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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:53

 

 

 

Extrait avant projet PREDEC :

http://espaceprojets.iledefrance.fr/jahia/Jahia/planification_dechets/site/projets/pid/6273

 

Page 98

« Acceptabilité des installations 

L’approche sociologique

Le déchet, synonyme de ce qui est sale et polluant, renvoie à des représentations sociales et mentales très négatives.

Par ailleurs, le déchet est communément perçu comme une contrainte venue de l’extérieur (on retrouve particulièrement cette construction sociologique sur l’Île-de-France avec la dichotomie entre Paris-petite-couronne, les producteurs de déchets, et la Grande Couronne, ceux qui subissent les déchets). Les déchets issus du BTP, même s‘ils sont majoritairement inertes, n’échappent pas à ces représentations mentales. De plus, certains dysfonctionnements importants sur le territoire francilien, comme le stockage illicite de déchets du BTP sur un site de Limeil-Brévannes,n’aident pas la population à avoir une meilleure vision de la problématique de gestion des déchets du BTP.

De fait, le déchet devient source de phobie et d’intolérance, et tout projet de nouvelle installation est confronté au syndrome NIMBY (Not In My Back Yard, « pas dans mon arrière-cour ».). Les installations de stockage, les  décharges » comme les nomment les non-initiés, souffrent en particulier d’une image très négative……. »

 

 

Nous regrettons que Madame Corinne Rufet, vice présidente du Conseil Régional, élue de Paris, la ville qui envoie ses déchets chez les autres, ait inclus les lignes  qui suivent dans l’avant projet PREDEC :

 

1°« De fait, le déchet devient source de phobie et d’intolérance, et tout projet de nouvelle installation est confronté au syndrome NIMBY (Not In My Back Yard, « pas dans mon arrière-cour ».) »

 

Il  est vrai qu’il est plus facile de stigmatiser les victimes, ceux qu’on oblige  depuis des dizaines d’années à vivre au milieu des ordures des autres, qui n’en peuvent plus de supporter les nuisances, les pollutions de l’air, de l’eau et les risques sur leur santé et celles de leurs enfants et qui refusent l’implantation de nouvelles décharges.

 

Pourquoi ne pas stigmatiser :

- ceux qui envoient leurs déchets chez les autres,  qui ne trient pas leurs déchets ?

- ces collectivités qui n’implantent pas de déchetterie, pas de centre de tri sur leur territoire… ?

 

 

2°«  Les installations de stockage, les  décharges » comme les nomment les non-initiés, souffrent en particulier d’une image très négative. »

 

Qui sont les « initiés » ? 

L’élite parisienne qui a inventé des sigles « savants » du style : CET, ISDD, ISDND, ISDI…   pour remplacer le mot « décharge » qui donne une image négative de ces installations ?

 

Les populations qui vivent à côté des ordures appelleront toujours ces installations des « décharges », pourquoi les considérer comme « non-initiés » , comme des profanes, alors que ce sont eux qui connaissent le mieux ce sujet, n’est-ce pas en quelque sorte les mépriser ?

 

 

 

Demain le Conseil Régional réunira la commission consultative et un grand nombre d’invités : exploitants de décharges, démolisseurs, promoteurs, élus, représentants de l’Etat, associations ….

 

 

Adenca ne sera pas présente

car le Conseil Régional n’a pas souhaité l’inviter

peut-être parce que

parler d’une vérité qui dérange n’est pas un sujet d’actualité ? 

 

 

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