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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 10:10

paté 25.4.2011 0390

         Paté  Villeparisis 25.4.2011

Dépôt de déchets illégal
de la Sté Paté
à Villeparisis (77) mais pas seulement 
à Crouy (02) également

 


Paru sur le site l’Union :
Tas de verre de la zone des Taillepieds à Crouy Dépôt de déchets illégal

Publié le mercredi 24 juin 2009 à 01H00 -

 

Le maire de Crouy redoute « une pollution du site », aux allures de glacier.

Alexandre Alalrd

 

C'EST un paysage lunaire qui apparaît en s'aventurant dans la zone d'activité des Taillepieds, frontalière entre Soissons et Crouy.
Au détour d'un bouquet d'arbres, une montagne de verre de plus de 10 mètres de haut se dessine, puis une autre… en avançant ce sont des langues de débris de pare-brise qui dégueulent jusqu'au sol. Des photographes y ont puisé une inspiration artistique. Les riverains et autres « écolos » dénoncent « le manque d'esthétisme » et redoutent « des risques sanitaires importants ».
Un dossier suivi de longue date par les élus crouyssiens. Face à la multiplication des plaintes d'habitants, le maire Daniel Moitié a décidé de prendre cette affaire à bras-le-corps : « En mairie je n'ai aucune trace d'autorisation d'exploitation pour ce type d'activité, précise-t-il, c'est donc pour moi un dépôt de déchets industriels illégal ».
Une consigne de 30 000 euros
Un avis partagé et entériné par la préfecture qui, dans un arrêt publié il y a quelques semaines, « oblige l'exploitant (NDLR, la société Paté) à consigner, entre les mains d'un comptable public, une somme de 30 000 euros, répondant au montant du dossier de demande de régularisation administrative ». Un soutien de l'État « qui donne de la force à notre démarche », souligne l'élu.
D'autres élus avaient déjà mouillé leur chemise sur cette affaire, n'obtenant que « des menaces de délocalisation de la quarantaine d'emplois ». Aujourd'hui, les protagonistes devraient s'asseoir autour d'une même table en sous-préfecture de Soissons.
La stratégie de défense sera-t-elle la même ? Si le maire a bien conscience « que ce déménagement n'est pas pour demain », il veut faire avancer ce dossier « qui bloque quelques projets d'intérêt communautaire ».

 

Alexandre ALLARD

 

http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/tas-de-verre-de-la-zone-des-taillepieds-a-crouy-depot-de-dechets-illegal

 

 

Paru sur le site l’Union :
Zone des Taillepieds à Crouy Tas de verre : le déstockage a démarré

Publié le mercredi 17 novembre 2010 à 12H00 -  


Il faudra l'équivalent de 3 000 camions de 25 tonnes pour dégager le terrain

 

IL est tel une verrue ou une œuvre d'art, selon les avis. Le tas de verre, à Crouy, existe depuis dix ans et en agace plus d'un, élus et riverains. Cette colline, composée de milliers de pare-brise, entreposés dans la zone des Taillepieds par l'usine Paté, est considérée par beaucoup comme une nuisance visuelle majeure. L'équivalent de 3 000 camions de 25 tonnes. Comment en est-on arrivé là ? « Jusqu'en 2008, il y avait autant d'entrées de pare-brise que de sorties, explique David Paté, mais avec la crise, les sorties ont baissé de 30 %. Des clients ont disparu, notamment Saint-Gobain Emballage. Nous cherchons d'autres marchés. »
Six mois de production
L'usine a déjà été mise en demeure par la préfecture de régulariser la situation. Depuis plusieurs mois, le sous-préfet de Soissons joue le médiateur entre Paté et la mairie de Crouy, pressée d'être débarrassée du monticule dans la perspective de la construction d'un quartier écolo dans les environs. « Ceux qui arriveront de Soissons pour se rendre à l'écoquartier vont passer par la rue de Laon et se retrouveront devant le tas de verre », déplore le maire, Daniel Moitié.
« C'est un souci pour la commune et les habitants, mais aussi pour M. Paté qui loue ce site », fait remarquer de son côté le sous-préfet, Paul Coulon.
David Paté affirme que le déstockage a démarré, « parce qu'on commence à trouver des filières ». Le tas de verre ne pesait plus « que » 78 000 tonnes en août dernier, contre 88 000 en avril 2009. Les pare-brise serviront à faire de la laine de verre et des vitres.
L'entreprise estime qu'elle pourra vider les lieux dans les trente mois, tout en nuançant les volumes : « Cela équivaut à six mois de production. » Daniel Moitié est moins optimiste et craint qu'il faille des années.
S'il y a pollution visuelle, y a-t-il pollution tout court ? Plusieurs analyses, que nous avons pu voir, montrent que les conséquences sur l'environnement sont nulles. « Nous avons refait des analyses le mois dernier et sommes allés plus loin ; nous avons pris la réglementation comme si c'était une décharge », insiste Xavier Rivière, responsable environnement chez Paté.
Le propriétaire du terrain, Jean-Luc Daunizeau, surveille l'affaire comme le lait sur le feu. Il avait loué le site Coraline dans le cadre d'une convention d'occupation précaire, « pour dépanner l'entreprise provisoirement ». Malgré tout, la nuisance visuelle ne l'empêche pas de louer ses terrains (2 hectares au total) à différentes sociétés.
L'endroit reste attractif pour le patron de Jardi déco qui, pour s'agrandir, va acquérir un terrain qui a vue sur le tas de verre. « Moi, ça ne me dérange pas, confie-t-il. Je mettrai un beau tas de déchets verts à côté ! »

 

Isabelle BERNARD

 

http://www.lunion.presse.fr/article/soissons/zone-des-taillepieds-a-crouy-tas-de-verre-le-destockage-a-demarre

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