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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 12:12

Paru sur le site Coteaux Jurançon Environnement :

 

Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 19:13

 

Pour «verdir» son image, TOTAL expérimente la technologie de la capture de CO2 à Lacq et de l’enfouissement de ce gaz à Jurançon (64110) :

Un collectif d’associations, nationales et internationales, dont CJE, s’oppose au CSC pour plusieurs raisons :

 

La CSC est dangereuse : les scientifiques ne peuvent pas garantir un stockage sûr et permanent du CO2, gaz lourd, «asphyxiant à plus de 5% de volume dans l’air» selon TOTAL et INODORE, donc indétectable.

A Jurançon, le puits d’injection est situé au milieu des habitations et du vignoble, dans une zone sismique, le CO2 étant transporté par un pipeline enterré à 1.50 mètre seulement, sur 27 km et sans clôture protectrice. De plus, les sondes sismiques du puits sont en panne avant que ne débute l’injection du gaz …

Pourtant, ce projet-pilote n’a prévu aucun plan de protection des populations.

 

La CSC est énergivore et polluante : elle consomme de 10 à 40% de la capacité d’une centrale électrique et produit 40% de CO2 supplémentaires.

 

La CSC est inutile : selon l’Agence Internationale de l’Energie, les réservoirs de stockage étant insuffisants sur la planète, c’est de l’ordre de 6 à 7% des émissions de CO2 que l’on pourrait éviter par la CSC.

 

La CSC est tardive : elle ne sera pas opérationnelle avant 2030, or, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre dés 2015.

 

La CSC est fondée sur un mensonge : elle ne réduit pas les émissions de CO2, elle dissimule le gaz comme la poussière sous le tapis, d’où il fuira tôt ou tard.

 

La CSC est illégale : en l’absence actuelle de cadre juridique, aucune loi ne l’autorise.

A Jurançon, le projet s’appuie sur un simple arrêté préfectoral. Les politiques locaux ne veulent pas entendre les inquiétudes des riverains sur le sujet, certains maires ayant préféré signer des partenariats financiers avec TOTAL.

 

La CSC est coûteuse : elle peut doubler le coût de fonctionnement d’une centrale et donc augmenter le prix de l’électricité de 21 à 91 % (Greenpeace, mai 2008). Elle est subventionnée par des millions de fonds publics qui seraient plus utiles dans l’amélioration des énergies renouvelables non polluantes.

 

La CSC ne profite qu’aux pétroliers, qui, par la vente des brevets, continueront à fournir en combustibles fossiles polluants les pays qui ne feront pas l’effort de passer aux énergies renouvelables.

 

A Jurançon, TOTAL se désengagera en 2013, laissant la charge de la surveillance, de la maintenance et des responsabilités, à l’Etat, sur fonds publics, pour l’éternité !

 

Pour ne pas léguer aux générations futures des dettes et des pollutions,

 

REFUSONS LA CSC

 

Et utilisons, tout de suite, les énergies propres er renouvelables déjà disponibles.

Par Coteaux de Jurançon Environnement

Pour plus amples informations : http://asso-cje.over-blog.com/

 

 

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