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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:33

 

Des déchets radioactifs (DRNR)

en provenance des Pyrénées Atlantiques

de Fertiladour Boucau

vont-ils de nouveau traverser la France pour être déversés

sur nos  terres de Seine et Marne 

chez Sita Villeparisis ?

 

Si les élus du Conseil Régional d’Ile de France  n’avaient pas voté en majorité

pour un plan d’élimination des déchets dangereux qui permettait de recevoir

en Ile de France des déchets de toute la France, nous n’en serions pas là.


Pourquoi la région Aquitaine

n’a pas de décharge de déchets dangereux ?

 

La région Aquitaine doit assumer

ses déchets dangereux

et ses déchets  radioactifs (DRNR)

et ne pas les faire supporter aux autres.

 

 

Paru dans le journal Sud-Ouest :

Publié le 09/04/2013 à 06h00 | Mise à jour : 09/04/2013 à 11h46
Par Emmanuelle Fère 

Fertiladour au Boucau : chronique de la dépollution annoncée

En attente depuis 2011, le traitement du site radioactif devrait débuter cette année. 

Le foncier dit « Fertiladour » situé sur les quais boucalais refait parler de lui, et pas seulement parce que la cour d’appel de Pau a examiné, le 28 mars, le dossier d’un aigrefin, qui, en 2009, avait vendu ce terrain, alors qu’il n’en était pas propriétaire (1), pour un parc d’activités en projet.

Le foncier de huit hectares fait à nouveau l’actualité car la question de sa dépollution était à l’ordre du jour, en fin de semainedernière, du comité stratégique du port de Bayonne, et du Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (SPP PI). Pour mémoire, cet ancien site de production d’engrais souffre d’une pollution due à des années de broyage de la monazite, un minéral naturellement radioactif.

travaux réalisés

La base de données des sites et sols pollués Basol (ministère de l’Écologie) répertorie Fertiladour.

« L’arrêté préfectoral du 20 avril 2000 prescrit le nettoyage des bâtiments ainsi que l’excavation et le confinement des terres polluées. Les travaux d’excavation sont réalisés en 2001. En octobre 2008, 425 tonnes de terres polluées contenues dans 380 big bags sont évacuées vers le centre de stockage Sita France à Villeparisis. »

Et Basol fait mention de deux caissons de 10 m3 de terres et minerais évacués en 2010.

Niveau de contamination

Il n’existe pas d’étude de radioactivité de l’ensemble du site mais des prélèvements menés en 2010 par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) en 2010, à la demande du Conseil régional d’Aquitaine, souhaitant acquérir le terrain propriétaire du groupe Roullier, « montrent que des terres présentant un niveau de contamination élevé sont encore présentes » (2), alors que la pollution a déjà fait l’objet de traitements.

Et en 2011, le Conseil régional demande à l’industriel de dépolluer. Depuis, rien. « Le calendrier peut paraître long, mais il est en rapport avec l’ampleur du chantier » ne manque pas de relever l’interlocuteur des services de l’État (Dreal) lors de la réunion plénière du SPPPI, en juillet 2012, lors de laquelle un représentant de l’industriel (groupe Roullier, filiale Timac Agro) avançait déjà un calendrier de dépollution. À en croire le phasage du producteur d’engrais, Boucau devrait voir actuellement la fin du chantier de démolition des bâtiments… Il n’a pas commencé.

Mais il semble que le dossier avance. Patrick Dallennes, sous-préfet de Bayonne, a envoyé, le 5 février, un courrier à Timac Agro l’autorisant « à démolir unepartie de l’installation sur le site, celle qui est sur la partie la plus polluée », renseignele représentant de l’État. Pierre Le Coz, président de Timac Agro, confirme : « Nous avons déposé le permis de déconstruire en novembre 2012 et obtenu en février ». Selon l’industriel, la démolition de ces bâtiments sera réalisée « à partir de la fin du 1er semestre ».

À cette phase de démolition succédera, selon Pierre le Coz, « une étude globale sur les sols », dont sur le sol situé sous le bâtiment à démolir, et une étude permettant d’envisager l’avenir du site. « La Région est très attachée à ce que le terrain soit lié à uneactivité qui générerait du trafic portuaire », mentionne Mathieu Bergé, conseiller régional aux ports et à la pêche. Le travail engagé par Timac Agro lui permettra d’obtenir un arrêté de cessation d’activité préalable à la reconversion du site.

Déchets stockés sur le site

Pour l’heure, les éventuels prospects attendent de voir - pour l’écrire de façon prosaïque - l’étendue de la pollution résiduelle. À noter que le site contient, depuis 2008 au moins, 17 big bags de déchets radioactifs, stockés dans un bâtiment « avant l’envoi en installation classée. On ne les envoie pas tout de suite car on va peut-être trouver d’autres zones polluées », explique Pierre Le Coz.

Les associations de défense de l’environnement, dont celle des riverains de Saint-Bernard, ont participé au SPPPI de vendredi, et elles seront destinataires du cahier des charges du dossier de dépollution. Ce dossier sera rendu public par Timac Agro lors d’une réunion le 17 avril (3), précise Marie-José Espiaube, maire de Boucau.

(1) Lire notre édition du 4 avril. (2) Rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du 3 octobre 2011. (3) Réunion d’information salle Paul Vaillant-Couturier à 18 h 30.

http://www.sudouest.fr/2013/04/09/fertiladour-chronique-de-la-depollution-annoncee-1019181-4054.php

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-terres-contanees-56677134.html

 

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