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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 17:32

 

 

L'entreprise DRM est suivie depuis de nombreuses années, avec la plus grande attention, par les ingénieurs de la DRIEAT 77 qui malgré des effectifs réduits exécutent un travail remarquable et nous les en remercions.

 

 

Un court historique :

L'entreprise DRM était installée précédemment à Jouarre et avait exploité sans autorisation en 2007 une entreprise de tri déchets, elle avait obtenu une 1ère autorisation d'exploiter une installation de tri de déchets en 2010 puis une seconde autorisation pour étendre son activité en 2012.


Une mise en demeure lui a été délivrée en 2013 afin de respecter l'arrêté préfectoral lui imposant la mise en place de dispositif de désenfumage et d'éclairage de sécurité.

En 2015 ne pouvant plus s'étendre à Jouarre DRM a souhaité s'implanter à St Cyr sur Morin  sur un terrain de 2 hectares pour y exploiter, entre autres, une casse auto, mais devant la levée de bouclier des populations soutenues par leurs élus DRM a abandonné ce projet pour aller s'implanter à Marcilly, sur un site exploité en 1971 par une fonderie puis ensuite par une entreprise de récupérations de métaux  CNI Courtage International citée par l'association Robin des Bois dans son atlas des sites pollués au PCB comme suit :

"77 Marcilly ▲ CNI Courtage Négoce International
La société spécialisée dans la collecte, le traitement et l’élimination des déchets, la récupération et la régénération. Elle a démantelé des transformateurs au PCB mais la traçabilité des huiles vidangées est incertaine." 

Le 22/2/2020 la casse de Marcilly prend feu, 2 jours après cet incendie la DRIEAT 77 effectue une inspection qui donne suite à un rapport de la DRIEAT IDF en date du 31/3/2020 et a un arrêté préfectoral de mise en demeure en date du 7/5/2020.

 

Un second arrêté de mise en demeure sera pris par le préfecture à l’encontre de l’exploitant le 14/12/2020.

 

Lors d’une nouvelle inspection le 18 janvier dernier la DRIEAT 77  constatera des traces et flaques d’hydrocarbures au sol à l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, des traces d’hydrocarbures seront également constatées dans le fossé longeant la RD 38.

 

    

Extrait rapport DRIEAT10/3/2022 suite à l'inspection du 18/1/2022 https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501493

Extrait rapport DRIEAT10/3/2022 suite à l'inspection du 18/1/2022 https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501493

 

 

La Casse auto DRM de Marcilly demande aujourd'hui à multiplier par plus de 3 le nombre de véhicules traités sur son site pour passer de 3000 à 10560 et par plus de 2 la surface relevant des installations classées pour passer de 26280 m2 à 67850 m2 dont 27 000m2 de surface boisée classée.

 

Le projet envisagée étant susceptible d'avoir des effets notables sur la ressource en eau, sur le milieu naturel, de générer des risques sanitaires et des nuisances...., le Préfet impose à l'exploitant de réaliser une évaluation environnementale.

 

Pour mémoire DRM est située

entre le captage d’eau potable de Marcilly

et la rivière Thérouanne.

Sources :

https://www.georisques.gouv.fr/dossiers/installations/donnees/details/0065.13122?url=region=11&departement=77&commune=77238#/

https://www.georisques.gouv.fr/dossiers/installations/donnees/details/0065.01493?url=region=11&departement=77&commune=77274#/

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/17153/120249/file/24%2007%2015%20Conclusions%20et%20avis%20du%20CE.pdf

http://adenca.over-blog.com/2015/04/st-cyr-sur-morin-bientot-un-centre-de-tri-et-regroupement-de-dechets-dangereux-une-casse-automobile.html

http://adenca.over-blog.com/2015/09/saint-cyr-sur-morin-pique-nique-contre-le-projet-de-casse-automobile.html

https://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/drieat-ud77-007-2022.pdf

https://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/decision_no_2022_drieat_ud77_096_.pdf

https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501493

 

 

Voir notre article : http://adenca.over-blog.com/2020/05/marcilly-6eme-arrete-prefectoral-en-moins-d-un-mois-a-l-encontre-de-l-entreprise-drm.html

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 15:10
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/58814/

https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/58814/

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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 15:56
Voulton, la méthanisation un sujet qui fâche : le conseil régional IDF alloue 600 000 € pour 2 projets de méthaniseurs privés mais seulement 148 000 € à la commune pour rénover 2 routes !

 

La commune de Voulton (312 habitants) projetait en 2019 un aménagement de voirie : voie communale n°3 (route de Bohaire)" et la réfection de la voirie, de la sortie du hameau de Saint-Martin-des-Champs jusqu'à la voie communale n°2 menant au centre-bourg de Voulton, coût de l’opération 202 180 € HT(1)

L'état de la chaussée était de mauvaise qualité. La route comporte des affaissements et ponctuellement des nids de poule. La chaussée, d'une largeur variant de 3m à 3,20m, est empruntée par les bus scolaires.

 

La commune bénéficiera de 2 subventions dont 148 000 € du Conseil Régional IDF.

 

 

Il restera à charge de cette petite commune rurale la somme de 60 000 €.

 

 

 

Mais pendant ce temps Valérie Pécresse distribue à la pelle des subventions pour aider les agriculteurs/exploitants de méthaniseurs.

 

A Voulton, c’est « la modique » somme de 600 000 € que Valérie Pécresse a alloué à 2 groupes d’agriculteurs pour les « aider » à financer 2 méthaniseurs Metha Vaudrets, Bertrand Michel président et Sas Avigaz Hameau de Gimbrois, Directeur Général Nicolas Noël (2)

 

Les habitants apprécieront !

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que l’argent de vos impôts est bien utilisé par le Conseil Régional IDF ?

 

 

 

 

  1. Recueils des actes administratifs CP 2019- 040 du 24/1/2019  p 25 https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2019-040DEL.pdf
  2. Recueils des actes administratifs CR IDF 2020-190 du 27/5/2020 et2020-276 du 1/7/2020

 

 

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 19:28
CANAL DE CHALIFERT : péniche entre Esbly et Condé Ste Libiaire

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 18:52
Précy sur Marne : les étangs
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4 août 2022 4 04 /08 /août /2022 15:04

 

 

Le gouvernement annonce qu’il va falloir réduire notre consommation d’eau et en même temps subventionne des projets agricoles forts consommateurs en eau comme la méthanisation avec le système CIVE Cultures Intermédiaires à Vocation Energétique.

 

 

  

Aider par d’importantes subventions de l’ETAT et des collectivités plusieurs dizaines d’agriculteurs de Seine et Marne  ont décidé, pour se faire un revenu complémentaire, de construire des méthaniseurs, pour produire de l'énergie avec notamment des cultures agricoles "dites intermédiaires"(maïs, tournesol...) (2), énergie qu'ils revendront aux fournisseurs de gaz.

 

Pour « nourrir » leur méthaniseur ils doivent produire en quantité ces CIVE cultures intermédiaires à vocation énergétique.

 

 Cela consiste pour la CIVE d’été à semer en juin/juillet des graines de maïs, de tournesol…, juste après la récolte de l'orge d'hiver, pour le récolter en automne et le déverser dans leur méthaniseur.

 

 

ST MESMES 26.6.2022

ST MESMES 26.6.2022

 

ARROSER EN PLEIN APRES-MIDI

 EN PERIODE DE CANICULE 

 

POURQUOI S'EN PRIVER ?

 

 

Un système très consommateur d’eau, pour produire 1 kg de maïs il faut plusieurs centaines de litres d'eau que les agriculteurs vont devoir pomper, en majorité, dans la nappe phréatique en cette période de sécheresse.

 

Mais pourquoi s'en priver, alors que les populations payent leur eau potable dès le premier m3 consommé, il n'en est pas de même pour les agriculteurs, si le volume annuel de consommation d'eau pompée dans la nappe phréatique est inférieur à 7000 m3, la redevance n'est pas perçue par l'Agence Seine Normandie, une redevance qui d'ailleurs n'est que de quelques centimes du m3 (entre 1,9 et 3,5 centimes d'euros) (1)

 

(1) page 22   https://programme-eau-climat.eau-seine-normandie.fr/sites/default/files/inline-files/AESN_Programme-Eau-et-Climat_V7_chap2.pdf

(2) Page 10 http://cdn3_4.reseaudespetitescommunes.fr/cities/773/documents/gsjy9ysmzscctg7.pdf

 

ST MESMES 2.8.2022 sous 31°

ST MESMES 2.8.2022 sous 31°

 

Extrait article paru sur le site du Ministère de l’Ecologie :

 

 

Origine et gestion de la sécheresse

Le Jeudi 28 juillet 2022

Les périodes de sécheresse peuvent résulter d’un manque de pluie, mais aussi d’une utilisation trop intensive ou inadaptée de l’eau disponible. Quand la sécheresse survient, des restrictions d’usage de l’eau peuvent être décidées par les préfets de département. Chacun, par ses gestes quotidiens ou ses pratiques professionnelles, peut contribuer à préserver les ressources en eau potable.

Origines de la sécheresse

Les eaux utilisés en France proviennent en grande majorité (82 %, soit environ 26 milliards de m3) des fleuves, des rivières et des lacs – ce sont les « eaux de surface » –, généralement plus faciles et moins chères à prélever. Pour produire de l’eau potable, on utilise principalement (près de 63 %) des eaux souterraines, moins polluées. Cependant, dans les zones urbaines, où la quantité nécessaire à chaque instant est très élevée, on prélève plutôt de l’eau de surface que les grandes collectivités ont les moyens de traiter efficacement. L’eau potable est prélevée à partir de près de 35 000 points de captage. Les captages d’eau destinée à la fabrication d’eau potable sont protégés, pour éviter toute pollution accidentelle.

Le manque de pluie

En France métropolitaine, les précipitations apportent en moyenne 512 milliards de m3 d’eau par an, dont les deux tiers s’évaporent : les 200 milliards de m3 restant alimentent les eaux de surface et souterraines. Le débit des rivières de France est resté stable au cours des dernières décennies. La quantité d’eau des eaux souterraines peut varier en fonction du niveau de prélèvement et du taux de renouvellement de ces eaux.

La sécheresse peut résulter d’un manque de pluie. Elle survient lorsque la quantité de pluie est nettement inférieure aux normales saisonnières et cela, sur une assez longue période. Lorsque le manque de pluie survient en hiver ou au printemps, il empêche le bon remplissage des nappes phréatiques (« réserves » d’eau) qui s’effectue d’habitude à cette période de l’année.

u-delà du mois d’avril, l’eau de pluie est essentiellement absorbée par les plantes, en pleine croissance, ou s’évapore à cause de la chaleur. La sécheresse peut être accentuée par des températures élevées, notamment en été, qui provoquent un assèchement des sols et l’évaporation plus importante de l’eau disponible.

Le manque d’eau peut donc apparaître à tout moment dans l’année.

Globalement, au plan national, les ressources en eau sont suffisantes. Des situations de manque d’eau peuvent cependant survenir à certaines périodes de l’année, et dans certaines zones géographiques en raison de prélèvements en eau supérieurs à la ressource disponible.

Des prélèvements en eau excessifs

Les prélèvements en eau douce en France représentent environ 33,5 milliards de m3 par an, soit 15% de la pluie efficace (moyenne 2008-2018) .

L’industrie rejette une grande partie de l’eau qu’elle prélève. Ses prélèvements représentent près de 59 % de l’eau prélevée mais elle compte pour 34 % des consommations uniquement.

A l’inverse, l’agriculture consomme presque toute l’eau qu’elle prélève. Elle représente 45 % des consommations pour seulement un peu plus de 9 % des prélèvements, soit environ 2,3 milliards de m3 consommés pour 2,9 milliards de m3 prélevés. Les impacts sont importants, car ils sont concentrés sur une seule période de l’année – les 3 mois d’été – , où l’agriculture peut représenter jusqu’à 80 % de l’eau consommée et certaines zones géographiques où les ressources sont les moins importantes.

La production d'eau potable représente 21 % des consommations, soit environ 1,1 milliard de m3 par an. Ce chiffre est globalement stable, l’augmentation de la population étant compensée par une diminution de la consommation de chacun……

 

Sécheresse et agriculture

Entre juin et août, 80% de l’eau est consommée par l’agriculture. Limiter l’irrigation à « la bonne dose au bon moment » permet par endroit de diminuer la consommation de 30%. Les économies d’eau dans ce secteur sont globalement encouragées : amélioration du matériel d’irrigation, changement de pratiques, choix de cultures moins consommatrices d’eau. Les légumineuses, racines et tubercules consomment beaucoup moins d’eau que le maïs qui demande une grande quantité d’eau à une période de l’année où la ressource est la moins abondante...

https://www.ecologie.gouv.fr/secheresse

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2020/07/methanisation-pour-permettre-aux-agriculteurs-de-produire-du-gaz-pour-les-autres-les-seine-et-marnais-vont-ils-devoir-restreindre-le

http://adenca.over-blog.com/2019/07/methanisation-agricole-a-messy-au-bord-de-st-mesmes-pourquoi-l-etat-et-la-region-idf-subventionnent-un-projet-fort-consommateur-d-ea

 

 

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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 10:29
St Martin du Boschet, la méthanisation un sujet qui fâche : le CR  IDF alloue 591 043 € pour 1 projet de méthaniseur mais seulement 135 000 € à la commune pour rendre accessible la mairie et la salle polyvalente  !

 

La commune de St Martin du Boschet 77 (296 habitants) projetait la mise en accessibilité du rez-de-chaussée de la mairie, des abords de la mairie, de la salle polyvalente,  coût de l’opération  300 000 € (1)

La commune bénéficiera de 2 subventions dont 135 000 € du Conseil Régional IDF.

 

 

Il restera à charge de cette petite commune rurale la somme de 60 000 €.

 

 

Mais pendant ce temps Valérie Pécresse distribue à la pelle des subventions pour aider les agriculteurs/exploitants de méthaniseurs.

 

A St Martin du Boschet 77 , c’est « la modique » somme de 591 043 € que Valérie Pécresse a alloué en 2021 à 1 groupe d’agriculteurs pour les « aider » à financer 1 méthaniseur Baleine Biogaz LD La Fontaine au Couvreur, directeur général Bertrand Fahy  (2). Un agriculteur que l'on retrouve comme président d'Agri Metha Energy Le Pain Blanc Beautheil-Saints 77 une entreprise qui avait  bénéficié de 853 000 € de subvention du CR IDF en 2018  pour son méthaniseur de Beautheil-Saints 77.

 

Les habitants apprécieront !

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que l’argent de vos impôts est bien utilisé par le Conseil Régional IDF ?

 

(1) Recueils des actes administratifs CR IDF : CP 2020-340 DU 23/9/2020 et CR 200-16 du 17/11/2016

 

(2)Recueils des actes administratifs CR IDF : CP 2021-035 du 21/1/2021 page 48

 

 

 

Article du Pays Briard :

Agriculture : le méthaniseur installé à Saints inauguré

Il est installé depuis plusieurs mois, et vient d'être inauguré : il s'agit du méthaniseur crée par des agriculteurs de la commune de Saints.

Trois ans ont été nécessaire à deux couples d’agriculteurs de Saints pour installer leur méthaniseur. (©DR)

Par David LeducPublié le 21 Avr 18 à 13:01 

Le Pays Briard

Quand Agathe et Arnaud Maury ainsi que Karine et Bertrand Fahy ont décidé d’installer un méthaniseur pour leurs exploitations agricoles, ils faisaient figure de précurseurs en pays briard. Plusieurs mois après son installation, « Agri Metha Energy », c’est son nom, vient d’être officiellement inauguré. Le méthaniseur installé à Saints a pour but de valoriser la matière organique pour produire du biogaz. Ce dernier est ensuite transformé en énergie sous forme d’électricité.

Pour les quatre agriculteurs, l’installation d’un méthaniseur est un projet de longue date : ils se sont en effet lancés il y a trois ans dans cette initiative. Deux ans d’études ont été nécessaire avant la création du site, qui a duré un an.

1.100 foyers alimentés

« Près de 10 000 tonnes d’intrants, sous-produits issus de l’agriculture (poussière de chanvre, pulpes de betteraves, mais, seigle et résidus de silos à céréales) seront introduits chaque année dans ce méthaniseur. Le site injecte depuis octobre 140 Nm3/h de biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel exploité par GRDF. Cette production de 13,5 GWh/an équivaut à la consommation en gaz de 1 100 foyers ou 60 bus alimentés en bioGNV1. En période estivale, la production de biométhane devrait couvrir près de 50 % des besoins en gaz de la zone », souligne GRDF (Gaz Réseau Distribution de France).

La méthanisation agricole est en pleine expansion en Seine-et-Marne : selon GRDF, ce sont 8 unités de méthanisation en injonction qui sont désormais implantées dans le département. Les quatre agriculteurs ont par ailleurs eu le soutien de la Région Ile-de-France dans l’élaboration de leur projet : la collectivité leur a accordé une subvention de 853.000 euros.

https://actu.fr/ile-de-france/beautheil-saints_77433/agriculture-methaniseur-installe-saints-inaugure_16451366.html

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30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 17:35
L'automne dans la forêt régionale de Montgé en Goële
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29 juillet 2022 5 29 /07 /juillet /2022 10:22

Paru sur le site Geo :

Incendies en forêt : qu'est-ce-que les "mégafeux"?

Incendies en forêt : qu'est-ce-que les "mégafeux"?

Un incendie dévastateur dans la vallée des montagnes bleues en Australie. © Andrew Merry

A l'heure où la planète semble chaque jour s'enfoncer dans un scénario climatique plus apocalyptique que la veille, les mégafeux se multiplient dans le monde, sous l'effet du réchauffement climatique. Mais qu'entend-t-on exactement par "mégafeu", quelles sont les caractéristiques propres de ces "incendies monstres" et en quoi se révèlent-ils particulièrement dévastateurs pour la biodiversité ? Geo fait le point.

ELODIE DESCAMPS Publié le 25/07/2022 à 13h46 - Mis à jour le 25/07/2022

 

350 millions d'hectares. C'est la superficie qui part en fumée chaque année dans le monde. Pour se le représenter, cela correspond à une surface brulée équivalente à 1/3 de l'Europe. En cet été de fortes chaleurs où les températures atteignent des niveaux records, plus un jour ne se passe sans que les incendies de forêt ne fassent la une des médias.

En Gironde, dans les Landes, comme aux États-Unis et dans toutes les régions du monde, le feu ravage quotidiennement des centaines voire des milliers d'hectares de forêt. Mais si le terme est souvent utilisé dans les médias, il l'est parfois... à tort. Car en effet, tous les incendies conséquents ne sont pas des mégafeux. Alors à partir de quand peut-on réellement parler de "mégafeu", et en quoi sont-ils particulièrement dangereux pour les forêts ? Interrogé par Geo, l'Office National des Forêts (ONF) nous apporte un éclairage sur la question.

A partir de quand peut-on parler de mégafeux ?

Si aux États-Unis, on parle régulièrement de mégafeux pour qualifier les incendies dévastateurs frappant les différentes régions du pays, en France cela fait peu de temps que le terme est repris. Et alors qu'il tend à l'être de plus en plus dans les médias, son utilisation n'est pas toujours justifiée. De fait, "il n'y a pas de définition unanimement partagée de la notion de mégafeux, bien qu'il existe une littérature assez fournie, et le terme reste sujet à débat", répond prudemment l'Office national des Forêts. "Ce qui fait un peu plus consensus quel que soit le terme c'est qu'il s'agit de feux qu'on n'a pas l'habitude de voir et qui sortent de la "norme" ou de la "distribution mathématique".

En l'attente d'une véritable définition scientifique du phénomène, la NASA en propose la description suivante dans une étude récente : « Entre les changements climatiques et près d'un siècle d'exclusion des incendies, les feux de forêts sont devenus plus extrêmes en termes de taille, de gravité, de complexité du comportement et de la résistance à l'extinction. Ces incendies sont communément qualifiés de mégafeux et se situent aux extrêmes des variations historiques ».

 

Une définition différente en Europe et aux États-Unis

Quand on parle de mégafeux aux États-Unis, cela ne correspond pas au même phénomène qu'en France. De fait, en Amérique du nord le terme est utilisé pour désigner une surface touchée qui se situe à minima à partir de 10 000 hectares, tandis qu'en Europe, il peut l'être dès que 1000 hectares sont affectés. "A l’échelle internationale, ce terme est utilisé pour des feux sans commune mesure avec ce qu’on pourrait vivre de pire en France", relativise l'organisme évoquant par exemple, les cas des feux géants qui sévissent en Californie.

Pour éviter tout risque de "catastrophisme", l'ONF, lui préfère donc le terme "feu extrême" ou "feux hors normes" mobilisés par certains scientifiques reconnus. Toutefois, si l'on ne dispose pas encore d'une définition scientifique unanime sur le sujet, certains critères peuvent permettre de distinguer ces feux extrêmes.

Quelles sont les caractéristiques d'un "mégafeu" ?

Parmi les caractéristiques propres à ces feux "hors norme" ou "extrêmes", on trouve :

  • La vitesse de propagation
  • L'intensité de propagation
  • La zone, lorsqu'ils sévissent des milieux inhabituels
  • Les dégâts exceptionnels
  • La surface exceptionnelle

Cette dernière est elle-même relative en France méditerranéenne, où l'on considère qu'une surface est exceptionnelle à partir de 5000ha, alors qu'il s'agit d'une superficie peu significative en Californie. Et à l'intérieur même de l'hexagone, on considère qu'un feu qui s'étend sur 500 ha dans les Vosges, soit une zone inhabituelle aux incendies, peut déjà être qualifiée de phénomène hors norme.

"Deux autres critères peuvent être cités, même s’ils font moins consensus car concernent les pays à grands espaces (Amérique du Nord, Australie, Russie) où les feux peuvent durer plusieurs semaines voir plusieurs mois et sont effectivement incontrôlables", précise l'ONF. La durée et la dimension incontrôlable, sont donc également des indicateurs propres aux feux extrêmes. "Même si certains peuvent poser de très grosses difficultés aux services de lutte, les feux en France ne sont pas « incontrôlables » et ne sont pas laissés en propagation libre", insiste l'organisme.

 

Une multiplication des feux extrêmes due au changement climatique

Les mégafeux représentent 3 % des incendies mais sont responsables de plus de 50 % des surfaces brûlées de la planète. C'est pourquoi ils sont considérés comme particulièrement dangereux pour le forêts. Aussi, les surfaces boisées dévastées par ces phénomènes peuvent mettre beaucoup plus de temps à se régénérer, voire tendent progressivement à disparaitre comme vient de le démontrer une étude de l'université de Californie, qui évoque une "disparition massive des arbres" dans l'état californien.

Près d'un arbre sur dix y ont disparu depuis 1985 en raison des incendies, de la sécheresse, et des prélèvements. Une situation qui ne fait que s'étendre et s'aggraver sous l'effet du réchauffement climatique. Car en effet, la responsabilité de la crise climatique est clairement pointée du doigt par les climatologues dans la multiplication des mégafeux. Durant les trente dernières années, la moitié des superficies brûlées dans l'Ouest américain, sont imputables au changement climatique selon des travaux publiés en 2016.

Les politiques publiques préventives, un rempart face à la catastrophe ?

Les projections de Météo-France ne sont guère plus optimistes. Dans un scénario pessimiste des émissions de gaz à effet de serre entre 2081 et 2100, l'institution française estime que la saison des feux dans le sud du pays passera d'un mois, comme c'est le cas aujourd'hui, à deux voire trois mois. Les prévisions indiquent également que les incendies toucheront alors des types de végétation, comme les petites broussailles, jusque-là épargnés.

Mais si les scénarios sont très inquiétants pour l'avenir de la biodiversité et du vivant en général, rappelons toutefois que l'écrasante majorité des incendies ne sont pas d'origine naturelle, mais bien le fait de la responsabilité humaine. Autrement dit, ils sont évitables. En ce sens, la lutte préventive contre les feux de forêt et les politiques d’aménagement publiques peuvent et doivent jouer un rôle dans la gestion et l'évolution de ces événements.

https://www.geo.fr/environnement/incendies-en-foret-quest-ce-que-les-megafeux-211041

 

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 13:33

 

 

La commune de Claye-Souilly est de plus en plus confrontée à la présence de dépôts sauvages, notamment dans ses nombreux chemins ruraux. Pour réduire ce problème la commune de Claye-Souilly souhaite mettre en place plusieurs actions :

 - organisation de journées de sensibilisation des habitants avec le ramassage de déchets dans la forêt régionale à l’initiative du conseil municipal des enfants ;

 - diffusion des informations relatives aux déchèteries intercommunales gérées par le syndicat intercommunal SIGIDURS ;

 - installation de panneaux d’information ;

 - installation de barrières pivotantes à l’entrée des chemins ruraux ;

 - mise en place de quatre caméras de vidéoprotection sur les sites de dépôts réguliers pour une intervention rapide de la police municipale ;

 - achat de deux véhicules de collecte adaptés au ramassage des dépôts sauvages.

 

La Région apporte son soutien financier à l’installation des barrières, des panneaux d’information et des caméras, et à l’achat des deux véhicules de collecte. Ce projet s’inscrit dans l’objectif dans l’objectif du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) de lutter contre les mauvaises pratiques et dépôts sauvages. (1)

 

  1. Recueil des actes administratifs CR IDF : Cp 2021-051 du 21/1/2021
Claye-Souilly a obtenu une subvention en 2021 du Conseil Régional IDF afin de réduire les dépôts sauvages : les investissements projetés ont-ils été réalisés ?

 

 Les investissements projetés ont-ils été réalisés ?

 

Pour le savoir, contactez vos élus

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