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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 11:34
 rond point de Fresnes vers 11 heures les camions qui viennent décharger  leurs ordures attendent de pouvoir accéder à la décharge Veolia sous le regard de la gendarmerie

rond point de Fresnes vers 11 heures les camions qui viennent décharger leurs ordures attendent de pouvoir accéder à la décharge Veolia sous le regard de la gendarmerie

A grand renfort de médias le Syctom indique qu'à cause de la grève des éboueurs et des salariés des incinérateurs parisiens il est obligé d'enfuir ses déchets dans les décharges d'IDF et notamment celle de Claye-Souilly mais le Syctom oublie de dire qu'à chaque arrêt ou  reconstruction d'incinérateur il en est de même.

 

Il est inadmissible de tenter de montrer du doigt des ouvriers qui ont une espérance de vie bien en dessous de la moyenne et qui font grève dans l'espoir de pouvoir bénéficier de quelques années de retraite en bonne santé.

 

C'est l'ETAT qui  a  autorisé  la  décharge  de    Claye-Souilly à enfouir    chaque  année  1 100 000 tonnes de déchets. Pour les populations environnantes que ce soit des ordures ménagères ou des déchets industriels que l'on enfouira ici c'est le même problème.

 

Pour protéger l'environnement l'ETAT doit prendre ses responsabilités et obliger la population parisienne à réduire ses déchets et à les trier plutôt que de geindre en indiquant que  leurs déchets sentent mauvais et qu'ils amènent des rats.

 

A l'occasion des futures élections municipales parisiennes on entend peu de candidats se pencher sur ce dossier qui pourrait, semble-t-il, fâcher les  parisiens, mais qui empoisonne les populations des villages ruraux du 77 à qui l'on impose de supporter les ordures des autres.

 

 

 

Paru sur France Inter :
Réforme des retraites : les chiffres à avoir en tête sur les disparités d'espérance de vie en France

par Vianney Smiarowski publié le 

Écart entre hommes et femmes, riches et pauvres, cadres et ouvriers... À l'occasion des débats autour de la réforme des retraites, focus sur l'espérance de vie, variable, des Français.

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir", écrivait Jean de la Fontaine. Et selon que vous soyez cadre ou éboueur, vous vivrez plus ou moins longtemps, pourrait-on ajouter. Les débats autour de la réforme des retraites ont remis en lumière la question de la pénibilité au travail qui, tout comme le genre et la richesse, a une incidence directe sur l’espérance de vie de Français.

Focus sur des chiffres éloquents.....

 

Les femmes les plus pauvres vivent moins longtemps que les hommes les plus riches

Au-delà du critère du sexe, la richesse entre aussi dans l'équation. "À partir de 1 300 euros de niveau de vie par mois, l'espérance de vie des femmes dépasse celle des hommes parmi les 5% les plus aisés. Ainsi, seules les femmes dont le niveau de vie se situe parmi les 30% les plus modestes vivent en moyenne moins longtemps que les hommes appartenant aux 5% les plus aisés", explique un rapport de l'Insee publié en 2018.

Les 5 % de Français les plus aisés ont une espérance de vie de 13 ans supérieure aux 5 % les plus pauvres

Plus on gagne de l'argent, plus on a de chances de vivre longtemps, avec ou sans diplôme, c'est l'un des autres constats de l'Insee. D'après les analyses de l'Institut de la statistiques, il y a 13 ans d'écart d'espérance de vie entre les hommes les plus aisés et les plus modestes

"Parmi les 5% les plus aisés, l'espérance de vie à la naissance des hommes est de 84,4 ans, contre 71,7 ans parmi les 5% les plus pauvres. Chez les femmes, cet écart est plus faible : huit ans séparent les plus aisées des plus pauvres. Aux alentours d'un niveau de vie à 1000 euros de salaire mensuel, 100 euros supplémentaires sont associés à 0,9 an d'espérance de vie en plus chez les hommes et 0,7 an chez les femmes, tandis que l'écart n'est plus que de 0,3 ans et 0,2 an aux alentours d'un niveau de vie de 2000 euros par mois", détaille le rapport de l'Insee.

Les cadres vivent plus longtemps que les ouvriers...

D'après les chiffres rapportés par l'Observatoire des inégalités en février 2016, il y a un écart d'espérance de vie de plus de six ans entre les hommes cadres et les ouvriers. Un cadre a une espérance de vie à 35 ans de 49 ans, contre 42,6 ans pour un ouvrier, autrement dit, les cadres peuvent espérer vivre jusqu'à 84 ans, les ouvriers jusqu'à 77,6 ans.

Chez les femmes, il y a également un écart d'espérance de vie entre les cadres et les ouvrières mais il est deux fois moins important que chez les hommes. À 35 ans, l'espérance de vie d'une femme cadre est de 53 ans et de 49,8 ans pour une ouvrière en moyenne. Les cadres peuvent donc espérer vivre jusqu'à 88 ans et les ouvrières jusqu'à 84,8 ans.

... les égoutiers et les éboueurs meurent prématurément 

Pour certaines professions, la pénibilité au travail a un impact significatif sur la durée de vie. C'est le cas des égoutiers et des éboueurs, qui vivent 17 ans de moins que la moyennerelate Le Monde diplomatique, en s'appuyant sur les chiffres de L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

"On va mourir dans les égouts"

Les deux professions, qui peuvent actuellement partir cinq à dix ans plus tôt,portent un jugement lapidaire sur la réforme des retraites : "J'ai une capacité pulmonaire qui a été amoindrie, j'ai eu les poumons et les voies nasales brûlées", témoignait jeudi sur France Inter Nicolas Joseph, égoutier à Paris depuis 20 ans. Même inquiétude de Frédéric Aubis, égoutier de la filière déchets, eau et assainissement : "Vous prenez dix égoutiers qui sont partis à la retraite à 54 ans. Vous revenez dix ans plus tard, il y en a à peu près sept ou huit qui sont décédés."

 

https://www.franceinter.fr/reforme-des-retraites-les-chiffres-a-avoir-en-tete-sur-les-disparites-d-esperance-de-vie-en-france

 

 

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