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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 20:10
site du ministère de la santé

site du ministère de la santé

 

Jutigny charmant village rural de 500 âmes, proche de Provins, baignée par la rivière Voulzie et le canal des Ormes, entourée de champ exploités par l’agriculture intensive.

 

 

Les habitants de cette commune rurale « disposent », depuis des années,  d’une eau potable polluée à l’atrazine, pesticide interdit depuis près de 20 ans, ils ne bénéficient pas des eaux voisines des meilleures sources du 77, en effet depuis plus de 100 ans la ville de Paris les a prises à la Seine et Marne pour alimenter les « quartiers chics » de Paris.

 

 

en bleu arrondissements parisiens alimentés par les eaux du sud 77

en bleu arrondissements parisiens alimentés par les eaux du sud 77

http://www.eaudeparis.fr/la-qualite-de-leau-a-paris/

 

 

Paru sur le site Coordination Eau IDF :

JUTIGNY (77): DES HABITANTS S’INTERROGENT SUR LA QUALITÉ ET LA GESTION DE L’EAU

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A l’occasion d’une réunion publique organisée par la municipalité le mercredi 12 décembre, des habitants expriment leurs inquiétudes et interpellent leurs concitoyens. Voici leurs questions.

  • L’eau du robinet est polluée, est–ce dangereux pour la santé ?

L’eau contient de l’Atrazine substance cancérigène, utilisée par l’agriculture et interdite depuis 20 ans. Elle se retrouve aujourd’hui dans l’eau. Ce sont en fait toutes les nappes phréatiques alentours qui sont contaminées par les pratiques agricoles en cours depuis des années…….

  • C’est déjà une des eaux les plus chères de France. Pourquoi, qu’est-ce qui justifie cela ?

L’eau est beaucoup plus chère à Jutigny qu’à Paris par exemple, jusqu’à 5 fois en fonction de la consommation……

  • Le prix de l’eau va-t-il encore augmenter ?

Pour distribuer cette eau polluée, le Syndicat des Eaux (Veolia) a obtenu des dérogations de l’ARS (Agence Régionale de Santé) depuis 10 ans, mais il est obligé de trouver une solution…..

  • Une étude est en cours, à quel moment aurons-nous les résultats ?

Combien d’habitants seront finalement concernés ? Comment seront répartis les coûts ?  Quelle augmentation du prix de l’eau ? Comment seront financés les travaux ?  ….

A quel moment la décision sera-t-elle définitive pour Jutigny ? Où en est l’enquête publique ?

Est-il envisagé de se raccorder à Eau de Paris situé à l’entrée de Jutigny à 300 m du puits d’alimentation actuel ? La question a-t-elle été posée à Eau de Paris ?....

 http://eau-iledefrance.fr/jutigny-77-des-habitants-sinterrogent-sur-la-qualite-et-la-gestion-de-leau/#more-9760

 

 

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

 

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

 

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

 

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

 

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

 

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

 

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

 

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

 

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

 

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

 

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

Mars 1917

 

(1) Source : Médiathèque de Meaux 

 

 

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