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ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
22 août 2011 - Prévention des risques
Le plan de lutte contre les algues vertes présenté en février 2010 comporte dans ses axes d’amélioration un volet préventif. Cette politique de prévention se décline dans le territoire concerné par la pollution en actions concrètes. Ces actions consistent à renforcer les contrôles des installations agricoles d’une part, et à augmenter les capacités de traitement des algues d’autre part. La valorisation des effluents d’élevage est également envisagée grâce à un financement ADEME et des appels d’offres à l’étude, qui envisagent de procéder à leur méthanisation.
Le renforcement des contrôles dans les installations classées agricoles a permis de contrôler 71% des installations classées pour la protection de l’Environnement (ICPE). Pour rappel, l’objectif fixé par le plan de lutte contre les algues vertes était de contrôler 100% des installations d’ici la fin de l’année 2011. A noter que 15% des contrôles ont donné lieu à une mise en demeure et/ou à un procès verbal pour se conformer à la réglementation en vigueur.
Au titre de ce renforcement, on peut également citer :
Le plan national de lutte contre les algues vertes prévoyait la création de plateformes supplémentaires pour le traitement des algues vertes. Les opérations de traitement consistent dans le séchage et le compostage des algues collectées.
Le programme d’aide mis en place par l’ADEME permet d’assurer la mise en place d’une capacité de traitement correspondant aux quantités d’algues ramassées en année moyenne. Le montant des investissements correspondant est estimé à 16 M€ avec un taux d’aide dérogatoire de 80%.
Trois installations de traitement ont d’ores et déjà été soutenues dans les Côtes d’Armor : deux en service permettant au total le traitement de 35.000 t d’algues par an (Launay-Lantic et Ploufragan), une unité pilote de séchage à Pluzunet en vue de la création d’une installation après validation du procédé (qui pourrait traiter à terme jusqu’à 25.000 t/an).
Dans le Finistère, trois installations pré-existantes ont une capacité totale de traitement de 25.000 t. : Plonevez-Porzay, Fouesnant, Douarnenez. Il est prévu que les capacités des installations de Fouesnant et Douarnenez soient étendues et qu’une nouvelle installation soit créée à Crozon.
L’ADEME a lancé en 2010 un appel à projets pour la création d’installations de méthanisation d’effluents d’élevage sur le territoire des 8 baies à algues vertes.
L’objectif est de réduire la pression de fertilisation et de diminuer la quantité totale d’engrais azotés utilisés dans le bassin versant de ces 8 baies en substituant une partie de ceux-ci par
du digestat de méthanisation.
Ce dernier présente en effet des caractéristiques analogues à celles de l’engrais azoté minéral en termes de rapidité de disponibilité pour les plantes (l’azote est sous forme ammoniacale,
directement assimilable).
11 projets sont actuellement à l’étude, avec la création d’installations qui prévoient de traiter au total environ 200 000 t/an de déchets : 125 000 t d’effluents d’élevage et 75 000 t
d’autres déchets agricoles et agroalimentaires.
Même si le digestat produit viendra se substituer partiellement à un apport d’engrais minéraux, ces derniers déchets apporteront de l’azote supplémentaire qui s’ajoutera à l’azote des effluents
d’élevage : il est donc prévu qu’une partie du digestat produit soit
exporté en dehors des zones d’excédent structurel, le cas échéant après séchage.
La principale problématique de ces projets reste en effet le devenir du digestat, qui conserve un statut de déchet et ne peut être valorisé, que dans le cadre d’un plan d’épandage. Il ne peut en
outre, en application de la directive Nitrates, pas être épandu dans certaines zones.
L’Épandage :
On peut noter qu’il existe encore un déséquilibre entre les lieux où les algues sont collectées et ceux où elles peuvent être traitées.
Le comité scientifique du plan gouvernemental a pris une position globalement favorable à l’épandage des algues vertes en estimant que, lorsqu’il s’insère dans un plan de fertilisation raisonné, il ne constitue pas un risque environnemental plus important que tout autre apport de matière organique réalisé correctement.
Cependant l’épandage doit rester un mode de traitement complémentaire lors d’échouages importants.
Lien vers le communiqué :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=23930