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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 11:56

 

 

 

Pas de contrôles = pas de problèmes pour les industriels

 

Depuis des décennies, alors que l'ETAT a autorisé, à la pelle, l'implantation d'entreprises polluantes et dangereuses (SEVESO) au nord-ouest 77, les inspecteurs des installations classées ont toujours été en sous effectifs dans ce secteur.

Aujourd'hui l'ETAT veut encore réduire les effectifs de cette administration .

 

Pas de contrôles

=

des problèmes pour les riverains !

 

Pour mémoire c'est l'inspection des établissements classées DRIEE 77 sous la direction du sous préfet Gérard Péhaut qui a découvert des installations non conformes à la législation à vigueur :

  • Wipelec Meaux près d'une crèche  où une partie du site a été fermé tant que les travaux de mises aux normes n'ont pas été réalisés
  •  
  • Wipelec Pomponne, près de la Marne, où des déchets dangereux ont été retirés en urgence avant les inondations de mars dernier
  •  
  • Gressy Auto Prestige à Messy, une entreprise qui polluait la Beuvronne et est aujourd'hui fermée
  •  
  • Men Autos Le Pin une casse illégale qui a pris feu et qui est fermée depuis.

...........

Et plus récemment ce sont les inspecteurs de la DRIEE 77 qui  surveillent toujours à Villeparisis l'ancien site du magasin Leclerc où des populations ont dû être déplacées pendant près d'une semaine suite à une fuite d'hydrocarbures.

 

L'administration des installations classées compte en son sein un bon nombre d'ingénieurs des mines, or la situation semble très grave puisque nous avons appris que demain ces ingénieurs seront en grève, une information annoncée par leur syndicat, la grève une pratique inhabituelle dans ce corps d'ETAT.

 

 

 

 

 

Paru sur le Site du Syndicat National des Ingénieurs de l'Industrie et des Mines

 

Publié le 18 septembre 2018

Communiqué de presse

 

Les Ingénieurs de l'Industrie et de Mines dénoncent les menaces que présente la réforme de l'État pour le développement économique et la prévention des risques

 

 

Le jour anniversaire de l'accident d’AZF, les ingénieurs de l'industrie et des mines, chargés du contrôle des sites présentant des risques industriels, seront massivement en grève pour attirer l'attention sur les conséquences prévisibles de la réforme de l'État en cours et la casse du service public.

 

À l’heure où le gouvernement dit vouloir dynamiser l’économie française, la réforme en cours va paradoxalement affaiblirlaprésence de l’État au plus près des entreprises.

À l’heure où la sécurité de l’industrie française (yc nucléaire) demeure une préoccupation majeure de nos concitoyens, la réforme en cours va affaiblir le contrôle de l'industrie.

 

L’État doit porter une politique économique et industrielle forte, structurée et assumée. Elle doit s’articuler autour d’une politique nationale unique de filières, dont les services déconcentrés de l’État doivent être le bras armé. Si des évolutions ou priorisations des missions de développement économique peuvent être envisagées, le maintien de seulement 120 agents[1] dans les services déconcentrés ne peut conduire qu’à un échec.

 

L'inspection des installations classées doit rester le garant d'un contrôle indépendant et de qualité, uniforme sur le territoire national, dans le respect de l’équité de traitement entre les industriels. L’affaiblissement de la chaîne de commandement de l’inspection des installations classées ne peut qu’inéluctablement diminuer le niveau de protection des populations vis-à-vis des risques industriels, notamment des sites Seveso.

 

Lourdement impactés par les réformes de l’État successives, les ingénieurs de l'industrie et des mines se mobilisent pour dénoncer les nouvelles menaces qui pèsent sur leurs missions. Un appel à la grève le 21 septembre 2018, jour anniversaire de la catastrophe AZF, est symbolique et marque le début d'une campagne de mobilisation, dont les actions pourront prendre d'autres formes. Les IIM déplorent la fragilisation de l’approche intégrée entre l’économie, les risques industriels l’énergie, et le numérique.

 

Les ingénieurs de l'industrie et des mines (IIM) constituent un corps d'environ 1900 ingénieurs exerçant, sous la gestion du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), différentes missions régaliennes (à l’Autorité de Sûreté Nucléaire ou au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire et dans ses services déconcentrés) ou d'animation (au MEF et dans ses services déconcentrés). Ils contribuent historiquement à la prévention des risques anthropiques, à la sûreté nucléaire et au développement économique et sont reconnus pour porter l’approche intégrée de l’industrie. Le Syndicat National des Ingénieurs de l’Industrie et des Mines (SNIIM) est le seul syndicat représentatif du Corps des IIM avec près de 93 % des voix lors des dernières élections syndicales.

 


[1]          Annonce du ministre de l'économie et des finances le 4 septembre 2018

https://www.sniim.com/les-iim-en-greve-p909

 

 

 

 

 

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