Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 14:11

 

 

Dans ce département où l’espérance de vie est l’une des plus faibles d’Ile de France, pourquoi les 2 présidents du Conseil Départemental qui se sont succédés Vincent Eblé, puis Jean-Jacques Barbaux ont décidé de supprimer les subventions versées à Airparif (1), une association qui pourtant en a bien besoin pour effectuer des contrôles de la qualité de l’air ?

 

Pas de contrôles = pas de problèmes ?

 

Alors que 150 000 véhicules circulent chaque jour sur la Francilienne entre Mitry-Mory et Collégien, que l’on va réduire à 90 kms/heure la vitesse de circulation sur ce tronçon de route, nous constatons qu’aucun point de contrôle fixe de la qualité de l’air au bord de cette route n’y a été implanté.

Par contre Paris compte 21 points fixes de contrôle de la qualité de l’air dont 13 qui contrôlent la pollution du trafic.

 

Le nord-ouest 77 entre Moussy le Neuf et Torcy ne possède aucun point de contrôle fixe des particules dans l’air, Montgé en Goële, seul point fixe implanté dans ce secteur ne contrôle que l’ozone.

 

Pas de contrôles = pas de problèmes ?

 

Dans ce secteur ce sont des estimations que l’on pourra vous donner. Comme les initiés les appellent : modélisations.

Qu’est-ce qu’elle modélisation ?

C’est un système établi par des spécialistes avec des calculs numériques savants qui doit permettre de connaître la pollution atmosphérique approximative sur un secteur déterminé.

Cette modélisation devrait faire l’objet de contrôles réguliers sur le terrain pour constater la justesse de ce procédé mais Airparif n’a pas les moyens financiers de faire régulièrement ce type de contrôle.

 

C’est ce système que l’on applique au nord-ouest 77 entre Moussy le Neuf et Torcy et au bord de la francilienne entre Mitry-Mory et Collègien.

 

Pourtant  Villeparisis aurait bien besoin d'un point de contrôle, sur cette commune  on trouve, en bordure de la francilienne, un terrain de sport et un collège, Villeparisis est la commune qui possède la plus importante décharge de déchets dangereux de France, une carrière Placoplatre remblayée par des déchets et c’est la commune riveraine du fort de Courtry/Vaujours et de l’usine Placoplatre de Vaujours  classée 5ème plus important émetteur de particules d’Ile de France.

 

Mais vous êtes ici chez le petit peuple du nord-ouest 77

Celui chez qui on accumule un maximum de sites polluants et on l’on fait un minimum de contrôles air, bruit, eau.....

 

 

Les contrôles sont réservés en priorité à la capitale, qui envoie ses camions chargés d’ordures ici, en amont proche du plus important captage d’eau du 77 à Annet sur Marne, qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

 

(1) http://www.airparif.asso.fr/_pdf/etat-reseau.pdf

 

 

 

 

 

Paru dans le journal le Monde :

 

La pollution de l’air est responsable de 9 % de la mortalité en France

LE MONDE | 21.06.2016 à 00h02 • Mis à jour le 21.06.2016 à 11h31 | Par Laetitia Van Eeckhout

 

La pollution de l’air est responsable de 48 000 morts chaque année en France. Une nouvelle « évaluation quantitative d’impact sanitaire », publiée mardi 21 juin par Santé publique France (agence issue de la fusion, le 3 mai, de l’Institut de veille sanitaire avec d’autres organismes), rappelle que la pollution atmosphérique constitue un problème de santé publique majeur. C’est la troisième cause de mortalité en France, derrière le tabac (78 000 décès) et l’alcool (49 000 décès).

 

A l’origine de 9 % des morts annuelles en France, les particules fines d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres – les PM2,5, qui pénètrent profondément dans le système respiratoire et provoquent de nombreuses pathologies – entraînent une perte d’espérance de vie à 30 ans pouvant dépasser deux ans dans les villes les plus polluées.

Et encore, « cet impact des particules fines sur la santé est probablement sous-estimé », selon Sylvia Médina, coordinatrice du programme Air et santé. « Nous utilisons dans notre étude les PM2,5 comme traceur, car il s’agit de l’indicateur de pollution le plus étudié en termes d’effets sur la santé, mais la pollution atmosphérique est un mélange complexe de milliers de polluants qui interagissent », rappelle-t-elle.

 

47 millions d’habitants touchés

Effectuée durant la période 2007-2008, cette évaluation confirme l’ordre de grandeur de la dernière estimation publiée en 2005 dans l’étude européenne « Clean Air for Europe » (« Air pur pour l’Europe »), menée en 2000 par la Commission européenne. Cette étude avait estimé à 42 000 morts prématurées l’impact de la pollution de l’air en France. A la différence de cette dernière, qui croisait les niveaux de concentration de PM2,5 avec des études épidémiologiques américaines, l’évaluation faite par Santé publique France s’appuie entièrement sur des données épidémiologiques françaises.

Les effets de la pollution sont, sans surprise, plus importants dans les grandes villes : dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants, la perte d’espérance de vie à 30 ans du fait des PM2,5 atteint quinze mois en moyenne, ce qui correspond à 26 000 morts annuelles.

Néanmoins, les villes moyennes et petites, de même que les zones rurales, ne sont pas épargnées, souligne l’étude, qui a porté sur la totalité des 36 219 communes de l’Hexagone. Quelques communes rurales, à proximité d’industries, comme autour de l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône) ou dans l’est de la France, connaissent même des concentrations en polluants atmosphériques importantes. Ainsi, 800 000 personnes résidant dans des communes rurales sont exposées à des valeurs dépassant en moyenne 14 µg/m3.

Globalement, plus de 47 millions de personnes en France sont soumises à une concentration moyenne annuelle de PM2,5 dépassant la valeur guide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 10 µg/m3. Si cette valeur était respectée partout en France, 17 700 morts pourraient être évitées chaque année, souligne l’étude, qui s’est intéressée aux bénéfices attendus d’une amélioration de la qualité de l’air selon plusieurs scénarios. Cela correspondrait à une baisse de la mortalité en France de l’ordre de 4 %. « Si, dans toutes les communes, était respectée ne serait-ce que la valeur proposée par le Grenelle de l’environnement(15 µg/m3 de PM2,5), ce sont tout de même plus de 3 000 décès qui pourraient être évités chaque année », relève Mathilde Pascal, épidémiologiste de la direction santé environnement……

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/06/21/la-pollution-de-l-air-est-responsable-de-9-de-la-mortalite-en-france_4954518_1652666.html#efjxoJUbpurB6og2.99

Partager cet article

Repost 0
Published by ADENCA - dans AIR
commenter cet article

commentaires

Recherche