait être rénovés pour devenir les bureaux du nouveau centre administratif.

 

C’est vers cette démarche qu’aurait dû se diriger Valérie Pécresse et nous regrettons que dans cette période difficile ce ne soit pas la voie qu'elle ait choisi.

 

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 09:43

 

 

Registre Français des émissions polluantes :

Le parc d’attraction Disneyland Paris

l’un des plus importants émetteurs  d’Ile de France

dans l’eau (indirect) de  DCO  

et depuis plusieurs années

Registre Français des émissions polluantes : Le parc d’attraction Disneyland Paris l’un des plus importants émetteurs  d’Ile de France dans l’eau (indirect) de  DCO   et depuis plusieurs années

 

« La pollution organique

 Les rejets contenant des substances organiques sont à l’origine d’une consommation de l’oxygène présent dans le milieu récepteur et peuvent, s’ils sont trop abondants, entraîner la mortalité des poissons par asphyxie. La pollution organique présente également un impact sur la qualité des eaux destinées à la consommation humaine…..

 

On distingue : La demande chimique en oxygène (DCO) qui représente la quantité d’oxygène consommée par une substance chimique oxydante, dans des conditions normalisées. Ce paramètre est facile et rapide à obtenir, même si certains composés peuvent ne pas être oxydés ou perturber la mesure. La demande biochimique en oxygène à 5 jours (DBO5) qui est la quantité d’oxygène dissous consommée en 5 jours par les micro-organismes présents dans le milieu pour réaliser une auto- épuration, simulés par des bactéries. Contrairement à la DCO, la DBO5 ne mesure que les composés biodégradables » (1)

 

 (1)http://www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/pano_20072008_4_Eau_cle037b3c.pdf

 

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:58

 

Pollution de la Marne

en amont

du captage d’Annet sur Marne

 pourquoi la commune de Charmentray

rejette directement

des eaux usées dans la Marne ?

 

 

 

Nous apprenons qu’en 2005 déjà la commune de Charmentray rejetait des eaux usées directement dans la Marne sans traitement (1), la situation ne semble pas avoir évolué depuis puisque à notre connaissance cette commune ne possède toujours pas de station d’épuration.(2)

 

Dans l’état des lieux du contrat bassin Beuvronne 2012-2016 (3), il était indiqué en 2012 qu’un projet de création de station d’épuration était à l’étude pour Charmentray, mais bien que 14 millions d’euros devaient financer des travaux sur les stations de traitement des eaux usées de ce bassin, à notre connaissance, rien n’a été engagé sur cette commune et comme le contrat se termine cette année il y a peu de chance que la situation évolue.

 

C’est sur cette même commune que se situe la casse autos « RN3 autos » qui est autorisée à exploiter une installation traitant des déchets dangereux : casse automobile pouvant traiter jusqu’à 1600 véhicules/an. Une casse qui fonctionne depuis près de 25 ans.

 

Un arrêté de mise en demeure a été pris à l’encontre de cette entreprise en novembre dernier.(4)

 

A la lecture de cet arrêté on constate que cette entreprise ne possède pas de moyens de traitement et confinement suffisants de ses eaux pluviales polluées.

 

Comment une installation autorisée à dépolluer 1600 véhicules/an peut-elle fonctionner sans que la préfecture n’ait exigé une installation de traitement et confinement suffisante de ses eaux pluviales polluées alors que Charmentray ne possède pas de station d'épuration et que les eaux pluviales se déversent dans la Marne, en amont de la station de pompage d’Annet ?

 

 

Pour tous renseignements complémentaires contactez :

Bernard Lenfant

maire de Charmentray

 

Jean-Pierre Dormeau

adjoint au maire de Gressy

et président du syndicat de la Haute Beuvronne

en charge du contrat bassin Beuvronne

 

(1) dossier déposé par VEOLIA (sfde) en 2005 demande autorisation loi sur l’eau sanitaire pour la filière de traitement, demande déclaration utilité publique pour le paramètre de protection.

(2) Eau 77 http://eau.seine-et-marne.fr/tout-sur-ma-commune

(3) Contrat bassin Beuvronne http://www.iledefrance.fr/sites/default/files/mariane/RAPCP12-209RAP.pdf

(4) http://adenca.over-blog.com/2015/11/ou-partent-les-eaux-polluees-de-la-casse-auto-rn3-autos-de-charmentray.html

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 18:35
Rivière RENEUSE affluent de la BEUVRONNE ( en aval du déversoir ADP)

Rivière RENEUSE affluent de la BEUVRONNE ( en aval du déversoir ADP)

 

 

 

Dans le pays dit « des droits de l’homme »

Préservation

de la ressource en eau

 

 

L’ETAT  actionnaire majoritaire d’ADP choisit d’augmenter le pourcentage de dividendes versés aux actionnaires plutôt que d’engager une réhabilitation complète du réseau d’assainissement d’ADP Roissy.

 

Quant il s’agit de construire des bassins pour stocker les produits dégivrants l’ETAT trouve l’argent, mais quant-il s’agit de protéger la ressource en eau du bassin versant Beuvronne, là c’est une autre histoire.

 

L’ETAT juge et partie !

 

Un arrêté interpréfectoral a été délivré à ADP l’autorisant à reverser plus de polluants dans la Beuvronne (versant Marne) que dans le versant Seine.

 

Une injustice de plus pour le petit peuple du nord-ouest 77.

 

 

Depuis des années ADP Roissy cherche, paraît-il, des solutions pour réduire la pollution de la Beuvronne et les risques d’inondation du centre ville de Claye-Souilly en cas de fortes pluies.

 

Le dernier projet en date est une canalisation qui détournerait les eaux d’ADP  Roissy de la Beuvronne, canalisation qui viendrait se rejeter dans la Marne en aval de la station de pompage d’Annet sur Marne.

 

Peu de chance que ce projet  dit « optionnel » aboutisse car il faut déjà trouver un circuit approprié et  surtout l’argent pour financer ce projet  d’envergure, le sujet n’est pas simple, une façon en quelque sorte de faire traîner pendant des années un dossier qu’ADP ne semble pas souhaiter vouloir traiter.

 

 

 

extrait article Paru sur le site observatoires des multinationales :

:

 

ENTREPRISES PUBLIQUES

Dividendes : l’État français au piège de la financiarisation ?

5 DÉCEMBRE 2013 PAR OLIVIER PETITJEAN

 

L’État actionnaire, avide de dividendes ? Notre enquête sur les rapports entre bénéfices et dividendes distribués par les grandes entreprises françaises montre que celles dont l’État français détient des participations majoritaires ou minoritaires sont aussi, et de loin, les plus généreuses à l’égard de leurs actionnaires. Au point de distribuer davantage de dividendes qu’elles n’ont enregistré de bénéfices. Un phénomène qui ne doit rien au hasard, et qui illustre une mutation aussi profonde qu’inquiétante de la manière dont l’État français considère désormais son investissement dans les entreprises publiques.

Cet article est publié simultanément par Basta !.

L’État, directement ou via l’une des institutions financières ou industrielles publiques – Caisse des dépôts, Fonds stratégique d’investissement (FSI), Commissariat à l’énergie atomique (CEA)… – est présent au capital d’une vingtaine d’entreprises cotées, parmi les 47 grands groupes étudiés dans notre enquête (voir les résultats complets). Dans neuf d’entre elles, la puissance publique pèse plus de 10% des actions, donc des voix (Areva, EADS, EDF, Eramet, GDF Suez, Orange, Renault, Safran, ST Micro). Or ce sont bien ces mêmes entreprises que l’on retrouve en tête du classement des entreprises qui reversent la plus grande part de leurs dividendes à leurs actionnaires. Aux côtés de groupes connus pour fonctionner selon une logique de siphonnage financier au profit de leurs principaux actionnaires, à l’exemple d’ArcelorMittal [1].

Au total, selon le dernier rapport de l’Agence des participations de l’État (APE), l’État français a perçu 4,6 milliards d’euros de dividendes en 2012. Soit une proportion considérable des 5,9 milliards de bénéfices réalisés par les entreprises concernées, qu’elles soient cotées en bourse ou entièrement publiques. EDF, GDF Suez, France Télécom, la SNCF, La Poste, Safran et Aéroports de Paris (ADP) représentaient à elles seules 90% de ces dividendes . Ce choix de s’attribuer des dividendes se fait souvent aux dépens d’autres financements : investir dans des énergies renouvelables ou de nouveaux modes de transports, améliorer les conditions de travail, augmenter les salaires ou créer des emplois.

Un État rentier qui néglige les investissements

Surtout quand l’Etat semble se comporter comme un fonds spéculatif obnubilé par des gains immédiats. …….

 

Au final, la « manne » des dividendes des entreprises publiques n’est-elle pas un cadeau empoisonné ?

 

 

Oliver Petitjean, avec Ivan du Roy

http://multinationales.org/Dividendes-l-Etat-francais-au

 

 

 

 

 

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:48

 

 

Paru dans le journal de l’environnement :
La lutte contre les pollution de l’air: un fiasco français

 

Le 21 janvier 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

De l’avis de la Cour des comptes, la lutte contre la pollution de l’air n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics. Démonstration à la clé.

 

La Cour des comptes a bien choisi son jour. Dans leur grande sagesse médiatique, les magistrats ont publié leur rapport évaluant les politiques nationales de lutte contre les pollutions atmosphériques le jour où l’air francilien était particulièrement chargé en particules fines (niveau d’information).

Un rapport dont les conclusions, comme souvent, sont assez désobligeantes pour les pouvoirs publics. D’entrée de jeu, le rapport souligne d’ailleurs que «la lutte contre la pollution de l’air ne constitue pas, de fait, une priorité de l’action publique».

Malgré l’importance de ses coûts sanitaires et économiques, jamais l’abaissement de l’exposition des populations aux particules fines, aux oxydes d’azote et encore moins au méthane ou aux pesticides n’a été au cœur de l’action gouvernementale. Pas étonnant, dès lors, que la France soit mal notée dans l’espace européen (15e sur 28).

 

LOURDES CONDAMNATIONS

Son laxisme pourrait conduire la France devant la Cour de justice européenne. Voilà des années que la Commission européenne tance l’Hexagone pour son incapacité à maîtriser les émissions de dioxyde d’azote (NO2) et de particules (PM10) dans de nombreuses agglomérations. Dans ces deux affaires, Paris pourrait être condamnée à des peines d’amendes pouvant atteindre 200 millions d’euros par an, selon les estimations du secrétariat général des affaires européennes.

Comment en est-on arrivé là? Malgré les dénégations des ministres, la pollution de l’air n’est pas considérée comme un sujet digne d’intérêt, contrairement à la lutte contre le changement climatique, par exemple. Raison pour laquelle, par exemple, on privilégie l’utilisation du bois-énergie (pour réduire les émissions de CO2 d’origine fossile), quitte à accroître les émissions de particules fines.

Juridiquement, l’arsenal français n’est d’ailleurs pas considérable. La loi Laure se borne essentiellement à transcrire la directive européenne du 27 septembre 1996. La loi Lepage a été complétée par des textes ne s’intéressant pas directement à la qualité de l’air: responsabilité environnementale (2008), Grenelle I & II (2009 et 2010), transition énergétique (2015).

Sans surprise, la législation française est des plus imparfaites. Le financement des associations de mesure de la qualité de l’air n’est pas pérenne. Résultat: Airparif (gestionnaire du réseau francilien) peut se trouver en grande difficulté quand, de leur propre chef, des élus locaux décident de leur couper les vivres.

Pour des raisons peu évidentes, c’est le ministre en charge de l’écologie qui fait office de maître d’œuvre de la politique anti-pollution de l’air. Sans prendre en compte les positions de son collègue de la santé. Mais en tendant toujours une oreille bienveillante aux titulaires des portefeuilles de l’économie, de l’industrie et de l’agriculture.

 

NO PESTICIDES

 

Pas question, par exemple, d’organiser la surveillance des pesticides dans l’air, bien que ces molécules (dont certaines sont classées cancérigènes) soient détectées par les réseaux de toutes les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air (AASQA). Pas question, non plus, de toucher aux subventions ou aux aides fiscales qui favorisent l’émission de pollutions: tarif d’achat de l’électricité produite par cogénération, fiscalité du gazole, allègement de la TICPE pour les taxis et les agriculteurs. Sans oublier la suppression de la taxe poids lourds!

Exit également le suivi des politiques. Un consortium d’établissements publics devait mettre en œuvre un système national de modélisation et de cartographie de la qualité de l’air. Installé en 2003, ce dispositif Prév’air a finalement produit son premier inventaire 12 ans plus tard, avec des données datant de 2007. Ce qui sape sérieusement la pertinence de l’outil. Un retard qui rappelle celui de la révision du plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prepa). Celle-ci devrait être finalisée, en juin prochain: 6 ans et demi après l’échéance du premier plan.

 

DES PLANS À TOUT VA

Prepa, plan Santé Environnement, plan Particules (2010), plan d’urgence pour la qualité de l’air, on ne compte plus, depuis une dizaine d’années, les programmes d’amélioration de la qualité de l’air. Mais servent-ils vraiment à quelque chose? A regarder les statistiques du Citepa[1], ce n’est pas évident: les émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques sont stables depuis… 2007. De Bastia à Dunkerque, de Bayonne à Passy, l’Hexagone compte une trentaine de points noirs où l’on relève au moins 30 jours par an des concentrations excessives de polluants[2]«Les plans spécifiques à la qualité de l’air ne sont jamais évalués a posteriori, ni globalement, ni par action»,résume la Cour des comptes.

Ce genre de situation prévaut aussi sur le terrain. Plans Climat Energie territoriaux (PCET), schémas régionaux Climat Air Energie (SRCAE), plans de déplacements urbains, plan de protection de l’atmosphère: les territoires ont, eux aussi, un râtelier de textes bien garni. Hélas, soulignent les magistrats, «il n’y a pas de suivi réel des schémas régionaux». Par ailleurs, on l’a récemment vu en Ile-de-France, l’Etat n’hésite pas à s’inviter dans le bal des acteurs locaux, quitte à brouiller les responsabilités et l’efficacité des dispositifs.

Cette atomisation, façon puzzle, conduit inévitablement les pouvoirs publics à se tromper de cible. Ministres, préfets, élus s’agitent particulièrement lors des pics de pollution; surtout quand il y a un risque de circulation alternée à… Paris. Aussi médiatiques soient-ils, ces épisodes de forte concentration de polluant ne sont pas les plus problématiques au plan sanitaire. Contrairement à la pollution de fond.

«Le ministère chargé de la santé a mis en place un dispositif particulièrement lourd de suivi des pics de pollution, qui mobilise fortement les agences régionales de santé (ARS). Il ne s’avère sans doute pas indispensable au vu des effets constatés en 2014. En outre, il mobilise des forces vives au détriment des actions à mener sur le long terme contre la pollution de fond. Le ministère a d’ailleurs indiqué que ce dispositif est en cours de révision et qu’il pourrait être allégé et porter davantage sur les quelques jours postérieurs aux pics, car c’est le cumul des durées de pollutions qui apparait le plus nocif pour la santé», confirment les rédacteurs.

 

POLLUEURS-PAYEURS

Des propositions pour améliorer la qualité de l’air? La Cour des comptes n’en est pas avare. Les magistrats proposent, sans rire, que l’Etat insère dans le prochain Prepa des mesures l’obligeant à respecter les objectifs européens d’ici 2030. Plus sérieusement, les parties prenantes sont invitées à mettre les nombreux plans, schémas et autres programmes en cohérence, ainsi que leur calendrier. Sans oublier d’en évaluer l’efficacité par la suite. Pour éviter tout risque de propagation de lajurisprudence Devedjian, les rédacteurs préconisent de faire participer tous les pollueurs au financement des AASQA. Ces associations devraient par ailleurs systématiser le suivi de «nouveaux» polluants, tels les pesticides.

Plus difficile, la Cour des comptes enjoint Bercy de «taxer le gazole et l’essence en fonction de leurs externalités négatives respectives», ce qui se pratique déjà en Suisse. Encore plus fort: le gouvernement devra «revoir les taux de la taxe spéciale sur certains véhicules routiers», afin de compenser la disparition tragique de l’écotaxe poids lourds. Ce qui n’interdira pas au ministère de la santé de favoriser le partage de l’information entre la médecine du travail, les agences régionales de santé et les cellules interrégionales d’épidémiologie. Des fois que la pollution, ça serait mauvais pour la santé?

 


[1] Citepa: Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique.

[2] Mentions spéciales à Aix-Marseille et Passy où l’air est impropre à une bonne respiration plus de 111 jours par an.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-lutte-contre-les-pollution-de-l-air-un-fiasco-francais,66294?xtor=EPR-9

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 15:09
vue sur l'usine Placoplatre Vaujours

vue sur l'usine Placoplatre Vaujours

 

 

Placoplatre Vaujours est le 5ème plus important émetteur de particules d’IDF, pour cette raison le préfet de Seine St Denis a pris un arrêté préfectoral le 12/10/2013 imposant une étude à l’exploitant, étude qui doit indiquer les mesures que prendra Placoplatre en cas de pic de pollution, le déclenchement du seuil d’alerte étant de 80 µg/m3.

 

Hier en Seine St Denis

l’indice PM10 était de

80 µg/m3.

http://www.airparif.asso.fr/indices/indice-europeen-departement/dep/93

 

 

Afin de protéger la santé des riverains

de son usine de Vaujours

quelles mesures a pris

l’industriel

pour réduire ses émissions de particules PM10

dans l’air  hier ?

 

Nous n’en savons rien.

 

 

Pour le savoir contactez :

 

L’industriel Placoplatre

ou

la mairie de Vaujours.

 

 

 

Paru sur le site Airparif :

Les effets de la pollution

Les polluants sont des gaz ou des particules irritants et agressifs qui pénètrent plus ou moins loin dans l'appareil respiratoire et qui peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires tels que :

  • Une augmentation des affections respiratoires : bronchiolites, rhino-pharyngites, etc...
  • Une dégradation de la fonction ventilatoire : baisse de la capacité respiratoire, excès de toux ou de crises d'asthme.
  • Une hypersécrétion bronchique.
  • Une augmentation des irritations oculaires.
  • Une augmentation de la morbidité cardio-vasculaire (particules fines).
  • Une dégradation des défenses de l'organisme aux infections microbiennes.
  • Une incidence sur la mortalité à court terme pour affections respiratoires ou cardio-vasculaires (dioxyde de soufre et particules fines).
  • Une incidence sur la mortalité à long terme par effets mutagènes et cancérigènes (particules fines, benzène).

http://www.airparif.asso.fr/pollution/effets-de-la-pollution-generalites

 

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:35
Forêt Régionale de Montgé en Goële: le Conseil Départemental n’a reconnu aucuns arbres remarquables dans cette forêt !

 

 

Pour protéger cette forêt

le Conseil Départemental 77

aurait pu reconnaître quelques arbres remarquables

il avait pourtant le choix.

 

Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?

 

 

 

Est-ce pour favoriser

l’implantation d’une carrière de gypse à ciel ouvert

dans cette forêt ?

 

Pour le savoir contacter :

 

- Jean-Jacques Barbaux président du Conseil Départemental

- Isoline Millot vice présidente de Conseil Départemental chargée de l’environnement

- Jérôme Guyard président du CAUE.

 

http://www.arbres-caue77.org/pages/arbres-remarquables/livre-des-arbres-remarquables-de-seine-et-marne.html

 

Forêt Régionale de Montgé en Goële: le Conseil Départemental n’a reconnu aucuns arbres remarquables dans cette forêt !
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:36

 

Une récente étude de l’INSEE indique que l’espérance de vie en Seine et Marne est l’une des plus faibles d’ IDF avec la Seine St Denis.

 

Les hommes y meurent le plus tôt de toute l’Ile de France quant aux femmes entre 2011 et 2012 elles ont perdu 5 mois d’espérance de vie.

 

Et pendant ce temps l’ETAT continue à  autoriser l’implantation d’industries polluantes sur ce territoire et notamment au nord-ouest 77.

 

Car au nord-ouest 77 pour tenter de faire passer la pilule l’ETAT ose parler d’emplois, sans préciser bien entendu que ce sont des emplois polluants qui sont créés ou maintenus.

 

Mais quant il s’agit de parler  de l’état de santé des populations l’ETAT regarde ailleurs.

 

Pour preuve Marisol Touraine, ministre de la santé n’accepte pas de financer une étude sur l’état de santé des populations.

A-t-elle peur que cette étude révèle des chiffres plus qu’inquiétants ?

 

En attendant ici les populations souffrent, respirent  un air pollué qui n’est pas contrôlé, boivent une eau potable de mauvaise qualité et  voient de plus en plus des populations jeunes disparaître précocement sans que l’ETAT ne se penche sérieusement sur la situation.

 

 

 

Nous vies

ne sont pas à vendre

contre

 une poignée d’emplois polluants.

 

 

 

http://www.statistiques-mondiales.com/france_departements_esperance_de_vie.htm

 

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