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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 21:11

 

 
 
Ironie du sort l’ETAT trouve  l’argent pour étendre le laboratoire des monuments historiques mais quand il s’agit de financer une étude épidémiologique ou de contrôler la qualité des eaux souterraines, des rivières et de l’air autour du Fort de Vaujours l’ETAT est aux abonnés absents.
 
 
La santé d’un monument historique
serait-elle plus importante
que celles des riverains
des sites dangereux et polluants ?
 
 
 
Paru dans le Parisien 77 :
Champs-sur-Marne : un laboratoire pour protéger les monuments historiques

>Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne|Julie Olagnol J. O.|01 janvier 2018, 19h44|0

Champs-sur-Marne, jeudi 7 décembre. Aline Magnien, directrice du laboratoire de recherche des monuments historiques, devant une enceinte de vieillissement artificiel. LP/Julie Olagnol

 

Ce grand centre de recherche et de restauration, financé par le ministère de la Culture, vient d’obtenir l’habilitation à diriger des thèses. Ses locaux vont être agrandis prochainement. Interview d’Aline Magnien, sa directrice.

Pourquoi le laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) se trouve-t-il à Champs-sur-Marne ?

« Le LRMH est installé depuis 1970 dans les communs du château de Champs-sur-Marne. Ils avaient été libérés par la garde nationale lorsqu’il a cessé d’être une résidence pour les présidents étrangers. À l’époque, il y avait un manque de connaissances scientifiques sur la conservation des matériaux du patrimoine et notamment sur les désordres qui pouvaient apparaître après la restauration. D’où la création de ce grand centre de recherche et de restauration de 2000 m2, composé de neuf pôles. »

 

Quelles sont les nouveautés au LRMH ?

« Le LRMH, qui assurait déjà une mission d’encadrement de 10 à 15 doctorants, a obtenu le 1er décembre dernier sa première habilitation à diriger des recherches (HDR). Nous allons aussi nous agrandir prochainement de 300 à 500 m2 supplémentaires grâce à d’anciens logements de fonction que le Centre des monuments nationaux va mettre à notre disposition. Nos trente-six salariés étaient un peu à l’étroit ! »

 

Comment d’interventions réalisez-vous par an ?

« En 2016, le LRMH a ouvert 260 fiches émanant de monuments historiques classés. Sa mission est d’assurer une activité de service pour répondre à ces requêtes et d’effectuer des recherches lorsque des problématiques inédites se posent. Nous n’accueillons pas d’œuvres in situ. Nos vingt-trois scientifiques se déplacent sur les monuments. Cette année, nous avons travaillé par exemple sur le portail central de la cathédrale de Reims ou les peintures murales de la salle capitulaire de la cathédrale de Chartres. Nous avons aussi un programme de recherche sur la mérule (NDLR : le champignon qui avait provoqué l’effondrement du plafond du salon chinois du château). »

 

De quel type d’appareils disposez-vous ?

« Nous avons une centaine d’instruments scientifiques : microscope à balayage, porosimètre à mercure ou encore caméra à infrarouge pour nous aider à comprendre comment sont faits les matériaux. Nous travaillons sur des échantillons de différentes tailles. L’enceinte de vieillissement artificiel nous permet de contrôler la température, l’humidité, l’éclairage pour étudier leur comportement dans le temps. Notre camion sert de laboratoire mobile pour commencer sur place les analyses. »……..

 

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/champs-sur-marne-un-laboratoire-pour-proteger-les-monuments-historiques-01-01-2018-7479348.php

 

 

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