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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 18:04
Où iront les déchets en provenance
du démantèlement de la centrale nucléaire de Tricastin ? 
Pourquoi pas en Seine et Marne ? 


Les déchets là-bas ils connaissent
et certains de leurs élus signent
des conventions financières au nom de leurs collectivités
 avec les exploitants de décharge.
 
Paru sur le site : La Provence.com :
Vaucluse : les cheminées d'Eurodif arrêtent de fumer aujourd'hui

Publié le jeudi 31 mai 2012 à 14H53

Après 33 ans d'exploitation continue, l'usine d'enrichissement d'uranium Georges-Besse I sera arrêtée cet après-midi. Une nouvelle unité, sans tour de refroidissement, a déjà pris le relais.

 

Mise en service en 1979, cette unité de production a fonctionné depuis en continu, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Photo Jérôme Rey

C'est la fin d'une époque dans le ciel du Tricastin, le plus grand site nucléaire de France. Dès cet après-midi, les immenses cheminées de l'usine d'enrichissement de l'uranium Eurodif arrêteront définitivement de fumer, conséquence de la mise hors service de l'unité de production Georges-Besse I. Fini, donc, ces panaches de vapeur d'eau liés au circuit de refroidissement, qui signalaient le Tricastin à des kilomètres à la ronde et faisaient depuis plus de trente ans partie intégrante du paysage.

Mise en service en 1979, cette unité de production - rebaptisée Georges-Besse, après le meurtre du premier président du directoire d'Eurodif par Action directe en 1988 - a fonctionné depuis en continu, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

L'usinedu Tricastin a fourni le quart de l'uranium enrichi utilisé dans le monde

Elle a produit pendant toutes ces années environ 35 000 tonnes d'uranium enrichi et approvisionné plus d'un quart des centrales nucléaires de la planète.

Sa durée de vie, programmée initialement à 25 ans, aura été prolongée d'une petite décennie grâce à des opérations de maintenance et des travaux de modernisation. Mais Areva, géant du nucléaire et principal actionnaire d'Eurodif, a anticipé sur cette fermeture inéluctable en lançant dès 2003 la réflexion qui a abouti à la construction de Georges-Besse II, nouveau site qui fonctionne sans tour de refroidissement.

Même à l'arrêt définitif à partir d'aujourd'hui, l'usine historique d'Eurodif restera le théâtre d'une intense activité pendant au moins une quinzaine d'années. Car il reste à démanteler dans les règles ces installations qui contiennent des matériaux "à risques". Une phase qui débutera par l'opération "Prisme", programmée sur environ trois ans, qui consiste à récupérer un maximum de "matière" dans les tuyaux par lesquels l'uranium transitait.

Et après 2015, seront lancés les travaux de démantèlement proprement dit, auxquels travailleront sur sans doute plus d'une décennie des centaines de salariés.

C'est ainsi qu'Eurodif peut annoncer "n'avoir laissé personnesur le bord du chemin" puisque sur les quelque 900 personnes qui y travaillaient, une bonne moitié va ou a déjà rejoint Georges-Besse II, plusieurs centaines vont oeuvrer sur ce gigantesque chantier de démantèlement et toutes les autres vont soit goûter aux joies de la retraite ou être mutées sur d'autres sites.


Les unités de Georges-Besse II sont 25 fois moins gourmandes en énergie

Avec la fermeture des quatre unités de l'usine historique d'Eurodif, la France abandonne du même coup définitivement le procédé d'enrichissement de l'uranium par diffusion gazeuse. Une technologie qui nécessite la présence de grandes tours de refroidissement (les célèbres cheminées du Tricastin) mais est aussi très gourmande en effectifs et surtout en énergie.

Jusqu'à 1 200 personnes ont travaillé sur le site de Georges-Besse I et sa consommation d'électricité faisait d'Eurodif rien moins que le premier client d'EDF en France ! Georges-Besse II consomme 25 fois moins d'énergie pour une production équivalente grâce à l'enrichissement par centrifugation, technologie qu'Areva a dû acheter à son concurrent Urenco en passant avec lui un accord industriel.

Le projet de Georges-Besse II prévoit la construction, dans l'enceinte du Tricastin, de trois "ateliers" d'enrichissement de l'uranium, une étape indispensable de la préparation du combustible nucléaire. Le premier atelier a été construit sur la partie vauclusienne du site, a été inauguré le 14 décembre 2010 par Anne Lauvergeon, alors patronne d'Areva, et il est entré en service en avril de l'année dernière.

Le deuxième atelier est en cours de construction sur la commune de Pierrelatte et le troisième doit être construit, théoriquement, sur la commune de Saint-Paul-Trois Châteaux.

Joel RUMELLO

http://www.laprovence.com/article/avignon/vaucluse-les-cheminees-deurodif-arretent-de-fumer-aujourdhui

 

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