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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 16:25

 

 

Alors que la population est vent debout contre l’implantation d’un méthaniseur

 Valérie Pécresse alloue 500 000 € de subvention et l’ETAT (Ademe) 300 000 €  à :

VGBIO ERNERGIE 29 RUE DE Courtry 77 GUERARD

Président M Antoine GELDOF

Directeurs Généraux  M Philippe BLOMME, M Dominique VANWALLEGHEM

Coût de l’opération 5 480 900 €

 

De quelle sucrerie viendront les pulpes de betteraves ?

De quels silos viendront les déchets de silos de céréales ?

Les agriculteurs ne le disent pas.

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que la Région IDF et l’ETAT

 gère bien votre argent

ou favorisent-t-ils

certaines catégories professionnelles ou détriment des autres  ?

 

pour aller plus loin :

subventions page 48 : https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2020-190DEL.pdf

        projet :https://vgbioenergie.fr/projet/

déclaration : https://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/45468/336663/file/2020-03-11-VGBIO%20ENERGIE-FAREMOUTIERS-DECLARATION%20INITIALE-ICPE.pdf

 

Paru sur actu 77 :

Seine-et-Marne. Projet de méthanisation à Faremoutiers : la fronde gronde chez les habitants

Le projet d'installation d'un méthaniseur à Faremoutiers prévue en 2021 crée la polémique chez les habitants. Mais les porteurs de projet, eux, ne sont même pas sûrs qu'il se fasse

 

Par Ann Marie KornekPublié le 1 Oct 20 à 7:30 

« On a cherché des points positifs pour l’installation du méthaniseur, mais on n’en a pas trouvé », explique Maylis. Cela fait plusieurs années qu’elle vit à Faremoutiers avec sa famille, tout comme Stéphanie. Pour elles, la commune était l’endroit parfait pour élever leurs enfants, dans un cadre paisible.

Un méthaniseur au bout du jardin

Si elles sont mécontentes aujourd’hui, c’est que l’année prochaine, un méthaniseur devrait sortir de terre, entre la commune et le hameau des Bordes, à quelque 800 mètres de leurs maisons. Elles ont appris l’existence du projet presque par hasard, il y a environ deux mois. « Nous n’avons appris par une agente immobilière qu’un méthaniseur devrait se construire au bout de nos jardins », raconte Stéphanie.

L’annonce de la construction les a fait tomber des nues : « Nous avons eu aucune information de la mairie. Il a fallu que l’agente immobilière l’apprenne d’un potentiel acheteur pour nous prévenir à son tour ! ».

Lorsqu’elles ont contacté la mairie, cette dernière se serait déchargée de sa responsabilité dans le projet et ne proposerait pas non plus de réunion publique pour le présenter aux habitants : « Ils nous ont dit que ce n’est pas de leur ressort. On a l’impression que tout se fait en sous-marin », déplore Stéphanie.

« La mairie n’est pas porteuse du projet » – Nicolas Caux

À la mairie, cependant, on ne comprend pas vraiment l’affolement des habitants :

« Pour l'instant les agriculteurs ont uniquement déposé le projet. C'est trop anticipé de tirer la sonnette d'alarme. Il s'agit d'un projet privé, sur un terrain privé. À la mairie, on ne porte rien du tout, donc il n'y a pas de raison de tenir les habitants au courant dès maintenant. »

Nicolas Cauxmaire de Faremoutiers

Destin incertain

À l’origine du projet de méthaniseur se trouve la société VGBIO Énergie qui regroupe trois familles agricoles. D’après une délibération du conseil régional sur les subventions de futurs projets de méthaniseur en Île-de-France, « le projet est dimensionné sur un approvisionnement total de 10 830 t/an, composé de 67 % CIVE (cultures intermédiaires à vocation énergétique), de 23 % de pulpes de betterave, de 8 % issus de silos et de 1 % de déchets fruits et légumes. […] La production de digestat est d’environ 9 700 m3 /an, qui sera valorisé par épandage sur les terres des exploitants du projet. »

Toutefois, l’un des porteurs de projet, Antoine Geldof, affirme qu’il n’est même pas sûr que le projet va aboutir :

« Nous avons déposé le projet, mais il reste très flou à l'heure actuelle. Nous sommes en attente de savoir si le gouvernement passe un décret et un arrêté sur le biométhane qui pourrait être très pénalisant pour nous. »

Antoine Geldofagriculteur

Le décret dont il parle, voulu par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, porte sur une réforme du tarif d’achat du biométhane. D’après la revue numérique spécialisée « Actu Environnement », ce projet de décret prévoit une série de dispositions qui pourraient à terme menacer la rentabilité des méthaniseurs pour les petits agriculteurs et favoriser des projets industriels.

Parmi les plus grands perdants de cette réforme se trouveraient les méthaniseurs entre 100 à 200 Nm3/h (normo mètres cubes par heure, soit une mesure de quantité de gaz, N.D.L.R.). Or, à Faremoutiers, le débit moyen devrait se situer aux alentours de 123 Nm3/h, soit pile-poil dans la fourche.

« On veut jouer la carte de la transparence » – Antoine Geldof

Plus loin, Antoine Geldof souhaite rassurer les habitants :

« On veut jouer la carte de la transparence. Il est prévu de créer un site internet, d'échanger avec les habitants et même de visiter une unité de méthanisation. La sécurité du projet nous importe car un de nos associés vivra juste à côté du méthaniseur. Mais comme les choses sont encore très floues, on ne communique pas sur le projet à l'heure actuelle. »

Antoine Geldofporteur de projet

Une réunion sur ce sujet se tiendra jeudi 1er octobre à 20h dans la salle socio-culturelle de Faremoutiers. Le port du masque est obligatoire

 

https://actu.fr/ile-de-france/faremoutiers_77176/seine-et-marne-projet-de-methanisation-a-faremoutiers-la-fronde-gronde-chez-les-habitants_36459760.html

 

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