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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 11:33

Paru sur le site Localtis.info :

Risques nucléaires : les élus manquent de moyens pour renforcer la prévention

EnergiePublié le vendredi 1 avril 2011

© P. Gleizes / Rea

La catastrophe de Fukushima relance en France le débat sur la politique de gestion des risques nucléaires. A proximité de nos 19 centrales de production électrique vivent 400.000 foyers dans 500 communes. Comment les protéger et renforcer la prévention ? Les élus s'interrogent.

Pas de risque zéro. Le 30 mars, lors de la présentation au Parlement du rapport annuel de l'Autorité de sûreté nucléaire, André-Claude Lacoste, président de l'ASN, a insisté sur le fait que "personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais en France un accident nucléaire". Pour l'heure, l'Autorité se prépare à tirer les leçons de l'accident japonais et à mobiliser des ressources pour auditer les centrales françaises. Un audit qui devrait s'appuyer sur ce bilan de santé du parc, où la sûreté de quatre centrales (Chinon, Saint-Alban, Chooz et Nogent-sur-Seine) a plus particulièrement été épinglée.

La pertinence des plans d'intervention mise en doute

Aussi critique soit-il, ce rapport n'invite pas - contrairement à ce que préconise un certain nombre d'élus locaux - à remettre à plat la zone de couverture des risques autour des centrales. Actuellement, elle est encadrée par les plans particuliers d'interventions (PPI) qui, en cas d'accident, seraient activés par les préfets. Comme le définit un arrêté de 2006, ces PPI sont consultables dans les mairies des communes où ils s'appliquent. Soit une dizaine de communes par exemple dans le Loiret, autour de la centrale de Dampierre, où le PPI concerne une vingtaine de milliers d'habitants. Pour rappel, ce sont ces plans qui déterminent les mesures de sécurité civile et précisent le rôle à jouer par les maires dans leur organisation et leur suivi, aux côtés des services de secours et de ceux de l'Etat, mais aussi des acteurs privés (exploitants) et des associations. "Mais comme il est par nature impossible de prévenir tous les risques, les mesures qui sont prévues - même en les améliorant - reviennent à appliquer un pansement sur une jambe de bois. D'autant qu'au Japon, les faits ont tristement démontré que les périmètres de sécurité prévus dans un rayon de 5 à 10 km autour des centrales ne peuvent qu'être imparfaits", juge Xavier Rabilloud, l'un des porte-parole du réseau Sortir du nucléaire. "En cas d'évacuation dictée par le préfet, des mesures complémentaires sont normalement prévues dans les plans communaux de sauvegarde (PCS) et leurs modalités doivent être communiquées en amont aux habitants", ajoute Henri de Choudens, président de l'Institut des risques majeurs. Problème : en France, beaucoup de retard a été pris dans la mise en œuvre de ces PCS, si bien que l'efficacité de leur activation en articulation avec les PPI peut être mise en doute. Les zones d'application des PPI pouvant être élargies, la situation de flou que cela engendrerait à proximité de grandes villes inquiète certains élus : à Bordeaux, les élus écologistes ont interpellé la ville et la communauté urbaine à ce sujet et ceux du conseil régional de Midi-Pyrénées viennent de s'adresser au préfet pour en savoir plus.

….

 

Morgan Boëdec / Victoires éditions

 

Lien vers l'article :

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250261525786&jid=1250261527866

 

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