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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:51

 

 

A QUAND LE LOMBRICOMPOSTAGE

A L’AEROPORT DE ROISSY ?

On le fait aux Etats-Unis,

pourquoi pas en France ?

Paru sur le site de l’ORDIF :

http://www.ordif.com/public/actualite/usa-lombricompostage-dans-un-aeroport.html?id=15653&rub=10644 

USA : lombricompostage dans un aéroport.


Des millions de vers permettraient une économie de 1 million de dollar.

Dans le cadre de son nouveau centre de recyclage, qui lui coutera 1.1 millions de dollars et qui ouvrira en février, l'aéroport International Charlotte Douglas (USA) est en train d’installer un nouveau système de compostage fonctionnant avec des vers. Bientôt, des millions de vers grignoteront plus d’une tonne d’ordures par jour.

"Nous générons beaucoup de déchets ici, et il est extrêmement couteux de les collecter, de les transporter et de les éliminer" explique le directeur de l'aéroport, Jerry ORR.

Le nouveau système de compostage pourra gérer jusqu'à deux tonnes de déchets par jour. L'aéroport prévoit d’utiliser la matière produite par les vers sur ses

6 000 hectares de terrain. L’excédent sera emballé et vendu.

Les matières organiques qui seront compostées comprennent des restes de nourritures, des serviettes en papier et des déchets végétaux. Elles seront introduites dans une zone de pré-compostage de 150 m², puis chargées dans le système de lombricompostage. L’aéroport prévoit dans son projet l’installation d’un système permettant de contrôler les odeurs émises.

Au cours des 5 prochaines années, l’ensemble du centre de recyclage devrait permettre à l'aéroport d'économiser environ 1 million de dollar (habituellement dépensés dans le cadre de l'élimination de ses déchets).

L’aéroport prévoit initialement de commander 140 kg de vers qui couteront 6 000 dollars. Le composteur mesurera environ 750 m².

Le financement du centre de recyclage provient du budget de fonctionnement de l'aéroport ; essentiellement constitué des frais payés par les passagers et les compagnies aériennes.
Le centre va également trier l'aluminium, les plastiques et le papier, et les vendre pour qu’ils soient recyclés. L’ensemble du projet sera supervisé par une compagnie appelée Go Green qui va embaucher environ 10 salariés pour mener à bien le projet.

Rhonda SHERMAN, une spécialiste du lombricompostage à N.C. State University, a déclaré que le lancement d’un aéroport dans un tel programme était une grande première, même si l'aéroport de Raleigh l’envisageait aussi.

Monsieur ORR se souvient qu’«un projet de recyclage similaire avait vu le jour il y a 15 ans et qu’il fut abandonné car il n'était pas économiquement viable. Aujourd’hui, les coûts d'élimination ont suffisamment augmenté pour rendre le projet rentable ».

Ron DANISE est le propriétaire de «Southern Organics ». Ses vers produisent plus de 8 tonnes de matières organiques par jour. Il n’a pas été missionné pour ce projet et avoue qu'il est plutôt réservé vis-à-vis de ce dernier. « Il sonne bien sur le papier, mais je pense que ce système ne va pas beaucoup produire». Il rappelle que « les vers sont herbivores et qu’ils n'apprécient guère le régime alimentaire nord-américain ». Il précise aussi « qu’il leurs faut près d’un mois pour traiter complètement un déchet alimentaire » même si les responsables de l'aéroport sont convaincus que leur processus de « pre-composting » hachera suffisamment les déchets alimentaires pour que les vers puissent les assimiler rapidement.

Ron DANISE averti également qu'un nouveau système de lombricompostage, à si grande échelle, engendrera nécessairement des complications inattendues. Pour exemple, il cite certains grands orages, au cours desquels il a vu ses vers ramper et sortir de leurs bacs en masse.

Jerry ORR admet que les responsables de l'aéroport ne sont pas encore des experts du lombricompostage, mais il croit en ce projet. « Lorsque vous pouvez faire quelque chose de bon pour l'environnement, quelque chose qui le rend plus durable, j’ai la conviction que c’est quelque chose que nous devons développer. »

Source : charlotteobserver.com

Plus d’informations :
Le site Internet charlotteobserver.com (anglais)

 

 

 

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